geneahist-goupil :
Passionné de génealogie et d'histoire, je souhaite partager mes recherches. Ce blog est le prolongement de l'arbre généalogique de la famille GOUPIL - PERIER avec comme de-cujus mes enfants :
http://gw1.geneanet.org/index.php3?b=sggoupil.
La pratique de la généalogie évolue : faire des arbres avec des noms et des dates reste assez limité ; en tant que généalogiste, je suis également curieux de notre histoire familiale. Pour donner une image, le corps humain est composé d'un squelette, mais aussi d'organes et de chair. En généalogie, c'est la même chose. Il est important de faire des recherches en vue de comprendre la vie quotidienne de nos ancêtres : quel métier exerce-t'il, pourquoi untel a migré dans une autre région, etc.
Ce blog a pour but de publier simplement des articles sur des thèmes de recherches (généalogie, histoire), partager des dossiers, de façon à les rendre consultables par des internautes (généalogistes, historiens, amateurs ou professionnels). Vous avez la possibilité de les commenter.
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"On peut reconnaître assez facilement l'histoire officielle d'un pays, la liste des rois, de ses ministres,
de ses guerres, de ses traités, et cependant la véritable histoire n'est pas là, c'est dans les masses profondes des travailleurs de tout ordre que réside la vie réelle de la Nation" - Edouard
Herriot (1er mai 1909).
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- Généalogie de L'Europe - ATLAS DE LA CIVILISATION OCCIDENTALE - Sous la direction de Pierre Lamaison - conseiller historique Pierre Vidal-Naquet, Hachette Livre, 1994 :
Autour de Pierre Lamaison, une équipe d'historiens et d'anthropologues de haut niveau offre au public une généalogie de l'Europe, de la préhistoire au XXe siècle. De conception inédite, cet atlas illustré de 450 documents en couleurs, propose, à travers 80 tableaux généalogiques associés à 160 cartes en couleurs, des clés pour comprendre des phénomènes de longue durée dispersés sur une aire géographique très vaste qui rendent compte de l'unité et la variété politiques et culturelles de l'Europe actuelle.

- Physiologos Le bestiaire des bestiaires, traduit du grec, éd. Jérôme Millon : voir l'article => http://geneahist-goupil.over-blog.com/article-991736.html

Je vous conseille de lire le livre de Jean-Louis Brunaux : "Les gaulois" - collection "Guide Belles Lettres de Civilisations" publiés aux Editions Les Belles Lettres (2005)... suite - voir l'article => http://geneahist-goupil.over-blog.com/article-1275187.html
Le 13.01.2009,
le blogue de l'association La Chouque (promotion de la langue normande du Lieuvin et du Roumois) a mis en ligne l'article "Toponymie et racines norroises" que j'avais publié
sur ce blog.
La toponymie (étude des noms de lieu )
normande recèle de très nombreuses racines norroises :
Le Havre serait lui-même issu de "Havet", la mer, mot
encore actuel en danois et en suédois.
Il y a des dizaines d'exemples en Normandie sur ce modèle en -villaI.
On trouve aussi, en baie du Mont Saint-Michel, l'estuaire de deux rivières : la Sée (nom d'origine normando-latine signifiant
"la soif", en Normand, l'eau de la Sée prenant sa source dans le massif granitique du Mortanais et étant particulièrement pure), et la
Sélune, dont le nom a la racine norroise -lundr "forêt", et le radical
se- ou sej- désignant de l'eau courante, de fait, la Sélune est beaucoup plus boueuse que la Sée... On trouve
d'ailleurs la ville de Ducey sur la Sélune, qui à l'origine était construite sur un îlot de la rivière
(-sey/cey) ainsi que des communes de même éthymologie dans le Sud-Manche comme Vergoncey (Vergunðr-sey,
"L'île aux bouleaux"), Boucey à l'éthymologie plus incertaine , ou Brécey (sans doute venant de Brùðàr-sey,"L'île des frères ).
L'onomastique (étude des noms propres) livre là aussi, via les noms de famille, des racines Norroises
:
Des noms de famille courants en Normandie comme Toutain, Totain, Toustain, sont à rapprocher du germanique þórrsteìnn ou
Thorrstein (prénom allemand actuel), autrement dit "la Pierre de Thor".
Anquetil (nom entre autres d'un coureur cycliste des années 60), vient du prénom scandinave Kjetil(l).
Thouroude vient de þórróðr, "par Thorr et par Odin"
Ozon, Ozil, Ozouf qui sont également courants en Normandie ont pour racine óðr, l'un des noms d'Odin.
Frey se trouve chez plusieurs familles de Haute-Normandie (Eure) de façon quasi-inchangée par rapport au nom du Dieu Nordique
Freyr.
Les nombreux Trochon du Sud-Manche viennent de "Tre-Sjøn", "Scieur d'arbres" et renvoie à un nom de métier, à une époque médiévale où la
déforestation allait bon train.
Restent aussi le reliquaire en or massif de Mortain, gravé de runes de l'époque paienne, conservé à l'Abbaye Blanche. De nombreuses trouvailles archéologiques ont été faites dans le lit de la
Seine sur son parcours Normand (épées, fibules, pièces de monnaie...)
Le droit Normand, basé sur le Wergeld ("loi du talion" germanique) et sur un système très complexe définissant la propriété des terres et des biens, subsiste quasiment inchangée pour certains articles à Jersey et Guernesey, qui continuent à imprimer des journaux en langue Normande. Les étudiants juristes jersiais et guernesiais viennent d'ailleurs étudier à Caen, où un Diplôme Universitaire de Droit Normand leur est réservé par l'UFR de Droit.
Il va falloir que l'on soit d'attaque pour affronter les blacks en rugby, actualité oblige !
Mais d'où vient cette expression
?
La chasse a toujours été la distraction favorite des hommes de guerre en temps de paix - c'est à dire dans les périodes plus ou moins brèves où la chasse à l'homme n'est pas
ouverte.
La chasse a enrichi notre vocabulaire par des expressions comme celle-ci : Etre d'attaque.
Une fois les bêtes possibles dûment localisées, les piqueurs reviennent vers la clairière où la compagnie les attend. La casquette à la main, ils font au maître d'équipage leur "rapport". Le veneur "choisit alors de chasser tel cerf plutôt que tel autre, et donne ses ordres en conséquence [...]. On se rend à l'enceinte désignée. Les chiens d'attaque y pénètrent, cherchent le cerf, le mettent debout, le lancent, le forçant à s'enfuir" (P. Vialar).
Cela évidemment si tout va bien ; il peut arriver que la bête, avertie par on ne sait quel pressentiment, lève le pied sans attendre.
Extrait du livre "la puce à l'oreille - Anthologie des expressions populaires avec leur origine de Claude Duneton, chez stock.
Le travail a apporté beaucoup d'expressions comme "faire la navette". Apparue au milieu du XVIIIe siècle, cette expression provient du domaine du tissage.
La navette volante inventée en 1733 par John Kay
(Flying Shuttle)
Une navette (diminutif de nave ou nef, vaisseau, à cause de sa forme en "petite barque") est l'outil du tisserand qui va et vient inlassablement sur la chaîne du métier à tisser pour passer le fil de la trame. Le sens d'aller et retour constants parle de lui-même. Elle a prêté à d'autres comparaisons ; selon Furetière, "on dit proverbialement d'une femme qui caquette bien, que la langue lui va comme une navette de tisserand".
Source : « La puce à l’oreille –Anthologie des expressions populaires avec leur origine – Claude Duneton.
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- Dans les pas de l'orme, petit essai sur la mythologie de la marche
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En ce jour de la St Valentin, une expression
bien d’actualité…. Courir la prétentaine
Le mot signifiait au XVIIe siècle « aller deçà et delà », aller et venir sans sujet particulier.
C’est ainsi que l’emploie Scarron, s’adressant à ses propres vers qu’il appelait des « vermisseaux » :
Petits enfants ecervelez
Scavez vous bien où vous allez ?
Vostre entreprise est bien hautaine,
D’aller courir la prétentaine.
A peine estes vous avortez
Et desjà dehors vous sortez,
Et desjà vous courez les rues.
Ce n’est qu’au XVIIIe siècle que le Dictionnaire de Trévoux relève une possible intention galante : « On dit qu’une femme court la prétentaine; pour dire qu’elle fait des
promenades, des voyages contre la bienséance, ou dans un esprit de libertinage. »
Selon Bloch & Wartburg le mot est à rapprocher du normand pertintaille, ou prétintaille, « collier de cheval garni de grelots ». La terminaison serait venue par évocation des refrains de chanson du type « tonton-tontaine », etc. C’est vrai que flâner « deçà et delà » donne souvent du cœur à la chansonnette…
Source : « La puce à l’oreille –Anthologie des expressions populaires avec leur origine – Claude Duneton.
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- Le mot druide a une racine sanscrite
- La religion dans la toponymie
L'année 2007 est une année électorale.
A ce sujet, on ne peut pas passer sous silence une métaphore relative à ses périodes électorales : prendre ou ramasser une veste est une expression bien connue de tous les candidats.
Elle était déjà en usage au XIXe siècle : "M. Scribe ne pouvait se consoler de sa dernière veste", et résulte d'une joyeuse variation sur la formule plus ancienne d'être capot (1) aux cartes.
Le Père Peinard écrit le 3 octobre 1897 : "L'an dernier, au congrès de Londres, la veste remportée par les polititiens était si richement matelassée qu'elle leur tient encore chaud." Inconstance des métaphores : si la veste est vraiment très lourde on l'appelle à présent une déculottée !
Source :la puce à l'oreille - Claude Duneton
(1) adj. inv. XVIIe siècle. Étymologie obscure. JEUX DE CARTES. Se dit d'un joueur qui n'a réussi à faire aucune levée durant la partie. Faire quelqu'un capot, ne lui laisser faire aucune levée. Être capot, n'avoir fait aucune levée. Fig., fam. et vieilli. Être, demeurer capot, être, demeurer confus, interdit, penaud. Subst. Faire un capot, faire toutes les levées. Au jeu de piquet. Faire pic, repic et capot (vieilli).
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- Les grands chevaux au temps jadis
- Le lapin, passager d'une dilligence
- Dans les Pas de l’orme – Petit essai sur les mythologie de la marche
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Pour mieux comprendre la montée du néonationalisme aujourd’hui, il faut remonter à la source, au Moyen Age. La politique de l'interculturalité doit prendre en compte ces données historiques. Au Moyen Age, il existait deux dimensions : l’Est (Arabe) et l’Ouest (Occidentale) Le rapport entre l’Est et l’Ouest au Moyen Age a souvent été exploré principalement dans le contexte de l’astronomie, de la médecine et de certaines branches de la philosophie, mais plus rarement dans celui de la lyrique des troubadours, des romans, de la nouvelle et de la littérature en général.
Afin de bien comprendre le rapport entre ces deux dimensions dans la littérature, je vous recommande de lire le livre « Esope Au Féminin – Marie De France Et La Politique De L’Intercularité Par Sahar Amer »
publié 1999
chez Rodopi
ISBN 9042006072
Au temps jadis, les chevaux étaient un peu comme les automobiles à notre époque : tous n'avaient pas la même taille et la même fonction. En gros, il en existait de 3 sortes : les chevaux de parade, ou de voyage, les palefrois "por chevauchier à l'aise du cors", qui étaient aussi les montures des dames ; les roncins, bêtes porteuses d'armes et de bagages, aussi appelés somiers (de somme), qui servaient également aux écuyers et "gens de moindre importance" ; enfin les destriers, étaient ainsi nommés parce que l'écuyer les conduisait de la main droite (la dextre) quand ils allaient "à vide".
Les chevaux de combats, de belle race et de haute taille - plus le cheval est grand, mieux on domine son adversaire - étaient appelés les grands chevaux.
L'expression monter sur ses grands chevaux vient de là. C'était le signe de la bataille : " Atant guerpissent [abandonnent] les palefrois, si sont es destriés montés" (XIIIe siècle). Naturellement ce n'est pas une action que l'on entreprend l'esprit calme et serein, il y faut de la fougue et de l'arrogance. "On dit aussi - dit Furetière - qu'un homme monte sur ses grands chevaux ; pour dire qu'il parle en colère & d'un ton hautain."
Sous Louis XV, ce n'était plus en carrosse, mais en coche qu'on voyageait.... 5 jours en été, 6 jours en hiver suffisaient désormais pour arriver de Paris à Lyon (125 lieues) ; cela faisait, dans la belle saison, 25 lieues par jour ; et on trouvait cela si beau que le nom flatteur de diligence fut inventé précisément pour cette voiture, DE FOVILLE, l'Économiste français, dans Journ. offic. 8 oct. 1876, p. 7381, 3e col.
Au XVIIIe siècle, on appelait "lapin" un passager en surnombre qui montait sur le siège à côté d'un cocher d'une diligence, et on voyageait ainsi plus ou moins gratuitement au bon gré de son hôte.
"Sur le devant de cette voiture, il existait une banquette de bois, le siège de Pierrotin, et où pouvaient tenir trois voyageurs, qui, placés là, prennent comme on le sait le nom de lapins. Par certains voyages, Pierrotin y plaçait quatre lapins...", explique Balzac dans Un début dans la vie.
Vous pouvez également consulter d'autres articles dans cette rubrique tels que :
Dans ce monde moderne, du moins en Occident, la puce n'a plus la place qu'elle pouvait représenter autrefois. L'habitude s'est perdue de chercher les puces dans son lit avant le coucher, de les écraser sur l'ongle après les avoir capturées d'une main experte. C'est le plus naturellement du monde que le Bourgeois du "Ménagier" au XIVe siècle conseillait à sa jeune épouse : " En esté, gardez-vous que en vostre chambre ni en vostre lir n'ait nulles puces."
Car ces bestioles ont grouillé autrefois à la ville comme à la campagne, dans la bonne comme dans la mauvaise société. On se grattait sous les haillons comme sous les habits de fête.
Les puces nous ont laissé l'expression superbe et autrefois grivoise avoir ou mettre la puce à l'oreille ; éveiller, alerter l'attention d'une personne par un détail en apparence anodin, par une confidence qui trouble sa sérénité en laissant soupconner anguille sous roche, et généralement prévoir un danger.
Cette façon de parler est très ancienne.
Vous pouvez consulter d'autres articles parus dans cette rubrique comme :
- Dans les pas de l'orme, petit essai sur la mythologie de la marche
- Connaissez-vous le nombre PHI, la divine proportion ?
A ne pas confondre avec le nombre PI, le nombre PHI est égal à :
1,618
Il est de la plus haute importance dans l'histoire de l'art. Il est considéré comme le plus beau chiffre de l'univers, le nombre d'or.
En dépit de ses origines, apparemment religieuses, le caractère le plus étonnat vient qu'il joue comme paramètre essentiel dans la nature. Les proportions des plantes, des animaux et des hommes obeissent toujours au dénominateur commun du nombre d'or.
L'ubiquité de PHI dans la nature dépasse la seule coïncidence. Les Anciens en avaient déduit qu'il traduisait la pensée du créateur de l'univers. C'est pourquoi les savants de l'Antiquité l'ont appelé la Divine Proportion.
Prenons par exemple une fleur de tournesol, ces graines poussent en spirales opposées. Devinez quelle est la proportion entre deux spirales adjacentes ! ..... le nombre PHI;
Mesurez la distance entre le sommet de votre épaule et le bout de votre doigt le plus long, et divisez-la par celle qui sépare votre coude du bout de ce même doigt. Encore un autre ? Hanche au sol, divisé par genou au sol... PHI, PHI.
Nous sommes tous de vivants hommages à la Divine Proportion.
Vous pouvez également consulter dans cette même rubrique :
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- http://geneahist-goupil.over-blog.com/article-2302520.html
- http://geneahist-goupil.over-blog.com/article-1244613.html
- http://geneahist-goupil.over-blog.com/article-1200499.html
- http://geneahist-goupil.over-blog.com/article-630829.html
- http://geneahist-goupil.over-blog.com/article-622389.html
- http://geneahist-goupil.over-blog.com/article-442821.html
- http://geneahist-goupil.over-blog.com/article-339524.html
- http://geneahist-goupil.over-blog.com/article-295658.html
Le mot druide a une racine sanscrite. Peu banal pour une culture celte donc d’origine nordique ?
Il se rattache à deux mots dont l’ensemble veut dire « homme savant ».
L’étymologie, la sémantique sont de précieux outils pour retrouver son chemin dans les labyrinthes des migrations et des mélanges ethniques. Une des premières manifestations du métissage culturel est la déformation des mots et des noms par le mixage linguistique. On rencontre la même situation avec ce peuple des Francs tellement méconnu.
Vous pouvez consulter d'autres articles parus dans cette rubrique "onomastique" :
- http://geneahist-goupil.over-blog.com/article-2302520.html
- http://geneahist-goupil.over-blog.com/article-1244613.html
- http://geneahist-goupil.over-blog.com/article-1200499.html
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- http://geneahist-goupil.over-blog.com/article-442821.html
- http://geneahist-goupil.over-blog.com/article-339524.html
- http://geneahist-goupil.over-blog.com/article-295658.html
symboles païen et chrétien
De nos jours, le terme païen est devenu presqu'un synonyme de culte satanique, une grossière erreur.
Le mot latin paganus - paysan - désignait les habitants des campagnes. Les "païens" étaient littéralement des ruraux non évangélisés, restés fidèles aux anciens cultes de la nature. D'ailleurs l'évolution péjorative du mot "vilain" - du bas latin villanus, qui signifiait "de la campagne" avant de désigner une "äme vile, malfaisante" - illustrait bien la crainte de l'Eglise envers les habitants des bourgs ruraux.
Vous pouvez consulter d'autres articles parus dans cette rubrique "onomastique" :
- http://geneahist-goupil.over-blog.com/article-1244613.html
- http://geneahist-goupil.over-blog.com/article-1200499.html
- http://geneahist-goupil.over-blog.com/article-707463.html
- http://geneahist-goupil.over-blog.com/article-630829.html
- http://geneahist-goupil.over-blog.com/article-442821.html
- http://geneahist-goupil.over-blog.com/article-374793.html
- http://geneahist-goupil.over-blog.com/article-358142.html
- http://geneahist-goupil.over-blog.com/article-339524.html
- http://geneahist-goupil.over-blog.com/article-295658.html
- http://geneahist-goupil.over-blog.com/article-248018.html
La religion est apparue très tôt dans la toponymie française, puisque certains de nos noms de lieux portent encore l’empreinte des divinités honorées par les Gaulois.
Mais c’est le christianisme, et plus particulièrement le catholicisme, qui a profondément et durablement influencé notre toponymie. Le protestantisme est en effet d’apparition trop récente pour avoir eu une influence sur la toponymie des lieux habités ; de même, la présence de peuples d’autres religions ne se retrouve que de façon anecdotique et non significative, si ce n’est dans le nom de la commune de Baigneux-les-Juifs (Côte-d’Or, nom datant de 1391), seul exemple en France de ce type.
L’empreinte de la religion est d’autant plus importante qu’elle a pris naissance à l’époque franque et s’est développée à l’époque féodale, période qui a vu la formation et la stabilisation de la majorité de nos noms de lieux actuels.
La toponymie d’origine religieuse étant extrêmement riche et variée, l’exposé se limitera volontairement aux noms de communes...
Voir suite sur le site à l'adresse suivante :
http://xxi.ac-reims.fr/fig-st-die/actes/actes_2002/lejeune/article.htm
J'ai des ancêtres qui ont vécu à Ormes, près du Neubourg, dans le département de l'Eure (27). Mais en cherchant l'origine du mot Orme, j'ai trouvé un essai sur le sujet que je souhaite partager avec vous :
Un certain nombre d’explications préliminaires sont nécessaires afin d’éviter tout égarement du lecteur.
Chez Rabelais, et bien d’autres écrivains, le choix d’un mot n’est pas le fruit du hasard. Le romancier utilise toutes les possibilités d’équivoque du mot, comme nous allons le manifester avec l’orme.
L’arbre lui-même se prête à plusieurs désignations qui jalonnent un pèlerinage onomastique ; l’ « ormeau, avec des variantes selon les âges et les régions, « ormel », « oumeau », « hommeau », « ulmeau », et pour l’orme, « olme », « oulme », « humiau », un diminutif, « ormeteau », un calembour avec « homme », et un homonyme avec « ormeau », l’animal marin. Cet arbre magique, mot qui prête aux calembours naturels et aux greffes symboliques, végétal compagnon de la vigne, sera la borne réelle et mythique entre deux mondes, les régions du cœur, les frontières de l’esprit et les régions de la raison.
Les langues italiennes et française se calquaient l’une sur l’autres, pour ensuite entrecroiser leurs significations.
Orma, en italien « trace », « marque », « marche des pas ». Dante – référence : La divine Comédie – désigne la façon dont il va poursuivre son trajet vers l’Enfer, au Purgatoire et au Paradis : il suivra tout simplement les traces de pas de son guide, empreintes de pieds qu’il désigne par « orma », ou au pluriel « orme ».
Entre l’orma et l’orme s’effectue un échange sémantique par homophonie et identité symbolique : le premier terme (orma comme trace, vestige, pas, signe) joue le rôle d’une signalétique et d’une géographie symboliques que le second terme joue dans le texte rabelaisien et dans le réel (orme comme arbre frontalier, signal géographique, et arbre de Virgile) – on peut rappeler le célèbre épisode de l’abattage de l’arbre de Gisors (aux confins de la Normandie).
Orma nous a jalonné un trajet à travers les Marches de France, ces terres limitrophes, ces terres-frontières indivises, dont l’origine germanique s’applique aux anciennes zones frontières et militaires de France, et dont il nous reste encore le nom d’une région, la Marche Limousine, nom que l’on retrouve dans les Marches Séparantes d’Anjou, de Bretagne et de Poitou, et de toutes zones aux rivages d’un pays. A la fois terres-césures, terres de limites, confins, les marches sont autant de marques extrêmes que des signaux postés aux carrefours, là où se partagent les pouvoirs, les peuples, les légendes : terre de transition et terres de seuil, véritables portes des mondes, elles bornent la reconnaissance d’une géographie mythique.
Guillaume Postel, cabaliste chrétien de la Renaissance, était hantée par la fonction messianique des lieux et des noms. Il aborde, de ce fait, les mythes frontaliers, et se rend compte que les traces de l’orme dans l’œuvre rabelaisienne endossent une fonction identique de délimitation territoriale, horizontale, puis verticale ; enfin il juxtapose sa déambulation terrestre, mentale et culturelle, en projetant ses regards au cœur de la France où un orme géant, au milieu de la Marche, indique, à qui veut bien le remarquer, la porte du monde des Enfers.
Le trajet de l’orme
C’est sur la ligne séparant le pays normand et le pays de Basse Bretagne que Guillaume Postel a choisi de concentrer sur la Normandie tous les signes d’élection de sa France messianique, dans un contexte prophétique renforcé par le milieu alchimiste et orientaliste de certains de ses disciples normands, comme les Robert Duval de Rugles, Pierre Vicot de Flers, ou les Fèvre de la Boderie, natifs de Falaise, sur l’Orne. Le Mont-Saint-Michel, le pays de Dol, le hameau natal de la Dolerie, près de Barenton, franges de l’extrême Occident, présages de la Venue de l’Antéchrist, puis de la Parousie. Ces bornes sont le lieu idéal de la projection paradisiaque.
Reprenant les mythes gargantins du lieu, relisant la légende de Saint Michel terrassant le dragon, Guillaume Postel fait du Mont-tombe la vigile du Paradis Terrestre des Hyperboréens - dans la mythologie grecque, peuple bienheureux vivant dans des contrées mythiques situées au-delà des régions où souffle Borée, le Vent...- :
I. Il assigne à cette limite et à la Normandie la triple conjonction d’Ariès, Lion, Sagittaire, qui préside aussi, à la ville de Jérusalem ; la Normandie devient la terre finale de l’extrême Occident.
II. Par le biais des étymologies et des généalogies revues et corrigées par la mythologie imaginaire d’Annius de Viterbe [voir référence page 197 du texte extrait de l’ouvrage la Renaissance de Christian Hermann (pseudo-Bérose), les mythes nationalistes d’un Jean Lemaire de Belges [voir également le texte cité auparavant], Postel fabrique une justification spiritualiste et messianique aux Normands, à son lieu natal, le hameau de la Dolerie, selon un processus analogique et linguistique qui utilise des informations mythographiques, prophétique et les ressources du plurilinguisme, en considérant que les langues modernes préservent une mémoire quasi généalogique des règnes et des civilisations antérieures : ainsi, la Normandie (ou d’après lui, Westereich), indique précisément qu’il s’agit d’une région du nord, région peuplée par les descendants des terres hyperboréennes, îles Ogygie nouvelles, endroit de l’Aquilon où le Diable est enchaîné. Guillaume Postel fait concorder ici ses interprétations cabalistiques du livre Bahir et des versets de Job et de Jérémie : « Or il est tout prouvé que comme l’Aquilon, à cause du siège de Satan, a procédé tout le mal du monde, aussi à cause de la divine intention dominatrice dudit Satan audit lieu plus qu’autre part, comme Job écrit : « De l’Aquilon s’apporte l’or. »
Postel fait encore écho aux celtisants néoplatoniciens qui attribuent aux Normands une origine extrême septentrionale, vers les confins de la scandinavie. En effet, généalogiquement et linguistiquement, les « Nordmans » sont issus des Danois, tribus hyperboréennes du « Danemarque » (aujourd’hui « Danemark »), Marches de la tribu de Dan, comme le spécifient les prophéties de Merlin, et que Guillaume Postel désigne dans sa cosmographie sous le terme de « Danemarkia. »
La tribu de Dan est encore celle qui délimite le Septentrion de la Terre Sainte, région de l’Antéchrist occidental, et dont le peuple émigra vers l’Occident, conformément aux orientations messianiques du Christ mourant en croix. La Normandie, et plus particulièrement le Mont-Saint-Michel, deviennent l’orient absolu.
Le hameau natal de la Dolerie, consonnant avec « Dol », permet à notre « sérieux rêveur géographe » de dénouer une série d’associations polysémiques, qu’il relie aux confréries des Compagnons Tonneliers, tonneau diogénique – dans le sens : reconnaître Diogène dans le Christ et faire - subrepticement - du premier des Adages un adage diogénique; s'assimiler à Diogène roulant son tonneau pour illustrer la fabrique du Tiers Livre - dont Rabelais entonnera le chant « vinifique», dans la mesure où la langue perd la mesure de sa grammaire et confond les autres langues dans un concert universel : c’est ainsi que la DOLerie devient, par la magie incantatoire du Verbe, la région de l’amère DOUleur et de la DOLoire qui aplanit le bois, frappe et polit la pierre tel Hiram, roi de Tyr, rabote et unifie la matière pour construire le temple de Salomon. La Dolerie est le lieu idéal pour façonner le tonneau, thème cher à Postel, lui qui convertissait la matière des mots et des choses à la matrice de son désir, et qui « visionnait » dans le nom de son disciple préféré, Guy le Fèvre de la Boderie, un FEVRE-FABER, le Charpentier. Ce dernier a par ailleurs également donné à la Normandie un nom araméen, Nourman-Iah, « feu du vaisseau de Dieu ». Petite anecdote : la famille de la Boderie possédait une maison dans la paroisse de Saint-Gervais, à Paris, place où l’orme des Compagnons du Devoir s’élevait au milieu du carrefour, orme que l’on dessine sur les vieilles cartes postales, orme qui orne toujours de ses branches, le point de départ et le point de ralliement des Compagnons du Tour de France.
L’orme fait partie des « remarques » de voyage des Compagnons, il est encore présent sur la seule carte qui reste de Guillaume Postel : posté aux confins des régions qu’il partage, l’orme divise les 4 provinces du Berry, Bourbonnais, Auvergne et Limousins. Considéré au XVIe siècle comme un signal frontalier, appelé « arbre de remarque » par les géographes. Il signale par son superbe isolement dans la marche limousine les marges de la Creuse qui, descendant vers la Vienne, traversent le port de Piles, littéralement « Porte-Bornes », les deux piliers qui marquaient autrefois les limites de la Touraine et du Poitou.
Remontant encore vers le nord-ouest, cette lisière frontalière traverse la région de Chinon, s’insinue entre Candes, lieu où mourut Saint martin, et Montsoreau, aux confluences de la Vienne et de la Loire, et nous amène ainsi au Gué de Vède, à l’arbre de Saint Martin, et à l’Arceau Gualeau de François Rabelais. Là, au premier chapitre de Gargantua, les vignerons découvrent la Généalogie Pantagruélique, « non en parchemin, non en cere, mais en escorce d’ulmeau. »
Pourquoi donc cette insistance de la matière « ormique », c’est-à-dire « ulmique » (ulmus, en latin) de son parchemin, qui débite des origines de sa chronique ? Rappelant un endroit nommé Ormeau de Saint Martin près de Coudray, au sud de la Devinière (maison soi-disant natale de Rabelais), ou bien les Ormes-Saint-Martin en Poitou (substitut de l’ancien nom, Hommes-Saint-Martin, ce qui favorise le jeu entre « orme » et « homme », ou bien encore le champ des Ormeaux, orné d’un Palet de Gargantua, « ormeau » en tourangeau se disant « humiau » ; l’ «écorce d’ulmeau » évoque la généalogie des hommes « ulmiques », hommes tenaces, échappant aux noyades, sauvés des eaux diluviennes. Nous savons que les géants bibliques, fruit d’une bâtardise entre les « fils des Elohim » et les femmes terrestres, ne doivent leur subsistance, raconte la tradition orale, qu’à un des leurs qui chevauchait l’arche de Noé. Or l’orme est le bois le plus résistant et le plus étanche pour toutes les parties du bateau touchant l’eau, utilisé pour les outils des tonneaux, les charpentes, les joints de roues, vis de pressoir, arbres de roues de moulins, conduites d’eau. La matière du manuscrit généalogique atteste de ce prodige narré en filigrane de l’histoire biblique.
Les vertus de l’orme sont nombreuses, mais trois caractéristiques reviennent le plus souvent : la signalisation des frontières, plus spécifiquement des carrefours,la traversée protégée des frontières, plus particulièrement celles des eaux, et l’alliance avec la vigne. C’est l’arbre qui permet à Achille, dans l’Iliade, de bâtir un pont pour échapper aux deux fleuves conjurés, c’est encore lui qui reverdit spontanément, dans un des miracles de Saint Martin ou dans une histoire racontée par Pline. Lui encore, qui soigne les plaies…
Arbre de vie à la ténacité généreuse, à la capacité de reverdie spontanée, l’orme n’en garde pas moins une ambivalence due à son genre hermaphrodite, arbre hybride des monstres qui longera les Enfers, arbre stérile des lieux déserts ou les tombes avoisinent son tronc. Médiation diabolique, ajoute Bouchet, compagnon de Rabelais, à propos de l’arbre : Saint Hilaire déjoue le diable, avec sa mule effrayée qui laisse là la forme de son pied, sous un « hulmeau », comme lorsqu’elle s’inclina devant Saint Martin. Marques du pied de l’âne, ormes et creux de bois perpétuent le souvenir du miracle. Dans Merlin le prophète ou le livre du graal, deux ormes signalent la Forêt Périlleuse, en route vers le royaume de Logres. Au milieu du chemin, ces deux ormes isolés dans une immense plaine sont flanqués de deux trônes merveilleux, où deux joueurs de harpe jettent des sorts aux passants qui meurent sur place. Une nymphe ne se transformera-t-elle pas en orme, aux accents de la lyre d’Orphée ? « Ils chevauchèrent une partie de la matinée puis arrivèrent dans une belle et vaste plaine où ne poussaient en tout et pour tout que deux ormes d’une taille extraordinaire : les deux ormes étaient au milieu du chemin et entre deux se dressait une croix. Tout autour, il y avait bien une centaine de tombes ou plus encore et, à côté de la croix, on pouvait voir deux trônes magnifiques, dignes d’un empereur et protégés de la pluie par un arc d’ivoire. Sur chacun d’eux était assis un homme qui tenait une harpe et qui jouait quand il lui, plaisait. »
Arbre des morts, au goût duquel meurent les mouches à miel (Columelle) car, raconte Ovide, le tronc de l’arbre est plein de cette précieuse substance, l’orme profile encore son tronc noueux dans un tableau de Piero di Cosimo, à la croisée des chemins.
La place de l’orme à la fourche de la vie et de la mort, du bien et du mal, de la Vérité et du mensonge est capitale, plante intermédiaire, plante duelle, l’orme puise la force de son symbole comme arbre de la vie doublée des songes.
L’orme figure l’arbre du croisement, de l’hybride et c’est pourquoi il est l’arbre à la croisée du monde infernal et du monde terrestre, à la croisée du passé, du présent et du futur, et c’est pourquoi il rappelle le déluge traversé, qu’il signe un long trajet balisé de signes contradictoires, et c’est pourquoi encore son feuillage s’offre à la nidation des songes, voie de la vérité et du mensonge.
Arrivé à ce point du parcours, l’orme dilue le temps, il le désoriente, trace, signe frontalier, il efface les traces de l’espace, il veille éternellement à la croisée des temps, en attente permanente : est-ce la raison pour laquelle, en plaisantant, on dit à quelqu’un « attendez-moi sous l’orme », pour ainsi dire que l’on ne viendra pas au rendez-vous et que dupé, l’autre « peut toujours attendre » ?...
Plante hypnotique du Dieu qui naît en son tronc, l’orme marque le carrefour des Enfers, borne du monde, borne du temps, borne des hommes, au-delà de laquelle n’est plus qu’une ombre « olmée », le temps lui-même s’étant retourné, à cette frontière spéculaire.
Ainsi l’atteste Pline, au livre XVI de son Histoire Naturelle : « L’orme, le tilleul, l’olivier, le peuplier blanc et le saule ont une particularité merveilleuse : leurs feuilles se retournent après le solstice et aucun autre signe n’indique avec plus de certitude que l’astre est passé. »
Source : Dans les Pas de l’orme – Petit essai sur les mythologie de la marche – Christine Escarmant
La coutume en Normandie (Calvados, Manche, Eure) était de donner un matronyme (prénoms féminins devenus noms de famille)de la fille mère ayant 'fauté' à son enfant naturel. Les curés du Calvados au 17ème siècle le faisaient assez systématiquement.
Les deux matronymes les plus fréquents en Calvados et Manche sont Marie et Jeanne, les noms les plus répandus dans ces 2 départements (avec Hébert pour le 50), ensuite nous trouvons Anne, Catherine, etc.
Certains matronymes n'en ont pas l'apparence a priori. Ainsi un nom de famille répandu en Normandie: Ozanne (et Ozenne) a été un nom féminin au Moyen Age. L'Ozanne est l'ancien nom de la fête catholique des Rameaux qui célèbre l'entrée triomphale du Christ à Jérusalem en l'honneur de qui on agitait des rameaux d'olivier et de palmier (ou de laurier en France. L'Eglise chantait des Hosannah à cette fête, d'où son nom d'Ozanne passé en nom féminin puis en matronyme. Voir notre généalogie et nos ancêtres Ozanne : http://gw1.geneanet.org/index.php3?b=sggoupil&lang=fr;m=N;v=ozanne Voir aussi en complément, nos études patronymiques dans le dossier "onomastique" :
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Racine norroise |
Signification |
Exemple en Scandinavie |
Exemple en Angleterre |
Exemple en Normandie |
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apal
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pommier
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Aebeltoft (Danemark)
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Appleby (Cumbria)
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Aptot (Eure)
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bekkr
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ruisseau
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Kalbaek (Danemark)
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Caldbeck (Cumbria)
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Caudebec (Seine-Mar.)
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breiðr
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large
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Breiðhatóftir (Islande)
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Braithwaite (Cumbria)
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Brestot (Eure)
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brekka
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pente
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Laugarbrekka (Islande)
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Breck (Lancs)
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Bricquebec (Manche)
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búð
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abris
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Búðir (Islande)
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Boothby (Cumbria, Lincs)
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Elbeuf (Seine-Mar.)
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dalr |
vallée |
Ravndal (Norvège) |
Dalby (North Yorkshire) et le fleuve Dales traversant Yks, Derbyshire, Lancs, Cumbria, etc. |
Randal (Manche) |
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djúpr |
profond |
Djúpidalur (Islande) |
Deepdale (Cumbria) |
Dieppedale (Seine-Mar.) |
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eski |
frêne |
Essetofte (Danemark) |
Eastoft (Lincs) |
Ectot (Calvados, Manche) |
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fúll |
nauséabond |
Fulby (Danemark) |
Fulbeck (Lincs) |
Foulbec (Eure) |
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garðr |
jardin ou herbage proche d'une ferme |
Aeblegården
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Applegarth (Yks)
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Epegard (Eure) |
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gata |
chemin, rue, passage |
Hulgade (Danemark)
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Holdgate (Lincs)
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Houlgate (Calvados)
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haugr
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tertre, colline
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Højtoft (Danemark)
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Hotoft (? Danelaw)
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Hottot (Calvados)
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holm
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îlot; ère sèche dans une zone marécageuse
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Innrihólmur (Islande) |
Axeholme (Lincs) |
Robehomme (Calvados) |
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holr |
trou ou endroit encaissé |
Holbaek (Danemark)
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Holbeck (West Yks, North Yks)
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Houlbec (Manche, Eure) |
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hús |
maison |
Stenhus (Danemark) |
Loftus (Cleveland) |
Étainhus (Seine-Mar.) |
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kaldr |
froid |
Kallekot (Norvège) |
Caldbeck (Cumbria) |
Caudecotte (Seine-Mar.) |
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kirkja |
église
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Kirkeby (Danemark)
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Kirkby (West Yks)
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Carquebut (Manche)
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klif
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falaise
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Klibo (Danemark)
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Cleethorpes (Lincs)
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Clitourps (Manche)
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langr
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long
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Langatóftir (Islande)
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Langtoft (Lincs) |
Lanquetot (Seine-Mar.) |
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lundr |
bois |
Lund (Suède) |
Lund (Yks) |
La Londe (Eure) |
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mikill
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grand
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Micklethwaite (West Yks)
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Miquetuit (Seine-Mar.) |
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ness |
cap, pointe de terre |
Akranes (Islande) |
Kettleness (Yks) |
Nez de Jobourg (Manche) |
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sand |
sable |
Sandvik (Islande) |
Sandtoft (Lincs) |
Sanvic (Seine-Mar.) |
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steinn |
pierre Voici ce qu'en dit Jean GALLET dans son excellent ouvrage "La Seigneurie Bretonne (1450-1680)" Le "partage noble" avait une importance particulière en Bretagne; il servait de preuve de noblesse. Ses modalités en sont bien connues pour le XVIIIe siècle, elles différaient au XVe siècle. Le droit était alors fixé par le Texte de la Très Ancienne Coutume, qui reprenait sans les modifier, les dispositions de l'Assise du Comte Geffroy, du XIIe siècle (1185), ainsi que les décisions de 1205 et de 1301. L'originalité du droit de l'époque tenait aux faveurs particulièrement importantes accordées à l'aîné, dans les familles qui partageaient selon l'Assise. D'après les dispositions de celle-ci, l'héritier principal recevait la totalité de la succession des parents. Le père ne pouvait démembrer son fief. Les puisnés ou "juveigneurs", n'avaient aucun droit et devaient s'en remettre à la générosité de l'héritier principal. De son côté, cet héritier avait des devoirs vis à vis de ses juveigneurs : il devait les entretenir et leur permettre de vivre selon leur qualité, notamment de conclure un mariage honorable. Pour partager ses juveigneurs, l'aîné pouvait leur accorder des sommes d'argent et des rentes viagères, ce qui n'amputait pas le patrimoine territorial. L'aîné pouvait aussi amputer ce patrimoine, c'est-à-dire qu'il pouvait donner des terres en propriété à ses juveigneurs. Dans ce cas, il avait deux possibilités. Ou bien il faisait une donation pure et simple à son cadet et à ses héritiers. Ou bien, et c'est ce qui s'appelait proprement dit la juveignerie, il concédait une terre à son juveigneur en le recevant à ma foi et à l'hommage; le juveigneur devenait ainsi l'homme de l'aîné; il tenait sa terre en juveignerie ou en "ligeance"; la terre tenue en juveignerie se disait en parage et ramage : en parage parce que l'aîné et le cadet avaient le même seigneur supérieur; en ramage parce que les deux appartenaient à la même famille; lorsque la terre sortait de la famille, elle restait toujours tenue en juveignerie mais en juveignerie simple, sans ramage. La concession de terre en juveignerie créait donc des relations féodales particulières.
Les noms furent dabord individuels : Adam, Moïse, Abraham, Jacob, ..., par exemple. La plupart des noms de famille en France ne datent que du 12e siècle.
Le surnom le plus simple, le plus naturel, celui que lon retrouve chez presque tous les peuples, se forme en joignant au nom du fils celui du père : ainsi dAndré, de Pierre, de Jean qui sont devenus en France des noms de famille. Parfois, le nom de la mère ou dun parent plus illustre que le père ont aussi produit des surnoms. Les actions, les aventures et les qualités personnelles ont aussi enfanté un grand nombre de noms. Tous les sentiments qui naissent des rapports des hommes entre eux ont également participé à linvention des noms.
2. Titre honorifique, fonction publique ou domestique; 3. Endroit où on avait sa demeure, agriculture; 4. Qualités personnelles, physiques, intellectuelles, morales, habitudes; 5. Aventures ou accidents; 6. Pays, provinces, villes ou villages dorigine; 7. Latin, grec ou hébreu; 8. Noms saxons, celtes ou scandinaves; 9. Oiseaux et animaux; 10. Noms de terre, noms tirés de noms dhommes; 11. Sobriquets (souvent donnés par les marins et les soldats entre eux); 12. Noms français traduits en anglais; 13. Noms étrangers;
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