NOTRE BUT

Passionné de génealogie et d'histoire, je souhaite partager mes recherches. Ce blog est le prolongement de l'arbre généalogique de la famille GOUPIL - PERIER avec comme de-cujus mes enfants :

http://gw1.geneanet.org/index.php3?b=sggoupil.

 

La pratique de la généalogie évolue : faire des arbres avec des noms et des dates reste assez limité ; en tant que généalogiste, je suis également curieux de notre histoire familiale. Pour donner une image, le corps humain est composé d'un squelette, mais aussi d'organes et de chair. En généalogie, c'est la même chose. Il est important de faire des recherches en vue de comprendre la vie quotidienne de nos ancêtres : quel métier exerce-t'il, pourquoi untel a migré dans une autre région, etc. 

 

Ce blog a pour but de publier simplement des articles sur des thèmes de recherches (généalogie, histoire), partager des dossiers, de façon à les rendre consultables par des internautes (généalogistes, historiens, amateurs ou professionnels). Vous avez la possibilité de les commenter.

N'hésitez-pas à me communiquer l'adresse de vos blog et ainsi créer un vrai réseau, et établir de vrais contacts entre des personnes qui partagent les mêmes passions que moi.

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"On peut reconnaître assez facilement l'histoire officielle d'un pays, la liste des rois, de ses ministres, de ses guerres, de ses traités, et cependant la véritable histoire n'est pas là, c'est dans les masses profondes des travailleurs de tout ordre que réside la vie réelle de la Nation" - Edouard Herriot (1er mai 1909).  

 

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- Généalogie de L'Europe - ATLAS DE LA CIVILISATION OCCIDENTALE - Sous la direction de Pierre Lamaison - conseiller historique Pierre Vidal-Naquet, Hachette Livre, 1994 :

Autour de Pierre Lamaison, une équipe d'historiens et d'anthropologues de haut niveau offre au public une généalogie de l'Europe, de la préhistoire au XXe siècle. De conception inédite, cet atlas illustré de 450 documents en couleurs, propose, à travers 80 tableaux généalogiques associés à 160 cartes en couleurs, des clés pour comprendre des phénomènes de longue durée dispersés sur une aire géographique très vaste qui rendent compte de l'unité et la variété politiques et culturelles de l'Europe actuelle.


 - Physiologos Le bestiaire des bestiaires, traduit du grec, éd. Jérôme Millon : voir l'article => http://geneahist-goupil.over-blog.com/article-991736.html


Je vous conseille de lire le livre de Jean-Louis Brunaux : "Les gaulois" - collection "Guide Belles Lettres de Civilisations" publiés aux Editions Les Belles Lettres (2005)... suite - voir l'article => http://geneahist-goupil.over-blog.com/article-1275187.html

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GENEALOGIE : Portraits d'ancêtres

undefined Avec plusieurs documents, j'ai essayé de reconstituer le parcours de mon arrière-grand-père Alexandre Augustin COPLO pendant la guerre 14-18.

Alexandre Augustin COPLO a été réformé temporairement par la commission spéciale de Toul le 13 juillet 1914 pour faiblesse de constitution.

Il est reconnu apte au Service Armé par décision du Conseil de Révision de Pont l'Evêque le 10 décembre 1914.

Il est incorporé à compter du 8 mars 1915 et il n'a donc pas effectué le début de la guerre. Il arrive au corps le même jour ; il passe au 119e RI le 27 juin 1915 au cours de l'offensive en Artois.

 

En mai et juin 1915

 L’offensive en Artois (voir carte)

« Les opérations de mai et juin, en Artois, ont eu pour but primordial, tout en recherchant sur un point sensible la rupture du front adverse, de venir en aide à nos alliés russes en retenant devant nous le plus possible de forces allemandes; en même temps elles devaient assurer à l'Armée italienne la sécurité nécessaire dans la période délicate de sa mobilisation et de sa concentration. »

Pour la période du 9 mai au 24 juin, pour conquérir 20 km2, nos pertes atteignaient les chiffres de 2260 officiers, dont 609 tués, et de 100240 soldats, dont 16194 tués, 63619 blessés, le reste disparu.

Du 19 au 23 juin, les 2e, 10e et 17e Corps sont maintenus dans une situation défensive, tandis que les 21e et 33e continuent de progresser lentement.

Le 21e Corps atteint en plusieurs points le chemin creux d'Angres à Ablain Saint-Nazaire, mais sans pouvoir le conquérir entièrement.

 

A partir du 25 juin, la situation se stabilise sur tout le front; la violence des contre-attaques de l'ennemi, la solidité de ses organisations défensives ; enfin, la supériorité de son artillerie lourde abondamment approvisionnée, ne nous permettent plus d'espérer des résultats.

Dans ces conditions, le général d'Urbal décide de suspendre momentanément les opérations d'ensemble

C'est dans cette période relativement « calme » qu'Alexandre intègre le front et le 119e RI le 27 juin 1915.

 

Après l'offensive en Artois.

- le Mont-Saint-Eloi (Pas-de-Calais) en juillet

Puis l'offensive en Artois en septembre : Vimy, Bois de la Folie

Puis dans la Somme, le 3 octobre 1916, il passe au 24ème Régiment d'Infanterie

 Il intègre le 24ème RI pendant la période du 28 septembre au 17 novembre dans la région de Troyon, à l'ouest; dans le secteur boisé de la Selouse qui est assez calme et bien organisés.

Le régiment va au repos du l8 novembre au 12 décembre et se prépare à participer à l'attaque de Verdun.

Le 10 décembre, l'ordre du jour suivant du général Pont le renseigne sur la mission qu'il 'va avoir à remplir :

Officiers, Sous-Officiers et Soldats de la 6e D.I.,

           Vous êtes appelés à combattre à nouveau sur le terrain de vos anciennes luttes

En vous portant en ligne, vous franchirez les ravins, vous traverserez les bois que vous avez vaillamment défendus à deux reprises, puis vous les dépasserez.

C'est que l’ennemi, dont votre résistance avait brisé les furieuses attaques, a dû subir les terribles effets de nos gros canons et soutenir le choc de glorieux camarades; moins tenace que vous, il a reculé devant leur élan superbe, perdant en quelques heures le fruit de pénibles efforts.

Vous trouverez vous aussi l'occasion de le culbuter et vous vous montrerez aussi hardis dans l'attaque que vous avez été fermes dans la défense.

Vous ajouterez ainsi une gloire nouvelle aux drapeaux do vos régiments et vous couronnerez l’œuvre commencée par vous au début d'avril dans la bataille pour la garde de Verdun, l'immortelle cité.

L'attaque doit avoir lieu le 15 décembre; le 2e bataillon (commandant Mollinier) est mis à la disposition de la 133e D.I., chargée d'enlever la croupe d'Hardaumont. Le 15, à l'heure fixée, l'attaque se déclenche; le 2e bataillon participe à la progression en deuxième vague; la 5e compagnie (lieutenant Lecointe) et la 7e (lieutenant Guyard).se portent de Vaux-Chapitre et des Fausses-Côtes sur la tranchée Deleau, assurant, sous un violent tir de barrage, la base de départ.

Les ravins du Bazil et des Fausses-Côtes sont franchis dans un élan admirable; les commandants de compagnie et les chefs de section ont peine à empêcher les hommes de se mêler aux premières vagues.

Les prisonniers arrivent nombreux. C'est une des plus belles journées.

Deux compagnies du 3e bataillon (10e et 11e), qui étaient restées pendant l'attaque aux environs du fort de Souville, sont portées dans la nuit du 15 au 10 décembre aux Fausses-Côtes, d'où elles aident à l'occupation de Bezonvaux en faisant des corvées de toutes espèces.

Le sous-lieutenant Voliet est tué au cours de cette opération.

Le 1er bataillon est maintenu aux abris de Marceau.

 

ANNÉE 1917.

Le 24e R.I., tiendra jusqu'en janvier 1917 le sous-secteur au nord de l'étang de Vaux, sur le plateau d'Hardaumont.

Ce secteur s'étend face à l'est sur les pentes d'Hardaumont, du ravin de la Plume au fond marécageux de Vaux devant Damloup.

La ligne, faite d'éléments de tranchées à demi-détruits par nos bombardements et de quelques trous aménagés, part du ravin de la Plume, passe à la station de Vaux, et s'arrête au débouché du ravin du Bazil. Peu d'abris; à gauche, d'anciennes organisations en partie effondrées; à droite, plus rien.

Le P.C. du colonel est aux carrières du ravin des Fontaines.

Les relèves ont lieu tous les quatre jours; les ravitaillements en vivres s'opèrent dans de bonnes conditions. Des corvées trouvent à Chambouillat, où l'intendance a poussé un poste bien approvisionné, tout ce que peut désirer le soldat en première ligne. Le matériel est apporté par de longues files de petits ânes jusqu'au ravin des Grands-Houyers.

C'est à la recherche du contact que s'acharnent les patrouilles, la nuit, dans l'immense plaine de la Woëvre, où l'ennemi demeure invisible. Aussi, deux ou trois patrouilles par nuit partent-elles à sa recherche.

Elles vont jusqu'à la voie du chemin de fer, vers le bois de la Plume, vers la ferme détruite; plusieurs fois, de courts engagements provoquent de beaux exploits individuels; le soldat Delbort, de la 5e compagnie, est cité à l'ordre du jour de l'armée.

L'artillerie ennemie tire beaucoup; des bois de la Haute-Charrière, ses batteries arrosent nos lignes; le boyau Lahile, la piste en fascines, aux pieds de Souville, sont particulièrement visés.

Les pertes s'élèvent, du 1er au 12 janvier, date de la relève, à 21 tués et 41 blessés. En dépit des souffrances occasionnées par le froid, les heureuses opérations de cette période, le ravitaillement abondant. laissent une belle confiance, et c'est dans un magnifique état moral que le 24e va subir au camp de Gondrecourt (Gondrecourt le Château) d'abord, puis dans la région de Lunéville, un long entraînement qui le préparera au rôle qui lui est dévolu dans la grand bataille d'avril 1917.

Le régiment séjourne jusqu'au 21 janvier à Marais-la-Grande, Condé-en-Barrois par un froid terrible, puis gagne en deux étapes sa zone définitive à Tréveray et Saint-Amand (Saint-Amand-sur-Omain); il exécute des manœuvres d'ensemble, notamment vers Void (Void-Vacon).

(Sources : les « historiques des régiments »)

D'après les mémoires de François Marie Raoul SOMME, soldat 1ère classe, du 24ème Régiment d'Infanterie comme Alexandre COPLO : « Nous étions en janvier 1917 par étapes et par un froid extrême nous passions à Neuville les St Jouarre (il s'agit maintenant de 2 communes Laneuville et St Joire) puisTreveray le vin des bidons n'était qu'un glaçon et le pain était gelé et rempli de petits morceaux de glace aussi à Treveray nous faisions chauffer le pain et le vin chez l'habitant pour pouvoir manger »

Le 24 janvier 1917 : Alexandre COPLO est manquant à l'appel et le 26 est porté déserteur ; il est arrêté le 31 janvier 1917, évadé le 6 mars 1917, déserteur le 8 mars 1917.

Il est condamné le 19 septembre 1917 par le Conseil de Guerre de la 6e Division d'Infanterie à 3 ans de travaux publics pour désertion. Il est évacué après condamnation à l'atelier de travaux publics d'Orléanville le 10 octobre 1917.

Sa peine est suspendue le 12 septembre 1918.

Il est réformé définitivement le 6 avril 1927 pour usure et fatigue générale.


Voir autre article sur les Coplo en complément déjà paru.

 

Il était une fois la naissance d'une légende : Nicolas DARTHENAY, le postillon de la légende Le prince - Sieur de Rougemont et du Vivray, marchand drapier, employé puis directeur des postes de St Lô.

Il est le frère d'Anne DARTHENAY (sosa 3747 Génération n°12)

SES PARENTS (mariage 2) :

DARTHENAY, Jean

Naissance : 1615 - ??

GIBERT, Michelle

Naissance : 1620 - ??

Filiation : Enfant légitime


EVENEMENTS PERSONNELS :

Naissance : 1645 -

Décès : 3.10.1726 - Tribehou - 81 ans


UNIONS :

Famille 1 (mariage)

GERMAIN, Louise (1640-1730)

Âges à l'union : Elle a 32 ans - Il a 27 ans

Mariage religieux : 1672


ENFANTS :

De l'union avec GERMAIN, Louise

DARTHENAY, Jean

Naissance : 12.4.1673 - Tribehou

Mariage : 5.6.1708 - ?? 50 avec EPOUSE de JEAN DARTHENAY,

Décès : 27.10.1739 (66 ans) - Tribehou

(1 enfant)


NOTES INDIVIDUELLES :

Louis DARTHENAY, ancien maire de Tribehou, mort en 1999 supposait qu'à l'origine il y avait deux frères ou deux cousins : Nicolas et Gilles DARTHENAY qui avaient achetés des terres à Tribehou (50). Ils seraient venus du Hommet d'Arthenay ou de Saint-Aubin des Losques.

Nicolas ouvrit la branche des "ROUGEMEONT". On peut envisager que Nicolas collectait les draps et toiles fabriqués par ses cousins ou neveux tisserands pour aller les vendre à Saint-Lô ou Carentan, ou plus loin encore...


Nicolas fut-il le "POSTILLON" de la "LEGENDE LEPRINCE" ? : QUI MENTIONNE UN DARTHENAY QUI AIMAIT TANT LES CHEVAUX QU'IL DEVINT POSTILLON (1) POUR RESTER PRES D'EUX, ALORS QU'IL AVAIT EU DES REVERS DE FORTUNE ?


S'il s'agit bien de lui, ce fut sa chance, puisqu'il devint DIRECTEUR DES POSTES (ou maître de poste de SAINT-LO) (2).

Nicolas DARTHENAY était un homme instruit, ayant l'habitude d'écrire et de signer.

[source : Louis DARTHENAY, ancien maire de TRIBEHOU et décédé en 1999 à TRIBEHOU]


    1. (1) « Le postillon occupe le haut du pavé ! De tous les métiers du transport, celui qui dirige l'attelage est le plus célèbre et le plus respecté. Le nom commun « postillon » semble avoir été emprunté, vers 1540 à l'italien postiglione, il désigne depuis le milieu du 17e siècle le valet de poste qui monte sur l'un des chevaux de devant d'un attellage et, par extention, celui qui porte les lettres des particuliers en poste. Le postillon doit être constamment prêt, le plus vite possible, dès que le service l'exige. Il revient avec les chevaux du relais, quelques heures plus tard en marchant au pas (on dit alors « haut le pied », sans avoir le droit de ramener aucun voyageur... ni de s'arrêter en chemin dans quelque auberge ! »

       

    2. (2) « A la fin du 18e siècle, le maître de poste porte : « (un) habit de drap bleu de roi, boutonné sur le devant de neuf boutons, recouvrant entièrement le gilet ... » Voici ce qui est décrit dans l'excellent ouvrage de Patrick Marchand « le Maître de poste et le Messager » : Les travaux et les jours du directeur de poste et de ses commis étaient rythmés par la tenues des écritures. Le directeur devait tenir de bons et fidèles registres ».


    Les (1) et (2) sont extraits du dossier « Rouliers, cochers, et maîtres de poste - XVe - XIXe siècle » du magasine Nos ancêtres, vie & Métiers n°24


En annexe,

FAITS HISTORIQUES (qui se sont déroulés durant sa vie : 1645 – 03/10/1726) :

1648 - Bataille de Leps

1648 - Famines et épidémies en Ile-de-France, en Berry, dans le Massif Central et le Nord-Est

1.1648 - Début de la crise de la Fronde

6.1648 - Fronde parlementaire

26.8.1648 - La régente fait arrêter trois parlementaires

24.10.1648 - Traité de Westphalie

24.10.1648 - Fin de la guerre de Trente Ans

1649 - Fronde des princes

1.1649 - Siège de Paris par l'armée royale commandée par Condé

5.1.1649 - La régente, le roi et Mazarin se réfugient à Saint-Germain-en-Laye

1650 - Bataille de Rethel

1651 - Mésentente entre les deux frondes

1651 - Libération de Condé, soumission de Turenne

1651 - Épidémie de peste noire

6.2.1651 - Mazarin quitte Paris

9.1651 - Condé rejoint ses partisans en Guyenne

7.9.1651 - Fin de la Régence

12.1651 - Mazarin rejoint Anne d'Autriche et Louis XIV à Poitiers

1652 - Bataille de Gien

1652 - Bataille de Bléneau

1652 - Été caniculaire

1653 - Bataille de Villeneuve-sur-Lot

1653 - 'Les Bergers d'Arcadie' de Poussin.

1653 - Été caniculaire

3.2.1653 - Fin de la crise de la Fronde

7.2.1653 - Fouquet, surintendant des Finances

3.1653 - Les derniers troubles (Guyenne, Provence) sont réprimés

8.1653 - Fin de la fronde condéenne

8.1653 - Condé entre en guerre contre la France

1654 - Bataille de Cambrai

1654 - Été caniculaire

7.6.1654 - Sacre de Louis XIV à Reims

1655 - Début de la guerre franco-espagnole

1655 - Hiver glacial

13.4.1655 - Louis XIV impose ses édits

4.1656 - Création d'un hôpital général.

4.1656 - Mendicité interdite

1657 - Hiver glacial

23.3.1657 - Alliance franco-anglaise contre l'Espagne

1658 - Révolte antifiscale des sabotiers en Sologne

1658 - Marguerite Bourgeoys inaugure une école pour l'éducation des Françaises et des Indiennes et fonde la Congrégation de Notre-Dame. Paul Chomedey de Maisonneuve devient gouverneur de l'île.

1658 - Bataille de Dunkerque

1659 - Fin de la guerre franco-espagnole

1659 - Paix des Pyrénées

1659 - Hiver glacial

1660 - 'Famine de l'Avènement' qui s'étend à tout le Bassin Parisien et à l'Aquitaine

1661 - Début de la construction du château de Versailles.

9.3.1661 - Mort de Mazarin

1662 - Bataille de Riez

1662 - Révolte des Lustucrus

1662 - Hiver glacial

1662 - Hiver glacial

1662 - Colbert, ministre d'État

1662 - Été caniculaire

1663 - Révolte des Audijos (Landes et Chalosse)

1663 - Famine dans le Gâtinais

1664 - Première de 'Tartuffe'.

1664 - Condamnation de Fouquet

1664 - Début de la grande peste de Londres

5.1664 - Création de la Compagnie Française des Indes Orientales

1665 - Premières créations des manufactures royales

1665 - Colbert, contrôleur général des Finances

1665 - Fin de la grande peste de Londres

1666 - Révolte antifiscale des Miquelets

1666 - Été caniculaire

1667 - Tarif douanier protecteur

1667 - Début de la guerre de la Dévolution

4.1667 - Réforme de la justice

1668 - Premières 'Fables' de La Fontaine.

1668 - Fin de la guerre de la Dévolution

2.5.1668 - Traité d'Aix-la-Chapelle

1669 - Été caniculaire

1669 - Hiver glacial

6.1669 - Création de la Compagnie du Nord

1670 - Création de la Compagnie du Levant

1670 - Révolte du Roure (Vivarais)

1670 - Épidémie de peste

1672 - Début de la guerre de Hollande

1672 - Installation de Louis XIV à Versailles

1673 - Création de la Compagnie du Sénégal

24.2.1673 - Retrait du droit de remontrance

3.1673 - Ordonnance sur le commerce terrestre

1675 - Révolte de Torreban (Bretagne-Sud), dite des Bonnets-rouges

5.1.1675 - Libération de l'Alsace

1676 - Été caniculaire

1676 - Hiver glacial

1677 - Cabale de Phèdre, de Racine.

1678 - Fin de la guerre de Hollande

1678 - Traité de Nimègue

1679 - Peste noire à Vienne et Prague

25.6.1680 - Interdiction de se convertir au protestantisme

21.10.1680 - Création de la Comédie française.

1681 - Inauguration du Canal des Deux mers

1681 - Été caniculaire (pluvieux dans le nord de la France)

3.1681 - Dragonnades

25.7.1681 - Création de la Ferme Générale

23.10.1681 - Annexion de Strasbourg

1682 - Déclaration des Quatre Articles

1.1683 - Inondations dans le nord de la France

1.1684 - Hiver glacial entre Seine et Loire, dans l'est, le sud-ouest, le nord et l'ouest de la France

6.1684 - Juin caniculaire dans l'est de la France

7.1684 - Canicule et sécheresse dans l'est de la France

8.1684 - Trêve de Ratisbonne

1685 - Été rude

1.1685 - Janvier - Neiges abondantes dans l'est de la France

3.1685 - Publication du Code noir

17.10.1685 - Révocation de l'Édit de Nantes

1686 - Début de la guerre de la Ligue d'Augsbourg

1.1686 - Inondations dans l'ouest de la France

7.1686 - Juillet caniculaire dans le nord de la France

5.1687 - Vignes gelées entre Seine et Loire et dans l'ouest de la France

11.12.1688 - L'Allemagne déclare la guerre à la France

17.5.1689 - L'Angleterre déclare la guerre à la France

10.1689 - Inondations entre Seine et Loire

1691 - Été rude

5.1691 - Vignes gelées entre Seine et Loire, dans le centre et dans l'est de la France

1.1692 - Neiges abondantes entre Seine et Loire

2.1692 - Neiges abondantes dans le centre et le nord de la France

5.1692 - Vignes gelées entre Seine et Loire et dans le centre de la France

7.1692 - Pluies abondantes dans l'est et le nord de la France

9.1692 - Pluies abondantes dans le nord de la France

10.1692 - Octobre glacial dans le centre et l'ouest de la France

11.1692 - Novembre glacial dans l'ouest de la France

1693 - Été pluvieux en 1693 - Hiver 1693-1694 glacial

1693 - Famine

12.1693 - Inondations dans le centre de la France

1694 - Première édition du Dictionnaire de l'Académie.

1694 - Famine

1.1694 - Janvier glacial dans le centre de la France

2.1694 - Neiges abondantes dans le centre de la France

1.1695 - Neiges abondantes dans le nord de la France

3.1695 - Inondations dans le centre de la France

1697 - Fin de la guerre de la Ligue d'Augsbourg

5.1697 - Vignes gelées dans le nord de la France

7.1697 - Inondations dans le nord de la France

10.1697 - Traité de Ryswick

1698 - Été rude

1.1698 - Hiver glacial et neiges abondantes dans le centre de la France

2.1698 - Inondations entre Seine et Loire et dans l'ouest de la France

5.1698 - Vignes gelées entre Seine et Loire, dans l'ouest, le centre et le nord de la France

9.1698 - Pluies abondantes dans l'ouest de la France (inondations dans le sud-ouest)

7.9.1701 - Début de la guerre de succession d'Espagne

7.9.1701 - Grande alliance de La Haye contre la France et l'Espagne.

1702 - Début de la révolte des Camisards dans les Cévennes

4.1702 - Vignes gelées entre Seine et Loire, dans le sud-est et le nord de la France

1703 - 'Centième denier'

6.1703 - Pluies abondantes entre Seine et Loire et dans l'ouest de la France

1704 - Fin de la révolte des Camisards dans les Cévennes

1704 - Été rude

4.1704 - Vignes gelées entre Seine et Loire

5.1704 - Vignes gelées dans l'est de la France

5.1705 - Vignes gelées entre Seine et Loire, dans le centre et dans le nord de la France

6.1705 - Vignes gelées entre Seine et Loire

7.1705 - Juillet caniculaire dans le sud-est de la France

1706 - Dysenterie en Anjou

1.1706 - Neiges abondantes dans l'est de la France

6.1706 - Grêle violente dans le sud-ouest de la France

1707 - Révolte des Tard-Avisés (Cahors)

7.1707 - Juillet caniculaire entre Seine et Loire, dans l'ouest et le nord de la France

10.1707 - Inondations entre Seine et Loire

5.1708 - Vignes gelées entre Seine et Loire et dans le nord de la France

10.1708 - Neiges abondantes dans l'ouest et le nord de la France

1709 - Le peuple monte à Paris pour réclamer du pain

1709 - Crise économique

1709 - Famine

1.1709 - Janvier glacial partout en France

2.1709 - Février glacial entre Seine et Loire, dans le centre, l'est, le sud et le nord de la France

5.1709 - Vignes gelées entre Seine et Loire

6.1709 - Pluies abondantes dans le centre de la France

1710 - Destruction de l'abbaye de Port-Royal.

1710 - Famine due à l'hiver rigoureux

5.1710 - Vignes gelées entre Seine et Loire, dans le sud-ouest et le nord de la France

11.1710 - Inondations entre Seine et Loire, dans l'est et l'ouest de la France

1.1711 - Neiges abondantes dans l'est de la France

2.1711 - Inondations partout en France

12.1711 - Inondations entre Seine et Loire et dans l'ouest de la France

6.1712 - Inondations entre Seine et Loire et dans le sud-ouest de la France

7.1712 - Grêles violentes dans le sud-ouest de la France

4.1713 - Avril glacial entre Seine et Loire et dans le nord de la France

2.4.1713 - Fin de la guerre de succession d'Espagne

12.4.1713 - Traité d'Utrecht

6.1713 - Vignes gelées dans le centre de la France

7.1713 - Pluies abondantes dans l'ouest de la France

6.3.1714 - Traité de Rastatt

1715 - Hiver rude

5.1715 - Vignes gelées entre Seine et Loire

9.1715 - Le Parlement recouvre le droit de remontrance

2.9.1715 - Philippe d'Orléans, régent

1.1716 - Janvier glacial entre Seine et Loire et dans le centre de la France

2.1716 - Février glacial dans l'est de la France

2.5.1716 - Banque de Law

1717 - Début de la guerre de la Quadruple Alliance

1717 - Été rude

4.1.1717 - Triple alliance de La Haye

4.1717 - Vignes gelées entre Seine et Loire et dans le nord de la France

1718 - Été rude

1719 - Épidémie de dysenterie dans le val-de-Loire

3.1719 - Sècheresse dans le nord de la France

4.1719 - Vignes gelées entre Seine et Loire, dans le sud-ouest et l'ouest de la France

5.1719 - Monopoles de la Compagnie des Indes

5.1719 - Sécheresse et chaleur partout en France (sauf dans le Sud)

7.1719 - Sécheresse et chaleur entre Seine et Loire, dans l'est, l'ouest et le nord de la France

9.1719 - Sécheresse entre Seine et Loire, dans l'ouest et le nord de la France

1720 - Épidémie de peste noire

5.1.1720 - Law, contrôleur général des Finances

21.7.1720 - Le Parlement de Paris exilé à Pontoise

10.10.1720 - Banqueroute de Law

1721 - Fin de la guerre de la Quadruple Alliance

1721 - 'Lettres persanes' de Montesquieu.

1721 - Épidémie de peste en Provence

13.6.1721 - Traité de Madrid

25.10.1722 - Louis XV, roi de France

1723 - Été caniculaire

16.2.1723 - Majorité de Louis XV - fin de la Régence

2.12.1723 - Le duc de Bourbon, Premier ministre

24.9.1724 - Fondation de la Bourse de Paris

1725 - Famine en Normandie

1726 - Famine

1726 - Été caniculaire

11.6.1726 - Fleury, Premier Ministre

 

Vous pouvez consulter d'autres articles sur des portraits d'ancêtres comme :

Florent GOUPIL dans la résistance 1943 - 1945

Les Coplo, tel père tel fils

Catherine GAGUIN, une fausse déclaration de grossesse

Louis FONTAINE, un homme déclaré comme étant une fille

De SAINT MARTIN, le de et le saint ont disparu

Les DESPLANQUES, patronyme répandu dans la Manche

Jeanne LEGENDRE, une paysanne dans la Grande Guerre

 

Collection famille goupil 

Florent GOUPIL, mon grand père paternel, a servi volontairement dans les Forces Françaises de l'Intérieur de 1943 au 15 septembre 1944 (certificat provisoire n°3779). Il a participé aux actions suivantes :

Ravitaillement pour les réfractaires, les parachutistes Alliés

Employé réfractaires - caché un parachutiste anglais.

Il a été adhérent par la suite au Front National de lutte pour la libération et l'indépendance de la France, en 1944-1945.

 

N° d'adhérent : 265  Date d'adhésion : 12 Octobre 1944

 

A la fin de la guerre, il a été également adhérent de la Garde Civique Républicaine : N°260

Voir les autres articles le concernant :

- Florent GOUPIL sur son char "Allons y" : http://geneahist-goupil.over-blog.com/article-1661169.html

- Florent GOUPIL, combattant de 40 et résistant : http://geneahist-goupil.over-blog.com/article-250842.html

 

 

N.B : je recherche toutes informations sur la résistance en Normandie. N'hésitez pas à me communiquer vos connaissances, vos témoignages, vos sources documentaires...

Merci d'avance

Stéphane GOUPIL

genealogie.goupil@tiscali.fr

 

 

 

Florent GOUPIL, mon grand père paternel a perçu la prime de démobilisation de mille francs le 14 septembre 1940 (source : document familial - la fiche 187 – Centre de démobilisation du Canton de Pont de l’Arche (Eure)).

Il a servi dans les chars de combats au grade de 1ère classe. Avant les hostilités, il exerçait la profession de cultivateur à Montaure près de Louviers (Eure). Son dernier corps d’affectation est le 653e B.A.C. Son centre mobilisateur était le C.M. 303 Vernon (Eure) qu’il a rejoint au moment du dernier appel sous les drapeaux le 4 septembre 1934.

Florent GOUPIL, le 3ème en partant de la gauche, assis sur le char Renault « Allons y »

 

Histoire du char Renault :

"Ce que Léonard de Vinci avait imaginé, Louis RENAULT l'avait réalisé. C'est ainsi qu'un matin pas tout à fait comme les autres du mois de mai 1916 le monde entier découvrait le char RENAULT."

Voir la suite de cet article « RENAULT SUR LE FRONT » sur le site suivant : http://www.ffve.org/auto_nostalgie/renault_diversification.htm

A voir  également en complément :

- Florent GOUPIL, combattant de 40 et résistant : http://geneahist-goupil.over-blog.com/article-250842.html

 

 

Voir également d'autres portraits d'ancêtres :

- Les Coplo, tel père tel fils : http://geneahist-goupil.over-blog.com/article-638388.html

 

- Catherine GAGUIN, une fausse déclaration de grossesse : http://geneahist-goupil.over-blog.com/article-290920.html

 

- Louis FONTAINE, un homme déclaré comme étant une fille : http://geneahist-goupil.over-blog.com/article-260308.html

- De SAINT MARTIN, le de et le saint ont disparu : http://geneahist-goupil.over-blog.com/article-252897.html

- Les DESPLANQUES, patronyme répandu dans la Manche : http://geneahist-goupil.over-blog.com/article-252866.html

 

- Jeanne LEGENDRE, une paysanne dans la Grande Guerre : http://geneahist-goupil.over-blog.com/article-250852.html

 

En étudiant les registres matricules du père, COPLO Arthur né le 25 février 1868 à Amfreville la Campagne, et du fils, COPLO Alexandre, on peut remarquer que l’histoire se répète. En effet, le caractère rebelle se perpétue. Le père a été condamné par jugement du Tribunal Correctionnel de Louviers du 8 février 1894 à « dix jours de prison pour coups et blessures ». Ses états de services militaires n’ont pas été couronnés d’un Certificat de bonne conduite : Refusé.

On apprend également que COPLO Arthur avait les cheveux et les sourcils châtains, les yeux bruns, la bouche et le nez moyens, le menton rond, le front ordinaire et qu’il mesurait 1m63. Dans l’armée active, il a servi dans le 1er Régiment de chasseur à cheval. Dans la disponibilité ou dans la réserve de l’armée active, il a accompli 2 périodes d’exercice, il était affecté au 3ème Escadron du train des Equipages, la première a été effectué du 2 au 29 décembre 1894 et la deuxième du 5 septembre au 2 octobre 1898. il est passé dans l ‘armée territoriale le 1er novembre 1902. Enfin, il a été mobilisé le 5 septembre 1914 à l’âge de 46 ans et a été renvoyé dans son foyer ce même jour. Il est décédé le 25 octobre 1917 à l’asile d’aliénés d’Evreux (avis de mairie du 31 octobre 1917).

Source : Archives départementale de Seine Maritime – Cote 1R 2871

 

 

 

Coplo Alexandre

Et voici la chronologie de la vie bien mouvementée de son fils COPLO Alexandre, père de André MARTIN/COPLO, arrière arrière grand-père de Solène et Thibault GOUPIL (branche MARTIN/COPLO) :

21/08/1893: naissance à Amfreville la Campagne (27). Voir en complément l'article consacré à cette commune : http://geneahist-goupil.over-blog.com/article-271870.html

01/10/1912: Condamné par le Tribunal Correctionnel d'Evreux à 50s d'amende pour vol

13/07/1914: Reformé temporairement par la Commission spéciale de Toul pour faiblesse de constitution

10/12/1914: Reconnu apte au Service Armé par décision du Conseil de Révision du Pont l'Évêque

08/03/1915: Incorporé au Corps

27/06/1815: Passe au 119è RI

03/10/1916: Passe au 24e RI

24/01/1917: Manquant à l'appel

26/01/1917: Déserteur

31/01/1917: Arrêté

06/03/1917: Évadé

08/03/1917: Déserteur

18/07/1917: Condamné par jugement du Tribunal Correctionnel d'Évreux à 6 jours de prison avec sursis et   5F d'amende pour outrage et rebellion à agent et ivresse commis le 08/06/1917

09/09/1919: Naissance de André Martin (mon grand-père maternel) qui a construit de ses main sa maison à Acquigny (27). Il a exercé la profession de maçon. Voir en complément l'article "Acquigny" : http://geneahist-goupil.over-blog.com/article-635262.html

19/09/1919: Condamné à 3 ans de travaux public par le conseil de guerre de la 4e Division d'Infanterie pour désertion.

10/10/1919: Évacué après condamnation à l'atelier de travaux public d'Orléansville (Algérie)

??: peine suspendue

13/03/1926: naissance de Madeleine RENARD

20/08/1926: Mariage avec RENARD Albertine et reconnaissance de Madeleine 12/09/1926: Réformé définitivement  de l'armée active  n°2 du Conseil de Révision de Versailles

06/04/1927: Réformé de l'armée territoriale  pour usure et fatigue générale.

Ses 3 premiers enfants sont nés avec le patronyme d'empreint qu'avait employé leur père Alexandre dont André MARTIN, mon grand-père.

Après la réhabilitation, ceux-ci ne pourront pas reprendre le patronyme COPLO. Par contre, les autres enfants, reconnus par leur mère, cela a été possible. Voir le lien généanet : http://gw1.geneanet.org/index.php3?b=sggoupil&lang=fr;m=N;v=coplo

Voir en complément l'article sur les Coplo - Cordiers : http://geneahist-goupil.over-blog.com/article-242511.html

Voir également l'article sur l'étude du patronyme Coplo : http://geneahist-goupil.over-blog.com/article-248018.html

Voir également l'article sur MESNIL Louis "sonneur journalier en l'église d'Amfreville la Campagne" : http://geneahist-goupil.over-blog.com/article-367470.html

Sources : Archives départementales de l'Eure.

 

Sous l'Ancien Régime, depuis un édit de 1556, les femmes enceintes non mariées ou veuves devaient déclarer leur grossesse, sous peine de pendaison. Ces déclarations sont assez détaillées et mentionnent le nom du père. Mais est-ce bien le bon nom ?

Une supercherie apparaît sur l'acte de baptême de Marie Rose GAGUIN (branche Martin/Coplo) :

 

 Paroisse St Jean à Louviers

30/04/1749  :   Bapt. Marie Rose née ce jour fille naturelle et illégitime de Catherine Gaguin 26 ans, fille de Pierre Gaguin compagnon teinturier demeurant la Basse Villette et de feu Catherine Bellesme, laquelle a déclaré faussement être enceinte des oeuvres de Jean Doucé.

 

AM de Louviers

Un homme déclaré comme étant une fille et qui a dû prouver qu’il était un garçon :

 

Eh bien oui, cela arrive !! Quelle surprise quand on apprend que l’on a été victime d’une erreur de transcription de l’administration, au moment de faire son service militaire.

D’après l’extrait de minutes du greffe du tribunal civil de première instance séant à Dinant, département des Côtes du Nord (actuellement Côtes d’Armor) :

« M. le Procureur impérial a exposé que le nommé Louis François FONTAINE (Branche GOUPIL) , né à Mégrit le 15/05/1842, du légitime mariage de François Fontaine et de Marie Rondel, a été porté dans le registre des naissances de cette commune sous les prénoms de Louise Françoise, que c’est par erreur du Maire que cet individu a été déclaré du sexe féminin et qu’il est nécessaire de rectifier son acte de naissance.

Qu’il résulte d’un certificat délivré par le curé de Mégrit que Louis François Fontaine, …, a été inscrit sur les registres des baptêmes de cette paroisse le 15/05/1842 et qu‘entre autres deux témoins se présentent à cette audience pour attester l’époque de sa naissance et déclarer qu’il appartient au sexe masculin. En conséquence, M. le Procureur Impérial a requis l’évocation et l’audition des témoins. …

Pour ces motifs, le tribunal dit que c’est à tord que … , ordonne que le requérant y sera déclaré du sexe masculin … ».

 

sources :

AD 22 : acte de naissance

 

 

Un certain de ST MARTIN Pierre (Branche Touzard ) est né à Sept Frères (14) le 31/12/1737 du légitime mariage de Julien MARTIN et de Marguerite DANJOU. Il a été baptisé sitôt sa naissance « en la maison de ses parents par le sieur Dubois, chirurgien de Saint Sever, à cause du péril de mort. Il a été nommé ainsi par son parrain Pierre Danjou et sa marraine Suzanne Regnouvin laquelle a déclaré ne savoir signer ».

Un fils nommé Gilles est né le 26/11/1784 à Sept Frères du légitime mariage de ses parents Pierre (de St) MARTIN et Jeanne BOUCHARD le 28/11/1767.

Sur l’acte de mariage de Pierre et Jeanne apparaît une mention marginale :

« Les mots de et Saint sont supprimés en vertu du jugement du district de Vire du 26 Pluviôse … ». Ces mots ont été rayés également  sur l’acte de naissance de leur fils Gilles.

Plusieurs problèmes se posent :

Pourquoi Pierre, le père de Gilles,  a-t-il été nommé de Saint Martin alors que le patronyme de son père Julien semble être simplement MARTIN ?

A t-il été nommé ainsi suite à sa naissance difficile ? Était-il considéré comme un miraculé ?

Pourquoi les mots « de » et « Saint » ont-ils été retirés à la suite d’un jugement pendant la période de la révolution française ?

Ont-ils été enlevés par crainte d’avoir des soucis  avec les révolutionnaires ?

 Voici encore des problèmes non élucidés à résoudre.

sources : AD

Le patronyme DESPLANQUES est très répandu dans la région de Carentan dès le XVIIe siècle. La branche la plus notable, celle des DESPLANQUES-DUMESNIL, est surtout représentée à Carentan : elle y fournit des échevins, des officiers de justice.

Deux branches, non rattachées à ce jour, apparaissent à Saint Pellerin à la fin du XVIIème siècle : la première fournit deux frères cités comme marchands herbageurs en 1775  et 1789 ; la seconde semble avoir jouir d’une certaine aisance dans les années précédant la révolution, mais n’est jamais citée comme marchand herbageur.

Les DESPLANQUES sont aussi nombreux à Auvers. : une des branches fournit des fermiers et marchands herbageurs qui exercent leur activité sur Blosville et Saint Côme du Mont.

Branche d’Auvers

Antoine et Adrien DESPLANQUES (né vers 1618-décédé en 1678) étaient frères. (branche Touzard)

Antoine DESPLANQUES (n° Soza 3606) est né vers 1622 et est décédé à Auvers le 26.12.1702.

Antoine DESPLANQUES et  Marie GUILLEBERT (ou plus certainement QUILBEC, voir définition dans article sur les patronymes) ont eu trois enfants :

Nicolas, qui suit en 1,

Pierre, qui suit en 2

Et enfin Jeanne (n° Soza 1803, génération 11) qui est née à Auvers le17 février 1647 et décédé dans cette commune le 28 avril 1715. Elle s’est mariée avec Antoine  LE ROSIER.

L’ainé des enfants d’Antoine DESPLANQUES, Nicolas, marié avec Françoise LECAUDEY à Auvers le 30 juillet 1680, a eu un fils jean Antoine né le 27 Octobre 1689 à Auvers. Celui-ci s’est marié le 24 mai 1707 avec Marie TOUZARD, fille de Charles et Charlotte BARBEY, de Méautis. Il ont eu 6 enfants, tous nés à Auvers : Françoise Catherine, Nicolas, Nicolas Pierre Noël, Antoine Armand, Jean Pierre, Colombe Agathe Sophie et Charles.

Charles DESPLANQUES, le plus jeune des enfants d’Antoine, est né à Auvers le 4 octobre 1725. Il était herbageur, laboureur. Il est décédé à Blosville le 23 décembre 1775 et s’est marié en première noce avec Marie Françoise MOUCHEL puis en seconde noce avec Françoise Bonne Suzanne BERTIER. Il a eu trois enfants du premier lit dont David, enregistré comme herbageur en 1781 et Marie Françoise mariée avec Charles BERTOT, marchand.

Voici un extrait d’une étude réalisée par M. J Jacques BREGUET   

N.B. les personnes notifiées avec le n°Soza sont des ancêtres de ligne directe (branche Touzard).

Définition d’un herbageur :

Certainement synonyme d’herbager – ère qui lui-même est synonyme de « emboucheur ».

Emboucheur : nom masculin, personne qui pratique l’embouche des animaux, c’est-à-dire l’engraissement des animaux sur prairies, notamment des bovins, et, par extension, à l’étable (embouche à l’auge).

Les prairies doivent être suffisamment fertile pour permettre l’engraissement des animaux sans apports d’aliments complémentaires. (on dit aussi pré d’embouche)

Par extension, on peut endéduire qu’un marchand-herbageur devait vendre sur les foires aux bestiaux de la région les animaux engraissés.

  Sources : encyclopédie Larousse Kléo 2001

Une paysanne dans la Grande Guerre

Jeanne Désirée LEGENDRE, mon arrière-grand-mère paternelle est née le samedi 28 février 1880 à Emanville (27.)

Elle est l'enfant légitime de Théogène Firmin LEGENDRE, cultivateur, âgé de 31 ans et d'Adezire Julia Maria LIERVILLE, ménagère, âgée de 29 ans.

Le lundi 16 mars 1891, sa mère Adezire LIERVILLE meurt, âgée de 40 ans. Jeanne a 11 ans.

Elle est ménagère.

Un contrat de mariage est établi entre Léopold ISABELLE et Jeanne LEGENDRE le 29 janvier 1903  à Emanville.

Elle épouse Léopold Ernest ISABELLE, couvreur en paille puis charretier de labour et cultivateur à Ormes (27), l'enfant légitime de Louis Léon ISABELLE, couvreur en paille et d'Ulgisse Azaele CUCU, journalière, le samedi 31 janvier 1903  à Emanville (27.) Elle est alors âgée de 22 ans. Il a  23 ans.

Sont présents : Louis BLOT, instituteurs (témoin), René LEGENDRE, cavalier au 6éme dragon (témoin), Théogène LEGENDRE, cultivateur (présent), Ulgisse CUCU, journalière (présente.)

  Ce couple aura trois enfants :

- Léopoldine Désirée ISABELLE née le mercredi 28 avril 1909 (ma grand-mère)

- Marius ISABELLE

- Daniel ISABELLE

Leur exploitation agricole est située à Folleville, hameau d’Ormes près d’Emanville. Folleville est distante de 15 kilomètres de Conches, plein Nord.

LE DEPART DE LEOPOLD POUR LE FRONT

« Alors, on vit arriver un vieil homme et derrière lui, la tête d’un troupeau.

-          Sainte Vierge ! dit la laitière

-          Il est fou celui-là ! cria Burle.

Il y avait le gros soleil et la poussière, et l’épaisse chaleur sur les routes

- La guerre ! C’est la guerre...

Du coup, autour de lui, on ferma la bouche, et Burle même comprit…et les autres comprirent, tout seuls.

Les cœurs se mirent à taper des coups sourds un peu plus vite. On pensait à cette nuit d’avant qui sentait trop le blé. Oui, trop le blé. Et quelle vague de dégoût à sentir cette odeur de blé, à voir les petits enfants dans les bras des femmes, à voir ces jeunes femmes, toujours bien pleines de plaisir, sur leurs deux jambes, à comprendre tout çà, en même temps que les beaux hommes partent dans le gémissement des chevaux. »

(Dans l’extrait de son livre « Le Grand Troupeau », Paris, Gallimard, 1931, pp. 15 et 16, Jean Giono, lui-même ancien combattant de 1914, décrit le départ massif des jeunes villageois pour le front. Ce troupeau de moutons le symbolise.)

La mobilisation générale le 2 août 1914 intervient à une période estivale cruciale pour les ruraux : dans la France du Nord, c’est le temps des moissons. Les paysans mobilisés se rassemblent pendant que le tocsin sonne le glas. A cette époque où le machinisme est encore peu développé, les travaux agricoles nécessitent une main d’œuvre abondante. Comment pallier une telle pénurie de bras ? D’autant que les réquisitions de chevaux constituent un élément particulièrement aggravant.

Anecdote :

Les ISABELLE ont eu la chance de n’avoir pas de chevaux réquisitionnés, et ceux-ci en possédaient trois. Seul une vache fut du lot et elle devait être amenée à une heure et jour précis à Conches, ville importante la plus proche (à 15 kms.) Ils partirent comme prévu, les enfants dans une voiture tirée par un âne, la vache était amenée par Jeanne. Ils arrivèrent trop tard au rendez-vous. En fin de compte, ne voulant refaire le chemin inverse avec la vache, elle fut vendue sur place à un boucher de Conches.

LA «MOBILISATION » DE JEANNE

Jeanne répond au célèbre appel adressé par le président du Conseil R. Viviani aux paysannes françaises en se « mobilisant. »

Le 7 août 1914, le Président du Conseil René Viviani, qui songe à une guerre courte, lance un appel aux femmes françaises, en fait aux paysannes, les seules dont il pense avoir un besoin urgent dans les campagnes désertées par les hommes. Il leur parle le langage viril de la mobilisation et de la gloire :

 « Le départ pour l’armée de tous ceux qui peuvent porter les armes laisse les travaux des champs interrompus ; la moisson est inachevée ; le temps des vendanges est proche. Au nom du gouvernement de la République, au nom de la nation tout entière groupée derrière lui, je fais appel à votre vaillance, à celle de vos enfants que leur âge seul, et non leur courage dérobe au combat. Je vous demande de maintenir l’activité des campagnes, de terminer les récoltes de l’année, de préparer celles de l’année prochaine… Debout, donc, femmes françaises, jeunes enfants, filles et fils de la patrie ! Remplacez sur le champ de travail ceux qui sont sur le champ de bataille. Préparez-vous à leur montrer, demain, la terre cultivée, les récoltes rentrées, les champs ensemencés !

Il n’y a pas, dans ces heures graves, de labeur infime. Tout est grand qui sert le pays. Debout ! A l’action ! A l’œuvre ! 

Il y aura de la gloire pour tout le monde.»

Il ne s’agit pas de verser dans les tableaux idylliques. Même s’il y a eu un élan général de courage et d’entraide, il cache des réactions plus contrastées et doit être nuancé. La solidarité observée en temps de paix est déjà une réalité. La nature et la pénibilité des travaux de la terre la rendent impérieuse. Jeanne participait déjà activement aux activités agricoles. La forte participation des paysannes n’est pas novatrice, elle est même très lourde et a été souvent minimisée voire occultée.

Jeanne occupe déjà avant le conflit une place à part entière dans l’exploitation et son temps n’est pas exclusivement consacré à ses enfants, aux tâches ménagères ou encore à la traite. Elle concoure activement aux travaux des champs, même si elle moins présente que les hommes. En simplifiant, le travail de la terre est réservé à ces derniers : entre autres, ils labourent, hersent, sèment.

Jeanne se soucie principalement de l’entretien des récoltes, de la production elle-même. Les tâches qui nécessitent beaucoup de bras sont réalisées en commun. Dans le cas de la moisson, les hommes fauchent et les femmes forment les bottes. Elle emploie des outils simples comme le pic et la fourche. Ses travaux sont donc les plus élémentaires et également les plus lourds. Une telle répartition n’est probablement pas liée aux capacités physiques mais tient davantage à la nature des traditions sociales rurales.

Néanmoins, pendant la guerre, Jeanne doit prendre en charge les tâches réalisées d’ordinaire par son mari, accompagnée de temps en temps dans ses efforts par Léon LEGENDRE et plus régulièrement par un charretier.

Léon LEGENDRE est le mari de Lucie LEGENDRE, la sœur de Jeanne. Lucie gardait les trois enfants quand Léon aidait Jeanne (une LEGENDRE marié avec un LEGENDRE !). Le couple habitait à La Commanderie située à 4 kilomètres au Nord de Folleville.

Voici le détail d’une carte envoyée à Léopold (surnommé Paul) par Jeanne à son mari, qui illustre bien les faits :

CORRESPONDANCE DE JEANNE A SON MARI, PRISONNIER DE GUERRE EN Allemagne DEPUIS LE TOUT DEBUT DE LA GUERRE 18EME TERRITRIAL CAMP 11 CORVER 33 A MUNSTER EN WESPHALIE :   

Folleville le 10 avril 1917 (courrier reçu par Léopold le 10 septembre1917)

« Je réponds à ta carte du 2 juillet et à ta lettre du 9 juillet que j’ai reçu le 6 avril. Très heureuse de te savoir en bonne santé … En ce moment, nous avons du mauvais temps, il tombe de l’eau depuis 19 jours, que deux jours de bon. Le reste des foins va être perdu. Il nous en reste à peu près une aire. Nous n’avons pas encore commencé à couper nos blés. Ceux qui en possèdent ont germé. Nous commencerons lundi, c’est Léon (Legendre) qui mènera  ma faucheuse. Nous allons la chercher aujourd’hui à Conches. Cà n’iras pas très vite car il y a beaucoup d’herbes, vu l’hiver humide. Nous avons eu deux averses la semaine dernière qui ont versé les avoines …   Je t’écrierais lundi pour te dire si ça va bien mon cher Paul, encore un mauvais passage pour moi à passer. Quel jour de soulagement pour moi le jour où tu seras revenu avec nous ! Je t’envoie un colis aujourd’hui 10 août.

Nous t’embrassons tous bien fort.

Ta femme et tes chers enfants,

Jeanne ISABEL »

LES VETEMENTS DE JEANNE

Les vêtements de Jeanne étaient composés de grandes jupes qui arrivaient jusqu’aux chevilles et de chemisiers. Pendant la semaine, pour travailler elle mettait un tablier. Elle ne portait pas de pantalons.

Léon portait lui des vestes boutonnant jusqu’au cou et des pantalons. La semaine, hommes et femmes se chaussaient avec des sabots, les jours de fêtes, certains avec des chaussures.

CHUTE DE LA PRODUCTION AGRICOLE

Malgré les efforts de Jeanne, la production de sa petite exploitation connaît une chute brutale. Pour les céréales, elle équivaut en moyenne à moins de 70 % de celle des dix années précédentes. Cette chute est consécutive au déficit de main-d’œuvre et aussi aux grandes difficultés d’approvisionnement en engrais. En outre, plutôt que les cultures commerciales, Jeanne privilégie les cultures davantage adaptées à l’autoconsommation et à la nourriture des animaux.

JEANNE « GARDIENNE » DE L’EXPLOITATION

Le fait que Jeanne parvienne même cahin-caha à assurer la marche de l’exploitation explique en grande partie pourquoi son époux endure la difficile vie de prisonnier en Allemagne dans le camp de Munster. En effet le devenir de la petite exploitation est un ressort essentiel à son moral. La récurrence de ce thème est d’ailleurs le fil directeur de leur correspondance. Même prisonnier, Léopold conserve des réflexes propres à sa profession ou a sa vie civile. Il continue à vivre au rythme des saisons et des récoltes. Comme il reçoit des lettres régulièrement, il peut en effet presque pas à pas suivre leur déroulement. Plus largement,  il veut rester en communication avec son univers coutumier : ses proches, sa ferme, mais aussi les habitants de son village d’Ormes près d’Emanville dans le département de l’Eure, sur le plateau du Neubourg, dont il est resté solidaire.

En retrait d’une guerre à laquelle elle ne peut s’opposer, ses nombreux colis et lettres, ses efforts fournis pour valoriser l’exploitation constitue son unique moyen (indirect) de soutenir Léopold. D’ailleurs, consciente de l’importance psychologique des ses nouvelles, elles insistent sur les points positifs. De même, notamment pour ne pas l’inquiéter davantage, elle tait ses problèmes de santé et ses doutes.

Dès 1916, il semble qu’une profonde lassitude gagne Jeanne et la population rurale en générale. L’idée d’une guerre courte est définitivement abandonnée. Certes, Jeanne et ses proches souffrent nettement moins que les citadins des privations alimentaires mais la guerre est bien longue et le retour du mari bien aimé est attendu avec de plus en plus d’impatience comme le précise le courrier suivant, reçu par Léopold le 1er avril 1917 :

« Cher Paul,

Je t’envoie cette carte et en même temps pour te dire que ma santé est toujours très bonne ainsi que toute la petite famille. Je suis pour le moment à Folleville, nous allons partir hier à Emanville où nous allons faire 2 pipes de boisson. Enfin mon vieux Paul, nous attendons ton retour avec impatience. »

Le 4 décembre 1916, elle reçoit le diplôme d'honneur :

« Le Diplôme d’honneur est décerné par le Conseil Général à Madame Jeanne LEGENDRE épouse ISABELLE cultivatrice à Ormes qui en l'absence de son mari appelé sous les drapeaux, pendant la guerre 1914-18,  a assuré courageusement la direction de sa ferme,  assuré l'exploitation de ses terres et contribué ainsi à la Défense de la Patrie. »

Au cours du conflit, Jeanne a su s’adapter aux circonstances. Elle a accompli de multiples tâches traditionellement dévolues aux hommes. Mais si elle a mesuré son aptitude, elle ne sait pas pour autant émancipée. Du camp d’internement, son mari a continué en grande partie de diriger les activités agricoles de l’exploitation. De plus, elle a du composer avec Léon LEGENDRE, son beau-frère que les circonstances ont poussé à se mêler de la marche de l’exploitation familiale.

LE RETOUR DE PAUL

La vie d’avant la guerre reprend vite son cours même si la Grande Guerre laisse les villages exsangues. Les monuments aux morts et leurs listes nominatives qui semblent sans fin constituent une trace éloquente et durable de l’hécatombe. Veuves, orphelins, invalides, « gueules cassées » font partie intégrante de la société paysanne.

 

Pour illustré l’après-guerre, voici le récit apposé au verso d’une carte postale par ma grand-mère Léopoldine (à l’âge de 10 ans, ou presque)  :

« Folleville le 19 avril 1919,

Mon cher parrain,

Je t’envoie cette carte pour te dire que tout le monde va bien. Papa Paul est en train de faire de l’avoine, nous sommes en ce moment en vacances, je termine ma carte en t’embrassant de tout mon cœur ainsi que mes petits frères, Maman et Papa Paul. Tu me répondras à ma carte quand tu l’auras reçu.

Léopoldine ISABELLE.»

(Le parrain de Léopoldine était Emile CUCU, fils d’Ulgisse, sa grand-mère paternelle.)

LE DECES DE JEANNE

Le bonheur retrouvé ne dure malheureusement que peu de temps. Jeanne est gravement malade. Les efforts intenses fournis pendant la guerre n’ont peut-être pas arrangé son état de santé fragile. Son calvaire a duré moins de 6 mois. Elle était sujette à beaucoup d’hémorragies.

Jeanne Désirée LEGENDRE meurt peu de temps après la fin de la guerre le mardi 23 septembre 1919 à Ormes (27), hameau de Folleville, âgée de 39 ans.

Est présente : Hélène LETAILLEUR, institutrice (déclarante.)

Sources :

-          Ma collection personnelle de cartes postales : correspondances entre Léopold ISABELLE et sa femme pendant la Grande Guerre et l’après-guerre, correspondances des enfants ISABELLE avec leur père et correspondances de Léopoldine ISABELLE avec son Parrain.

-          Les registres des A.D. de l’Eure (27) : actes de naissance, actes de mariage, acte de décès

-          Les témoignages oraux de ma grand-mère paternelle Léopoldine ISABELLE

Bibliographie :

-          Michel Augé-Laribé,  L’agriculture française pendant la guerre, Paris, Presses Universitaires de France, 1925.

-          Georges Duby et Armand Wallon (sous la direction de), Histoire de la France rurale, tome 4 : La fin de la France paysanne, Paris, Seuil, 1977.

-          Annie Moulin, Les paysans dans la société française de la Révolution à nos jours, Paris, Seuil, 1988.

-          Françoise Thébaud, La femme au temps de la guerre de 1914, Paris, Editions Stocks/Laurence Pernoud, 1986.

Sosa n°8 º 05/09/1870 à Ormes (27) 

† 12/01/1955 à Montaure (27)

 

FONTAINE Marie Françoise: Domestique, ménagère 

 º 11/05/1871 à Pleslin (22)

† 23/08/1929 à Emanville (27)

 

Son enfance : Il la vit à Emanville (27)

 


Mobilisation guerre 1939/1945:04.09.1939 - Vernon (27) :Centre mobilisateur au moment du dernier appel sous les drapeaux (C.M. 303 (Eure)).

Son mariage : Il se marie le 12/11/1931 à Emanville. ISABELLE Léopoldine Désirée, née le 28/04/1909, devient sa femme.

Il aura quatre enfants:   ·  Bernard, Edith, Jean et Guy. 

 

 

Bataille des Flandres en Mai 1940 La défense acharnée des voies d'eau entourant Dunkerque par les troupes de l'Amiral Abrial et du Général de corps d'armée Fagalde permit d'évacuer in extremis 335 000 hommes, dont 115 000 Français avant le 4 juin.  

Affecté au 653e B.A.C., Batterie Anti-Chars de la 1ère Armée française, il a participé à la Bataille des Flandres en Mai 1940 qui fut, du côté allemand, un chef d'œuvre de préparation et d'exécution. Elle montre la faiblesse de réaction des Alliés, malgré des faits d'armes héroïques. L'attaque allemande, l'opération Sichelschnitt (coup de faux) contourna la ligne Maginot à l'ouest, encercla les armées hollandaises et belges, et fixa Anglais et Français sur la Manche. le succès de la campagne allemande tient surtout à une série d'opérations aéroportées et de passages de rivières.

La 653e B.A.C., commandée par le Lieutenant Carpentier, n'a pas échappé à la règle, la bataille a commencé le 14 Mai, la batterie a d'abord été enfoncée par les forces allemandes commandées par Reichenau et ensuite encerclée. Elle a reculé jusqu'à Dunkerque.

La batterie se porte d’abord sur la Dyle, entre Wavre et Ottignies, au sud-est de Bruxelles. Sa retraite sera continuelle via Braine-le-Comte près de Nivelles, Lecelles près de Valenciennes, Séclin au sud de Lille, Merville au nord de Béthune, Reningelst au sud-est de Poperinge en Belgique.

 

 

Le 31 Mai à 4 Heure du matin, la 653e B.A.C., avec quelques éléments rescapés (parmi eux, Florent GOUPIL) n'a pas eu d'autres choix que d'embarquer pour l'Angleterre à Dunkerque sous le bombardement des Allemands.

 

Florent écrit, pendant l’attente de l’embarquement : « Arrivés le soir du 30 mai pour embarquer, obligés d’attendre  le 31 à 4H du matin où nous avons vécu une nuit de tristesse sous un bombardement terrible … ou j’ai perdu 11 camarades. »

 

L'un des bateaux, le Hébé de Caen (celui de Florent) accostera à Douvres, avec la moitié des effectifs restants de la 653e B.A.C., puis dirigé par chemin de fer sur Bourmemouth, et enfin acheminé par chemin de fer à Plymouth.

 

Florent embarquera à Plymouth sur le Général Metzingu pour Brest le 6 juin 1940.

 

Avec d'autres camarades, ils rentreront chez eux après avoir «emprunté» un camion militaire.

 

En rentrant à son domicile, aux Fosses (hameau de Montaure), il vit un enfant chevauchant une bicyclette et dit à ses amis que c'était son fils, Bernard.

 

Synthèse du carnet de notes de Florent et du rapport du Lt Carpentier commandant le 653e B.A.C.

 

Démobilisation: 10.09.1940 : Centre de démobilisation du canton de Pont de l'Arche (Eure).

 

Son dernier corps d'affectation (653e B.A.C).

 

Arme : Chars de combats.

 

Grade : 1 ère classe.

 

Profession au moment des faits : cultivateur à Montaure (Eure)

 

Résistance 1943-1944: Il a servi volontairement dans les Forces Françaises de l'Intérieur de 1943 au 15 septembre 1944 (certificat provisoire n°3779). Il a participé aux actions suivantes :

 

Ravitaillement pour les réfractaires, les parachutistes Alliés

 

Employé réfractaires - caché un parachutiste anglais.

 

Il a été adhérent par la suite au Front National de lutte pour la libération et l'indépendance de la France, en 1944-1945.

 

N° d'adhérent : 265

 

Date d'adhésion : 12 Octobre 1944

 

Conseiller municipal: Il a été conseiller municipal de la commune de Montaure pendant 33 ans (1947-1980). Il a été récompensé d'une médaille d'honneur en récompense de son dévouement au service des collectivités locales (diplôme décerné par le Conseil Général, fait à Évreux le 15 mai 1972).

 

Son métier: D’abord ouvrier agricole, il a exercé ensuite durant le reste de sa vie active le métier de cultivateur dans sa petite ferme des Fosses (hameau de Montaure).

 

Son décès: Il décède le 15.06.1980 à Montaure (27) à 73 ans.

Florent rapporte dans ses notes : « le 26 mai, arrivés à Faumont (le matin) - bombardement terrible de 12H à 14H (à Mons en Pévélé) … le 27 mai, bombardement terrible sur la ville. Ai eu peur à Marquilly demi-tour encerclé - marchons vers l’inconnu - arrivé le soir à Vierhouk. »

 Florent GOUPIL, le premier en partant de la gauche, en 1940

 

Florent est l’arrière grand-père de Solène et Thibault

Sa naissance: Il est né le 12.05.1907 à Evreux (27), section des Combrettes.

Ses parents

GOUPIL Eugène Armand :
Journalier, courrier des postes.

 

et

Comme le souligne Jean-Louis Beaucarnot dans son livre « Qui étaient nos ancêtres » : « Tous les généalogistes possèdent dans leur arbre une multitude d'aïeux largement dispersée, tant à travers la société que l'espace.

Une dispersion qui confirme pleinement l'affirmation de La Bruyère selon laquelle « tout homme descend d'un roi et d'un pendu. »

Je n'ai pas encore trouvé le roi mais j'ai trouvé le pendu ou plutôt le bagnard dans ma généalogie : Pierre CUCU est un de mes ancêtres (branche GOUPIL.)

« Si leur souvenir a été longtemps effacé de la mémoire familiale, les bagnards, au bénéfice de l'engouement pour la recherche généalogique, sont aujourd'hui considérés par les « chasseurs d'ancêtres » comme les « pièces les plus originales » des collections d'aïeux qu'ils s'efforcent de rassembler. Trois siècles après La Bruyère, les hommes et les femmes du XXIe siècle continuent donc à bel et bien de descendre à la fois de rois et de pendus. »

Pierre CUCU est né le mercredi 22 avril 1795 à Le Fidelaire (27), dans le hameau de la Chète.

Il est l'enfant légitime de Pierre CUCU, marchand et d'Anne FUREL.

Il exerce la profession de journalier à la naissance de son fils Louis, Pierre a 22 ans.

Il épouse Marie Rose COQTERRE le mardi 29 février 1820 à Le Fidelaire.

Il légitime Louis Pierre COQTERRE né le 26/02/1818.

Ce couple aura deux enfants :

-          Louis Pierre CUCU né le jeudi 26 février 1818

-          Charles Cézar CUCU né le samedi 25 mars 1820.

Pierre CUCU a subi 3 jours d'emprisonnement pour vols de fèves (1826), à 3 jours pour vol de seigle (1829), à 13 mois pour vol de planches (1831), à 5 ans de réclusion pour vol, à l'aide d'escalade, la nuit (1833).

Il est condamné à Evreux le 9 mars 1839 par la Cour d’Assises de l'Eure (27), à la peine des travaux forcés pour 20 ans, sans pourvoi, pour :

vol de divers objets, la nuit, à plusieurs, à l'aide d’effraction extérieure, d'escalade et dans une dépendance d'habitation,

plusieurs vols, à plusieurs, dans une maison habitée, à l'aide d'escalade et effraction (en récidive.)

Comme tous les condamnés au bagne de Brest, Il est certainement incarcéré d'abord à Bicêtre, un ancien hospice transformé en prison. On rend alors à Pierre les vêtements qu'il portait à son arrestation mais lacérés afin d'éviter toute tentative d'évasion.

Le 15 juillet 1839, il part pour Brest. Le transport s’effectue dans une voiture cellulaire inventée par M. GUILLOT. Le voyage dure 12 heures pour arriver au bagne.  

Là, Pierre est provisoirement « déferré » et est reçu par une commission composée par le sous-préfet qui dresse le procès verbal de réception après contrôle d’identité des forçats.

Pierre est ensuite dépouillé de ses vêtements, lesquels sont immédiatement brûlés afin d'éliminer tout risque de maladie. Ensuite, il est lavé, rasé, tondu. Il reçoit alors un paquetage de vêtements. Depuis 1806, il se compose d'une casaque de laine, de deux chemises, de deux caleçons de toile, d'une vareuse de toile, d'un bonnet de laine rouge, d'une paire de bas et d'une paire de souliers. A partir de 1850, il se composera d'une casaque de laine, de trois chemises en toile, de trois pantalons de toile et un de laine jaune, d'un plet de laine rouge, d'un bonnet de laine et d'une paire de souliers. Le bonnet est rouge pour le condamné à temps et vert pour le condamné à perpétuité.

La description physique, son signalement détaillé, son origine, le motif de sa condamnation et la durée de sa peine son inscrite dans le « grand registre des chiourmes. » Au moment de son arrestation, Pierre résidait à Berville, arrondissement de Bernay, dans le département de l’Eure. Sa taille est de 1m625, ses cheveux et ses sourcils sont châtains, son front est haut et ridé, ses yeux sont gris, son nez long, sa bouche moyenne, son menton est fourchu, sa barbe est noire, son visage est ovale et ridé, son teint est coloré. Il a pour particularité d’avoir deux petites cicatrices, l’une au milieu du front et une autre au pouce gauche.

Après avoir reçu son paquetage, Pierre reçoit son numéro de matricule, le 21792, porté également sur ses vêtements. Celui-ci permet son identification en tant que bagnard.

Ensuite, Pierre est enchaîné à un forçat plus ancien, avec qui il doit rester attaché au moins trois ans.

C'est alors que la vie au bagne commence.

Le bagne de Brest a été édifié entre 1750 et 1751 par l'architecte Antoine Choquet de Lindu, sur la rive gauche de la Penfell. C'est un long bâtiment qui se compose d'un pavillon central destiné à l'administration, aux agents de surveillance, aux chirurgiens et à l'aumônier. Dans la cour, se trouvent les baraques des forçats.  

Pourquoi le port de Brest qui n'a jamais abrité de galères fut-il choisit comme lieu de bagne ? C'est certainement la main d'œuvre bon marché que celui-ci allé procurer au port pour l'aménagement et l'agrandissement de son arsenal.

Au XIXème siècle, le bagne accueille entre 2600 et 3500 forçats en moyenne. Il en a reçu 70 000 durant son ouverture. Le plus célèbre des bagnards brestois est François Vidocq (1775-1857), qui s'évada en 1797 et qui deviendra ensuite espion de la police puis chef de la Sûreté. Vidocq décrit le bagne de façon saisissante : «  chaque salle contient 28 lits de camp nommés bancs ou « tollards »  sur  lesquels couchent enchaînés 600 forçats. Ces longues files d’habits rouges, ces têtes rasées, ces yeux caves, ces visages déprimés, le cliquetis continuel des fers, tout concourt à pénétrer l'âme d'un secret effroi. »

Pierre subit une vie disciplinée, axée sur le travail pour lequel il reçoit parfois un petit pécule. Son emploi du temps est rigoureusement fixé. Il se lève à cinq heures en été, à six heures en hiver. L'hygiène est succincte. Depuis 1837, un règlement précise que le forçat doit se laver visage et mains tous les matins et les pieds tous les mois.

Le départ pour les chantiers a lieu entre sept et huit heures. En été, une partie des bagnards rentre entre onze heures trente et treize heures, l'autre, à dix huit heures. En hiver, la journée est continue : le retour a lieu à seize heures. Le dimanche, les travaux cessent à quatorze heures.

Pierre est nourri de pain, de vin et de légumes secs. Les rations sont suffisantes : les responsables du bagne ne veulent pas perdre leur main d'œuvre. De plus, il est possible d'obtenir des suppléments de l'extérieur en les payant.

Le coucher du forçat a lieu a vingt heures. Il s'allonge sur une pièce de bois incliné, le tola, qui sert de lit à 24 condamnés. Il utilise un sac de toile rempli d'herbes pour s'allonger dessus. Cette promiscuité favorise l'homosexualité entre condamnés. Ceux-ci sont d'ailleurs interdits de messe, entre 1832 et 1840.

 

La discipline du bagne est implacable, et les rigueurs des travaux forcés n’améliorent pas la situation du bagnard. La surveillance est accrue grâce à des mesures de sécurité particulières : à l’extrémité de chaque salle, une pièce à canon chargée à la mitraille est placée sur une estrade pour prévenir des révoltes de la chiourme. De plus, un certain nombre de peines est prévu pour les plus rebelles. Le code pénal de la chiourme est différent pour les bonnets rouges et pour les bonnets verts. Les peines les plus souvent appliquées sont la double chaîne, le retranchement du vin, le cachot et la bastonnade. En fait, il existe une liste des méfaits et une hiérarchie des peines. La liste des méfaits susceptibles de bastonnades est longue et éloquente : on recense tentative d’évasion, le vol, l’ivresse, le comportement de mœurs déplacées qui puni les homosexuels, le jeu, le refus de travailler, mais aussi des motifs plus saugrenus comme « l’introduction de poux dans la chambre mis dans un papier. »  On trouve d’autres types de peines comme la séquestration dans un cachot, très éprouvante, ou la pendaison aux anneaux ou à une vergue de galère ce qui est fatal au prisonnier condamné.  

Cette vie de « galère » est de plus en plus difficile à supporter. Pierre réfléchit à un plan d'évasion. Il sait que la tentative d'évasion n'est pas un motif d'exécution.

Il s’évade le 10 août 1843 mais il est repris dans le port et intégré le même jour.

S'évader du bagne est une opération particulièrement difficile. Le bagnard est étroitement surveillé. Les évasions réussies sont rares : 14 seulement sur 350 entre 1830 et 1836. Le nombre de prisonniers repris, plus élevé que dans d'autres bagnes s’explique par la nature accidentée du terrain, le fait que le prisonnier ne parle pas forcement breton, et surtout par la présence de bandes de gitans qui, cachés dans les rochers du bagne, dénonçaient et parfois poursuivaient à l'appelle du « tonnerre de Brest » (un énorme canon qui tirait trois coups lorsqu'une évasion étaient constatée) les forçats échappés.

Les libérations et les mesures de grâce sont rares. Une ordonnance en 1826 prescrit que, Brest, du fait de sa sûreté, accueille les condamnés à plus de 10 ans. Cette ordonnance fut vite abandonnée mais force est de constatée alors que plus de la moitié des bagnards de Brest sont condamnés à perpétuité.

Les fautes les plus graves sont du ressort du Tribunal maritime. Les exécutions capitales sont peu nombreuses. On en compte une par an durant le XIXème siècle.

 

Le lundi 19 octobre 1846, Pierre perd son épouse Marie, âgée de 61 ans. Il a 51 ans et est bagnard depuis plus de 7 ans. Il recevra cette nouvelle certainement bien plus tard.

 

Les bagnards constituent une menace pour la tranquillité de Brest. Le travail en commun des ouvriers libres et des bagnards conduit à une ambiance détestable. Le vol est élevé à la hauteur d'une institution dans l'arsenal et, à l'exemple des forçats, les ouvriers libres finissent par voler encore plus qu'eux. La débauche aussi règne dans le bagne, et les cas d'homosexualité sont assez fréquents.

Force est alors de constater qu'en ce milieu de XIXe siècle, le bagne ne remplit plus sa mission. S'il fournit une main-d’œuvre à bon marché à l'arsenal, il crée une concurrence déloyale aux ouvriers de la ville, réduit leurs moyens d'existence et entrave le développement du port. En outre, il maintient au cœur de Brest un foyer de désordre. Ce sont ces raisons qui conduisent de nombreux protestataires, dont le baron Tupinier, qui a été directeur des ports et arsenaux de 1823 à 1843, à réclamer la suppression des bagnes. Des préoccupations humanitaires s'y ajoutent, et peu à peu des campagnes s'organisent. En 1852, Le Moniteur publie un décret sur la transportation à la Guyane des condamnés aux travaux forcés détenus dans les bagnes de la métropole. Une loi du 30 mai 1854 en précise les modalités d’application et dispose que les peines de travaux forcés seraient subies dans des possessions coloniales autres que l’Algérie.

 

Pierre CUCU est blessé ou malade, il est soigné à l'hôpital du bagne. Il bénéficie alors du même régime qu'un marin soigné à l'hôpital maritime.

 

Pierre CUCU meurt le mardi 6 mai 1856 aux hôpitaux maritimes. Il a 61 ans.

 

 

Vidé de ses habitants en 1858, le bagne de Brest fut converti en dépôt de matériel. Hôpital complémentaire pendant la première guerre mondiale, centre de réforme, puis de nouveau magasin, il finit ses jours sous les pics des démolisseurs en 1947.

 

Vocabulaire

 

Argousin : gardien chargé de la garde des fers.
Chaîne : convoi de forçats
Chiourme : à l'origine, les rameurs d'une galère ; plus tard, les condamnés au bagne
Comite ou Côme : agent chargé de la police des salles.
Garde-chiourme : agent de surveillance. Ils sont dirigés par un commissaire, haut fonctionnaire de la marine responsable de la police intérieure du bagne.
Paillot : forçat chargé des tâches de secrétariat. La pale est, lui, chargé de la distribution de la nourriture.
Pertuisanier : agent du bagne escortant les forçats sur leur lieu de travail.
Tola : pièce de bois inclinée qui sert de lit à 24 condamnés.

 

Le paquetage du bagnard

 

Contrairement aux matelots qui, à l'époque, n'ont pas d'uniforme spécifique, les forçats disposent d'une tenue réglementaire. Mais c'est pour mieux les reconnaître.
Le vêtement. 
La tenue du bagnard comprend une casaque, deux caleçons, une vareuse, deux chemises et un bonnet de laine. Le col de la casaque et le bonnet ont une couleur spécifique en fonction de la peine, par exemple, rouge pour les condamnés à temps.
Les chaînes.
Une chaîne pour le travail simple, dit de fatigue. Elle est fixée à la cheville du détenu par une manille, ou manicle.
La gamelle.
Comme la cuillère, elle est en bois. Il n'est pas question que les bagnards aient fourchette et couteau. En fait, ils mangent avec leurs doigts.
La couverture.
C'est la seule pièce de tissu qui sert aux bagnards à se protéger la nuit, lorsqu'ils sont enchaînés sur leurs tolas.
Les chaussures et la ceinture.
Les chaussures en vilain cuir sont accompagnées d'une paire de bas. Le crochet du ceinturon sert à accrocher la chaîne.
Le matricule.
Sur chaque pièce de l'habillement est inscrit le matricule du détenu. Porté, sur un registre, ce numéro permet d'identifier le bagnard
Châtiments corporels : de la bastonnade à la mort.
Les forçats qui commettent une faute grave passent devant le tribunal maritime spécial. La bastonnade, à l'aide d'un cordage goudronné de 65 cm de long, est infligée aux voleurs. La peine de mort sanctionne les assassinats. Elle est rare, environ une par an.

 

Sources :

- Archives départementale de l’Eure : actes de naissances, mariages, décès de Pierre CUCU et ses enfants

- Archives de l’arrondissement Maritime de Brest : registre matricule de Pierre CUCU.

Bibliographie

- Le bagne de Brest : Annie HENWOOD préface et introduction de Philippe HENWOOD, Conservateur des Archives de l'arrondissement Maritime de Brest .

- Quand Brest abritait le bagne : Roger PAUL Périodique : Les cahiers de l'Iroise Année 03/1961

- Bagnards à Brest : Philippe HENWOOD Mémoire Année 02/1997 - Le bagne de Brest : Catherine Le DEROFF Sous la direction de Philippe JARNOUX professeur d'histoire faculté Victor Segalen Mémoire Année 1996/1997

- Le bagne de Brest : Vidocq s'en est évadé : Article du Télégramme Année 11/1998

- mission du bagne de Brest : Léon AUBINEAU Documentaire Année 1810

- La prison, le Bagne, et L'histoire : Jacques PETIT Livre Année 1980 - Visite au bagne de Brest : C.LUCAS Gazette des Tribunaux Année 10-11/1828

- Bagnes, prisons et criminels : B.APPERT Année 1836

- Le bagne de Brest : H.DEIN Revue de Paris, nouvelle série, t1, p.258-290 Année 1839

- Mémoires sur l'état actuel des bagnes en France : V.GLEIZES Annales Maritimes et coloniales, t.72, p5-p45 Année 1840

- Les bagnes, histoire, types, mœurs, mystères : M.ALHOY Documentaire Année 1845

- Histoires des bagnes, depuis leur création jusqu'à nos jours : P.ZACCONE

- La vie quotidienne dans les bagnes : R.PRIGENT Documentaire Année 1973

- Plan de Brest et de ses environs : Document papier, bibliothèque de la marine BREST Année 1760

- Plan du bagne de Brest : Document papier, bibliothèque de la marine BREST Année 1748

- Interview de Philippe JARNOUX : Professeur d'histoire faculté Victor Segalen

 

 

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