NOTRE BUT

Passionné de génealogie et d'histoire, je souhaite partager mes recherches. Ce blog est le prolongement de l'arbre généalogique de la famille GOUPIL - PERIER avec comme de-cujus mes enfants :

http://gw1.geneanet.org/index.php3?b=sggoupil.

 

La pratique de la généalogie évolue : faire des arbres avec des noms et des dates reste assez limité ; en tant que généalogiste, je suis également curieux de notre histoire familiale. Pour donner une image, le corps humain est composé d'un squelette, mais aussi d'organes et de chair. En généalogie, c'est la même chose. Il est important de faire des recherches en vue de comprendre la vie quotidienne de nos ancêtres : quel métier exerce-t'il, pourquoi untel a migré dans une autre région, etc. 

 

Ce blog a pour but de publier simplement des articles sur des thèmes de recherches (généalogie, histoire), partager des dossiers, de façon à les rendre consultables par des internautes (généalogistes, historiens, amateurs ou professionnels). Vous avez la possibilité de les commenter.

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"On peut reconnaître assez facilement l'histoire officielle d'un pays, la liste des rois, de ses ministres, de ses guerres, de ses traités, et cependant la véritable histoire n'est pas là, c'est dans les masses profondes des travailleurs de tout ordre que réside la vie réelle de la Nation" - Edouard Herriot (1er mai 1909).  

 

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livres lus

- Généalogie de L'Europe - ATLAS DE LA CIVILISATION OCCIDENTALE - Sous la direction de Pierre Lamaison - conseiller historique Pierre Vidal-Naquet, Hachette Livre, 1994 :

Autour de Pierre Lamaison, une équipe d'historiens et d'anthropologues de haut niveau offre au public une généalogie de l'Europe, de la préhistoire au XXe siècle. De conception inédite, cet atlas illustré de 450 documents en couleurs, propose, à travers 80 tableaux généalogiques associés à 160 cartes en couleurs, des clés pour comprendre des phénomènes de longue durée dispersés sur une aire géographique très vaste qui rendent compte de l'unité et la variété politiques et culturelles de l'Europe actuelle.


 - Physiologos Le bestiaire des bestiaires, traduit du grec, éd. Jérôme Millon : voir l'article => http://geneahist-goupil.over-blog.com/article-991736.html


Je vous conseille de lire le livre de Jean-Louis Brunaux : "Les gaulois" - collection "Guide Belles Lettres de Civilisations" publiés aux Editions Les Belles Lettres (2005)... suite - voir l'article => http://geneahist-goupil.over-blog.com/article-1275187.html

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GENEALOGIE : Etude sur nos Patronymes

J'ai lu avec intérêt UN petit lexique de mots danois.

Il m'a éclairé sur l'origine du patronyme VAN GLABEKE qui a peut-être une origine norroise puisqu'un bec est un petit ruisseau. Il se trouve que mon arrière grand-père qui est Belge, s'appelle Van Glabeke :

... Et encore un petit ruisseau puisque en flamand glabeke est un ruisseau glissant.

Houel
Selon "geneanet" (onomastique), le patronyme se rencontre surtout en Normandie. Il peut s'agir d'un nom de personne ou de localité d'origine bretonne, formé sur les racines ho (= bon) et wel (= vue). Il existe cependant une autre possibilité, car le mot houel désignait au moyen âge une petite houe, et dans ce cas il s'agirait du surnom donné à celui qui utilise ou fabrique cet outil. Le nom Houel se rencontre d'ailleurs aussi dans les Vosges, et dans ce cas seule la seconde hypothèse est plausible. Pour en revenir à la Normandie, on ne peut négliger le vieux norois holr (= profond, creux, trou), à l'origine de divers noms de communes (Houlgate, Houlbec). Plusieurs hameaux s'appellent (le) Houel dans la Manche, par exemple à Flamanville, à Gouvets ou à Chérencé-le-Héron. 

Nos Houel résident à Vire (14) vers 1870 et la dernière option pourrait être donc la plus plausible et nos Houel pourrait être originaire de la Manche et d'un lieu intitulé "Houel".

Notre plus vieil ancêtre BOUCOURT est :

Jean BOUCOURT (Sosa n° 584 (Génération 10)

voit le jour vers 1685 à ? Saint-Crespin (76570).
Il est le fils légitime de parents non connus.

Jean sera laboureur.

Il s'unit avec Marie AUZOUT, la fille légitime de parents non connus.
Ce couple aura six enfants :
- Marie Suzanne née avant 1726.
- Jean Jacques né en 1727.
- Marie Françoise née en 1729.
- Marie Anne née en 1731.
- Soeur de Jacques née à une date inconnue.
- Soeur de Jacques née à une date inconnue.

Ils se marient le jeudi 1 février 1720 à ? Gonneville-sur-Scie (76).
00584-585 BOUCOURT-AUZOUT FGW 01/2005 - AD 76 - (Demandé).

Avant 1726 naît sa fille Marie. Jean est âgé de probablement moins de 40 ans.

Le 1 juin 1727 naît son fils Jean. Jean est âgé de 42 ans environ.

Le 7 octobre 1729 sa fille Marie meurt, Jean est âgé de 44 ans environ.

Le 20 décembre 1731 naît sa fille Marie. Jean est âgé de 46 ans environ.

Jean BOUCOURT est décédé le jeudi 8 avril 1734, à l'âge de 49 ans environ, à Saint-Crespin (76570).
00584 BOUCOURT Jean DC 1734 - mairie de St Crespin - Acte de décés - (Photocopie).

Les autres informations connues sont :
- Branche : Isabelle

Etude sur le patronyme BOUCOURT :

 

Toute la descendance de Jean est localisée à Saint-Crespin (76), près de Longueville sur Scie. Ce patronyme pourrait avoir peut-être un rapport avec le nom du hameau Boucourt de la commune de Bénesville (76), près de Doudeville distant de 25 Km de Saint-Crespin ou 6 heures à pied. Maintenant, à savoir si c’est le nom de ce lieu-dit qui est à l’origine du patronyme ou bien est-ce le patronyme qui a donné le nom à ce lieu-dit.


En cliquant sur le lien suivant, vous pourrez situer sur une cartographie ces deux communes.
 
 

http://maps.google.fr/maps?f=d&source=s_d&saddr=Saint+Crespin,76&daddr=Boucourt,76&hl=fr&geocode=&mra=ls&dirflg=w&sll=49.766631,0.964737&sspn=0.156336,0.307617&ie=UTF8&z=12

 

Nous avons dans notre généalogie des CHAPERON (CAPRON).

 

Un chaperon peut prendre diverses significations, comme le précise Wiktionary mais la notion de coiffe de tête est surtout mise en avant dans le Dictionnaire des Noms de famille normands de H. Moisy (du Bulletin de la société des antiquaires de Normandie) concernant le patronyme CAPRON :

 

En bas latin capero, autre diminutif masculin de capa : chaperon

 

Cuculum, quem caperonem vulgo vocant.

                                                                       Duc, Capero.

 

            N’avoît ne manche, ne mancheron,

            N’il ot ni cape ni caperon.

                                               Le chev. Au barize, v. 667.

 

            Un petit est avant passés,

Et le caperon li sulieve…

                                   Du preste c’on porte, v. 516.

 

Un nommé Robinet Capperon figure dans un acte du XIVe siècle, du Cart. De Lisieux, f 19.             

 

Nous avons des porteurs de ce patronyme dans notre généalogie. Ce patronyme bien normand a des origines anciennes :

Néel Patronyme normand surtout porté dans la Manche, D'origine scandinave, Néel dérivant de l'iro-norvégien Niall. Les premiers vicomtes de Saint-Sauveur et de Néhou s'appelaient Néel.

Parmi les anciens châteaux forts du Cotentin, celui de Néhou est l’un de ceux qui a suscité le plus vif intérêt de la part des historiens et des archéologues. Les recherches inaugurées dans les années 1820 par Charles du Hérissier de Gerville ont été poursuivies au XIXe siècle par l’abbé Lebredonchel, et l’abbé Bernard, puis, au début du XXe siècle, par Lemarquand, qui fut l’un des derniers à en observer les ruines encore subsistantes. A la suite de Gerville, qui s’appuyait sur une prétendue charte originale de fondation rédigée en l’an 920, ces différents auteurs ont attribué la constitution du domaine à Richard, compagnon de Rollon, premier seigneur de la grande baronnie voisine de Saint-Sauveur-le-Vicomte. Ce dernier aurait ensuite inféodé le domaine à son fils Néel, qui, pour s’y établir, construisit le château.

D’après les sources vérifiables aucun seigneur de Saint-Sauveur n’est cependant attesté avant Roger le Vicomte, vivant à l’époque du duc Richard Ier (942-996). Si l’étymologie de Néhou désigne bien « l’île /le rivage de Néel », elle pourrait, de fait, aussi bien se rattacher au fils (Néel I), voir au petit-fils (Néel II) de Roger le Vicomte qu’à un ancêtre semi légendaire du même nom. Selon une tradition plus solidement établie, la constitution du domaine en baronnie indépendante serait consécutive à la bataille du Val-ès-Dunes, en 1046/47. Guillaume le Bâtard, victorieux, aurait alors confisqué le château appartenant à Néel II le Vicomte pour le punir de son implication dans l’insurrection menée par Guy de Bourgogne. Le duc aurait ensuite fait don de Néhou à l’un de ses familiers, Baudoin de Meules, avec en dépendance une trentaine de fiefs nobles répartis dans toute la presqu’île du Cotentin.


D'autres patronymes ont été étudiés comme :

-
Aux Epaules ;
- Enguehard ;
- Leroux ;
- Coplo ;
- Picard ;
- Périer ;
- Goupil ;
- Rehel ;
- Fourquemin ;
- Quilbec / Quillebec ;
- Bailleul ;

Dans notre généalogie nous avons des ancêtres AUXEPAULES (ou Aux EPAULES) [branche Coplo du début 18ème siècle] à Saint Sylvain (14), proche de Caen.

L'étude ci après montre que l'origine du Patronyme si situe à Sainte Marie du Mont, qui n'est séparée du Calvados que par le bras de mer appelé le Grand-Vey).

Bien sûr, Saint Sylvain (14) est à 100 km environ de Sainte Marie du Mont (50), donc rien nous prouve pour l'instant un quelconque rattachement aux Aux EPAULES du Vey, mais ce patronyme est tout de même très spécifique de la Manche. Alors, il faut continuer les recherches qui nous permettrons peut-être de nous rattacher à cette branche de la Manche. 

familles-m--di--vales-normandes.jpg

« Les Aux-Epaules sont une des 22 familles qui ont eu une très grande influence sur l'histoire de la Normandie ».

source : Familles Médiévales Normandes, Paul Leportier









Origine du patronyme
:

VIEUL " SCHE SULKEN ", nom danois ou vieux germanique, qui signifie AUX EPAULES. Sans doute avait-il les épaules trés larges. Vers l'an 900, les vikings avaient depuis bien longtemps visité les plages et les estuaires des côtes des mers du Nord et de la Manche. Mais cette année là fut marquée par l'incursion dans le Nord de celui qui devint plus tard ROLLON, duc de Normandie . Mais sur la côte Est du Cotentin, une flotille de drakkars s'avançaient en cette même année. Elle fut prise dans la tempête à quelques encâblures de la plage et sans doute aussi déportée du lieu où Vieul avait décidé de jeter sa troupe (au Grand Vey). Le chef viking jura de se faire chrétien si le salut lui était accordé ainsi qu'à tous les siens. Nous savons qu'il en füt de même pour d'autres vikings en Irlande par exemple.

Son serment fut accepté et les drakkars vinrent échouer dans le Vey. l'actuelle chapelle de la Madeleine, proche de la plage n'est pas celle qu'il fit bâtir pour y être baptisé. Mais il y a des vestiges trés anciens dans le petit cimetière qui l'entoure. Serait-ce ceux de cette antique chapelle ?

A l'époque de Charles VII, cette famille se nommait en latin de Humeris ou ad Hemeros, ou de Scapulis ; en Français, des Humères, des Epaules, et plus constamment Aux-Espaules.


En continuant mes recherches, j'ai trouvé dans les Mémoires des antiquaires de Normandie... voici l'extrait de « Mémoires de la Société des antiquaires de Normandie » (p; 312, 313...)


  1. Sainte-Marie-du-Mont. La grande et riche paroisse de Sainte-Marie-du-Mont, qui n'est séparée du Calvados que par le bras de mer appelé le Grand-Vay, fut jadis le siège d'une cour de justine dépendant du bailliage de Saint-Sauveur-le-Vicomte. Elle a eu, depuis le temps des ducs de Normandie jusqu'au commencement du XVIIe. Siècle, des seigneurs dont le nom était Aux-Epaules (ad humeros).


On dit qu'un deux d'eux suivit le duc Guillaume à la conquête. Je n'ai trouvé son nom sur aucun catalogue de cette expédition. Il est possible qu'il y ait porté un nom différent ; mais cette supposition, qui peut tout au plus servir à faire faire de nouvelles recherches, n'est probablement guère fondée ; car, à une époque très-rapprochée de la conquête, un Aux-Epaules se trouvait à la croisade (1096 – 1107) avec le duc Robert Courteheuze (un certain Guillaume Aux-Epaules participa à la 1ère Croisade)

Guillaume Aux-Epaules fut nommé abbé de Troarn en 1320 (1). 

En 1465, le seigneur de Sainte-Marie s'appelait  Richard AuxEpaules. (voir également la généalogie) Montfaoucq lui donne les titres de Messire et de Chevalier, titres qu'il n'a pas prodigués dans sa recherche (2).

Dans le siècle suivant, les Aux-Epaules furent des premiers qui se firent protestants. Ils devinrent les chefs du parti des Huguenots dans le Cotentin. Henri Robert, qui vivait en 1600, assista à la conférence tenue à Fontainebleau, entre Duplessis-Mornay et du Perron : ce dernier eut tout l'avantage, au rapport même d'un grand homme de son parti (3). Sainte-Marie se fit catholique ; et qui, sous le régime de la terreur, fut la maison de détention du district de Crentan : ce château avait deux aîles ou pavillons fort alongés. On a conservé, à Sainte-Marie-du-Mont, la mémoire d'un mot de Henri IV, qui avait demandé à voir le plan de ce château. En voyant ces deux corps alongés, il dit au seigneur de Sainte-Marie : Ventre-saint-gris, mon cousin, cela ressemble à une paire de haut-de-chausses.

Vous êtes peut-être surpris de voir ici figurer Robert aux Epaules, comme cousin de Henri IV. Je sais que les Aux-Epaules avaient des alliances dans la famille royale, amis la famille royale, mais il me semble plus probable que son titre de capitaine de cinquante hommes d'armes de la garde du roi, lui donnait quelques droits à cet honneur ; mais ceci est étranger à mon sujet.

Henri Robert-aux-Epaules avait, dans l'église de Sainte-Marie-du-Mont, un très beau monument, surmonté de sa statue à genoux, en marbre blanc. M. Frigoult de Liesville possède cette belle statue, qu'il a arrachée à la fureur révolutionnaire.En conservant, non sans danger, ce monument précieux, il a acquis des droits à la reconnaissance des amis de leur pays et des beaux arts. La statue est un morceau de main de maître et d'une époque où il existait en France des sculteurs distingués. L'épitaphe, qui est également conservée, nous apprend que Henri-Robert-aux-Epaules, outre sa place de   des basses-cours.

Les armes des Aux-Epaules étaient d'or à la fleur de lis de gueules remplissant tout l'écu.

1)Gall; Christ., tome XI, col. 418
2) Recherche imprimée par l'Abbé de Laroque, p. 74.
3) Le duc de Sully. V. ses Mémoires par L. D. L. C.


En complément, vous pouvez consulter l'article qui était paru dans la Revue Généalogique Normande, la monographie de « la famille AUX EPAULES »( par Emile d'AGON de LACONTRIE )

L-Enguehardi--re-hameau-de-Landelles-et-Coupigny.jpg
L'Enguehardière, hameau de Coupelle et Coupigny

N
ous avons une lignée ENGUEHARD (branche Ozanne). Le plus vieil aïeul est :


Thomas ENGUEHARD (Sosa 15 792 Génération 14)

voit le jour vers 1567 à ? Landelles (14352) => qui pourrait être la commune d'origine.
Il est le fils légitime de parents non connus.

Il aura deux enfants :
- Thomas né vers 1595.
- Guillaume né vers 1625.

Ils se marient vers 1595 à ? Landelles (14352).

Vers 1595 naît son fils Thomas. Thomas est âgé de 27 ans environ.

Vers 1625 naît son fils Guillaume. Thomas est âgé de 57 ans environ.


Il s'avère que suivant les recherches de Pierre-Gabriel GONZALES, journaliste spécialiste de l'onomastique pour la revue française de généalogie (n°173) :

ENGUEHARD est une forme du nom germanique Engilhard (composé de engil, « pointe », « lance » et de hard, « dur », « fort », porté par 250 foyers en France dont 140 en Basse Normandie (Calvados, Manche).


A signaler le hameau dit « L'Enguehardière » (« le domaine d'un dénommé Enguehard »), sur la commune de Landelles-et-Coupigny dans le Calvados.

 

Xavier Fauche, dans son livre intitulé " Roux et rousses Un éclat très particulier", "l'origine des roux, comme de l'ensemble de l'humanité se situerait en Afrique de l'Est."
En résumé l'homme ayant perdu ses poils a du s'adapter aux conditions  climatiques et produit la mélanine.
"Des anomalies dans la chaîne mélanique auraient eu pour effet l'apparition  d'une mélanine " atypique" , et donc des premiers sujets roux. Mais sous le  climat tropical, très mal protégés les rayons du soleil, ces derniers ne pouvaient survivre. On les retrouve sous des cieux plus cléments, dans le massif du Harz, en Europe centrale, où leurs chances de survie étaient plus grandes. De là, ils auraient été chassés par les Huns et les Mongols. Au cours de ce nouvel exode, ils auraient essaimé dans les pays du nord."
Les roux sont violents: "On trouve dans l'affirmation de ces traits de caractères dans un texte du XIIIème siècle, la Geste des Narbonnais: " C'est bien vrai ce que j'ai entendu dire, qu'il est impossible de trouver un roux pacifique. Ils sont tous violents. ""
D'ailleurs Seth et Esau sont roux.
Quant aux rousses, ce n'est guère mieux: «Saint Louis, dit-on, tolérait que certaines femmes fassent commerce de leur corps, à condition qu'elles soient nettement différenciées des honnêtes femmes en se teignant en roux.
Un édit datant de l'année 1254 codifie cette obligation."
Les taches de rousseur quant à elles "figurent parmi les signes incontestables de Satan: les femmes qui en portaient avaient eu des relations directes avec le diable...... On estime qu'à la suite de l'Inquisition ces marques conduisirent prés de 20 000 femmes au bûcher sur une période d'un siècle et demi."
Je vous passe le fait que Judas est souvent représenté en roux...
 
Bref. Si comme moi vous retrouvez souvent des LEROUX et dérivés dans votre généalogie ayez une pensée particulière pour eux: ils n'ont pas du toujours voir la vie en rose !!!

La recherche sur les origines d'un patronyme peut être une aventure.

«La légende historique se trouve placée à la croisée de l'histoire vraie (qui ne renferme que des éléments de relation) et du conte; elle se distingue de l'histoire vraie par le manque d'autorité des sources et contient souvent des traits fabuleux qui rappellent plus ou moins la forme traditionnelle du conte. »

Une légende est née à propos d'Alexandre COPLO avec son physique de type « méditerranéen » et son patronyme se terminant par la lettre O et son caractère « pas facile à vivre », beaucoup de monde pensait qu'il était d'origine sicilienne ? untel disait même qu'il était d?origine "Romanichel". Pour compléter le tout, il a été déserteur pendant la guerre 14-18 et cet état de fait n'a guère été apprécié par sa famille et ses descendants, il a coupé ses liens avec la famille et a tout fait pour effacer ses traces. En vérité, ses ancêtres répertoriés sont originaires du nord de la France près de Cambrai.

 

Afin de compléter ma recherche, j'ai interrogé par e-mail Pierre-Gabriel GONZALEZ, journaliste spécialiste de l'onomastique pour le revue française de Généalogie et d'Histoire des familles qui m'a répondu dans les termes suivants :

"En l'absence de formes anciennes, il est difficile de retracer le parcours de ce patronyme porté par 76 foyers en france (dont 31 dans le Nord-Pas-de-Calais et 21 en Haute-Normandie)..."

Je fais même une apparté en précisant que plus on remonte dans le temps (avant la Révolution pour certains généalogistes), plus on converge vers une seule et même commune : Oisy-le-Verger (dans le Pas-de-Calais).

... Pour expliquer son origine, nous pouvons envisager un surnom de menuisier par l'intermédiaire de l'ancien français copel, "copeau".

Autre forme : Coplot (il est orthographié comme cela à un moment donné, dans notre généalogie), très rare, moins de dix foyers en France, signalé dans le Nord-Pas-de-Calais et en Ile-de-france.

Nota : dans le cas d'une origine italienne (ce qui semblerait être le cas ? - voir ci-après), nous pourrions être en présence d'une forme de Copolla (396 foyers en France, notammenet, en Provence-Alpes-Côte-d'Azur) dont l'origine s'explique de deux façons différentes : le surnom d'un homme facétieux, ou un surnom faisant allusion à un bonnet rond, couvre-chef caractéristique du sud de l'Italie. Dans le même esprit, nous trouvons également des Coppolani, Coppeli, Coppelo.

En effectuant des recherches sur ce patronyme sur internet, je me suis connecté sur le forum du site SENIORPLANET où une discussion sur la déformation et la francisation des patronymes m'est apparu et oh ! surprise :

Un généalogiste (malheureusement, pour l'instant je n'ai pas eu de réponse à mon message, de sa part ) serait remonté jusqu'à l'époque de Catherine de Médicis de Florence où un ancêtre portant un patronyme de la même forme (comme citée auparavant, puis déformé ou francisé) pourrait-être arrivé avec elle sur une galère capitane en France lors sa venue à Marseille le 12 octobre 1533 pour son mariage avec le futur Henri II (second fils de François 1er).  En complément, voir Dialogus .

Bien sûr, ce ne sont, pour l'instant, que des pistes de travail. Je ne suis pas suffisamment remonté dans ma généalogie pour vérifier ces faits. Affaire à suivre... 

J’ai des ancêtres qui portent le  patronyme PICARD : http://gw1.geneanet.org/index.php3?b=sggoupil&lang=fr&m=NG&n=Picard&t=N

Les nôtres sont originaires du département de l’Eure. Beaucoup devait résider dans la commune de Louviers aux grandes heures de l’industrie textile.

Le plus ancien répertorié dans notre généalogie est décédé le 27 octobre 1730 à Vieux Villers (27) près de Vernon. 

Le surnom donné à un homme qui était originaire de Picardie (de pic : « arme favorite des paysans de cette ancienne province » ?), explique sans aucun  doute la formation de ce patronyme devenu héréditaire à la fin du XIIIe siècle.

 

 

 

 

 

 

 

Autres possibilités d’origine :

-         le surnom d’un ouvrier qui utilisait régulièrement un pic ou le surnom d’un homme au caractère « piquant », de l’ancien français picquart : « aigu », comme dans :

« A Jacques Grau, le josne, pour plusieurs clouz  picquarts pour réfectionner l’estable de vac(h)es… » ;

         -         Note : jusqu’au XIIIe siècle, on appelait volontiers tous les valets picards (cf. : « Les Trois mousquetaires »), parce qu’à Paris, de nombreux gens de maisons étaient originaires de la Picardie toute proche.

-         Dans plusieurs régions françaises, il existe des lieux-dits « Picard », « Les Picards », « Picardeau », mais nous ne savons s’ils font allusion à des hommes venus de Picardie, à des dénommés « Picard » ou à des utilisateurs de pics…

 

Différentes formes : Picard, avec 11248 foyers en France, ce patronyme est très présent en Normandie et en Ile-de-France ; Lepicard, 227 foyers en France dont 119 en Haute-Normandie ; Picart, 1167 foyers en France dont 196 foyers en Bretagne ; 197 en Ile-de-France, etc.

Formes proches plus rares : Lepicart, Picardot, Picardet, Picardin, Picardenet, etc.

L’histoire : Jean Picard (“ainsi surnommé parce qu’il était de Picardie”, précise le biographe Feller), homme d’église du milieu du XVe siècle. Il tente de se faire passer pour un « Nouvel Adam » et fonde un mouvement, la secte des « Adamistes » qui se développe en Pologne, Hongrie et en Angleterre, en « revenant à l’état d’innocence », en « abolissant toute loi civile et religieuse », en pratiquant « la communauté des femmes » et se montrant en public sans vêtements…

 

 

 

Source : étude réalisée par Pierre-Gabriel, spécialiste de l'onomastique pour la revue rfg n°158 juin-juillet 2005

 

 

Vous pouvez consulter d’autres articles concernant des études patronymiques :

- http://geneahist-goupil.over-blog.com/article-707463.html

- http://geneahist-goupil.over-blog.com/article-630829.html

- http://geneahist-goupil.over-blog.com/article-622389.html 

 

 

- http://geneahist-goupil.over-blog.com/article-442821.html

- http://geneahist-goupil.over-blog.com/article-374793.html

- http://geneahist-goupil.over-blog.com/article-358142.html

- http://geneahist-goupil.over-blog.com/article-339524.html

- http://geneahist-goupil.over-blog.com/article-295658.html

- http://geneahist-goupil.over-blog.com/article-248018.html

- http://geneahist-goupil.over-blog.com/article-248005.html

 

 

 

 

 

 

 

 

 

PERIER
Le nom désigne en général un lieu planté de poiriers. Une variante de Perrier est cependant parfois possible.

En ce qui concerne nos Périer, nous pouvons affirmer que c'est une contraction de PERRIER. Au fil des transcription sur les actes, on a perdu un r.

PERRIER peut évoquer le nom d'une localité ou un nom de métier, d'autres renvoient au terme périer, qui désignait une carrière de pierre et, par extension, un chemin caillouteux et ceux qui habitait à proximité.

Nos PERRIER sont originaires du Pays de Caux, dans la région de St Saens(http://gw1.geneanet.org/index.php3?b=sggoupil&lang=fr;m=N;v=perier).

Mais actuellement c'est dans la région Auvergne que l'on trouve le plus grand nombre de porteurs de ce nom : + de 7200.

Les PERRIER célèbres :

Perrier c'est fou ! C'est au docteur Perrier que l'on doit la célèbre bouteille d'eau gazeuse. Né en 1835, il étudia la médecine à Montpellier et se spécialisa dans la médecine thermale. En 1898, il devint l'acquéreur de la source de Bouillens et fonda la Société anonyme des eaux minérales et produits hygiéniques de Vergèze, à l'origine de l'actuelle source Perrier. Quatre ans plus tard, il se spécialisa dans la production d'eau gazeuse en bouteille. La nécessité d'obtenir des capitaux le mena vers l'Angleterre où il réussit à intéresser Sir John Harmsworth à son affaire. C'est d'ailleurs à ce dernier que l'on doit la forme de la petite bouteille, en référence aux massues indiennes qu'il utilisait pour se soigner suite à un grave accident d'automobile qui l'avait rendu paraplégique.

François le Bourguignon. François Perrier (1590-1656), dit le Bourguignon, fit des études artistiques à Lyon avant de se rendre à Rome. D'abord employé par un marchand de tableaux, François le Bourguignon fut ensuite envoyé à Tivoli pour décorer le palais de cardinal. De retour en FRance, il travailla pour les Chartreux de Lyon, puis rejoignit les frères établis à Mâcon. Installé à Paris, le peintre décora plusieurs monuments dont le Palais de Justice. Avec son élève Le Brun, il contribua à la fondation de l'Académie royale de peinture et de sculpture dont il devint l'un des principaux professeurs. Perrier enseigna aussi les secrets de son art à son neveu Guillaume (1600-1655).

Nombre de porteurs au Québec : 320.

Autres noms de même signification : Perriat (460, Pyrénées-Atlantiques), Perrière (1590, Rhône), Perriol (230, Isère)...

Delpérié
Nom rencontré dans le Rouergue. Désigne celui qui est originaire d'une localité appelée le Périé (éventuellement le Périer, le Perrier), ou qui habite un lieu-dit ainsi appelé. Sens du toponyme : amoncellement de pierres.

Nos sources :

Dictionnaire étymologique des noms de famille, de M.T Morlet.

GOUPIL, var. orthogr. Goupy, re-nard, matronyme Goupille.

Voir notre généalogie : http://gw1.geneanet.org/index.php3?b=sggoupil&lang=fr;m=N;v=goupil

Goupil étant au Moyen Age le mot qui désignait le renart, il a été donné comme surnom à un homme rusé (sobriquet), habile comme le renard.

Actuellement, on recense plus de 1700 porteurs de ce nom dans la région Loire-Atlantique, de 900 à 1700 en Île-de-France et en Bretagne, de 400 à 900 en Haute Normandie,  Basse Normandie et région Centre et de 200 à 400 en Poitou-Charente. 

Autres formes : Goupillet, Goupillon, matronyme Goupillote  (Bourgogne). On recense actuellement des Goupille (630, Sarthe), Goupillère (130, Côtes-d'Armor), Goupy (1180, Yvelines)...

Les noms des héros du « Roman  de Renart » ont pu être repris par une analogie avec l’animal. Et le plus célèbre est naturellement le super-héros, ce rusé « goupil » auquel on donne ici le prénom de Renart, et qui le conservera pour toujours. De ce jour, l’homme rusé pourra donc se voir appeler Renart plutôt que goupil.

Renart et Renard embarrasseront toujours au niveau de l’étymologie, en ce sens qu’ils peuvent aussi avoir été le prénom transmis héréditairement. En revanche, les formes alsaciennes Fuks et Fuchs, celles du Nord et de l’Est, Volf, Wolf(f), Volpert, Voltz, Devos, enfin la forme archaïque de Goupil, Legoupil, Volpil et Goupy se réfèrent bien toutes à l’animal rusé, sans doute comme l’ancêtre ainsi surnommé.

Nos Goupil sont originaires de la région d’Emanville (27), entre Le Neubourg et Conches-en-Ouche.

Les Goupil célèbres :

Il avait Van Gogh comme commis... L'éditeur d'estampes Adolphe Goupil (1806-1893) fonda en 1827 les "galeries d'art Goupil" qui ouvrirent en 1862 des succursales à Londres, Berlin et New-York. Il inventa aussi un procédé de gravure appelé le goupillage. IL employa quelques temps le peintre Vincent Van Gogh comme commis mais le renvoya. Adolphe Goupil sut en revanche prendre le virage industriel et se lança dans la photogravure. Il eut cinq enfants : Albert (1840-1890), qui prit sa suite ; Jules-Adolphe (1839-1883) et Léon-Lucien (1834-1890), tous deux peintres ; une fille qui épousa lepeintre Gérome, une autre le peintre Léon Cléry. L'art était véritablement là une affaire de famille !

Une "grande araignée" jacobine. Religieuse avant la Révolution, Marie-Marguerite-Françoise Goupil quitta le couvent en 1791. Décrite physiquement comme une "grande araignée", laide et maigre mais pourvue de beucoup d'esprit, elle s'attacha avec enthousiasme à Robespierre et à Jacques Hébert, rédacteur du Père Duchesne, qu'elle épousa - ce qui lui valut le surnom de "mère Duchesne". Arrêté en 1794 avec les Hébertistes, elle fut guillotinée avec eux?

Le saviez-vous ? Une Léocardie-Victoire Goupil (1837-1951), née à Boudeville en Seine-Maritime, est l'arrière-grand-mère du champion de football Just Fontaine qui détient toujours depuis 1958, le record du plus grand nombre de buts (13) marqués en tournoi final de Coupe du Monde.

Voir notre article sur Montaure qui est le fief des GOUPIL contemporains : http://admin.over-blog.com/admin-article.php?a=2&recherche=&page=&filtre=&tri=0&Id=584774

Nos sources :

Dictionnaire étymologique des noms de famille, de M.T Morlet

 Le passé est un peu comme la mer : plus on y plonge profondément et moins on y voit. L’histoire nous enseigne que des centaines de peuples sont nés et sont morts ou transformés, qu’ils ont migré, qu’ils se sont croisés, etc. Il en a été de même pour des millions d’individus et d’avantage car, si certains peuples se sont déplacés de la longueur d’un continent, des individus de ces peuples ont exploré tous les azimuts. Alors, il serait bien malin de tenter de percer le mystère des familles au-delà de l’existence des documents et de prétendre suivre les traces d’une famille d’humble origine au travers les dédales de l’histoire. Bien sûr, celle-ci nous donne la toile de fond sur laquelle s’est tissé son destin.

  Que nous apprend la lecture des documents? D’abord ce sont des actes de baptême, de mariage et de décès. À ce jour, plus de deux milles cinq cents actes impliquant des membres de notre famille ont été dépouillés et ce au travers des dizaines de  millions d’autres en France. La généalogie connaît partout un essor fulgurant et le travail effectué par les sociétés ou les cercles généalogiques est colossal. Ce qui nous permet de cerner pour les périodes couvertes, la démographie familiale si je peux m’exprimer ainsi.

  De nos jours, en Europe, il a des Réhel ou Rehel un peu partout en France et quelques-uns dans les pays limitrophes. Il y a bien une famille Rehel en Allemagne. Est-ce une autre famille dont le nom a évolué vers le nôtre ou est-ce un cousin qui a migré vers la Prusse et y a laissé une famille? Cela constitue une autre recherche et ne change en rien notre étude. Cependant la majorité se retrouve toujours en Bretagne et spécialement dans les Côtes d’Armor. Il s’y produit un phénomène d’entonnoir. En effet, plus nous reculons dans le temps et plus la population se concentre autour d’un centre géographique. Il s’agit du Pays Sud de Dinan, dans les Cantons de Broons ( on prononce bron ) et de Plélan-le-Petit. Dans le premier, Mégrit et Sévignac. Cette dernière est vraiment la pépinière de la famille avec 256 naissances entre 1603 et 1700. Attention, ce sont  des familles en général entre deux et six enfants. Dans le Canton de Plélan-le-Petit, les paroisses de Plélan-le-Petit, de St-Michel-de-Plélan et de Languédias ont aussi des familles de Réhel très anciennes. Cela signifie, si l’on considère le grand nombre de couples Rehel dès l’ouverture des registres dans ces cantons et le taux de mortalité infantile élevé à cette époque, que la famille y est déjà installée depuis des siècles. Mais depuis quand y était-elle?

Un peu d’histoire

  Lorsque Jules César envahit la Gaule en 49 avant J .C., ce sera la fin de l’indépendance pour les Celtes continentaux. L’Armorique dont le nom signifie « pays bordant la mer » englobait l’actuelle Bretagne et une bonne partie de la Basse-Normandie. Cinq peuplades habitaient le pays dont les zones d’influence recoupaient à peu près les cinq départements actuels. Ils subiront une forte influence romaine. La conquête romaine a été le premier événement majeur de l’histoire de l’Armorique, car elle marquera sa sortie de la préhistoire. L’afflux des immigrants bretons, second événement important, va, posant les fondements même de la Bretagne, se traduire par une profonde revitalisation du caractère celtique de la région.

Dès le 4ième siècle après J.-C., les fréquentes incursions de pirates irlandais sur les côtes du pays de Galles et du Cornwall vont déclencher un mouvement d’émigration bretonne vers l’Armorique. Mouvement qui (de 450 à 650 environ), sous la poussée des envahisseurs saxons de la Grande-Bretagne, prendra des proportions très importantes.

  Vers l’an mil, après les immigrations bretonnes, les incursions franques et normandes, il y aura un net affermissement des pouvoirs et une stabilisation administrative qui seront accompagnés d’une poussée démographique . Cette longue période de prospérité relative va se terminer au XIVième siècle avec la peste noire (1358) et le début de la guerre de Cent Ans.

  Ce qu’il est intéressant de savoir c’est qu’au moment de l’invasion romaine, La Gaule (France actuelle) et l’île de Bretagne (Grande-Bretagne actuelle) utilisent la même langue, le Celte. À cette époque Gaulois et Bretons ne forment qu’un seul peuple. La romanisation de la Gaule met quatre siècles à faire disparaître le celte au détriment du roman, futur français. Cependant les campagnes de l’Armorique ont conservé la langue ancestrale avec ajouts de vocabulaire latin. De sorte que, lorsque la migration des Bretons a commencé, ces derniers ont retrouvé chez leurs cousins un langage à peu près semblable au leur. C’est ce qui a donné la base de la langue bretonne que l’on connaît.

  Le celte britannique, le Gallois n’est plus parlé que dans le pays de Galles. Le reste de l’île de Bretagne, sous la succession des invasions romaine, angle, saxonne, scandinaves et normandes a développé une nouvelle langue : l’anglais.

  Un incroyable chassé-croisé de peuples et de langues qui donne naissance à d’autres peuples et d’autres langues. Mais n’oublions pas que quelque part tous ces gens sont parents et par conséquent nous le sommes.

  À quel moment les Rehel se sont-ils greffés à l’histoire de ce coin de France peuplé depuis des millénaires? Nul ne le sait et nul ne le saura. À moins que…

  L’étymologie du nom

Le Dictionnaire Étymologique des Noms de Famille de Marie-Thérèse Morlet dit: « Reh (Alsace-et-Lorraine), diminutif Rehel se rattache au moyen-haut-allemand, rêch, chevreuil, surnom d’un homme agile; avec la même valeur Rehfus.»

  Pendant longtemps, j’ai cru que j’avais trouvé là la signification de mon nom et la qualité d’homme agile me gratifiait beaucoup.

  Malheureusement, comme il n’y a aucun Réhel anciennement en Alsace, il serait difficile d’y chercher et d’y trouver une origine. D’autant plus que cette famille ne se retrouvait qu’en Bretagne à une époque pas si lointaine.

  Voici à ce propos ce que madame Eva Buchi, chercheuse au Centre National de Recherche Scientifique de France, écrit au sujet du Dictionnaire étymologique des noms et prénoms de France, œuvre d’Albert Dauzat : «…Les principales faiblesses de son impérissable ouvrage sont le caractère ambigu de la localisation des noms de famille, le non recours aux formes anciennes, le court-circuitage des étymons lexicaux, le non respect de la phonétique géo-historique, enfin le traitement sommaire, voire fautif, de la formation des mots… Quant au Dictionnaire étymologique des noms de famille de Marie-Thérèse Morlet, il constitue en réalité une refonte du Dauzat inspirée par la même méthodologie».

Ce que dit madame Buchi en clair c’est qu’il faut rechercher dans la langue bretonne l’étymologie d’un nom d’origine bretonne et non pas dans le haut-moyen-allemand.

  Ce serait comme tenter de trouver le sens du mot fourmi en le décomposant et en cherchant dans d’autres langues sa signification : four- de l’anglais = quatre et –mi, du français= à demi ou moitié. Alors quatre plus sa moitié, deux, égale six, soit le nombre de pattes que possède une fourmi. Quant en fait, le mot fourmi provient du latin formica et non fornica ce qui expliquerait pourquoi elles sont si nombreuses. Mais soyons sérieux.

  Dans La Toponymie Celtique, l’origine des noms de lieux en Bretagne, Jean-Marie Plonéis dit que rehel est, avec reir et rohou, un pluriel de roh, un terme d’origine pré-latine signifiant: roches.

  Dans Noms de familles bretons d’origine toponymique,  Francis Gourvil cite  Le Réhellec, patronyme de la Loire-Atlantique, non localisé comme toponyme, mais pouvant dériver d’un pluriel rec’hel, «roches», comme Rehello, situé dans la commune de Les Forges au Morbihan.

  On y retrace aussi des noms comme Rohel, Rohellec, Rohellou, Rohic ( Le ), etc. Si Rohel signifie «roches» le suffixe –ec en fait un épithète et roche devient rocheux. Quant au suffixe –ou, il indique un pluriel. Ainsi le terme rohellou a la même signification que réhel, soit «roches». Finalement le suffixe –ic est un diminutif et donne «petite roche».

   Donc à la qualité d’homme agile, il me faut donc substituer celle de l’homme têtu ou déterminé selon que nous transportions l’aspect négatif ou positif du même trait de caractère.

  Il peut aussi s’agir du surnom donné à un homme nouvellement arrivé dans la région et qui habitait jadis un lieu où il y avait beaucoup de roches. Mais guère n’est besoin d’aller si loin car Mégrit possède de magnifiques carrières de granit dont on sait qu’elles étaient en activité au Moyen-Âge.

  Pour conclure, n’oublions pas que la commune de Mégrit possède un petit hameau de quelques maisons appelé: La Ville Réhel , que ce lieu-dit est très ancien et qu’il figure sur les cartes de Cassini, célèbre famille d’astronomes et de cartographes du 18ième siècle.

Ce lieu-dit, isolé du cœur du village, porte ce nom parce qu’il a été érigé et habité suffisamment longtemps par des membres de la famille pour qu’il soit identifié à celle-ci.

  Rappelons-nous aussi le fameux Cap Fréhel, non loin de Mégrit, une formation de granit rouge, surplombant la Mer d’Émeraude, d’où en fin d’après-midi, on a un panorama extraordinaire sur la Manche et le pays environnant.

  Nous retrouvons aussi en Bretagne des noms de famille comme : Créhel, Fréhel et Tréhel et même Aréhel qui utilisent le même radical.

Quelques mots sur Mégrit (22)

Voir article : http://geneahist-goupil.over-blog.com/article-489528.html

  C’est un pays de petits monts et de vaux. Les champs sont irrégulièrement entrecoupés de bosquets. La terre n’y est pas trop riche mais tout de même fourni quelques potagers et surtout du fourrage pour les fermes laitières. De place en place, de loin en loin, sur les collines les plus élevées, les clochers annoncent les villages. Et, tel un marin, je me guide sur ce phare mégritien. Là, au pied de la colline, un ponceau enjambe une petite rivière toute en méandres, la Rosette, elle-même alimentée par plusieurs ruisseaux. Il faut remonter. D’abord caché, le cœur du village nous apparaît là-haut sur la droite.

C’est toute une émotion que de pénétrer le lieu où son ancêtre naquit. De marcher aux endroits où il a posé les pieds. Un peu comme si on était son propre ancêtre qui revient dans son village natal des siècles plus tard. L’église où on a été baptisé est toujours là, quoique légèrement modifiée. La maison du notaire et le manoir du Plassis sont tel que lorsqu’on les a laissés. Les autres bâtiments et édifices ont remplacés les anciens, mais les pierres dont ils sont construits semblent les mêmes. Les croix de chemin en pierre et le calvaire ont vieillis mais finalement pas tant que cela. Les gens eux, ne sont plus les mêmes. Ils ont bien, à les observer, quelques airs connus. Mais me reconnaissent-ils? Se souviennent-ils seulement que je suis parti autrefois pour des contrées lointaines? Il y a maintenant si longtemps…

  Depuis le moyen-âge, on extrait du granit des carrières de Mégrit. Gris roux en surface et bleu à gros grains en profondeur, servant à la construction et aux monuments, le granit de Mégrit est réputé. Cependant cette industrie emploie de moins en moins de monde, la mécanisation ayant là comme ailleurs remplacé l’homme. Au village, les activités traditionnelles: épicerie, boulangerie, restaurant, bar; il y a aussi la coiffeuse, le tailleur de pierre, le maçon, le menuisier-charpentier et le couvreur. Il y a l’école et la mairie où se trouve aussi la poste. Quelques fermes et une demi-douzaine de gîtes dispersés sur le territoire de la commune accommodent les villégiateurs. La Ville Réhel abrite l’un de ces gîtes. Tout cela occupe une bonne partie de la population de Mégrit, le restant de ses 650 habitants travaille à l’extérieur.

Pour se rendre à la Ville Réhel, il faut parcourir à peine deux kilomètres à partir du cœur du village vers le Nord-Ouest sur la route D52 en direction de Jugon-les-Lacs.

 

 

 

 

 

 

 

 

FOURQUEM(A)IN : (Normandie, Picardie) - voir notre généalogie : http://gw1.geneanet.org/index.php3?b=sggoupil&lang=fr;m=N;v=fourquemin

" Fourche main ", i. e fourche à main, surnom de cultivateur, d'herbager

FOURQUEMIN, pas courant! allez-vous me dire; et bien vous n'avez pas tort, 224 porteurs du nom seulement en France.

Apparemment l'origine géographique se situe dans le département de l’Eure – région de Folleville – Plessis Ste Opportune

notre brancheTouzard – dans le Cotentin

 

 

Ce nom est attesté en 1499 à Beaubec-la–Ville [Forge-les-Eaux], en 1543 à Mesnil-Mauger [Forges-les-Eaux] ; il a disparu de la toponymie actuelle.

 

 

Quillebec désigne également un affluent de la Sienne (Delisle) dans la Manche.

 

Une étymologie « quille » (d’un bateau) [< norois kjölr, pluriel kilir] est bien sûr à écarter. Au Danemark, Killebebaek est rapproché de Kildeboek. Le substantif vieux danois koelda (danois kilde) a le sens de ruisseau, ce qui vient d’une source » . Cette interprétation, proposée par certains linguistes (Longon, de Gorod), est contestée par d’autres qui voient dans l’élément Quil- le vieux nordique kil-l « crique étroite » (Guinet). Lepelley, pour Quillebeuf-sur-Seine, dont les formes anciennes sont Cheliboey/Cheliboy donne aussi le scandinave kill, « long bras de mer », « crique étroite, chenal » (ici estuaire de la seine), ce qui ne peut convenir à nos ruisseaux.

 

 

Source : « Nouvelle Revue d’Onomastique – Toponymie normande n°35-36 – 2000, de la SOCIETE FRANCAISE D’ONOMASTIQUE »  

 

COPLO (branche Martin/Coplo)

Ce patronyme est peu courant en France : 

Sur la période 1966 – 1990, le total des naissances sur les 97 départements s’élève seulement à 118. On peut constater également qu’il n’y a eu seulement que 34 naissances COPLO et 4 naissances sur la période 1891 – 1915. Si nous remontons encore dans le temps, nous constatons que les COPLO(T) sont présents à la fin du  XVIIIe siècle au milieu du XIXe siècle à l’ouest et au nord-ouest de Cambrai (Arleux, Aubigny-au-Bac, Epinoy, Féchain, Marcoing, Sancourt, …). Plus on s’enfonce dans le passé plus  les naissances convergent précisément vers un point géographique particulier : la commune de Oisy-le-Verger (62). Le plus vieux COPLO recensé, parmi tous les actes COPLO possédés par des généalogistes est daté de la fin du XVIIe siècle (naissance en 1679 à Oisy-le- Verger). Nous pouvons donc supposer que tous les COPLO(T) pourraient descendre d’un seul et même ancêtre qui pourrait être d’origine étrangère ( ?? , pays ??).

 

Les COPLO, nés sur la période 1941 – 1965

 

[source INSEE] Nombre de naissances par département
pour le patronyme COPLO sur la période 1941 - 1965.
(Total des naissances sur les 97 départements: 107)

 

NORD (59) :                                             41 naissances

 

PARIS (75) :                                             22

 

EURE (27) :                                              20

 

SEINE MARITIME (76) :                               13

 

PAS DE CALAIS (62) :                                  6

 

ARDENNES (8) :                                          4

 

HAUTE SAONE :                                          1

 

Les COPLO, nés sur la période 1916 – 1940                      

 

 

[source INSEE] Nombre de naissances par département
pour le patronyme COPLO sur la période 1916 - 1940.
(Total des naissances sur les 97 départements: 57)

 

NORD (59) :                                              15 naissances

 

EURE (27) :                                               15

 

PARIS (75) :                                              14

 

PAS DE CALAIS (62) :                                   8

 

OISE (60) :                                                 4

 

CALVADOS (14) :                                         1

 

Les COPLO, nés sur la période 1891 – 1915

 

[source INSEE] Nombre de naissances par département
pour le patronyme COPLO sur la période 1891 - 1915.
(Total des naissances sur les 97 départements: 34)

 

PAS DE CALAIS (62) :                                 13 naissances

 

EURE (27) :                                                7

 

NORD (59) :                                               5

 

PARIS (75) :                                              4

 

AISNE (02) :                                              3

 

RHONE (69) :                                             2

 

Les COPLOT, nés sur la période 1916 – 1940

 

[source INSEE] Nombre de naissances par département
pour le patronyme COPLOT sur la période 1916 - 1940.
(Total des naissances sur les 97 départements: 3)

 

YVELINES (78) :                                         2

 

NORD (59) :                                              1

 

Les COPLOT, nés sur la période 1891 – 1915

 

[source INSEE] Nombre de naissances par département
pour le patronyme COPLOT sur la période 1891 - 1915.
(Total des naissances sur les 97 départements: 4)

 

YVELYNES (78)                                          2

 

NORD (59)                                                2

Nos sources :

Dictionnaire étymologique des noms de famille, de M.T Morlet

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INSEE

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

BAILLEUL (branche Ozanne)

Nos Bailleuls ont vécu au XVIIIème siècle.

Nom de lieu fréquent en Normandie, en Picardie et dans la Sarthe, Bailleul dérive du mot "baille" (barrière, clôture) et désigne le lieu d'origine des premiers porteurs du nom.

Deux Bailleuls roi d'Ecosse. Gui de Bailleul, compagnon de Guillaume le conquérant, obtint après la conquête de l'Angleterre des fiefs dans le Northumberland. Son petit-fils, John Balliol (le nom avait commencé à être déformer...) fonda en 1263 le collège Balliol à Oxford. Son propre fils, Jean de Bailleul (1249-1314) devint le roi d'Ecosse en 1332 mais fut renversé en 1341.

Militaires et chefs de guerre. Hors de la conquête de l'Angleterre, de très nombreux Bailleul se sont illustrés par les armes, comme l'amiral Enguerrand de Bailleul, qui accompagna saint Louis dans sa deuxième croisade en Terre sainte et prit part à la campagne contre l'Aragon en 1285 et le maréchal de camp Charles de Bailleul, mort en 1651. Le comte Claude-Alexis Bailleul (1653-1699), officier d'infanterie commanda à la bataille de Fleurus, aux sièges de Mons, Namur et Charleroi. Quant à Gauvain de Bailleul, il participa à l'attaque de Calais en 1348 et 1349, suivit Du Guesclin en Castille et fut épargné en 1367, lors de la défaite de Najara, par le prince de Galles qui avait admiré son courage. Il y eut aussi Roussel et Hervé de Bailleul, deux chefs normands qui combattirent en Sicile et jouèrent un rôle militaire dans l'empire byzantin au XIème siècle, ou encore Richard-François Piercot de Bailleul (1670-1753), officier de marine qui servit au Canada et dressa les premières cartes du Mississipi et du Saint-Laurent. La liste pourrait même encore être poursuivie !

Autres noms de même signification : Baheux (260, Pas-de-Calais), Bailleu (70, Nord), Bailleuil (30,Nord), Bailleux (3000, Nord)...

Nos sources :

Dictionnaire étymologique des noms de famille, de M.T Morlet

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