NOTRE BUT

Passionné de génealogie et d'histoire, je souhaite partager mes recherches. Ce blog est le prolongement de l'arbre généalogique de la famille GOUPIL - PERIER avec comme de-cujus mes enfants :

http://gw1.geneanet.org/index.php3?b=sggoupil.

 

La pratique de la généalogie évolue : faire des arbres avec des noms et des dates reste assez limité ; en tant que généalogiste, je suis également curieux de notre histoire familiale. Pour donner une image, le corps humain est composé d'un squelette, mais aussi d'organes et de chair. En généalogie, c'est la même chose. Il est important de faire des recherches en vue de comprendre la vie quotidienne de nos ancêtres : quel métier exerce-t'il, pourquoi untel a migré dans une autre région, etc. 

 

Ce blog a pour but de publier simplement des articles sur des thèmes de recherches (généalogie, histoire), partager des dossiers, de façon à les rendre consultables par des internautes (généalogistes, historiens, amateurs ou professionnels). Vous avez la possibilité de les commenter.

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"On peut reconnaître assez facilement l'histoire officielle d'un pays, la liste des rois, de ses ministres, de ses guerres, de ses traités, et cependant la véritable histoire n'est pas là, c'est dans les masses profondes des travailleurs de tout ordre que réside la vie réelle de la Nation" - Edouard Herriot (1er mai 1909).  

 

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- Généalogie de L'Europe - ATLAS DE LA CIVILISATION OCCIDENTALE - Sous la direction de Pierre Lamaison - conseiller historique Pierre Vidal-Naquet, Hachette Livre, 1994 :

Autour de Pierre Lamaison, une équipe d'historiens et d'anthropologues de haut niveau offre au public une généalogie de l'Europe, de la préhistoire au XXe siècle. De conception inédite, cet atlas illustré de 450 documents en couleurs, propose, à travers 80 tableaux généalogiques associés à 160 cartes en couleurs, des clés pour comprendre des phénomènes de longue durée dispersés sur une aire géographique très vaste qui rendent compte de l'unité et la variété politiques et culturelles de l'Europe actuelle.


 - Physiologos Le bestiaire des bestiaires, traduit du grec, éd. Jérôme Millon : voir l'article => http://geneahist-goupil.over-blog.com/article-991736.html


Je vous conseille de lire le livre de Jean-Louis Brunaux : "Les gaulois" - collection "Guide Belles Lettres de Civilisations" publiés aux Editions Les Belles Lettres (2005)... suite - voir l'article => http://geneahist-goupil.over-blog.com/article-1275187.html

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GENEALOGIE : Communes de nos ancêtres

"Le 28 avril 1791, sous le prétexte trompeur que les Capucins troublaient les consciences, en présentant les prêtres assermentés comme des excommuniés, des hérétiques et des apostats, et sous le prétexte futile qu'ils n'étaient point en nombre suffisant pour vivre en commun dans la maison duGrand-Andeli, les membres du district de la même ville leur enjoignirent de déguerpir et de se rendre, dans le plus bref délai, au couvent de Montaure, district de Louviers, pour y demeurer le reste de leurs jours. Ils obéirent.

Un arrêté de la commission administrative provisoire du département de l'Eure, daté du 1" octobre 1793, convertit le couvent en maison de détention, pour y renfermer les gens suspects. Lorque la délation ne fut plus à l'ordre du jour, les aristocrates, ces lépreux d'un autre genre, cessèrent d'être incarcérés, et la maison redevint solitaire. L'industrie y fit mouvoir pendant quelque temps ses métiers à filer du coton ; puis tout rentra dans le silence. Ce n'est plus aujourd'hui qu'une maison de plaisance, un cottage, où semble encore planer l'esprit de ses anciens habitants."

 

 

Extrait du livre, page 492

Histoire de la ville Andelis et de ses dépendances, Volume 1

 Par Brossard de Ruville, 1863

 

« Nos traces en ce monde sont les plus lourdes là où nos pas furent les plus légers. »

 

Jean GIRAUDOUX

 

 

Je voulais vous faire partager ce très bel extrait du livre de Philippe DELERM, romancier haut normand : « Les chemins nous inventent » chez Stock.

Balades, flâneries… Il cherche le mot le plus léger pour dire ce que furent ces instants volés au ciel de Normandie. Les chemins nous inventent. Il faut laisser vivre les pas.

 

J’ai choisi cet extrait – BROCANTE SURREALISTE, qui relate la foire à la brocante de Montaure (27), village proche de Louviers, cher à mon cœur puisque c’est celui qui a bercé mon enfance. J’étais tous les week-ends chez mes grands-parents, agriculteur de profession, qui habitaient un hameau de Montaure : Les Fosses. Mes parents et mes beaux parents habitent actuellement dans cette localité. Je me suis marié à l’église de Montaure un 30 août. J’ai connu ma femme un mois d’août  lors de la fête de Montaure. Dans mon enfance, la foire de Montaure était un moment important dans l’année. Ce texte me rappelle beaucoup de souvenirs : les manèges, la foire à la brocante si particulière…

 

 

 

C’est quelque part dans la campagne. A Montaure, sans doute, puisque la foire à la brocante porte ce nom générique. Mais c’est déjà un no man’s land, où le plateau prend un air anonyme. Il y a quelques flonflons, une scène bon enfant où se déroule le très baroque concours du meilleur braiment – oui, l’âne est censé partager la vedette des choses du passé ; peut-être à cause de la mélancolie poignante de son regard.

Mais on sent bien que l’essentiel se trouve un peu plus loin, dans un cet espace vague où s’empilent des extravagances ordonnées en rangées parallèles. Le temps est incertain en ce dimanche d’août, et le ciel presque mauve donne à la sécheresse de l’été une tonalité étrange.

Des flèches de soleil passent çà et là, éblouissantes, avec une acuité artificielle, puis tout redevient lourd, opaque, dans un air tiède et menaçant. Curieux décor, curieux théâtre. D’un stand à l’autre, les propos échangés se veulent désinvoltes, un rien désabusés – il paraît que les gens achètent de moins en moins.

Mais cette bonhomie commerciale semble surtout destinée à dissiper ce que le spectacle pourrait avoir d’envoûtant, de presque fantastique. Toutes ces choses posées sur l’herbe, au milieu de rien. Tous ces petits résidus de destins, de passé, échoués sur le fond de champs immenses, à découvert.

Ce buste de femme, dont le visage pensif, presque douloureux, n’aurait qu’une tristesse sage à distiller sur fond de papier peint, de cheminée Napoléon III… Ici, le front devient immense à se découper sur le ciel, à s’éterniser sur la plaine. C’est comme une fièvre intérieure qui se mettrait à battre aux tempes, un petit air d’éternité glacée dans une songerie de cauchemar.

Une paysanne ? Peut-être, peut-être pas. Sous le foulard simple, les bandeaux de cheveux sont si soigneusement ourlés. Quelqu’un qui vous reproche d’être là, qui vous reproche d’être à vendre.

Le vent se lève, le mauve se fait noir. En quelques secondes, une averse torrentielle balaie les travées. Des parasols s’envolent, des journaux. On s’abrite sous les pommiers, dans les voitures. Puis l’orage tourne court aussi vite qu’il est venu, la brocante reprend ses droits.

Mais le regard de la statue va me poursuivre au long de toutes les allées. C’est avec lui que je découvrirai ce téléphone du début du siècle. On croirait y entendre la grand-mère de Proust, quand le narrateur de la Recherche dit à quel point la voix d’une personne peut traduire sa maladie, son usure, sa fragilité.

Et le regard de la statue s’éclaire d’une nostalgie souriante quand se déploient sur une nappe blanche les verres dorés des fêtes d’autrefois.

Plus loin, deux chevaux de bois ont cessé de tourner sur le manège des jours. Ils se découpent à présent sur fond de lampe, de vaisselle. Où sont passés les rires des enfants ? Mais le soleil revenu leur donne encore la force de lever la jambe vers le rêve d’un galop.

Sur la table ouverte à l’horizon des champs, de grands livres rouges aux pages dédorées dorment d’un soleil sommeil désolé. Quel enfant aurait encore la force de s’emparer de ces kilos d’aventures encombrantes, de s’embarquer dans cette odeur de vieux greniers ?

Et pourtant, rien qu’à les regarder, comme l’époque semble proche des distributions de prix officielles et guindées ! Mais toujours L’Ile au trésor, Robinson Crusoé ont pris leur vol sous d’autres formes. Alors les gros bouquins de luxe mort gardent pour eux leur papier si crémeux, leurs gravures funèbres et recherchées.

Au milieu de ces nobles ancêtres, les rebuts plus récents prennent un air pauvret, navrant. Quoi, déjà de la brocante, ces poupées Barbie, ces Albator fluorescents, ces séries de romans « Duo » ou « Harmonie » ? Plutôt une façon précipitée de vider sa mémoire en la troquant contre bien peu d’argent. Je préfère m’en revenir au trio de mannequins sans tête, aux chaises blondes en harmonie avec le cheval brun, si paisible dans son herbage.

Des bribes de passé flottant dans un tableau de Magritte : un appareil radio muet se découpe sur le ciel, une poupée sans jambes sourit, gracieusement penchée dans le parc à boulier. Tous ces fantômes du dedans qui goûtent un peu le vent, la piste des nuages. Le ciel a pris ce gris plombé des rêves obsédants. Les choses parlent avec les champs.

 

Voir également en complément d'autres articles sur montaure :

http://geneahist-goupil.over-blog.com/article-584774.html

http://geneahist-goupil.over-blog.com/article-1425079.html

 

 

 

Nom de la commune : Lamargelle
Région : Bourgogne
Département : Côte d’Or (21)
Code postal : 21 440
Population : 146 habitants
Superficie : 2575 hectares
Altitude : 350 mètres

 Situation : la commune est située à 40 Kms au nord-ouest de Dijon.

 Certains de mes ancêtres (branche Van Glabeke) sont originaires de cette commune au début du XVIIème siècle :

 FEBVRET (1), PETITOT (1),

 Ethymologie :

Lamargelle = la marge, le bord, car le village se trouvait en limite nord des terres de Saint-Seine (pays de marche)

HISTOIRE et PATRIMOINE  

Lamargelle est le site où s’étaient installées deux villas gallo-romaines : Versingue (sud) et les Mazières (est).

 

 

 

 

 

 

 

 

C'est au 12ème siècle, en 1188, que l'écuyer chevalier Pantonnerium ou Pautonnier, donna en gagerie aux religieux de St Seine tout ce qu'il avait depuis le territoire de Moloy, jusqu'à St Seine. 50 villages et hameaux dont Moloy et La Margelle (ancien nom de Lamargelle), sont alors rattachés à la mense abbatiale de St Seine(2) (confirmé par une bulle d 'Innocent IV datée de Lyon en 1245).

Source : Cartulaire de St Seine Papiers des Eglises où sont écrit les contrats d'achats, de ventes, d'échanges, privilèges, et autres chartres.

(2) Mense du latin "mensa" table où l'on mange. N'est plus utilisé dans ce sens. Devenu un terme Ecclésiastique qui signifie le revenu d'un Prélat ou d'une Communauté (dict. de Trévoux 1734).

 

 

 

 

 

 

Dans l'histoire de l'Abbaye de St Seine (située sur la commune de St-Seine-l’Abbaye : voir article déjà paru http://geneahist-goupil.over-blog.com/article-248936.html , on relève le passage suivant :
"Les préliminaires de paix de la Chassaigne près de Brion-sur-Ource (Côte-d'Or) définitivement ratifiés le
10 mars 1359 par le traité de Guillon en Auxois, avaient débarrassé la Bourgogne de l'invasion anglaise; mais, comme on ne s'avise toujours qu'après coup de prendre ses sûretés, on se mit alors à fortifier quelques bourgades et monastères. A cette époque le roi de France Jean Ier avait momentanément incorporé la Bourgogne à ses Etats, par suite de la mort du jeune duc Philippe de Rouvres, dont il avait épousé la mère Jeanne de Boulogne. Ce fut cette princesse qui permit ou ordonna à l'abbé Hugues de Montaigu de fortifier l'abbaye en 1358. Le bourg de St Seine le fut beaucoup plus tard . Guillaume de Vienne, successeur de l'abbé Hugues, fit construire peu après les châteaux forts de Moloy et de Lamargelle."

La Maison forte : commencée au XIVème siècle, puis embellie et fortifiée par Pierre II de Fontette, abbé de St Seine de 1397 à 1451. On peut penser que celle de Moloy est de la même époque. Les abbés de St Seine adoptèrent plus particulièrement comme lieu de plaisance le château de Lamargelle, qu'ils embellirent. Les abbés de Saint-Seine l’on construite pour abriter les archives de la communauté, protéger les habitants des brigandages et permettre aux autochtones de s’y réfugier durant les guerres intestines qui désolaient la France à cette époque. C'était une petite forteresse entourée de fossés et flanquée de 4 tours. Edifice médiéval transformé en habitation à la Révolution et partiellement détruit à partir de 1874.

De nos jours, il ne reste que le donjon et la chapelle, le colombier a été transformé en maison d’habitation.

Subsistent au dessus de l'entrée, les ouvertures qui permettaient de relever le pont-levis. L'on remarque également des meurtrières pour bouche à feu, et des créneaux en avancée (bretèches) d'où l'on pouvait lancer des projectiles sur les assaillants. Elle est la propriété d’une personne privée.

Les éléments protégés par les Monuments historiques (MH) : cour ; porte

date protection MH  1996/12/09 : inscrit MH partiellement

Maison forte ; sols de la cour ; vestiges de la porte d'entrée (cad. I 156, 157, 333) : inscription par arrêté du 9 décembre 1996

type d'étude   

recensement immeubles MH

N° notice

PA21000004

© Monuments Historiques, 1996

 

 

 

 

Eglise : construite entre 1805 et 1810, est de style empire avec son clocher en forme de "calotte" Elle contient des statues en pierre polychromée du XVème siècle de moines et d'évêques.

Moulins à eau : il en existe encore deux dont l'un est transformé en moulin auberge (à nouveau en état de marche). Outre le blé et le seigle, leur meule écrasait les graines d'œillette pour en extraire l'huile.

Lavoirs (3) : construits entre 1801 et 1810. Deux se trouvent en bordure de l'Ignon, un est alimenté par une source ; ils présentent une architecture semblable : ils appuient leur toiture sur un mur plein, tandis que face à la rivière, ils reposent sur de belles colonnes en pierre de taille du style empire : deux rangées de pierre à laver s'étagent le long des trottoirs pavés en hérisson. Près de l’un deux, une fontaine est vouée au culte de la déesse Epona. Jadis, on y baignait les chevaux le jour de la Saint Eloi. Le troisième a son toit soutenu par de fortes poutres en chêne (rue de Pellerey).

Calvaires (4) - du XVII et XVIIIème siècle : l'un près du lavoir, l'autre près de l'église.

Presbytère : construit à la fin du XVIIIème siècle par l’architecte qui reconstruisit l’église :  devenu bâtiment communal à la séparation de l’église et de l’état (aujourd'hui, bureau de poste).

Pigeonnier  - du XVIII-XIXème siècle : situé au centre du village, dans la cour d’une maison

Château - du XIXème siècle : construit par un capitaine de cavalerie, M. D’Artis.

Statuette de Sainte-Barbe : dans une rue

Roches Saint Claude, où jadis était érigée une chapelle : au nord est de la commune, superbe panorama.

Chef lieu de canton après la révolution.

Ressources et productions
Sablière.
Polyculture.
Vie locale
Fête : 21 août.
Chasse, pêche.
Artisanat rural.

Sources : Quid, Cartulaire de St Seine Papiers des Eglises, les Monuments Historiques, 1996.

Vous pouvez consulter d’autres articles déjà publiés dans la même rubrique « Les communes de nos ancêtres » :

 

-         Chef de Caux, ville disparue en 1370 (anc. Ste-Adresse – 76) : http://geneahist-goupil.over-blog.com/article-841038.html 

 

-         Acquigny (27) : http://geneahist-goupil.over-blog.com/article-635262.html  

 

-         Tribehou (50) : http://geneahist-goupil.over-blog.com/article-549261.html

 

-         Languédias (22) : http://geneahist-goupil.over-blog.com/article-494782.html

 

-         Mégrit (22) : http://geneahist-goupil.over-blog.com/article-489528.html

 

-         Louviers (27) : http://geneahist-goupil.over-blog.com/article-484350.html

-         Ste-Colombe-la-Commanderie (27) : http://geneahist-goupil.over-blog.com/article-280326.html

-         Champ-Dolent (27) : http://geneahist-goupil.over-blog.com/article-271890.html

-         St-Pierre-des-Cercueil (anc. St-Pierre-des-Fleurs - 76) : http://geneahist-goupil.over-blog.com/article-271876.html

-         Amfreville la Campagne (27) : http://geneahist-goupil.over-blog.com/article-271870.html

-         St-Seine-L’Abbaye (21) : http://geneahist-goupil.over-blog.com/article-248936.html

-         Cabourg (14) : http://geneahist-goupil.over-blog.com/article-246035.html

-         Le Molay-Littry (14) : http://geneahist-goupil.over-blog.com/article- 243224.html

  

 

 

 

Ste Adresse est la commune où est née ma femme Ginette PERIER (voir notre généalogie : http://gw1.geneanet.org/index.php3?b=sggoupil&lang=fr;p=ginette+berthe;n=perier).

Un évènement extraordinaire s'est produit au XIVe siècle.

En 1370, une belle cité, Saint Chef de Caux, fut anéantie par une prodigieuse tempête un peu au large du cap de la Hève (au Nord ouest de Ste Adresse – près du Havre [76]), en Normandie.

 

De nos jours, ses vestiges un temps entrevus par l’abbé Cochet du fait d’éléments ramenés jusque sur la grève, ne sont que sous cinq à dix mètres d’une eau souvent claire. Un peu d’eau sous laquelle de prodigieuses découvertes pourraient être faites dans l’avenir.

 

La cité était prospère, et elle possédait au moins une église célèbre partout en France pour posséder, entre autres reliquaires précieux, une tête d’or massif supposée contenir le crâne de Saint-Denis. Au Moyen Age, cette petite ville qui vivait uniquement par et pour la pêche, était donc malgré le siège d’importants pèlerinages centrés autour de ce chef de saint Denis qui d’ailleurs, donna une partie de son nom à la cité.  

 

En 1370, les chroniques attestent d’un formidable raz-de-marée qui attaqua sans prévenir les côtes voisines du Havre, et fut à l’origine d’effondrements du sol par plaques tectoniques entières. C’est dans ces conditions que Saint Chef de Caux s’effondra littéralement dans la mer, et d’un seul coup. De nos jours, les spécialistes qui ont étudié ce phénomène penchent pour un formidable tremblement de terre sous marin, entre la France et l’Angleterre, qui aurait soudainement provoqué un énorme effet de Tsunami. Ce n’est donc pas la vague géante qui aurait fait s’écrouler le socle qui, au large du Havre, soutenait cette cité, mais plus vraisemblablement le tremblement de terre lui-même. Après quoi la ville soudainement tombée au niveau des flots aurait été, en quelques minutes seulement, totalement submergée par la vague géante. Il y eut très peu de survivants à la catastrophe. En fait, à peine une poignée d’habitants qui bien sûr ne purent rien sauver, et trouvèrent refuge au château de Vitanval, manoir encore situé dans le bourg de Sainte-Adresse. Par la suite, l’eau aurait continué de recouvrir, avec peu de profondeur, l’emplacement maintenant balayé de l’ancienne cité.

 

En 1840, le célèbre abbé Cochet, grand archéologue normand, s’intéressa de près, mais avec les moyens de l’époque, aux vestiges de la cité disparue. Il avait en cela alerté par de nombreuses découvertes régulièrement faites par des pêcheurs sur les grèves même du pied du cap et dans les failles des rochers qui y saillissent. Ces découvertes étaient principalement des monnaies d’âges divers, des temps gallo-romains jusqu’au Moyen Age. Et figurez-vous que sans avoir eu seulement à se mouiller les pieds, profitant vraisemblablement des grandes marées, l’abbé Cochet collecta sur les grèves de nombreuses tuiles romaines, des poteries antiques intactes pour certaines, et même un très ancien baptistère. Ce en quoi il en déduisit qu’il avait mis la main sur ce lui-même qui avait autrefois orné l’église de la cité disparue. Or, cette découverte n’est pas sans intérêt, car si un tel élément a survécu, il se peut très bien qu’il en soit de même d’autres ornements provenant de cette église originelle, dont, pourquoi pas, la tête d’or renfermant le chef de Saint-Denis.

 

 

 

 

Dans l'état actuel de nos recherches, présence connue dans cette commune de la famille "branches Martin-Picard" de l'année 1847 à aujourd'hui.

Patronymes concernés : MARTIN, LETELLIER 

MARTIN : http://gw1.geneanet.org/index.php3?b=sggoupil&lang=fr;m=N;v=martin

LETELLIER : http://gw1.geneanet.org/index.php3?b=sggoupil&lang=fr;m=N;v=letellier

Acquigniciens.

Code postal : 27400.

Canton de Louviers-Sud. (voir en complément l'article sur Louviers : http://geneahist-goupil.over-blog.com/article-484350.html)

Superficie :1783 ha.

Altitude :16 à 140 m.

Population:1868 : 848 h. à Acquigny et 93 aux Planches. 1975:1006 h. 1990:1292 h. 1999:1488 h.

 

 

Autrefois : Aciniacus en 876.

Découverte d'objets et de débris de construction d'époque romaine.

En 1035, Roger de Tosny, seigneur d'Acquigny, donna l'église et quelques biens à l'abbaye de Conches. Son fils Raoul combattit à Hastings. Plus tard, on trouve, parmi les possesseurs de la seigneurie qui avaient le titre de baronnie, les familles de Montmorency, de Lavai, de Silly, dont Louis de Silly, seigneur de La Roche-Guyon dont sa veuve fit reconstruire le château à l'emplacement de l'ancienne forteresse. François de Silly fut tué lors du siège de La Rochelle. Le dernier seigneur fut Esprit Le Roux d'Esneval. Saint-Mauxe et Saint-Vénérand furent martyrisés à Acquigny. Un prieuré fut édifié en leur honneur.

château de Cambremont et château Robert. chapelle Saint-Lamberf détruite au XIX0. Scierie. Filatures. Fouleries.
Les Planches fut rattaché à Acquigny en 1971 et avait une église dédiée à Notre-Dame.

Aujourd'hui : église Sainte-Cécile agrandie au XVIII0, belle façade de la nef, portail à colonnes. Château XVI0, XVIII0, petit château et orangerie XVII0, X1X0, parc et cascades XVIIIo, XlXo, dépendances. Bel ensemble.
Site du château féodal. Chapelle Saint-Mauxe et Saint- Vénérand.
Musée du train miniature.
Ancien moulin Saint-Martin, poteries du moulin. Vieux lavoirs.
Maisons anciennes dont certaines à pans de bois sculptés. Personnage : Rousseau Henri (Paris 1816 - Acquigny 1887). Peintre. Il se fit connaître comme peintre animalier. Cours d'eau : l'Eure. L'lton. Divers : bois d'Acquigny, des Thilliers. Voie ferrée utilisée pour l'usine Fort- James à Hondouville. Chambres d'hôtes.
Hameaux ou écarts : Les Planches. Le Hamet. Becdal. Le Hom, une partie. Le Bout-du-Pont. La Grosse-Borne.

 

Population en 1836 :1138  en 2002 :519

Superficie : 997 hectares                              

Altitude : 10 mètres

 

Généralités historiques

Paroisse sous le patronage de sainte Anne.

Architecture civile

Village riche de nombreuses maisons en terre argileuse (masse), en particulier celles de la rue de l'Isle. Voir "L'abri gabare".

voir article, en complément : http://geneahist-goupil.over-blog.com/article-554025.html

Architecture sacrée

Eglise entourée du cimetière : mobilier et statuaire 18ème/19ème.

Site(s)

Rives de la Taute, entre ses confluents avec la Terrette et le Lozon.

Commune en plein cœur du Parc naturel régional des Marais du Cotentin (*)

Ressources et productions

Pâturages. Bovins (viande, lait). Laiterie coopérative.

Vie locale

Fête patronale : dim. suivant 26/7. Pêche, cyclotourisme. Sociétés sportives. Artisanat rural.

* : Notoire - ** : Exceptionnel - IMH : Inscrit Monument Historique
MH : Monument Historique - SI : Site Inscrit - SC : Site Classé

 

 

 

 

(*) Les Marais du Cotentin :

 

Un peu d’histoire : A l'origine au XVIIIème siècle, l'élevage s'est développé sur les basses prairies de la région. Les bonnes terres des coteaux bocagers voisins étaient réservées aux cultures et à la production du grain indispensables à l'agriculture traditionnelle tournée vers l'auto-consommation.
Les marais disponibles pour la pâture pendant 6 mois de l'année permettaient de nourrir d'importants troupeaux bovins.

Bocage et marais étaient associés dans une économie où l'élevage pouvait trouver plus de place que dans d'autres régions françaises. L'existence des marais était la condition nécessaire à l'équilibre de l'économie agricole.

Aujourd'hui ces espaces sont devenus des "terres" où les contraintes agronomiques sont fortes. S'ajoutant à l'évolution du contexte socio-économique, c'est finalement l'économie globale de la région qui peut être remise en cause avec des conséquences sociales et écologiques importantes.

En effet, la richesse des zones humides du Cotentin et du Bessin est liée à des pratiques extensives de fauche et de pâture.

La création
Le Conseil Régional de Basse-Normandie,
les deux Conseils Généraux de la Manche et du Calvados et l'Etat ont donc initié dès 1989 un projet de Parc naturel régional, portant sur un territoire de 145 000 hectares dont 25 000 hectares de zones humides.

La procédure du Parc naturel régional est, en France, la plus appropriée pour développer un programme d'action conciliant "protection de la nature et des paysages" et "développement économique". Créé en mai 1991, le Parc naturel régional des Marais du Cotentin et du Bessin a révisé sa charte en 1997 pour dix ans.

Cette révision a constitué une opportunité pour prolonger la dynamique de développement durable sur d'autres communes. Le territoire du Parc regroupe désormais 144 communes. Leur classement a été renouvelé par le décret ministériel no98-163 du 13 mars 1998.

 

Voir en complément l'article intitulé "Gabare" : http://geneahist-goupil.over-blog.com/article-306023.html 

Source : http://www.parc-cotentin-bessin.fr/tour_horizon/histoire.htm

 

Nos ancêtres sur Languédias sont :

La commune de Languédias (Langadiarn) fait partie du canton de Plélan-le-Petit. Languédias fait partie  de l'arrondissement de Dinan, du département des Côtes d'Armor (Bretagne). 

ETYMOLOGIE

Languédias vient du breton « lann » (ermitage) et de saint Catihern.

Fondation monastique du haut Moyen Age, Languédias est probablement l’ermitage où vivent, au VIème siècle, les deux prêtres bretons Catihern et Lovocat.

La paroisse s’appelait autrefois Langadias, forme qu’on trouve notamment en 1472. Elle appartenait au diocèse de Saint-Malo et c’était un prieuré-cure de l’abbaye de Beaulieu fondée vers 1160.

Le 17 juillet 1805 (décret du 28 messidor an XIII), Languédias a été érigé en paroisse succursale, détachée de la paroisse curiale de Plélan-le-Petit. Par l’ordonnance du 28 novembre 1834, le territoire communal a été augmenté de la section et enclave de Saint-René, précédemment en Mégrit, comprenant Beaulieu et dix autres villages. Saint-René aurait été érigé en paroisse succursale de Mégrit le 25 avril 1601. En 1876, le bourg a été transféré dans cette ancienne enclave.

    l’abbaye de Beaulieu

MONUMENTS

la croix Chemin (1732) ;

la croix au Roi (1684) ;

la croix de Bourrien ;

la croix du cimetière (XIV-XVème siècle) ;

le manoir de Kerinan ou Quérinan (XVII-XVIIIème siècle). On y trouva également en 1613, une chapelle érigée par François de Trémignon ;

l’ancien manoir abbatial de Beaulieu (XIIème siècle), anciennement appelé l’abbaye Notre-Dame-du-Pont-Pilard ;

la fontaine Saint-Armel (XIV-XVème siècle) ;

le moulin à eau de l’abbaye de Beaulieu ;

A signaler aussi :

un socle de potence (moyen âge), situé dans le bois de Quérinan ;

l’étang de Beaulieu (XVème siècle).

 

ANCIENNES MAISONS NOBLES

Vers 1160, Roland de Dinan a fondé l’abbaye de Beaulieu (abbaye de chanoines réguliers), qui porta d ‘abord, jusque vers 1190, le nom de Notre-Dame de Pont-Pilard. Vers 1590, l’abbaye fut pillée par les Huguenots et ses archives détruites.

La terre de Kerinan en Languédias fut érigée en vicomté pour François de Trémigon par lettres patentes de janvier 1598.

A la "montre" (réunion de tous les hommes d'armes) de Tréguier de 1481, on ne comptabilise la présence d'aucun noble de Languédias. 

Dans la liste des feudataires (teneurs de fief) des évêchés de Saint-Malo et Dol en 1480, on comptabilise la présence de 2 nobles de Languédias :

Jehan DE LA VALLE (10 livres de revenu) : porteur d’une brigandine et comparaît en archer ;

Guillaume HAMON (15 livres de revenu) : défaillant ;

 

Certains de nos ancêtres sont nés, ou se sont mariés, ou sont décédés dans la commune de Mégrit, dans les côtes d'Armor, comme :

 

La commune de Mégrit (Megrid) fait partie du canton de Broons. Mégrit fait partie  de l'arrondissement de Dinan, du département des Côtes d'Armor (Bretagne). 

 

 

ETYMOLOGIE

Mégrit vient du latin « maceria ».

En 1163, Rolland de Dinan fonde l’abbaye de Pont-Pilard, dite ensuite de Beaulieu, en faveur de l’ordre des augustins. Mégrit est alors un prieuré-cure de cette abbaye. Sous l’Ancien Régime, Mégrit était une paroisse du diocèse de Saint-Malo. Le territoire de Saint-René, comprenait l’ancienne abbaye de Beaulieu et formait une enclave dans la commune de Languédias. Cette enclave fut détachée de Mégrit pour être rattachée à Languédias, par ordonnance du 28 novembre 1834.

MONUMENTS

l’église Saint-Pierre et Saint-Paul (XIVème siècle), restaurée en 1784 et 1823 ;

l’ossuaire du cimetière (XVIIème siècle) ; 

le calvaire de Saint-Maudez (XVème siècle - 1781) ;

la croix de Leumé de la route de Jugon (XVème siècle), de Queslain (moyen âge), Verte (moyen âge), de la Ville-es-Rays et celle située près de l’église ; 

le manoir de Kergu (XVIIIème siècle), des Clos (XVIIème siècle), de Bonan ou Bonnan (XVIIème siècle), du Placis ou Plassis (XVIIème siècle), du Pingy, du Francoeur, du Val-Martel (XVIème siècle) ;

le presbytère (XVIII-XIXème siècle) ;

la maison du notaire (XVIIème siècle) ;

une maison du village de Francoeur (1775) ;

3 moulins dont le moulin à vent de Locria et les moulins à eau de la Burie, du Val-Martel ;

A signaler aussi :

le tertre de Kerlaron ou Quélaron (aujourd’hui saccagé) ;

la tombe de l’abbé de Rabec (XVIIIème siècle).

ANCIENNES MAISONS NOBLES

Au XIIème siècle, Henri et Guillaume de Mégrit sont mentionnés comme seigneurs du lieu.

A la "montre" (réunion de tous les hommes d'armes) de Saint-Brieuc en 1480 et de Tréguier en 1481, on ne comptabilise la présence d'aucun noble de Mégrit.  

Dans la liste des feudataires (teneurs de fief) des évêchés de Saint-Malo et Dol en 1480, on comptabilise la présence de 8 nobles de Mégrit :

Mathelin BARDOUL (5 livres de revenu) : comparaît revêtu d’une robe ;

Thomas CADIER, sr de Quelinan (100 livres de revenu) : porteur d’une brigandine et comparaît armé d’une jusarme ;

Jehan DE KERGU de Quergu (100 livres de revenu) : porteur d’une brigandine et comparaît en archer ;

Jehan DE LA FONTAINE (20 livres de revenu) : défaillant ;

Eonnet EGANT, représentée par Guillaume EGAN (30 livres de revenu) : porteur d’une brigandine et comparaît armé d’une hache ;

Robin LE PROVOST (20 livres de revenu) : défaillant ;

Guillaume MARTEL (20 livres de revenu) : défaillant ;

Roland MARTEL : porteur d’une brigandine et comparaît en archer ;

En synthèse :

Architecture civile

Manoirs de Kergu, des Clos, du Val-Martel, de Bonan, du Placis, du Pingy, du Francoeur.


Architecture sacrée

Eglise : vestiges 14ème et 15ème, retable du rosaire 18ème. Ossuaire du cimetière* 17ème (IMH). Plusieurs croix médiévales.

 


Site(s)

Vallées de Rocherel et de la Rosette. Tertre de Quélaron.


Ressources et productions

Carrières de pierre. Céréales, fourrage. Cidre. Porcins, bovins.


Vie locale

Fête communale : 2ème dim. sept.


Voir article http://geneahist-goupil.over-blog.com/article-442821.html en complément

 *: Notoire -: Exceptionnel - IMH : Inscrit Monument Historique
MH : Monument Historique - SI : Site Inscrit - SC : Site Classé

Je suis né à Louviers (27) ainsi que mon père Bernard GOUPIL, ma mère Andrée MARTIN et ma soeur Corinne :

http://gw1.geneanet.org/index.php3?b=sggoupil&lang=fr;p=bernard+armand+leopold;n=goupil

 

Généralités historiques

Site préhistorique nommé Loveris (endroit hanté par les loups - voir article qui évoque les toponymes qui portent la marque des loups : http://geneahist-goupil.over-blog.com/article-477529.html), jusqu’au 9ème, puis Locus Veris. Séjour de printemps, au moyen Age, propriété fiscale romaine, royale sous les mérovingiens, manoir ducal sous les normands, cédé en 1197 à l’archevêque de Rouen par Richard Cœur de Lion. Ce fut dès le 13ème une ville manufacturière dont les Anglais s’emparèrent au début 15ème et en furent chassés en 1440 par les habitants eux-mêmes qui, en récompense, reçurent de Charles VII des privilèges. Le parlement de Rouen dut s’y installer après le prise de Rouen par les protestants en 1562. Partisans des ligueurs, les habitants durent céder devant Henri IV. L’industrie du drap, si prospère au 13ème que la ville comptait autant d’habitants qu’aujourd’hui, fut relancée par Colbert qui la spécialisa dans la fabrique de draps fins (déclin à la Révolution). Les méthodes modernes du 19ème lui donnèrent un nouvel essor. Très endommagée au cours des bombardements de 1940 qui détruisirent la majeure partie du cœur ancien de la ville. Louviers a diversifié aujourd’hui ses activités. C’est la patrie du peintre Jean Nicole (17ème).

Architecture civile

Château du Pavillon. Château de la Rivette. Château de la vilette. Ancien manoir du colombier de la Carrière. Maison à pans de bois (IMH), rue aux Huiliers. Anciennes usines 19ème.

Louviers - rue de la prison -1840

Architecture sacrée

Eglise Notre-Dame (MH)** 13ème/14ème/15ème et 16ème : portail* ouest début 13ème avec au trumeau Notre-Dame-de-la-Délivrande 1607, portail nord flamboyant, portail sud** 1506 chef-d’œuvre de l’art flamboyant, nef 13ème à doubles collatéraux 15ème, chœur 13ème à doubles collatéraux, tour-lanterne début 13ème; vitraux 16ème, peinture murale 16ème de la chapelle des fonts baptismaux, tombeau 15ème de robert d’Acquigny, tableaux de Jean Nicole, nombreuses statues 15ème, Mise au tombeau 16ème, peintures sur bois 16ème, vantaux* des portails 16ème, buffet d’orgues 17ème provenant de l’abbaye de Bonport. Eglise Saint-Germain 13ème/14ème élevée à l’emplacement d’une chapelle 9ème : vantaux 16ème, statues 15ème, 16ème et 17ème. Ancien couvent et cloître des cordeliers 17ème. Ancien prieuré de Saint-Lubin (IMH) : chapelle 13ème voûtée 16ème.

Musée

Musée municipal : faïences de Rouen, Nevers, Delft; mobilier normand 16ème et 17ème, peintures, archéologie.

Site(s)

Forêt. Vallée de l’Eure*. Cèdre du Liban (SC)                     

Sources : www.quid.fr et livre  « origine des noms de villes et des villages de France »MH = monument historique ; IMH = inscrit au MH ; SC = site classé

Voir également les articles suivants, en complément :

- La visite de Napoléon dans la ville de Louviers en 1810 : http://geneahist-goupil.over-blog.com/article-284143.html

- Les mangeux de soupe de Louviers : http://geneahist-goupil.over-blog.com/article-273658.html

- Affaires de possession et de sorcellerie à Louviers en l'an 1643 : http://geneahist-goupil.over-blog.com/article-458448.html

 

Population : Commune de 588 habitants située entre le Neubourg  et Emanville.

Généralités historiques

Ste-Colombe-la-Commanderie (anc. nom : Ste-Colombe-la-Campagne) est célèbre pour la commanderie qu’y fonda Richard d’Harcourt. La commanderie de Saint-Etienne de Renneville, sur la commune de Sainte-Colombe-la-Campagne, était de loin la plus ancienne et la plus importante de la région. En 1147, Richard d’Harcourt, membre d’une des grandes familles normandes, fit construire à Sainte-Colombe, au diocèse d’Evreux, une chapelle Saint-Etienne qu’il donna, avec le fief, aux chevaliers du Temple, sans compter de nombreux immeubles et le patronage de Saint-Pierre d’Epreville, près du Neubourg. Richard d’Harcourt ne se borna d’ailleurs pas à donner des terres, il revêtit lui-même l’habit du Temple. Il ne faut pas le confondre avec son neveu, nommé lui aussi Richard d’Harcourt, qui combattit en Terre Sainte et participa au siège de Saint-Jean-d’Acre. Son nom figure, comme témoin, sur des lettres patentes par lesquelles le roi d’Angleterre Richard Cœur de Lion confirme aux grands-maîtres du Temple toutes les aumônes, immunités, franchises et coutumes qui leur avaient été octroyés dans ses Etats. Quant au premier Richard d’Harcourt, il finit ses jours comme Templier et fut enseveli dans le chœur de la commanderie de Renneville.

Le gisant existe toujours. En 1200, un autre membre de la famille, Robert d’Harcourt, apporte « confirmation de la donation de Saint-Etienne de Reneville ». Par le même acte, il confirme les donations faites par ses prédécesseurs, ainsi que tous les biens que les chevaliers, vavasseurs et homme de fief avaient pu concéder aux chevaliers du Temple, et renonce en leur faveur à tous les droits de justice et de seigneurie qui lui avaient été réservés. De plus, il fait don aux Templiers de l’église de Tilleul-Lambert, avec ses revenus et deux acres de terre dépendant d’un fief nommé Hémard, dont ils avaient la jouissance depuis longtemps. C’est dire que cette commanderie était la plus riche et la plus puissante de Normandie, tant par l’étendue de ses domaines que par les revenus qu’elle pouvait en tirer. Et au XIIIe siècle, d’autres donations s’ajoutèrent à celles de la famille d’Harcourt. Nous savon s qu’en 1312, quand les biens du Temple furent attribués aux Hospitaliers, la commanderie de Renneville disposait d’une étendue de terres comprenant cent quatre-vingt-dix acres de labours « affermés vingt sols tournois l’acre », ce qui était assez considérable. Le commandeur avait la main sur la moyenne et basse justice, et des droits divers sur les paroisses avoisinantes.

 Le siège de la commanderie se composait d’une grande maison flanquée de deux tours, d’une belle chapelle dédiée à Saint Etienne, d’une basse-cour, avec logement pour le fermier, comprenant cour, jardin, bosquets, ainsi que dix-huit acres de terres entourées de haies vives et de fossés situés le long du chemin du Neubourg à Saint-Melin. Par la suite, le manoir fut reconstruit par le commandeur des Hospitaliers Philippe de Mailly, à la fin du XVe siècle. Epargné par la tourmente révolutionnaire, l’édifice fut inexplicablement démoli en 1847. Il n’en reste que des pierres éparses, et quelques fûts de colonnes cannelées. On cherche en vain l’emplacement de la chapelle, et si l’on sait que le sous-sol contient des caveaux et des souterrains, aucune fouille n’a encore été entreprise pour retrouver des vestiges de ce qui a été la plus riche et la plus ancienne des commanderies de la Haute-Normandie. Y aurait-il, ici aussi, une volonté délibérée de cacher quelque chose ? N’y a t-il pas sur cet emplacement quelque secret qui dort, obstinément gardé et enfoui ? N’est-il pas possible d’envisager que cette commanderie ait conservé tout ou partie de ce problématique « Trésor » déménagé hors du Temple de Paris ?

Dans cette commune existait un ancien et célèbre relais de diligences.

Architecture civile

Grange dîmière* aux armes de Philippe de Mailly. Four banal. Maison* 15e s.. Ancien et célèbre relais de diligence (poste)*. Ancien presbytère. Portail de ferme*.

Architecture sacrée

Eglise Sainte-Colombe 16e et 18e : confessionnal 18e s.. Calvaire.

Site(s)

If de l’ancien cimetière (SC).

Ressources et productions

Pâturage. Bovins.

Vie locale

Fête communale : 2ème dim. Juill. Antiquaire. Naturaliste.

Sources : www.quid.fr et livre  « origine des noms de villes et des villages de France » MH = monument historique ; IMH = inscrit au MH ; SC = site classé. *: notoire -  **: exceptionnel

 

Dans l'état actuel de nos recherches, présence estimée de la famille "branches Goupil - Isabelle" dans les années 1750 environ.

Patronyme concerné : POSTEL

Champ-Dolentais. Code postal : 27190. Canton de Conches-en-Ouche. Superficie : 228 ha. Altitude:142 à 157 m.

Population:1868:63 h. 1975:41 h. 1990: 45h.1999:41 h.

Autrefois : Campus-Dolens.

De nombreux lieux-dits, plus rarement des villages portent ce nom. Champ-Dolent rappelle toujours des combats après lesquels on enterrait les victimes sur place. La découverte de débris d'armes diverses sur le territoire atteste encore ici cette théorie.

En 1183, Evrard de Champ-Dolent est cité dans une charte. De Quincarnon fut le dernier seigneur du village.

Aujourd'hui : église Notre-Dame XVII0, principalement en silex, avant-porche en colombages.

Pigeonnier circulaire en silex et pierre. Château fin XVIII0.

Divers: bois Miniret, des Vignes. Anciennes marnières.

Sources : www.quid.fr et livre  « origine des noms de villes et des villages de France » + le site Internet : siteur.free.fr

 

Dans l'état actuel de nos recherches, présence connue dans cette commune de la famille "branches Martin-Picard" dans les années 1840. 

               Patronymes concernés : MESNIL 

Les origines de Saint-Pierre-des-Fleurs

« Les rois de Neustrie aimaient à séjourner au coeur de leur royaume pourvu de forêts giboyeuses, près desquelles ils avaient aménagé des résidences royales .» écrit Marcel BAUDOT dans ses recherches sur les origines de l'Eure.
Le palais du Vaudreuil était l'une de ces résidences qui virent se succéder : CHILPERIC, CLOTHAIRE II, DAGOBERT, CARLOMAN. Les forêts où ils chassaient étaient les forêts de Bord, de Louviers et d'Elbeuf-sur-Seine et celle qui bordait l'Oison sur toute sa longueur.
Trente huit nécropoles mérovingiennes ont été repérées dans l'Eure au coeur de ces forêts, 22 dans le Vexin, les autres à Bueil, Saint-Pierre-des-Fleurs, Tournedos-sur-Seine, Martot, Saint-Pierre-du-Vauvray.....

C'est vers les VIII ème, IX ème et Xème siècles, que le catholicisme pénétra dans nos campagnes, quoique faisant peu d'efforts pour se mettre à la portée des ruraux abandonnés à eux mêmes et vivant de superstitions.
La constitution d'une paroisse était difficile. Il fallait un groupement important d'individus, une église ou un oratoire entretenu par un propriétaire aisé. Le curé, nommé était souvent illettré.

Les noms

Lors de sa séance du 03 juin 1924, le Conseil Municipal de St Pierre des Cercueils présidé par Mr GROULT maire en exercice, demande que le nom de la commune soit modifié et remplacé par Saint-Pierre-des-Fleurs.
Cette décision approuvée le 29 novembre par le Préfet de l'Eure, est publiée au Journal Officiel du 16 décembre 1924.
Les raisons invoquées par le Conseil Municipal étaient : « vu le nom lugubre de la commune si peu en harmonie avec son aspect riant et gai et surtout les inconvénients provenant des erreurs de la poste... » En effet, l'appellation « des cercueils » n'était pas exceptionnelle, rien qu'en Normandie, on trouvait quatre autres villages ayant ce nom..
On trouve déjà en 1257 : S.PETRUS DE SARQUEUS. Alors bien sûr, nous nous sommes interrogés sur l'origine de ce nom. Quelles sont les raisons qui avaient motivé nos ancêtres pour appeler ainsi notre village ? Malgré de nombreuses recherches dans la documentation existante aux Archives Départementales de l'Eure et aux Archives Nationales à Paris nous ne pouvons pas aujourd'hui affirmer que nous possédons La bonne explication. Aussi nous contenterons nous de rappeler celles qui ont été fournies par d'éminents historiens :
«Le nom de cette commune dérive d'une découverte très ancienne de sépultures antiques... » ( Abbé LE PREVOST mars 1869).
«Village où a eu lieu une découverte de sarcophages...» ( bulletin de la Société d'Etudes diverses de Louviers 1893/1897 ).
«ainsi nommée parce qu'en construisant l'église on a trouvé un grand nombre de cercueils en pierre » ( V.PANNIER ).
«Le surnom DES CERCUEILS vient d'un grand cimetière antique ou mérovingien qui se trouvait dans le voisinage... » ( Archives Nationales 1902 )

Nous vous laissons donc le soin de choisir parmi les réponses ci-dessus, celle qui vous semble le mieux convenir à la réalité des faits, en attendant que de futures recherches archéologiques et scientifiques apportent des réponses à notre curiosité.

Le blason

Lors de la séance du Conseil Municipal le 12 mai 1967, Mr Jean Constant ALLAIN, maire en exercice, informe les membres présents qu'il a fait étudier un projet d'armoiries pour Saint-Pierre-des-Fleurs par Mr Charles BRISSON, conservateur au musée d'Elbeuf. Ce projet est adopté à l'unanimité.
Le blason se décrit de la manière suivante : «D'azur, aux deux clés d'or croisées qui sont de Saint Pierre, au chef d'argent chargé de trois roses stylisées ».
Ces armoiries qui font honneur à notre village, sont aujourd'hui bien connues des habitants, elles ornent, entre autres, les véhicules municipaux, ainsi que les plaques des noms de rues.

* Le logo

Pour fêter l'avènement de l'an 2000, la commune s'est dotée d'un logo qui figure sur tous ses documents.

L'Oison

Bordé de saules et d'aulnes, c'est un petit cours d'eau qui donne son nom à une plaisante vallée, il longe Saint-Pierre-des-Fleurs au SUD , sur environ 2 km et sert de limite avec les communes de Saint-Ouen-de-Pontcheuil puis de "Bec-Thomas".
L'Oison prend sa source à Saint-Amand-des-Hautes-Terres et se jette dans la Seine à Saint-Pierre-lès-Elbeuf après un parcours de 17 km. Autrefois, il servait de frontière entre le pays de Rouen et celui d'Evreux. Au cours des siècles précédents, 17 moulins jalonnent son parcours, mais son manque de profondeur nécessite une retenue d'eau pour chaque moulin. L'eau ainsi captée retombe au dessus de la roue à " augets "du moulin et la fait tourner.
Au XVII ème siècle, il existe une loi autorisant les propriétaires des moulins, à détourner l'Oison pour remplir leur réserve d'eau :
«les étangs doivent se remplir la nuit, le seigneur doit laisser libre cours depuis soleil levant à soleil couchant »
Mais cette loi n'est pas respectée, ce qui occasionne de nombreux procès.

En parcourant la route touristique du circuit de l'Oison, nous avons parfois la chance de voir s'envoler un couple de hérons cendrés. En remontant son cours, nous arrivons au moulin de "ST Ouen de Pontcheuil", dernier exemplaire de ces nombreux moulins qui ont fait la richesse de la vallée.

L'Eglise

Peu après l'an mil, lorsque le territoire de St Pierre devint une paroisse, il fallait bien qu'il y eut une chapelle, où se situait-elle ? On peut penser qu'elle était bâtie à l'emplacement de l'église actuelle, sur un des points hauts du territoire et à la croisée de plusieurs voies antiques gauloises puis romaines.
L'église paroissiale qui lui a succédé est un édifice cruciforme orienté OUEST-EST comme les églises primitives. Cet édifice est terminé par une abside en hémicycle qui est la partie la plus ancienne de la construction et date du XIV ème siècle ; elle est épaulée par trois contreforts romans.
La nef du XV ème siècle est limitée par une façade en pierres taillées provenant de la vallée de la Seine ; cette nef a été remaniée plusieurs fois. Le clocher carré en charpente et sa flèche octogonale dateraient du XII ème siècle et étaient, à l'origine couverts par des " essentes " de châtaigniers, bois qui chasse les araignées et résiste à la pluie, mais pas à l'incendie. En 1743, on remplace le toit de châtaigniers par un toit d'ardoises. Dans le chevet deux très beaux vitraux l'un dédié à la « Pêche Miraculeuse » l'autre au « Martyre de St Pierre ».

La Population

Entre 1650 et 1750 on dénombre environ 200 habitants, puis de 1750 à 1962 la population variera peu pour se situer entre 350 et 500 habitants. A partir de 1962, elle croît rapidement pour atteindre 1249 au dernier recensement de 1999.
Avec une superficie constante de 279/280 hectares, on peut qualifier l'évolution de la population de St Pierre de normale. Malgré tout, on observe , et ce n'est pas une surprise, une modification profonde de sa structure. En effet, si en 1861, 121 personnes sur 411 vivaient de l'agriculture soit 29,44%, en 1990 on en compte moins de 2 % !.

Enfin, si, comme le prétend la tradition, les Anciens venaient chercher le bon air à St Pierre, on remarquera que notre village, lieu de repos, loin du tintamarre des grandes cités, a su conserver le caractère convivial qui en constitue tout le charme.

Extraits du livre : HISTOIRE DE SAINT PIERRE DES FLEURS
Anciennement : SAINT PIERRE DES CERCUEILS 137 pages, juillet 1994
Il reste quelques exemplaires que l'on peut acquérir en mairie.

Population : 880 habitants

Superficie : 664 hectares

Altitude : 150 à 166 mètres

 

Dans l'état actuel de nos recherches, présence connue dans cette commune de la famille "branche Coplo-Martin" de 1814 à 1893.

Patronymes concernés : COPLO, LEBLANC, MESNIL, MORDRET

 

Généralités historiques  

Ancienne cité gauloise à mi-chemin entre Elbeuf et Le Neufbourg, dans la vallée de l’Oison.

Au XIe, Amfreville appartenait au seigneur normand Gernagois. On trouve parmi les possesseurs de la seigneurie, les familles d'Ussy, de Gauville, du Goupil et dans les derniers temps avant la Révolution, la famille Puchot.

Prieuré fondé au XIe  par les abbés de la Trinité-du-Mont-Sainte-Catherine. L'église fut donnée au 11ème à l'abbaye de la Trinité du Mont-Sainte-Catherine.

Combats pendant la Ligue et la Fronde. 

Architecture civile  

Château 18ème (*). Dans le parc, tour carrée du XVIe siècle, vestige de l'ancien château et pigeonnier circulaire en briques.

(*) On y trouve un tableau de Van Loo (1725) représentant la Dédicace de la cathédrale de Rouen à la Vierge .

Architecture sacrée  

Un de nos ancêtres (branche Goupil), MESNIL Louis Casimir (1814-1888), exerçaient en l’église d’Amfreville la Campagne le métier de sonneur de cloche :

Eglise néo-gothique Notre-Dame de la fin du 19ème dans le même style que la tour 16ème,  contre table 17ème. Chapelle du prieuré Saint-Aubin des Fresnes 12ème, remaniée 16ème et 17ème.

Site(s)  

Vallée de l’Oison.

Ressources et productions  

Céréales, pépinières. Bovins. Chevaux. Coopérative agricole

Vie locale  

Fête communale : Pâques. Equitation. Antiquaire.

Marché le jeudi. Foires le mardi de Pâques et le jour de la Fête-Dieu.

Armoiries : d'azur à trois glands d'or, les coques de sinople, posés 2 et 1.

Hameaux ou écarts : Le Bosc-Harel. Inglemare. Saint-Aubin-des-Frênes.

Sources : www.quid.fr et livre  « origine des noms de villes et des villages de France » + le site Internet : siteur.free.fr

MH = monument historique ; IMH = inscrit au MH ; SC = site classé. *: notoire -  **: exceptionnel

 

Commune de Saint-Seine-l'Abbaye

Arrondissement

DIJON

Code INSEE

21573

Code postal

21440

Population
    En 1982 : 309 hab
    En 1989 : 326 hab
    En 1999 : 394 hab

 

Altitude
   
451 mètres

 

 

Maire

Monsieur Christian MYON

 

Généralités historiques

Siège d'une abbaye bénédictine fondée au 6ème par saint Sequanus (Seine), fils du comte de Mesmont. Ravagée puis relevée en 981, elle connut son apogée au 13ème.

Seine... Qui songerait, de nos jours, à baptiser ainsi son enfant ? Il a pourtant bel et bien existé ce Seine qui a donné son nom au village. Il s'appelait, originellement, "Sigo", s'était fait moine au VIe siècle à Moutiers-Saint-Jean, avant de s'installer dans la forêt de Cestres, aujourd'hui modeste hameau du canton. C'est lui qui fut l'initiateur de ce qui allait devenir l'une des plus puissantes abbayes bourguignonnes, son patronyme évoluant au fil du temps en « Soigne », puis en « Seigne ». Une appellation qu'il fut facile d'assimiler à la Seine toute proche et qu'on latinisa en « sanctus Sequanus », ce qui lui conféra son nom définitif de Saint-Seine. Joli détour de l'étymologie. Pourtant, le jeune et vigoureux abbé n'était pas le fils, même spirituel, de la païenne déesse Sequana. Pour preuve : avec ses moines, il entreprit de construire les bâtiments primitifs du monastère, défrichant plusieurs des terrains alentour et multipliant les guérisons et miracles. Sigo meurt en 581.

Bien plus tard, l'abbé Olivier va entreprendre la construction de l'abbatiale. Nous sommes au début du XIIIe siècle. Un incendie va ruiner ses efforts en 1255, n'épargnant que le chœur et le croisillon nord. Du monastère qui se développait au sud de l'église il ne reste, de nos jours, que des bâtiments du XVIIIe. Il n'empêche : cet édifice est le plus ancien du gothique bourguignon avec son porche couvert du XVe, sa nef à quatre travées et collatéraux, puis ses stalles sculptées du XVIIIe. Elles sont le chef-d'œuvre de Guillaume Theiss, artisan luxembourgeois installé au pays, et remplaçant celles du siècle précédent installées par Jean IV de Blaisy.

Pourquoi cet acharnement à magnifier l'antique abbatiale ? Parce que, de la plus haute antiquité, Saint-Seine-l'Abbaye a été un lieu stratégique, point de passage quasi obligé entre les brumes du nord de la France et le ciel azuréen du Midi. La route nationale 71, tortueuse à loisir dans les abords de la commune, n'est d'ailleurs que la fille puînée de l'antique route de l'ambre et de l'étain. Si, pendant plusieurs siècles, l'histoire de Saint-Seine s'est confondue avec celle de son abbaye, elle a retrouvé, à l'aube du XXIe siècle, ce que son maire estime être sa véritable dimension : « celle d'un chef-lieu de canton rural, mais résolument tourné vers l'avenir, dont la croissance et l'évolution lui permettent d'être remarqué dans le nord Côte-d'Or ».

 

Vestiges préhistoriques et antiques

Couvercle de sarcophage sculpté gallo-romain, à l'hôtel de la Poste.

Architecture civile

Ancien palais abbatial* (IMH), reconstruit 18ème. Bas-relief 12ème, encastré dans le mur d'une maison. La Grande-Fontaine, alimentant le lavoir. Fontaine de la Samaritaine* (MH) 18ème ornée d'un bas-relief. Porte du Lion 14ème, reste des fortifications de l'abbaye.

Architecture sacrée

Eglise, ancienne abbatiale** (MH) 13ème remaniée 14ème/15ème, restaurée 19ème : nef de 4 travées à collatéraux, transept, choeur à chevet plat, 4 chapelles latérales carrées, portail 15ème, pignon à crochets entre 2 tours carrées, fenêtres flamboyantes, rosace 13ème/14ème ; clôtures de pierre 15ème et 16ème, boiseries 18ème, ancien jubé flamboyant 15ème, stalles sculptées* 18ème, pierres tombales d'abbés du 14ème au 17ème, peintures murales* 16ème, statues 15ème et 16ème, retable 17ème, cloche 15ème. 2 Vierge 16ème, dans des niches, rue Gambetta et rue Général-Dufour.

Site(s)

Vallée de l'Ougne, ou ruisseau de Si seine.

Ressources et productions

Céréales, fourrage, cultures maraîchères. Elevage. Spécialités gastronomiques. Coopérative céréalière.

Vie locale

Village fleuri, station climatique d'été*. Foire : 30/12. Fête : 3ème dim. sept. Randonnées pédestres. Camping.

: Notoire - : Exceptionnel - IMH : Inscrit Monument Historique
MH : Monument Historique - SI : Site Inscrit - SC : Site Classé

 

 

Saint-Seine-l'Abbaye

L'abbatiale et ses fresques

 

Ce n'est qu'à la fin du XIVe siècle et au début du XVe que l'abbatiale fut achevée grâce à trois hommes : l'abbé Guillaume de Vienne qui finança les travaux, Jehan de Blaisy (dont la tombe est toujours identifiable puisqu'un squelette figure dessus !) et l'abbé Pierre de Fontette qui fit élever la tour nord. L'abbatiale de Saint-Seine s'honore du titre de première église gothique de Bourgogne.

Il faut, toute affaire cessante, y découvrir la fresque de la clôture nord qui illustre la vie de Saint-Seine - elles datent de 1504 - deux rangées de 21 tableautins. Côté sud, l'œuvre remonterait à 1521 et les tableaux sont de taille plus conséquente. Tel l'Arbre de Jessé, un arbre généalogique au sommet duquel resplendit la Vierge Marie et dont chaque branche porte un roi de Juda. Pendant la Révolution, toutes ces fresques subiront des dégradations, destructions et inscriptions. Classées au registre des monuments historiques en 1908, elles ont été, petit à petit, réhabilitées et restaurées.

Sources : www.quid.fr et livre  « origine des noms de villes et des villages de France »

 

 

Cabourg** - La charmeuse


Surnommée « la romantique » la ville a un indéfinissable charme.  


Généralités historiques : Créée de toutes pièces en 1860, la station balnéaire de Cabourg a été dessinée en éventail à partir du pôle central que forment le casino et le Grand Hôtel ; celui-ci fut pris pour modèle, par Marcel Proust, de la station de Balbec, dans "A l'ombre des jeunes filles en fleur".

Architecture civile : Casino. Grand Hôtel. Villas second Empire.

Architecture sacrée : Eglise 1930.

Site* : Plage et front de mer* avec promenade dite "Marcel Proust".

Vie locale : Station balnéaire et touristique*. Marché : merc., vend., quotidien de juin à sept. Fête patronale et communale : 3ème dim. sept. Casino ouvert toute l'année. Hippodrome. Courses : juin, juill., et août. Baignades, pêche, voile, équitation, motonautisme. Golf de Cabourg Le Home : 18 trous, 5 234 m. Salons, expositions, manifestations à l'hippodrome : 2 000 m2 d'exposition. Petit train touristique dans la ville : juil. et août. Camping. Club de jeunes. Office du Tourisme.

* : Notoire - ** : Exceptionnel - IMH : Inscrit Monument Historique MH : Monument Historique

- SI : Site Inscrit - SC : Site Classé

 Sources : quid.fr ; Pays de Normandie

Le Molay-Littry est coeur du Bessin, sur des axes routiers importants près de la future autoroute Paris - Cherbourg et de la RN Bayeux - St - Lô, sur la ligne du chemin de fer Paris - Cherbourg ( gare), à 30 minutes de Caen, à 10 minutes de Bayeux.Le Molay-Littry est situé au coeur du Bessin, sur des axes routiers importants près de la future autoroute Paris - Cherbourg et de la RN Bayeux - St - Lô, sur la ligne du chemin de fer Paris - Cherbourg ( gare), à 30 minutes de Caen, à 10 minutes de Bayeux. 

Dans l'état actuel de nos recherches, présence connue de la famille "branche Touzard-Ozanne" de l' année 1760 à 1933.

Population : 2508 habitants. Commune située en bordure de la forêt de Cerisy, entre Isigny sur Mer et Bayeux, ce tranquille petit village du Calvados connut à une époque une intense activité grâce à sa mine de charbon.

Généralités historiques

Au Molay qui sera rattaché au Molay-Littry a vécu une famille célèbre les "Bacon", seigneur du Molay qui ont été source d'inspiration pour des poèmes et ou des légendes.  

Le Marquis de Balleroy, maître de forge et propriétaire d’une puissante forge, cherchait un nouveau combustible pour remplacer le bois devenu rare et coûteux. Un matin de novembre 1741, un de ses ouvriers, parti quérir de la tourbe dans le hameau de Littry, découvrit par hasard une pierre dure et noire, il venait de mettre le pied sur un affleurement de houille. Le premier puit fut ouvert dès 1743 et s’appela « Fosse Le Sauvage n°1 ». En 1744, Louis XV lui accorda à vie une concession de 60 Km de long sur 23 Km de large; mais de mauvais résultats financiers devaient conduire le marquis à céder la concession à un groupe de financiers parisiens qui fondèrent en 1747 la COMPAGNIE DES MINES DE LITTRY. C’est ici que fut employée pour la première fois en 1802 la machine à vapeur d’extraction construite par Périer. La mine se développa et connut des années de prospérité jusqu’à la fin du XIXe siècle où la concurrence du charbon anglais et l’inondation des fosses entraînèrent sa perte en 1880. On avait extrait plus d’1 million 200 mille tonnes de charbon à maréchal et chaufournier de l’ancien bassin. 600 mille autres furent tirées de la fosse de Fumichon entre 1845 et 1880, le dernier des directeurs, M. Tarnier, ne démérita pas par rapport à ses grands prédécesseurs. Seulement, les conditions économiques devenues hostiles ne permirent pas l’ouverture de ce 3e puit prévue à St Martin de Blagny—plus proche de la voie ferrée—et dont la Compagnie avait adoptée le principe de creusement au vu de l’étude de l’ingénieur Vieillard. Aimé OZANNE (branche Touzard-Ozanne) a été une des gueules noires du Bessin. Il a exercé la profession d'ouvrier aux mines de Littry pendant plus de 25 ans (d'une manière certaine de 1844 à 1869). En 1874, juste après la parution de son ouvrage, on avait lancé une voie de reconnaissance, la « voie Galland », parallèlement à la rivière de l’Esque. Mais les projets n’aboutirent pas et en 1880 l’exploitation de la mine s’arrêta définitivement. La mine fut de nouveau exploitée de 1945 à 1950. Le dernier massif prospecté ( 3 millions de tonnes) reste inexploité.  

Architecture civile

Terrassement du château du Molay. Château de la rivière. Ferme de St-Clair. Moulin de Marcy.

Architecture sacrée

Église néo-gothique St-Clair du Molay, consacrée le 29 octobre. Elle a été construite, à partir du 19 mars 1862, en remplacement de l’ancienne église St-Nicolas, convertie en chapelle St-Clair située plus bas dans le cimetière: autel 18e.Eglise de Littry (IMH) : chœur 12e/13e. Chapelle de la Mine 20e : toile représentant Ste Barbe.

Musées

1)       Situé sur l’ancien site minier de Littry, unique bassin houiller de Normandie, le Musée de la Mine **, inauguré en 1902, est l’un des doyens des musées miniers français. Autour de la célèbre pompe à feu des Frères Périer**, unique en France, les collections évoquent l’environnement quotidien des mineurs et l’évolution des techniques d’extraction du XVIIIe s. au milieu du XXe  s., avec notamment la réduction au 1/10 e d’un carreau de mine, maquette animée d’une remarquable précision, présentée à l’Exposition Universelle de Paris en 1900. La reconstitution d’une galerie de mine** vous plongera dans l’univers des « gueules noires » de Littry.

2)       Ferme-moulin composée d’un ensemble de bâtiments ruraux des XVIIIe et XIXe s., le Moulin de Marcy est implanté dans un cadre naturel enchanteur.

Site(s)

Étang de Bel-Air. Forêt de Cerisy*

Ressources et productions

Argiles. Bovins. Fromagerie. Briqueterie. Carreaux de terre cuite.

Vie locale

Marché : jeudi. Marché à l’ancienne : dim. en juil. et août (au Moulin de Marcy). Foire :dernier jeudi mai, 3e jeudi oct. Fête patronale :17/6, 1er dim. d’août; communale : dim. Avant Pentecôte. Cyclotourisme, randonnées pédestres. Associations. sportive. et de musique. Foire à la brocante.  

Sources : www.quid.fr et livre  « origine des noms de villes et des villages de France » MH = monument historique ; IMH = inscrit au MH ; SC = site classé. *: notoire -  **: exceptionnel

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