21-Saint-Seine-l'Abbaye

Publié le par Stéphane GOUPIL

 

Commune de Saint-Seine-l'Abbaye

Arrondissement

DIJON

Code INSEE

21573

Code postal

21440

Population
    En 1982 : 309 hab
    En 1989 : 326 hab
    En 1999 : 394 hab

 

Altitude
   
451 mètres

 

 

Maire

Monsieur Christian MYON

 

Généralités historiques

Siège d'une abbaye bénédictine fondée au 6ème par saint Sequanus (Seine), fils du comte de Mesmont. Ravagée puis relevée en 981, elle connut son apogée au 13ème.

Seine... Qui songerait, de nos jours, à baptiser ainsi son enfant ? Il a pourtant bel et bien existé ce Seine qui a donné son nom au village. Il s'appelait, originellement, "Sigo", s'était fait moine au VIe siècle à Moutiers-Saint-Jean, avant de s'installer dans la forêt de Cestres, aujourd'hui modeste hameau du canton. C'est lui qui fut l'initiateur de ce qui allait devenir l'une des plus puissantes abbayes bourguignonnes, son patronyme évoluant au fil du temps en « Soigne », puis en « Seigne ». Une appellation qu'il fut facile d'assimiler à la Seine toute proche et qu'on latinisa en « sanctus Sequanus », ce qui lui conféra son nom définitif de Saint-Seine. Joli détour de l'étymologie. Pourtant, le jeune et vigoureux abbé n'était pas le fils, même spirituel, de la païenne déesse Sequana. Pour preuve : avec ses moines, il entreprit de construire les bâtiments primitifs du monastère, défrichant plusieurs des terrains alentour et multipliant les guérisons et miracles. Sigo meurt en 581.

Bien plus tard, l'abbé Olivier va entreprendre la construction de l'abbatiale. Nous sommes au début du XIIIe siècle. Un incendie va ruiner ses efforts en 1255, n'épargnant que le chœur et le croisillon nord. Du monastère qui se développait au sud de l'église il ne reste, de nos jours, que des bâtiments du XVIIIe. Il n'empêche : cet édifice est le plus ancien du gothique bourguignon avec son porche couvert du XVe, sa nef à quatre travées et collatéraux, puis ses stalles sculptées du XVIIIe. Elles sont le chef-d'œuvre de Guillaume Theiss, artisan luxembourgeois installé au pays, et remplaçant celles du siècle précédent installées par Jean IV de Blaisy.

Pourquoi cet acharnement à magnifier l'antique abbatiale ? Parce que, de la plus haute antiquité, Saint-Seine-l'Abbaye a été un lieu stratégique, point de passage quasi obligé entre les brumes du nord de la France et le ciel azuréen du Midi. La route nationale 71, tortueuse à loisir dans les abords de la commune, n'est d'ailleurs que la fille puînée de l'antique route de l'ambre et de l'étain. Si, pendant plusieurs siècles, l'histoire de Saint-Seine s'est confondue avec celle de son abbaye, elle a retrouvé, à l'aube du XXIe siècle, ce que son maire estime être sa véritable dimension : « celle d'un chef-lieu de canton rural, mais résolument tourné vers l'avenir, dont la croissance et l'évolution lui permettent d'être remarqué dans le nord Côte-d'Or ».

 

Vestiges préhistoriques et antiques

Couvercle de sarcophage sculpté gallo-romain, à l'hôtel de la Poste.

Architecture civile

Ancien palais abbatial* (IMH), reconstruit 18ème. Bas-relief 12ème, encastré dans le mur d'une maison. La Grande-Fontaine, alimentant le lavoir. Fontaine de la Samaritaine* (MH) 18ème ornée d'un bas-relief. Porte du Lion 14ème, reste des fortifications de l'abbaye.

Architecture sacrée

Eglise, ancienne abbatiale** (MH) 13ème remaniée 14ème/15ème, restaurée 19ème : nef de 4 travées à collatéraux, transept, choeur à chevet plat, 4 chapelles latérales carrées, portail 15ème, pignon à crochets entre 2 tours carrées, fenêtres flamboyantes, rosace 13ème/14ème ; clôtures de pierre 15ème et 16ème, boiseries 18ème, ancien jubé flamboyant 15ème, stalles sculptées* 18ème, pierres tombales d'abbés du 14ème au 17ème, peintures murales* 16ème, statues 15ème et 16ème, retable 17ème, cloche 15ème. 2 Vierge 16ème, dans des niches, rue Gambetta et rue Général-Dufour.

Site(s)

Vallée de l'Ougne, ou ruisseau de Si seine.

Ressources et productions

Céréales, fourrage, cultures maraîchères. Elevage. Spécialités gastronomiques. Coopérative céréalière.

Vie locale

Village fleuri, station climatique d'été*. Foire : 30/12. Fête : 3ème dim. sept. Randonnées pédestres. Camping.

: Notoire - : Exceptionnel - IMH : Inscrit Monument Historique
MH : Monument Historique - SI : Site Inscrit - SC : Site Classé

 

 

Saint-Seine-l'Abbaye

L'abbatiale et ses fresques

 

Ce n'est qu'à la fin du XIVe siècle et au début du XVe que l'abbatiale fut achevée grâce à trois hommes : l'abbé Guillaume de Vienne qui finança les travaux, Jehan de Blaisy (dont la tombe est toujours identifiable puisqu'un squelette figure dessus !) et l'abbé Pierre de Fontette qui fit élever la tour nord. L'abbatiale de Saint-Seine s'honore du titre de première église gothique de Bourgogne.

Il faut, toute affaire cessante, y découvrir la fresque de la clôture nord qui illustre la vie de Saint-Seine - elles datent de 1504 - deux rangées de 21 tableautins. Côté sud, l'œuvre remonterait à 1521 et les tableaux sont de taille plus conséquente. Tel l'Arbre de Jessé, un arbre généalogique au sommet duquel resplendit la Vierge Marie et dont chaque branche porte un roi de Juda. Pendant la Révolution, toutes ces fresques subiront des dégradations, destructions et inscriptions. Classées au registre des monuments historiques en 1908, elles ont été, petit à petit, réhabilitées et restaurées.

Sources : www.quid.fr et livre  « origine des noms de villes et des villages de France »

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