NOTRE BUT

Passionné de génealogie et d'histoire, je souhaite partager mes recherches. Ce blog est le prolongement de l'arbre généalogique de la famille GOUPIL - PERIER avec comme de-cujus mes enfants :

http://gw1.geneanet.org/index.php3?b=sggoupil.

 

La pratique de la généalogie évolue : faire des arbres avec des noms et des dates reste assez limité ; en tant que généalogiste, je suis également curieux de notre histoire familiale. Pour donner une image, le corps humain est composé d'un squelette, mais aussi d'organes et de chair. En généalogie, c'est la même chose. Il est important de faire des recherches en vue de comprendre la vie quotidienne de nos ancêtres : quel métier exerce-t'il, pourquoi untel a migré dans une autre région, etc. 

 

Ce blog a pour but de publier simplement des articles sur des thèmes de recherches (généalogie, histoire), partager des dossiers, de façon à les rendre consultables par des internautes (généalogistes, historiens, amateurs ou professionnels). Vous avez la possibilité de les commenter.

N'hésitez-pas à me communiquer l'adresse de vos blog et ainsi créer un vrai réseau, et établir de vrais contacts entre des personnes qui partagent les mêmes passions que moi.

N'hésitez-pas également à vous inscrire à la newsletter (voir pavé de droite) et devenir ainsi un abonné afin de recevoir les nouveaux articles mis en ligne. 

 

 

"On peut reconnaître assez facilement l'histoire officielle d'un pays, la liste des rois, de ses ministres, de ses guerres, de ses traités, et cependant la véritable histoire n'est pas là, c'est dans les masses profondes des travailleurs de tout ordre que réside la vie réelle de la Nation" - Edouard Herriot (1er mai 1909).  

 

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livres lus

- Généalogie de L'Europe - ATLAS DE LA CIVILISATION OCCIDENTALE - Sous la direction de Pierre Lamaison - conseiller historique Pierre Vidal-Naquet, Hachette Livre, 1994 :

Autour de Pierre Lamaison, une équipe d'historiens et d'anthropologues de haut niveau offre au public une généalogie de l'Europe, de la préhistoire au XXe siècle. De conception inédite, cet atlas illustré de 450 documents en couleurs, propose, à travers 80 tableaux généalogiques associés à 160 cartes en couleurs, des clés pour comprendre des phénomènes de longue durée dispersés sur une aire géographique très vaste qui rendent compte de l'unité et la variété politiques et culturelles de l'Europe actuelle.


 - Physiologos Le bestiaire des bestiaires, traduit du grec, éd. Jérôme Millon : voir l'article => http://geneahist-goupil.over-blog.com/article-991736.html


Je vous conseille de lire le livre de Jean-Louis Brunaux : "Les gaulois" - collection "Guide Belles Lettres de Civilisations" publiés aux Editions Les Belles Lettres (2005)... suite - voir l'article => http://geneahist-goupil.over-blog.com/article-1275187.html

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Plage-de-trouville-copie-1.jpg« Quelle drôle de boutique ! Deux villes se touchent, si distantes : le ruisseau de la Touques, qui séparait Deauville et Trouville, devenaient une vrai frontière, mais une frontière sociale, frontière nationale, séparation, délimitation entre deux mondes. On devinait, bien sûr, que Trouville avait donné le jour à Deauville, mais comme une mère quelconque peut engendrer, selon le père, une fille de haute classe. Car le père, ç’avait été Morny, ce dédaigneux, cet aristo essentiel, que tout ce qui restait d’élégant en France révérait en se moquant de lui, amis en reconnaissant, chez cet insolent, ses plus nobles tares et ses tics les plus dédaigneux […]. On partit du marécage et de la vase, envers et contre tout, puissamment, car Deauville ne devait pas seulement servir de station balnéaire et de ville de luxe, mais, dans l’esprit secret du maître, deviendrait un port énorme, l’entrepôt dans l’ouest de tous les échanges avec l’Angleterre. Le duc avait proposé le doublage de la voie ferrée entre Deauville et Lisieux […]. Dans cette fin de siècle, les jardiniers se montrèrent incomparables et les propriétaires relevaient leurs fautes de goût par une sorte de folie des corolles. Ce fut l’immense essor du géranium, à qui les sols et les sables marins semblent convenir. »

(La Varende, M. le Duc.)

Comme L'évoque Wikipédia :

"la mythologie nordique est constituée des légendes provenant de la religion pratiquée autrefois dans une grande partie de l'Europe du Nord (Allemagne, Scandinavie, Islande, Finlande, Estonie, Russie mais aussi Angleterre). Les divinités du panthéon nordique sont comme dans beaucoup d'autres mythologies, des représentations anthropomorphes des forces qui régissent l'univers".

Mythgard est un annuaire de la mythologie nordique qui propose des sites consacré à ce thème par catégorie comme :

Blogs (11) Bouquins et Littérature (10) Boutiques (16) Cliparts (1) Culture Nordique : Culture Européenne (5) Esotérisme, Magie, Divination (2) Forums (2) Ils en parlent ... (5) Musique (4) Mythologie Nordique (20) Odinisme (23) Pays Nordiques / Scandinavie (6) Pour nos chères têtes blondes (10) Reconstitution, Histoire ... (12) Runes (2) Sites perso (10) Spécial NORMANDIE (10)

 

Vous pouvez consulter également d'autres articles de cette même rubrique comme :

- Dans la Nörmandie de l'an mille

- Les racines normandes du ROMAN DE RENART

- Le Renard - extrait du bestiaire des bestiaires

- Physiologos - le bestiaire des bestiaires

- Résurgence de la culture populaire

 

Pourquoi ne pas visiter un musée ce week-end ?

Par contre, quel musée choisir ?

Il en existe des centaines sur des sujets variés dont beaucoup sont liés à la vie quotidienne de nos ancêtres.   

Saluons la belle initiative du ministère de la culture qui a mis en ligne un site qui s'efforce de recenser tous les musée français :

http://museofile.culture.fr/

Vous pouvez consulter également d'autres articles de cette même rubrique comme :

- Dans la Nörmandie de l'an mille

- Le Renard - extrait du bestiaire des bestiaires

- Physiologos - le bestiaire des bestiaires

- Résurgence de la culture populaire

Cela fait suite à mon article concernant mon attachement à la Normandie.

Parmi les lectures récentes, je retiens un roman historique (qui fait référence à l’histoire de cette région) que je vous conseille vivement d’acheter. :

Les Nörmands d’Ivan Brasov aux éditions de la rue. La Douve est le premier tome de la trilogie d’une saga des hommes du nord. Ce roman s’inspire de faits historiques. Tous les personnages, hormis les plus accessoires, ont réellement vécu… C’est une leçon d’intégration.

Après la lecture de ce livre, si vous le désirez, vous pourrez en discuter ensemble sur le site suivant : http://www.lesnormands.com

La famille Goupil a vu hier soir un concert d'un groupe absolument génial à Vaux le Pénil (agglomération de Melun) : Debout sur le Zinc

Epoustouflant !!

"La richesse et l'originalité de DSLZ ? La parfaite rencontre de la chanson avec le rock, le kleizmer, le raï... Une explosion d'émotions en plein coeur..."

Leur nouvel album est disponible le 3 avril, nous l'avons acheté en avant-première après le concert... Fabuleux... voir en complément :

http://www.dslz.org/accueil/

 

 

C'était "le premier concert d'une longue tournée à travers l'Europe (France, Allemagne, UK).

Le concert parisien (déjà presque complet) se fera à l'Olympia le 16 mai.

Une partie de la musique du prochain film de Tavernier et E. Abecassis a été confié à Debout sur le Zinc."

Pour plus de renseignements... n'hésitez surtout pas à visiter leurs sites :

http://www.dslz.org/menu/

http://www.dslz.tk/

En première partie, il y avait un groupe qui a bien chauffé la salle qui mérite d'être plus connu :

Demain j'arrête !  http://www.demainjarrete.net/

Par Guy Hervier.

La Commission estime que l’Europe doit renforcer la couverture du haut débit des Etats membres en vue de stimuler la croissance et l’emploi. Comme les voies de communication physique ont permis de désenclaver des régions et de favoriser le développement économique, « la disponibilité de connexions large bande à l’Internet est une condition indispensable pour le développement des affaires électroniques, la croissance et l’emploi dans l’ensemble de l’économie ».
« Le meilleur moyen pour y arriver étant la concurrence et l’ouverture des marchés », rappelle Viviane Reading, membre de la Commission, responsable de la société de l’information et des médias. Si les 25 Etats membres utilisent intelligemment tous les instruments d’action, offrir l’accès large bande à tous les Européens en 2010 n’est pas un objectif hors de portée. Les défaillances du marché dans les zones rurales constituent un des obstacles pour atteindre cet objectif. Pour y pallier, une aide de l’Etat bien ciblée, par exemple sous la forme public/privée pourrait constituer une des réponses.

Voir suite de l'article : http://www.itrmanager.com/article.php?oid=51110&usermail=stephane.goupil@delta-diffusion.fr

Voir également autres articles parus dans cette rubrique :

http://geneahist-goupil.over-blog.com/article-1832676.html

http://geneahist-goupil.over-blog.com/article-1575144.html

http://geneahist-goupil.over-blog.com/article-1080413.html

http://geneahist-goupil.over-blog.com/article-991736.html

http://geneahist-goupil.over-blog.com/article-390114.html

 

Depuis les années quatre-vingt, la « modernisation » est partout à l'ordre du jour et, au nom de la nécessaire adaptation aux « mutations du monde contemporain », c'est bien souvent une déshumanisation croissante que cette modernisation aveugle installe au cœur des rapports sociaux. C'est ce que montre Jean-Pierre Le Goff dans son livre La Barbarie douce (éd. La Découverte), à partir de deux domaines particulièrement concernés par le phénomène : l'entreprise et l'école. On y retrouve les mêmes thèmes : « autonomie », « responsabilité », « transparence », « évaluation », « projet », « contrat »... L'évaluation continuelle (dès le plus jeune âge et ce, jusqu'à l'entreprise) finit par enfermer l'individu dans des « contrats », des « projets individualisés » où chacun doit « s'auto évaluer ». Chacun, dit-on encore, doit être « acteur du changement », de son propre changement ! Mais pour aller où ? Pour quel type de société?

Réformer, moderniser l'école , on ne parle que de cela, mais pour faire quoi ? Pour transmettre quel type de savoir ? Pour former à quoi ? L'école doit-elle se soumettre à une logique étroitement adaptative liée aux évolutions du marché et aux effets de mode (voir le battage médiatique autour d'Internet qui serait une des solutions pour lutter contre l'échec scolaire) ? De nouvelles méthodes et pratiques pédagogiques, avec leur jargon et leurs multiples outils, sont présentées comme la solution enfin trouvée pour faire face à l'hétérogénéité des élèves et assurer l'égalité des chances Que faut-il en penser ? Que sont devenus les idéaux premiers de l'éducation populaire : « partager le patrimoine culturel, développer l'esprit critique, former des élites populaires » ? Ces questions sont au cœur du débat actuel qui secoue toute la société.

Le malaise qui a gagné la société entière, déstabilise les individus et les collectifs en provoquant stress et angoisse. Jean-Pierre Le Goff démonte les outils et les mécanismes de cette « barbarie douce », en montrant que celle-ci est liée au déploiement du libéralisme économique et à la décomposition culturelle qui l'a rendue possible.

Jean-Pierre Le Goff, philosophe de formation, est sociologue au Laboratoire Georges-Friedmann (Paris I- CNRS). Il préside le club Politique Autrement, qui développe une réflexion sur les conditions d'un renouveau de la démocratie dans les sociétés développées. Il est notamment l'auteur, aux éditions La Découverte, de Le mythe de l'entreprise, (1992) Les Illusions du management (1996), Le Tournant de Décembre (en collaboration avec Alain Caillé) (1996), Mai 68, l'héritage impossible (1998), la barbarie douce ou la modernisation aveugle des entreprises et de l'école (1999).

Aldous Huxley, auteur d'origine britannique, l'évoquait déjà dès 1932 :

 « l'intrusion dans la vie privée de chacun est le meilleur moyen de juguler tout débat politique effectif et de mettre un terme à la démocratie. Rappelons que l'article 2 de notre Déclaration de 1789 garantit le droit de chacun à résister à l'oppression : mais comment contester un gouvernement qui s'est assuré les moyens de prévenir toute contestation de son principe ? »

… à méditer

 

Voici un texte qui doit vous faire réagir… On sort un peu du contexte de l’histoire et de la généalogie. Quoique, les événements actuels seront l’histoire, demain…

 

Le 26 décembre 2005, le Royaume-Uni a annoncé qu'il deviendrait le 1er pays au monde où les mouvements de tous les véhicules seraient enregistrés. Un nouveau système de surveillance procèdera aux enregistrements des déplacements de véhicules pendant au moins deux ans. Quant aux Etats-Unis, le 19 décembre de la même année, le président Bush a défendu sa décision visant à autoriser la surveillance des communications électroniques américaines. C’est là un moyen de surveiller les individus qui s’ajoute à ceux déjà existants - cartes bancaires, téléphone cellulaire, systèmes de vidéosurveillance, toutes les cartes électroniques comme les cartes de transports – et ceux qui se profilent – RFID, technologies biométriques, implants. En fait, c’est tout simplement l’évolution vers le tout numérique qui facilite la multiplication et l’utilisation des systèmes de surveillance. La référence immédiate qui vient à l’esprit est bien sûr celle de George Orwell et de son 1984 écrit en 1948. Sauf que son livre était plutôt destiné à dénoncer le fonctionnement des dictatures communistes.

 

La surveillance automobile mise en place en Grande-Bretagne

La Grande-Bretagne va se doter d'un système de surveillance visant à contrôler le mouvement du trafic routier sur son territoire (1) et pour une période d'au moins 2 ans. Pour ce faire, un système de caméras capable de lire automatiquement les plaques minéralogiques va être mis en place afin de créer une immense base de données que les services de police et de sécurité pourront utiliser pour analyser chaque jour les mouvements des conducteurs sur plusieurs années.

Le système utilisé connu sous le nom d’ANPR (Automatic Number Plaque Recognition) n’est pas à proprement parler nouveau, puisque la technologie a été développée il y a une vingtaine d’années. Il a suscité un intérêt vers la fin des années 90 et des projets pilotes ont été lancés entre 2002 et 2005. Un premier bilan établi il y a quelques mois a été jugé positif. Si les attentats de juillet dernier à Londres ne sont pas la cause puisque, on le voit, la réflexion et les projets sur le sujet ne datent pas d’aujourd’hui, ils ont peut être accéléré le mouvement.

En mars prochain, une base de données centrale installée à Hendon, au Nord de Londres, au sein du service de police nationale compétent (Police Nationale Computer) rassemblera les détails des déplacements de 35 millions de plaques minéralogiques localisées chaque jour (2).

Ces données contiendront en outre la localisation du véhicule grâce à des caméras contrôlées par satellite. Il est envisagé que la collecte de ces informations soit étendue à une période de 5 ans et que le nombre de caméra soit porté à plusieurs milliers, de sorte que les mouvements de plus de 100 millions de plaques minéralogiques soient enregistrés dans la base de données centrale (3).

Ce système s’inscrit dans une politique plutôt active de l’Angleterre dans ce domaine puisque les britanniques seraient les citoyens les plus surveillés dans le monde. On dénombrerait près de 3 millions de caméras sur tout le territoire.

La surveillance des correspondances électroniques aux Etats-Unis

Le président Bush a défendu avec force sa volonté d'autoriser l'analyse des communications électroniques des citoyens américains. Les motifs avancés sont bien sûr la guerre en Irak et le risque d'attaques terroristes. Le président Bush et l'avocat général Alberto Gonzales ont indiqué que les cibles du dispositif sont celles soupçonnées d'entretenir des relations avec Al-Qaida ou le milieu terroriste.

Les sénateurs démocrates ont d'ores et déjà qualifié le programme de surveillance d'illégal. Son fonctionnement implique que l'Agence de Sécurité Nationale (National Security Agency ou NSA) surveille les appels téléphoniques internationaux et les activités Internet des citoyens américains sur tout le territoire.

Alberto Gonzales soutient que la mesure en cause est légale et qu'elle était approuvée par le Congrès. Il indique par ailleurs qu'une résolution a été prise par le Congrès peu après le 11 septembre 2001 donnant au Président l'autorité pour utiliser la force contre le terrorisme, ce qui inclut la mise en place de programme de surveillance domestique. Qui plus est, selon Gonzales, et quoiqu'il arrive, cette possibilité est offerte au Président comme étant « inhérente à ses pouvoirs » en sa qualité de commandant en chef.

Les intérêts économiques d'un petit nombre entament les libertés du plus grand nombre. Même si la typologie du continent américain et les habitudes des services de renseignements pousse naturellement les américains vers le traitement technologique et non humain de l'information et que les anglais sont plutôt favorables à leur propre surveillance, la voie suivie par ces pays est plus que glissante.

Les gouvernements anglo-saxons, sur la base d'une situation de crise à laquelle ils sont intimement liés, adoptent des technologies intrusives pérennes. On peut douter de l'efficacité de celles-ci sur les terroristes qui s'organisent déjà pour contourner les systèmes de sécurité électroniques. C'est la population de ceux qui n'ont rien à se reprocher qui est effectivement victime de l'intrusion dans sa vie privée.

C'est le meilleur moyen de juguler tout débat politique effectif et de mettre un terme à la démocratie. Rappelons que l'article 2 de notre Déclaration de 1789 garantit le droit de chacun à résister à l'oppression : mais comment contester un gouvernement qui s'est assuré les moyens de prévenir toute contestation de son principe ? Aldous Huxley, autre auteur d'origine britannique, l'évoquait dès 1932.

 

Comment fonctionne le système ANPR (Automatic Number Plaque Recognition)
Fonctionnement du système de reconnaissance des plaques d’immatriculation

Ce que dit la directive européenne
La directive européenne Protection des données dans le secteur des communications électroniques

 

 

1-      Sur les nouvelles initiatives annoncées par la Commission européenne présentant les nouvelles règles en matière de conservation de données, voir La Commission européenne lance quatre initiatives notamment contre le terrorisme, article PI France du 24 septembre 2004

2- Sur la protection des données à caractère personnel en France, voir Loi
2004-801 sur la protection des données personnelles publiée, article PIFR du 20 août 2004

3- Sur la demande d'annulation du Parlement de la décision du Conseil relative aux données personnelles et traitant de la conclusion d'un accord entre la Communauté européenne et les Etats-Unis, voir Le Parlement européen demande à la CJCE l'annulation de la décision du Conseil relative aux données à caractère personnel, article PI France du
24 novembre 2005

4- Sur la mise en place dans les procédures d'identification aux frontières américaines de la biométrie, voir Mise en place de l'utilisation de la biométrie aux frontières américaines, article article PI France du 1er octobre 2004 5- Sur un autre dispositif mis en place par les Etats-Unis pour parer aux risques de bioterrorisme, voir Le DHHS et le DHS américains présentent le texte définitif de la réglementation relative au bioterrorisme, article PI France du
3 octobre 2005

 

Bien sûr, vous pouvez réagir à cet article

 

Source : Lettre d’information ITR manager, le magazine en ligne des professionnels de l’informatique

Autres articles paru dans cette rubrique :

http://geneahist-goupil.over-blog.com/article-1080413.html

http://geneahist-goupil.over-blog.com/article-991736.html

http://geneahist-goupil.over-blog.com/article-390114.html

http://geneahist-goupil.over-blog.com/article-299826.html

L'enjeu culturel du bestiaire des bestiaires est grand car il fait coïncider la culture et la spiritualité ; le Physiologos (http://geneahist-goupil.over-blog.com/article-991736.html) opère une synthèse ponctuelle de la culture grecque et de la spiritualité judéo-chrétienne,des connaissances antiques sur le monde animal et de la foi chrétienne. Il semble réaliser ainsi l'objectif de l'enseignement et de la catéchèse de Clément d'Alexandrie, figure majeure de ce double héritage, à savoir instruire les Chrétiens et convertir les Grecs païens. La nature animale, commune à tous et décrite dans la littérature païenne sert de point d'appuit à une reformulation chrétienne qui est comme son adaptation spirituelle. Si la mise en forme et l'articulation des deux composantes sont originales, le contenu, tant zoologique que théologique, est généralement très commun.

Le Renard, extrait du physiologos, est un des animaux dont le texte appartient à la Ière collection,celui du manuscrit G édité par Offermans (1966) :

"Le physiologue a dit que le Renard est un animal trompeur. Lorsqu'il est affamé et qu'il ne trouve absolument aucune proie à se mettre sous la dent, il repère un endroit où il y a un tas de terre chaude ou de compost et il se jette dessus, les yeux révulsés, se gonfle entièrement d'air et retient son souffle. Alors les oiseaux s'imagine qu'il est mort et viennent se poser sur lui pour le manger. Mais le renard subitement se redresse, les attrape et les dévore.

Tel aussi le diable : il est extrêmement trompeur et ses oeuvres sont pleines de ruse. Celui qui veut obtenir une part de ses chairs meurt. Car les chairs du diable sont le meurtre, la luxure, l'avidité, le plaisir, l'idolatrie. C'est pourquoi Hérode est comparé au renard ainsi que le scribe qui s'entend dire par le Sauveur : "Les renards ont des tanières". Et Salomon, dans le Cantique : "Attrapez-nous ces petits renards car ils ravagent les vignes", et David, dans les Psaumes : "Ils seront la proie des renards"."

Voici parmi mes dernières lectures, un livre que je vous recommande, Physiologos : le premier bestiaire chrétien et le premier bréviaire animal, Ed. Jérôme Millon, collection ATOPIA. Il propose à la fois une zoologie spiritualisée et une théologie incarnée dans les bêtes. Esope faisait parler les bêtes en professeurs, le Physiologos les habille en théologiens pour représenter les mystères chrétiens. Mais ici l'animal joue sans masque son propre rôle, et c'est sa nature même qui témoigne des vérités spirituelles. Car, ne nous y trompons pas, les bêtes ne sont ni immorales, ni insensées. Elles ont donc une âme ? Oui, pour la circonstance. Pour la bonne cause : l'édification de l'homme. Dans ce manuel, qui permet de comprendre en profondeur le sens des animaux ceux-ci s'offrent au lecteur comme une pièce de monnaie : pile, il est animal, face, il est le visage d'un des personnages de la dramaturgie chrétienne : Homme, Dieu ou Diable. Ce texte connut au Moyen-Age une popularité comparable à celle de la Bible, au moins jusqu'au XIIIe siècle, comme le prouvent les innombrables manuscrits, versions, traductions et adaptations antiques et médiévales. Il fût visité par tous les auteurs et artistes médiévaux dont il a nourri l'imagination. Le succès immense de ce zoo littéraire à l'usage des Chrétiens est dû en partie à sa brièveté, à sa simplicité apparente et au fait qu'il ne s'adresse pas à des spécialistes de zoologie ni de théologie.

Bonne lecture.

L

a culture des masses populaires est une invention récente. Non pas la création impromptue d’historiens partis à la recherche de sujets originaux, mais la découverte d’une Atlantide ignorée. Car elle est une vaincue de l’histoire. Brisée par une révolution culturelle de grande ampleur, entre la fin du Moyen Age et l’époque contemporaine, elle n’a laissé, comme tous les vaincus, que peu de traces. Encore celles-ci furent-elles fréquemment déformées ou mutilées par les triomphateurs, tout comme l’empereur romain Auguste ternit systématiquement la gloire d’Antoine, son rival malheureux. IL était d’ailleurs aisé de procéder à une telle mutilation, puisque la culture populaire était essentiellement orale, alors que ses adversaires maniaient l ‘arme redoutable de l’écriture.

Ces constatations ne permettent pourtant pas d’expliquer complètement  pourquoi elle restera enterrée, jusqu’aux décennies les plus récentes, dans les oubliettes de l’histoire. Après tout, Antoine est assez bien connu des spécialistes, malgré les efforts d’Augustes ! Il faut donc croire que s’ajoutait aux difficultés de l’étude un profond discrédit, ou un total désintérêt pour le sujet. Référence doit être faite, pour comprendre ce petit  mystère, à l’idée, banale, que l’histoire est fille de son temps, c’est-à-dire qu’elle choisit ses objets en fonction des problèmes du présent plus que du passé. Or depuis l’époque du Roi-Soleil, au moins, jusqu’à nos jours, en passant par l’exaltation de la civilisation française des Lumières et par le XIXe siècle bourgeois, un mouvement domine la vie de notre pays. Mouvement qui est celui du pouvoir centralisateur, quels que soient les régimes. Depuis plus de trois cents ans, les faits comme les idées donnent raisons aux monarques absolutistes dans leur lutte contre les forces du désordre, de l’anarchie, de la féodalité. L’historiographie, en particulier au XIXe et au début du XXe siècle, porta l’accent sur cet aspect unificateur, et n’étudia généralement la civilisation ou la culture française que sous cet angle, négligeant pour l’essentiel l’infinie diversité des mondes populaires ou des cultures régionales. En fait, l’historien reflétait purement et simplement l’attitude des couches dirigeantes et des lettrés d’Occidents, fiers de leur civilisation supérieure. Jugés à l’aune de celles-ci les peuples du monde faisaient assez piètre figure. L’expansion coloniale amenait pourtant à les côtoyer de plus en plus, à les étudier, avec parfois un peu de commisération. Et, à mon sens, l’effort de Gordon W. Hewes pour classer les groupes humains peuplant la terre vers les années 1500 témoigne de cette attitude européocentriste. Il distingue 76 types, depuis les groupements « primitifs » jusqu’au véritables civilisations, en passant par ces civilisations incomplètes que sont les « cultures » (cf. P. Chaunu, Conquête et exploitation des nouveaux mondes, Paris, 1969, p. 364-369). 

Un semblable regard ethnographique ne pouvait évidemment s’appliquer à la description d’un pays comme la France. Celle-ci, au même titre que ses voisins « évolués », constituait le modèle de référence. Il ne pouvait être question de dévaloriser ce modèle en mettant en valeur les énormes différences qui existaient entre la vie des masses et celle des élites. Et puis, les savants n’étaient guère attirés par l’évocation de ce monde populaire, auquel ils n’appartenaient généralement ni de cœur ni d’esprit, ni par leurs origines ni par leur culture.

L’évolution en ce domaine, comme en d’autres, vint du grand ébranlement culturel consécutif aux guerres mondiales. On peut dire, en schématisant à outrance, que l’évolution rapide du monde occidental, surtout depuis le milieu du XXe siècle, brisa bien des certitudes. Crises économiques mondiales, décolonisation, instauration du communisme dans une partie de la planète, montée sur la scène internationale des pays du tiers monde… Notre époque est bien celle des remises en question ! En matière historique, le regard se déplaça tout naturellement de la description des moments d’équilibre _ le siècle classique, par exemple _ à ceux de crise de mutation. Les humbles du passé envahirent la scène, anonymement d’abord, dans les graphiques des économistes puis des démographes. Les sciences humaines se firent sensibles aux différences. Sociologie et ethnologie, en particulier, s’intéressent aux majorité autrefois silencieuses et aux peuples dits « primitifs », en respectant désormais, en tentant de comprendre de l’intérieur, les problèmes que ces groupes se posaient. Le concept schématique de « civilisation » céda la place à la notion des niveaux de culture. On se rendit compte nettement qu’existaient, même au siècle de Voltaire et de Rousseau, des strates et des conflits culturels, au sein d’un ensemble tel que la France. La culture populaire, entre autres, était née, puisqu’elle devenait un objet d’étude, après la répression et le grand silence qui s‘étaient abattus sur elle au temps de la centralisation triomphante. Après tout, les époques écrivent l’histoire qu’elles méritent. La nôtre, dans le grand tohu-bohu de ce qui pourrait-être une fin de civilisation, voit reparaître ce qui avait été réprimé. En ce sens, la fin du XXe siècle est comparable, toutes proportions gardées – et l’histoire ne se répète pas – au temps de la Réforme, de l’Humanisme et des Grandes Découvertes. Peut-être parce que justement, les solutions appliquées durant des siècles pour juguler ce qui fut une grande crise de l’Europe chrétienne ne sont plus valables aujourd’hui ? Loin de moi l’idée de découvrir l’avenir dans les brumes du passé. Je note simplement que reparaissent, sous des formes totalement nouvelles, les principaux problèmes que se posèrent les contemporains de Luther, d’Erasme et de François 1er. Revendications régionalistes, crise des valeurs établies, crise de la foi, crise de la famille, problème de pouvoir, et tant d’autres questions, nous rapprochent en effet de ces hommes disparus. Jusqu’à l’autogestion, cette doctrine nouvelle…, que vivaient, sous une tout autre forme, les populations surtout paysannes de la fin du Moyen Age, avant que ne croisse la puissance de l’Etat. En somme, les nouveaux objets des sciences humaines témoignent, que les chercheurs en soient ou non pleinement conscients, d’une curiosité intéressée. Nul historien, dirai-je, n’est un simple observateur du passé. Son temps lui impose des choix et des sujets. Son objectivité se limite à l’exhumation et à la présentation honnête des sources qu’il utilise. Puis vient l’interprétation, éminemment subjective quant à elle, qui se fait en fonction de son équation personnelle mais aussi par rapport aux problèmes du présent, de son présent.      

Dans le Roman de Renart, l’un des auteurs Richard de Lison, un des plus brillants esprits du XIIe siècle normand, fait référence à Guillaume Bacon. Le poème est dédicacé au seigneur du Molay, un ancêtre de Jeanne Bacon (voir art. précédent). A la fois parodie des chansons de gestes et des branches qui les ont précédées, le poème de Richard de Lison est tout d’abord une virulente satire de la société féodale, où la quête de nourriture est la première préoccupation.

 

 

Dans l'enclos ils se sont glissés

Loin du château dessous la ville.

Et Renart, qui est bas et vil,

S’adresse à Tybert en ces termes :

« Tybert, sur ta foi la plus ferme,

Fait-il, dis-moi la vérité.

Si venaient ici rassemblés

Tous les chiens de Guillaume Bacon,

-Que Dieu t'accorde son pardon !

Dis-moi ce que tu ferais ;

Tu fuirais et me laisserais ?

-Je sauterais sur cet arbre à glands,

Dit Tybert, car c'est le plus grand !

Là-haut, eu égard à leur force,

Je trouverais un creux d'écorce

Qui pourrait me dissimuler,

Et les laisserais chevaucher.

Parce que ma panse est trop pleine,

A fuir je manquerais d'haleine.

Et toi, Renart, qu'est-ce que tu ferais ?

Je sais bien que tu t'enfuirais ;

Et tu voudrais m'en faire promettre ! »

(vers 160 à 181)

 

Comme il fallait s'y attendre, cet échange verbal à peine achevé, ils entendent arriver Guillaume Bacon et sa meute ! Tout se passe selon les prévisions de Tybert, qui se réfugie sur le chêne, tandis que Renart s'enfuit à toutes jambes.

Un des passages conte l'union de Tybert le chat et de Renart afin de voler les poules dans la propriété de Guillaume Bacon, clin d'oeil de connivence littéraire avec le seigneur du Molay. Suivons dans leur périple les deux compères.
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