NOTRE BUT

Passionné de génealogie et d'histoire, je souhaite partager mes recherches. Ce blog est le prolongement de l'arbre généalogique de la famille GOUPIL - PERIER avec comme de-cujus mes enfants :

http://gw1.geneanet.org/index.php3?b=sggoupil.

 

La pratique de la généalogie évolue : faire des arbres avec des noms et des dates reste assez limité ; en tant que généalogiste, je suis également curieux de notre histoire familiale. Pour donner une image, le corps humain est composé d'un squelette, mais aussi d'organes et de chair. En généalogie, c'est la même chose. Il est important de faire des recherches en vue de comprendre la vie quotidienne de nos ancêtres : quel métier exerce-t'il, pourquoi untel a migré dans une autre région, etc. 

 

Ce blog a pour but de publier simplement des articles sur des thèmes de recherches (généalogie, histoire), partager des dossiers, de façon à les rendre consultables par des internautes (généalogistes, historiens, amateurs ou professionnels). Vous avez la possibilité de les commenter.

N'hésitez-pas à me communiquer l'adresse de vos blog et ainsi créer un vrai réseau, et établir de vrais contacts entre des personnes qui partagent les mêmes passions que moi.

N'hésitez-pas également à vous inscrire à la newsletter (voir pavé de droite) et devenir ainsi un abonné afin de recevoir les nouveaux articles mis en ligne. 

 

 

"On peut reconnaître assez facilement l'histoire officielle d'un pays, la liste des rois, de ses ministres, de ses guerres, de ses traités, et cependant la véritable histoire n'est pas là, c'est dans les masses profondes des travailleurs de tout ordre que réside la vie réelle de la Nation" - Edouard Herriot (1er mai 1909).  

 

Recherche

Calendrier

Mai 2008
L M M J V S D
      1 2 3 4
5 6 7 8 9 10 11
12 13 14 15 16 17 18
19 20 21 22 23 24 25
26 27 28 29 30 31  
<< < > >>

livres lus

- Généalogie de L'Europe - ATLAS DE LA CIVILISATION OCCIDENTALE - Sous la direction de Pierre Lamaison - conseiller historique Pierre Vidal-Naquet, Hachette Livre, 1994 :

Autour de Pierre Lamaison, une équipe d'historiens et d'anthropologues de haut niveau offre au public une généalogie de l'Europe, de la préhistoire au XXe siècle. De conception inédite, cet atlas illustré de 450 documents en couleurs, propose, à travers 80 tableaux généalogiques associés à 160 cartes en couleurs, des clés pour comprendre des phénomènes de longue durée dispersés sur une aire géographique très vaste qui rendent compte de l'unité et la variété politiques et culturelles de l'Europe actuelle.


 - Physiologos Le bestiaire des bestiaires, traduit du grec, éd. Jérôme Millon : voir l'article => http://geneahist-goupil.over-blog.com/article-991736.html


Je vous conseille de lire le livre de Jean-Louis Brunaux : "Les gaulois" - collection "Guide Belles Lettres de Civilisations" publiés aux Editions Les Belles Lettres (2005)... suite - voir l'article => http://geneahist-goupil.over-blog.com/article-1275187.html

Recommander

Cliquez ici pour recommander ce blog

Images Aléatoires

W3C

  • Feed RSS 2.0
  • Feed ATOM 1.0
  • Feed RSS 2.0

« Nos traces en ce monde sont les plus lourdes là où nos pas furent les plus légers. »

 

Jean GIRAUDOUX

 

 

Je voulais vous faire partager ce très bel extrait du livre de Philippe DELERM, romancier haut normand : « Les chemins nous inventent » chez Stock.

Balades, flâneries… Il cherche le mot le plus léger pour dire ce que furent ces instants volés au ciel de Normandie. Les chemins nous inventent. Il faut laisser vivre les pas.

 

J’ai choisi cet extrait – BROCANTE SURREALISTE, qui relate la foire à la brocante de Montaure (27), village proche de Louviers, cher à mon cœur puisque c’est celui qui a bercé mon enfance. J’étais tous les week-ends chez mes grands-parents, agriculteur de profession, qui habitaient un hameau de Montaure : Les Fosses. Mes parents et mes beaux parents habitent actuellement dans cette localité. Je me suis marié à l’église de Montaure un 30 août. J’ai connu ma femme un mois d’août  lors de la fête de Montaure. Dans mon enfance, la foire de Montaure était un moment important dans l’année. Ce texte me rappelle beaucoup de souvenirs : les manèges, la foire à la brocante si particulière…

 

 

 

C’est quelque part dans la campagne. A Montaure, sans doute, puisque la foire à la brocante porte ce nom générique. Mais c’est déjà un no man’s land, où le plateau prend un air anonyme. Il y a quelques flonflons, une scène bon enfant où se déroule le très baroque concours du meilleur braiment – oui, l’âne est censé partager la vedette des choses du passé ; peut-être à cause de la mélancolie poignante de son regard.

Mais on sent bien que l’essentiel se trouve un peu plus loin, dans un cet espace vague où s’empilent des extravagances ordonnées en rangées parallèles. Le temps est incertain en ce dimanche d’août, et le ciel presque mauve donne à la sécheresse de l’été une tonalité étrange.

Des flèches de soleil passent çà et là, éblouissantes, avec une acuité artificielle, puis tout redevient lourd, opaque, dans un air tiède et menaçant. Curieux décor, curieux théâtre. D’un stand à l’autre, les propos échangés se veulent désinvoltes, un rien désabusés – il paraît que les gens achètent de moins en moins.

Mais cette bonhomie commerciale semble surtout destinée à dissiper ce que le spectacle pourrait avoir d’envoûtant, de presque fantastique. Toutes ces choses posées sur l’herbe, au milieu de rien. Tous ces petits résidus de destins, de passé, échoués sur le fond de champs immenses, à découvert.

Ce buste de femme, dont le visage pensif, presque douloureux, n’aurait qu’une tristesse sage à distiller sur fond de papier peint, de cheminée Napoléon III… Ici, le front devient immense à se découper sur le ciel, à s’éterniser sur la plaine. C’est comme une fièvre intérieure qui se mettrait à battre aux tempes, un petit air d’éternité glacée dans une songerie de cauchemar.

Une paysanne ? Peut-être, peut-être pas. Sous le foulard simple, les bandeaux de cheveux sont si soigneusement ourlés. Quelqu’un qui vous reproche d’être là, qui vous reproche d’être à vendre.

Le vent se lève, le mauve se fait noir. En quelques secondes, une averse torrentielle balaie les travées. Des parasols s’envolent, des journaux. On s’abrite sous les pommiers, dans les voitures. Puis l’orage tourne court aussi vite qu’il est venu, la brocante reprend ses droits.

Mais le regard de la statue va me poursuivre au long de toutes les allées. C’est avec lui que je découvrirai ce téléphone du début du siècle. On croirait y entendre la grand-mère de Proust, quand le narrateur de la Recherche dit à quel point la voix d’une personne peut traduire sa maladie, son usure, sa fragilité.

Et le regard de la statue s’éclaire d’une nostalgie souriante quand se déploient sur une nappe blanche les verres dorés des fêtes d’autrefois.

Plus loin, deux chevaux de bois ont cessé de tourner sur le manège des jours. Ils se découpent à présent sur fond de lampe, de vaisselle. Où sont passés les rires des enfants ? Mais le soleil revenu leur donne encore la force de lever la jambe vers le rêve d’un galop.

Sur la table ouverte à l’horizon des champs, de grands livres rouges aux pages dédorées dorment d’un soleil sommeil désolé. Quel enfant aurait encore la force de s’emparer de ces kilos d’aventures encombrantes, de s’embarquer dans cette odeur de vieux greniers ?

Et pourtant, rien qu’à les regarder, comme l’époque semble proche des distributions de prix officielles et guindées ! Mais toujours L’Ile au trésor, Robinson Crusoé ont pris leur vol sous d’autres formes. Alors les gros bouquins de luxe mort gardent pour eux leur papier si crémeux, leurs gravures funèbres et recherchées.

Au milieu de ces nobles ancêtres, les rebuts plus récents prennent un air pauvret, navrant. Quoi, déjà de la brocante, ces poupées Barbie, ces Albator fluorescents, ces séries de romans « Duo » ou « Harmonie » ? Plutôt une façon précipitée de vider sa mémoire en la troquant contre bien peu d’argent. Je préfère m’en revenir au trio de mannequins sans tête, aux chaises blondes en harmonie avec le cheval brun, si paisible dans son herbage.

Des bribes de passé flottant dans un tableau de Magritte : un appareil radio muet se découpe sur le ciel, une poupée sans jambes sourit, gracieusement penchée dans le parc à boulier. Tous ces fantômes du dedans qui goûtent un peu le vent, la piste des nuages. Le ciel a pris ce gris plombé des rêves obsédants. Les choses parlent avec les champs.

 

Voir également en complément d'autres articles sur montaure :

http://geneahist-goupil.over-blog.com/article-584774.html

http://geneahist-goupil.over-blog.com/article-1425079.html

 

 

 

Nom de la commune : Lamargelle
Région : Bourgogne
Département : Côte d’Or (21)
Code postal : 21 440
Population : 146 habitants
Superficie : 2575 hectares
Altitude : 350 mètres

 Situation : la commune est située à 40 Kms au nord-ouest de Dijon.

 Certains de mes ancêtres (branche Van Glabeke) sont originaires de cette commune au début du XVIIème siècle :

 FEBVRET (1), PETITOT (1),

 Ethymologie :

Lamargelle = la marge, le bord, car le village se trouvait en limite nord des terres de Saint-Seine (pays de marche)

HISTOIRE et PATRIMOINE  

Lamargelle est le site où s’étaient installées deux villas gallo-romaines : Versingue (sud) et les Mazières (est).

 

 

 

 

 

 

 

 

C'est au 12ème siècle, en 1188, que l'écuyer chevalier Pantonnerium ou Pautonnier, donna en gagerie aux religieux de St Seine tout ce qu'il avait depuis le territoire de Moloy, jusqu'à St Seine. 50 villages et hameaux dont Moloy et La Margelle (ancien nom de Lamargelle), sont alors rattachés à la mense abbatiale de St Seine(2) (confirmé par une bulle d 'Innocent IV datée de Lyon en 1245).

Source : Cartulaire de St Seine Papiers des Eglises où sont écrit les contrats d'achats, de ventes, d'échanges, privilèges, et autres chartres.

(2) Mense du latin "mensa" table où l'on mange. N'est plus utilisé dans ce sens. Devenu un terme Ecclésiastique qui signifie le revenu d'un Prélat ou d'une Communauté (dict. de Trévoux 1734).

 

 

 

 

 

 

Dans l'histoire de l'Abbaye de St Seine (située sur la commune de St-Seine-l’Abbaye : voir article déjà paru http://geneahist-goupil.over-blog.com/article-248936.html , on relève le passage suivant :
"Les préliminaires de paix de la Chassaigne près de Brion-sur-Ource (Côte-d'Or) définitivement ratifiés le
10 mars 1359 par le traité de Guillon en Auxois, avaient débarrassé la Bourgogne de l'invasion anglaise; mais, comme on ne s'avise toujours qu'après coup de prendre ses sûretés, on se mit alors à fortifier quelques bourgades et monastères. A cette époque le roi de France Jean Ier avait momentanément incorporé la Bourgogne à ses Etats, par suite de la mort du jeune duc Philippe de Rouvres, dont il avait épousé la mère Jeanne de Boulogne. Ce fut cette princesse qui permit ou ordonna à l'abbé Hugues de Montaigu de fortifier l'abbaye en 1358. Le bourg de St Seine le fut beaucoup plus tard . Guillaume de Vienne, successeur de l'abbé Hugues, fit construire peu après les châteaux forts de Moloy et de Lamargelle."

La Maison forte : commencée au XIVème siècle, puis embellie et fortifiée par Pierre II de Fontette, abbé de St Seine de 1397 à 1451. On peut penser que celle de Moloy est de la même époque. Les abbés de St Seine adoptèrent plus particulièrement comme lieu de plaisance le château de Lamargelle, qu'ils embellirent. Les abbés de Saint-Seine l’on construite pour abriter les archives de la communauté, protéger les habitants des brigandages et permettre aux autochtones de s’y réfugier durant les guerres intestines qui désolaient la France à cette époque. C'était une petite forteresse entourée de fossés et flanquée de 4 tours. Edifice médiéval transformé en habitation à la Révolution et partiellement détruit à partir de 1874.

De nos jours, il ne reste que le donjon et la chapelle, le colombier a été transformé en maison d’habitation.

Subsistent au dessus de l'entrée, les ouvertures qui permettaient de relever le pont-levis. L'on remarque également des meurtrières pour bouche à feu, et des créneaux en avancée (bretèches) d'où l'on pouvait lancer des projectiles sur les assaillants. Elle est la propriété d’une personne privée.

Les éléments protégés par les Monuments historiques (MH) : cour ; porte

date protection MH  1996/12/09 : inscrit MH partiellement

Maison forte ; sols de la cour ; vestiges de la porte d'entrée (cad. I 156, 157, 333) : inscription par arrêté du 9 décembre 1996

type d'étude   

recensement immeubles MH

N° notice

PA21000004

© Monuments Historiques, 1996

 

 

 

 

Eglise : construite entre 1805 et 1810, est de style empire avec son clocher en forme de "calotte" Elle contient des statues en pierre polychromée du XVème siècle de moines et d'évêques.

Moulins à eau : il en existe encore deux dont l'un est transformé en moulin auberge (à nouveau en état de marche). Outre le blé et le seigle, leur meule écrasait les graines d'œillette pour en extraire l'huile.

Lavoirs (3) : construits entre 1801 et 1810. Deux se trouvent en bordure de l'Ignon, un est alimenté par une source ; ils présentent une architecture semblable : ils appuient leur toiture sur un mur plein, tandis que face à la rivière, ils reposent sur de belles colonnes en pierre de taille du style empire : deux rangées de pierre à laver s'étagent le long des trottoirs pavés en hérisson. Près de l’un deux, une fontaine est vouée au culte de la déesse Epona. Jadis, on y baignait les chevaux le jour de la Saint Eloi. Le troisième a son toit soutenu par de fortes poutres en chêne (rue de Pellerey).

Calvaires (4) - du XVII et XVIIIème siècle : l'un près du lavoir, l'autre près de l'église.

Presbytère : construit à la fin du XVIIIème siècle par l’architecte qui reconstruisit l’église :  devenu bâtiment communal à la séparation de l’église et de l’état (aujourd'hui, bureau de poste).

Pigeonnier  - du XVIII-XIXème siècle : situé au centre du village, dans la cour d’une maison

Château - du XIXème siècle : construit par un capitaine de cavalerie, M. D’Artis.

Statuette de Sainte-Barbe : dans une rue

Roches Saint Claude, où jadis était érigée une chapelle : au nord est de la commune, superbe panorama.

Chef lieu de canton après la révolution.

Ressources et productions
Sablière.
Polyculture.
Vie locale
Fête : 21 août.
Chasse, pêche.
Artisanat rural.

Sources : Quid, Cartulaire de St Seine Papiers des Eglises, les Monuments Historiques, 1996.

Vous pouvez consulter d’autres articles déjà publiés dans la même rubrique « Les communes de nos ancêtres » :

 

-         Chef de Caux, ville disparue en 1370 (anc. Ste-Adresse – 76) : http://geneahist-goupil.over-blog.com/article-841038.html 

 

-         Acquigny (27) : http://geneahist-goupil.over-blog.com/article-635262.html  

 

-         Tribehou (50) : http://geneahist-goupil.over-blog.com/article-549261.html

 

-         Languédias (22) : http://geneahist-goupil.over-blog.com/article-494782.html

 

-         Mégrit (22) : http://geneahist-goupil.over-blog.com/article-489528.html

 

-         Louviers (27) : http://geneahist-goupil.over-blog.com/article-484350.html

-         Ste-Colombe-la-Commanderie (27) : http://geneahist-goupil.over-blog.com/article-280326.html

-         Champ-Dolent (27) : http://geneahist-goupil.over-blog.com/article-271890.html

-         St-Pierre-des-Cercueil (anc. St-Pierre-des-Fleurs - 76) : http://geneahist-goupil.over-blog.com/article-271876.html

-         Amfreville la Campagne (27) : http://geneahist-goupil.over-blog.com/article-271870.html

-         St-Seine-L’Abbaye (21) : http://geneahist-goupil.over-blog.com/article-248936.html

-         Cabourg (14) : http://geneahist-goupil.over-blog.com/article-246035.html

-         Le Molay-Littry (14) : http://geneahist-goupil.over-blog.com/article- 243224.html

  

 

 

 

Ste Adresse est la commune où est née ma femme Ginette PERIER (voir notre généalogie : http://gw1.geneanet.org/index.php3?b=sggoupil&lang=fr;p=ginette+berthe;n=perier).

Un évènement extraordinaire s'est produit au XIVe siècle.

En 1370, une belle cité, Saint Chef de Caux, fut anéantie par une prodigieuse tempête un peu au large du cap de la Hève (au Nord ouest de Ste Adresse – près du Havre [76]), en Normandie.

 

De nos jours, ses vestiges un temps entrevus par l’abbé Cochet du fait d’éléments ramenés jusque sur la grève, ne sont que sous cinq à dix mètres d’une eau souvent claire. Un peu d’eau sous laquelle de prodigieuses découvertes pourraient être faites dans l’avenir.

 

La cité était prospère, et elle possédait au moins une église célèbre partout en France pour posséder, entre autres reliquaires précieux, une tête d’or massif supposée contenir le crâne de Saint-Denis. Au Moyen Age, cette petite ville qui vivait uniquement par et pour la pêche, était donc malgré le siège d’importants pèlerinages centrés autour de ce chef de saint Denis qui d’ailleurs, donna une partie de son nom à la cité.  

 

En 1370, les chroniques attestent d’un formidable raz-de-marée qui attaqua sans prévenir les côtes voisines du Havre, et fut à l’origine d’effondrements du sol par plaques tectoniques entières. C’est dans ces conditions que Saint Chef de Caux s’effondra littéralement dans la mer, et d’un seul coup. De nos jours, les spécialistes qui ont étudié ce phénomène penchent pour un formidable tremblement de terre sous marin, entre la France et l’Angleterre, qui aurait soudainement provoqué un énorme effet de Tsunami. Ce n’est donc pas la vague géante qui aurait fait s’écrouler le socle qui, au large du Havre, soutenait cette cité, mais plus vraisemblablement le tremblement de terre lui-même. Après quoi la ville soudainement tombée au niveau des flots aurait été, en quelques minutes seulement, totalement submergée par la vague géante. Il y eut très peu de survivants à la catastrophe. En fait, à peine une poignée d’habitants qui bien sûr ne purent rien sauver, et trouvèrent refuge au château de Vitanval, manoir encore situé dans le bourg de Sainte-Adresse. Par la suite, l’eau aurait continué de recouvrir, avec peu de profondeur, l’emplacement maintenant balayé de l’ancienne cité.

 

En 1840, le célèbre abbé Cochet, grand archéologue normand, s’intéressa de près, mais avec les moyens de l’époque, aux vestiges de la cité disparue. Il avait en cela alerté par de nombreuses découvertes régulièrement faites par des pêcheurs sur les grèves même du pied du cap et dans les failles des rochers qui y saillissent. Ces découvertes étaient principalement des monnaies d’âges divers, des temps gallo-romains jusqu’au Moyen Age. Et figurez-vous que sans avoir eu seulement à se mouiller les pieds, profitant vraisemblablement des grandes marées, l’abbé Cochet collecta sur les grèves de nombreuses tuiles romaines, des poteries antiques intactes pour certaines, et même un très ancien baptistère. Ce en quoi il en déduisit qu’il avait mis la main sur ce lui-même qui avait autrefois orné l’église de la cité disparue. Or, cette découverte n’est pas sans intérêt, car si un tel élément a survécu, il se peut très bien qu’il en soit de même d’autres ornements provenant de cette église originelle, dont, pourquoi pas, la tête d’or renfermant le chef de Saint-Denis.

 

 

 

 

Dans l'état actuel de nos recherches, présence connue dans cette commune de la famille "branches Martin-Picard" de l'année 1847 à aujourd'hui.

Patronymes concernés : MARTIN, LETELLIER 

MARTIN : http://gw1.geneanet.org/index.php3?b=sggoupil&lang=fr;m=N;v=martin

LETELLIER : http://gw1.geneanet.org/index.php3?b=sggoupil&lang=fr;m=N;v=letellier

Acquigniciens.

Code postal : 27400.

Canton de Louviers-Sud. (voir en complément l'article sur Louviers : http://geneahist-goupil.over-blog.com/article-484350.html)

Superficie :1783 ha.

Altitude :16 à 140 m.

Population:1868 : 848 h. à Acquigny et 93 aux Planches. 1975:1006 h. 1990:1292 h. 1999:1488 h.

 

 

Autrefois : Aciniacus en 876.

Découverte d'objets et de débris de construction d'époque romaine.

En 1035, Roger de Tosny, seigneur d'Acquigny, donna l'église et quelques biens à l'abbaye de Conches. Son fils Raoul combattit à Hastings. Plus tard, on trouve, parmi les possesseurs de la seigneurie qui avaient le titre de baronnie, les familles de Montmorency, de Lavai, de Silly, dont Louis de Silly, seigneur de La Roche-Guyon dont sa veuve fit reconstruire le château à l'emplacement de l'ancienne forteresse. François de Silly fut tué lors du siège de La Rochelle. Le dernier seigneur fut Esprit Le Roux d'Esneval. Saint-Mauxe et Saint-Vénérand furent martyrisés à Acquigny. Un prieuré fut édifié en leur honneur.

château de Cambremont et château Robert. chapelle Saint-Lamberf détruite au XIX0. Scierie. Filatures. Fouleries.
Les Planches fut rattaché à Acquigny en 1971 et avait une église dédiée à Notre-Dame.

Aujourd'hui : église Sainte-Cécile agrandie au XVIII0, belle façade de la nef, portail à colonnes. Château XVI0, XVIII0, petit château et orangerie XVII0, X1X0, parc et cascades XVIIIo, XlXo, dépendances. Bel ensemble.
Site du château féodal. Chapelle Saint-Mauxe et Saint- Vénérand.
Musée du train miniature.
Ancien moulin Saint-Martin, poteries du moulin. Vieux lavoirs.
Maisons anciennes dont certaines à pans de bois sculptés. Personnage : Rousseau Henri (Paris 1816 - Acquigny 1887). Peintre. Il se fit connaître comme peintre animalier. Cours d'eau : l'Eure. L'lton. Divers : bois d'Acquigny, des Thilliers. Voie ferrée utilisée pour l'usine Fort- James à Hondouville. Chambres d'hôtes.
Hameaux ou écarts : Les Planches. Le Hamet. Becdal. Le Hom, une partie. Le Bout-du-Pont. La Grosse-Borne.

 

Population en 1836 :1138  en 2002 :519

Superficie : 997 hectares                              

Altitude : 10 mètres

 

Généralités historiques

Paroisse sous le patronage de sainte Anne.

Architecture civile

Village riche de nombreuses maisons en terre argileuse (masse), en particulier celles de la rue de l'Isle. Voir "L'abri gabare".

voir article, en complément : http://geneahist-goupil.over-blog.com/article-554025.html

Architecture sacrée

Eglise entourée du cimetière : mobilier et statuaire 18ème/19ème.

Site(s)

Rives de la Taute, entre ses confluents avec la Terrette et le Lozon.

Commune en plein cœur du Parc naturel régional des Marais du Cotentin (*)

Ressources et productions

Pâturages. Bovins (viande, lait). Laiterie coopérative.

Vie locale

Fête patronale : dim. suivant 26/7. Pêche, cyclotourisme. Sociétés sportives. Artisanat rural.

* : Notoire - ** : Exceptionnel - IMH : Inscrit Monument Historique
MH : Monument Historique - SI : Site Inscrit - SC : Site Classé

 

 

 

 

(*) Les Marais du Cotentin :

 

Un peu d’histoire : A l'origine au XVIIIème siècle, l'élevage s'est développé sur les basses prairies de la région. Les bonnes terres des coteaux bocagers voisins étaient réservées aux cultures et à la production du grain indispensables à l'agriculture traditionnelle tournée vers l'auto-consommation.
Les marais disponibles pour la pâture pendant 6 mois de l'année permettaient de nourrir d'importants troupeaux bovins.

Bocage et marais étaient associés dans une économie où l'élevage pouvait trouver plus de place que dans d'autres régions françaises. L'existence des marais était la condition nécessaire à l'équilibre de l'économie agricole.

Aujourd'hui ces espaces sont devenus des "terres" où les contraintes agronomiques sont fortes. S'ajoutant à l'évolution du contexte socio-économique, c'est finalement l'économie globale de la région qui peut être remise en cause avec des conséquences sociales et écologiques importantes.

En effet, la richesse des zones humides du Cotentin et du Bessin est liée à des pratiques extensives de fauche et de pâture.

La création
Le Conseil Régional de Basse-Normandie,
les deux Conseils Généraux de la Manche et du Calvados et l'Etat ont donc initié dès 1989 un projet de Parc naturel régional, portant sur un territoire de 145 000 hectares dont 25 000 hectares de zones humides.

La procédure du Parc naturel régional est, en France, la plus appropriée pour développer un programme d'action conciliant "protection de la nature et des paysages" et "développement économique". Créé en mai 1991, le Parc naturel régional des Marais du Cotentin et du Bessin a révisé sa charte en 1997 pour dix ans.

Cette révision a constitué une opportunité pour prolonger la dynamique de développement durable sur d'autres communes. Le territoire du Parc regroupe désormais 144 communes. Leur classement a été renouvelé par le décret ministériel no98-163 du 13 mars 1998.

 

Voir en complément l'article intitulé "Gabare" : http://geneahist-goupil.over-blog.com/article-306023.html 

Source : http://www.parc-cotentin-bessin.fr/tour_horizon/histoire.htm

 

Nos ancêtres sur Languédias sont :

La commune de Languédias (Langadiarn) fait partie du canton de Plélan-le-Petit. Languédias fait partie  de l'arrondissement de Dinan, du département des Côtes d'Armor (Bretagne). 

ETYMOLOGIE

Languédias vient du breton « lann » (ermitage) et de saint Catihern.

Fondation monastique du haut Moyen Age, Languédias est probablement l’ermitage où vivent, au VIème siècle, les deux prêtres bretons Catihern et Lovocat.

La paroisse s’appelait autrefois Langadias, forme qu’on trouve notamment en 1472. Elle appartenait au diocèse de Saint-Malo et c’était un prieuré-cure de l’abbaye de Beaulieu fondée vers 1160.

Le 17 juillet 1805 (décret du 28 messidor an XIII), Languédias a été érigé en paroisse succursale, détachée de la paroisse curiale de Plélan-le-Petit. Par l’ordonnance du 28 novembre 1834, le territoire communal a été augmenté de la section et enclave de Saint-René, précédemment en Mégrit, comprenant Beaulieu et dix autres villages. Saint-René aurait été érigé en paroisse succursale de Mégrit le 25 avril 1601. En 1876, le bourg a été transféré dans cette ancienne enclave.

    l’abbaye de Beaulieu

MONUMENTS

la croix Chemin (1732) ;

la croix au Roi (1684) ;

la croix de Bourrien ;

la croix du cimetière (XIV-XVème siècle) ;

le manoir de Kerinan ou Quérinan (XVII-XVIIIème siècle). On y trouva également en 1613, une chapelle érigée par François de Trémignon ;

l’ancien manoir abbatial de Beaulieu (XIIème siècle), anciennement appelé l’abbaye Notre-Dame-du-Pont-Pilard ;

la fontaine Saint-Armel (XIV-XVème siècle) ;