NOTRE BUT

Passionné de génealogie et d'histoire, je souhaite partager mes recherches. Ce blog est le prolongement de l'arbre généalogique de la famille GOUPIL - PERIER avec comme de-cujus mes enfants :

http://gw1.geneanet.org/index.php3?b=sggoupil.

 

La pratique de la généalogie évolue : faire des arbres avec des noms et des dates reste assez limité ; en tant que généalogiste, je suis également curieux de notre histoire familiale. Pour donner une image, le corps humain est composé d'un squelette, mais aussi d'organes et de chair. En généalogie, c'est la même chose. Il est important de faire des recherches en vue de comprendre la vie quotidienne de nos ancêtres : quel métier exerce-t'il, pourquoi untel a migré dans une autre région, etc. 

 

Ce blog a pour but de publier simplement des articles sur des thèmes de recherches (généalogie, histoire), partager des dossiers, de façon à les rendre consultables par des internautes (généalogistes, historiens, amateurs ou professionnels). Vous avez la possibilité de les commenter.

N'hésitez-pas à me communiquer l'adresse de vos blog et ainsi créer un vrai réseau, et établir de vrais contacts entre des personnes qui partagent les mêmes passions que moi.

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"On peut reconnaître assez facilement l'histoire officielle d'un pays, la liste des rois, de ses ministres, de ses guerres, de ses traités, et cependant la véritable histoire n'est pas là, c'est dans les masses profondes des travailleurs de tout ordre que réside la vie réelle de la Nation" - Edouard Herriot (1er mai 1909).  

 

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- Généalogie de L'Europe - ATLAS DE LA CIVILISATION OCCIDENTALE - Sous la direction de Pierre Lamaison - conseiller historique Pierre Vidal-Naquet, Hachette Livre, 1994 :

Autour de Pierre Lamaison, une équipe d'historiens et d'anthropologues de haut niveau offre au public une généalogie de l'Europe, de la préhistoire au XXe siècle. De conception inédite, cet atlas illustré de 450 documents en couleurs, propose, à travers 80 tableaux généalogiques associés à 160 cartes en couleurs, des clés pour comprendre des phénomènes de longue durée dispersés sur une aire géographique très vaste qui rendent compte de l'unité et la variété politiques et culturelles de l'Europe actuelle.


 - Physiologos Le bestiaire des bestiaires, traduit du grec, éd. Jérôme Millon : voir l'article => http://geneahist-goupil.over-blog.com/article-991736.html


Je vous conseille de lire le livre de Jean-Louis Brunaux : "Les gaulois" - collection "Guide Belles Lettres de Civilisations" publiés aux Editions Les Belles Lettres (2005)... suite - voir l'article => http://geneahist-goupil.over-blog.com/article-1275187.html

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En complément de l'article déjà publié "les Coplo, cordiers de père en fils", voici les commentaires de Jean-Baptiste Le Halper :

"L'édit de louis XIV blanchit les cacous, en 1683. C'est à partir de cette époque que les cacous furent admis au fond de l'église et debout pour assister à la messe. Les cacous avaient leur propre chapelle. Ils ont aussi le droit d'enterrer les morts dans le cimetière paroissial. Malheureusement ceux-ci étaient déterrés pendant la nuit et ramenés à l'entrée de leur village. Encore au début du XXème siècle des parents demandaient à leurs enfants de ne pas sassoir sur la même table que les enfants de cacous et, de ne pas s'amuser avec eux en récréation. Suite à l'édit royal, il était même demandé a des cordiers le solde de leur rachat (Faouet). Ceux- ci ont fait l 'objet d'un recours. Les villages se sont manisfestés à cette époque contre cet édit. La milice est intervenu dans plusieurs cas et même l'armée. Au milieu de XIVème siècle des juifs s'étaient refugiés chez ces caqueux, pour ne pas subir les contraintes de cette époque. Nous avons aussi des jeunes filles qui allaient accouchés afin de mettre des enfants au monde dans de bonne condition. Il ne faut pas oublier que ces dits lépreux étaient très organisés. Ils avaient leurs sages femmes, leurs guérisseurs, leur propre justice.". 

Vous pouvez consulter en complément  le site Imago Mundi et l'article "les cagots"

  • signature-Jacques-BEAUCOUSIN.jpgJ
    acques BEAUCOUSIN (notre soza n° 742 génération 10 – branche Van Glabecke) voit le jour le mardi 10 septembre 1715 à Amfreville-la-Mi-Voie (76005). Il est le fils légitime de Jacques BEAUCOUSIN, âgé de 34 ans environ et de Madeleine SAILLANT, âgée de 27 ans.
      

  • A sa naissance, il a pour frères et soeurs : Pierre (né en 1708), Marguerite (née en 1710), Marie Anne (née en 1712), Madeleine (née en 1714). Jacques sera maitre panetier.jpgpannetier (*).

     



  • Il s'unit avec :Marie Marguerite LE RAT, la fille légitime d'Abraham LE RAT et de Marguerite GAMBLIN. Il n'y a pas d'enfants connus pour ce couple. Ils se marient le mardi 2 août 1746 à Amfreville-la-Mi-Voie (76005).
     

    Son père Jacques meurt le 21 avril 1751, Jacques est âgé de 35 ans.

     

  • Il s'unit avec Anne Thérèse MONNOIS, la fille légitime d'Adrien MONNOIS et d'Anne LEMOINE. Ce couple aura six enfants : - Marie Magdeleine née en 1755. - Henriette Perpetue née en 1757. - Jean Jacques Nicolas né en 1759. - Anne Thérèse née en 1761. (soza n°371 – génération 9) - Marie Henriette Scholastique née en 1765. - Jacques Romain né en 1768. Ils se marient le jeudi 21 février 1754 à ? Amfreville-la-Mi-Voie (76005). Le 31 mars 1755 naît sa fille Marie. Jacques est âgé de 39 ans. Le 14 octobre 1757 naît sa fille Henriette. Jacques est âgé de 42 ans. Le 22 juin 1759 naît son fils Jean. Jacques est âgé de 43 ans. Le 19 avril 1761 naît sa fille Anne. Jacques est âgé de 45 ans. Le 1 avril 1765 naît sa fille Marie. Jacques est âgé de 49 ans. Le 19 janvier 1768 naît son fils Jacques. Jacques est âgé de 52 ans. Sa mère Madeleine meurt le 19 mai 1772, Jacques est âgé de 56 ans. Le 24 octobre 1780 sa fille Henriette meurt, Jacques est âgé de 65 ans. Le 18 octobre 1783 son épouse Anne meurt, Jacques est âgé de 68 ans.

     

  • Il s'unit avec Catherine GAILLARD, la fille légitime de parents non connus. Il n'y a pas d'enfants connus pour ce couple. Ils se marient le mardi 23 novembre 1784 à Amfreville-la-Mi-Voie (76005). Sont présents : Lambert Joseph GIBON (Témoin), Jean Robert BEAUCOUSIN (Témoin), Jean Jacques Nicolas BEAUCOUSIN (Témoin), Jacques Romain BEAUCOUSIN (Témoin). Jacques BEAUCOUSIN est décédé le samedi 10 mars 1798, à l'âge de 82 ans, à ? Amfreville-la-Mi-Voie (76005). (20 ventose an VI).


Il a donc exercé la profession de maître pannetier (panetier).


Une étude éthymologique nous incite à penser que le mot panetier (ou également dans les archives « talmelier » est issu du verbe paneter , faire du pain. Au départ, les panetiers n'étaient pas propriétaires de leur four. Ils devaient cuire le pain dans le four banal, propriété du seigneur laïc ou ecclésiastique. C'est seulement vers 1300, qu'ils obtiennent l'autorisation de posséder leurs propres fours.


Il existait diverses catégories de boulanger (ce terme en référence aux petites boules confectionnées), n'apparaît qu'à la fin du 12e siècle. Ceux demeurant sur le territoire royal étaient appelés maîtres et « haubaniers ». Ils pouvaient exercer leur profession à condition d'acheter au Roi la maîtrise et de payer le hauban, d'où le nom de haubanier. Cet impôt était payé le 11 novembre, jour de la Saint Martin.

L'autre catégorie de boulangers, c'est-à-dire ceux vivant sur les territoires signeuriales, était exempte du hauban mais était soumise au « tonlieu » ou impôt à la vente payable chaque semaine. La « coutume », un autre impôt, était cependant acquittée par l'ensemble de la profession. On la réglait en trois fois : à Noël, à Pâques et à la Saint Jean. Le maître panetier, qui souhaitait quitter les terres du Roi, perdait par la même occasion sa maîtrise. La notion de territorialité était donc très forte à l'époque.

Avant de se présenter à la maîtrise, le jeune boulanger devait avoir effectué au moins cinq ans d'apprentissage en tant que mitron. Ensuite le compagnon boulanger faisait un stage de quatre ans. Une fois par an, les gens de métier se réunissaient pour la réception de nouveaux maîtres dans la communauté.

En complément :

Selon le Dictionnaire Universel Furetière, Antoine 1695 :

Panetier : Officier qui a soin du pain. « Le Grand Panetier de France étoit celuy qui avoit la police du pain & la juridiction sur tous les Boulangers & Meuniers de France. Aujourd'huy il y a plusieurs petits offices de Panetiers chez le Roy, qui ont soin de faire la provision & la distribution du pain aux Officiers. Le Grands Panetier étoit autre fois un des Officiers de la Maison du Roy qui recevoit les Maistres Boulangers, qui avoit sur eux droit de visite & de confiscations ; ce qui a été retabli depuis peu d'années, y ayant maintenant une Chambre & Juridiction dans l'enclos du Palais, qu'on appelle la Paneterie.

Selon le Dictionnaire de L'Académie française, 1st Edition (1694) :

Maistre, Se dit encore, de celuy qui ayant esté apprentif, est receu avec les formes ordinaires dans quelque Corps de mestier. Maistre Cordonnier. maistre Tailleur. maistre Maçon. maistre Charron. il n'est pas maistre. il est passé maistre. les apprentifs ne sont pas maistres. il est fils de maistre.
On dit prov. Qui a compagnon a maistre.

Le Dictionnaire de la langue française le Littré, du nom de son principal auteur Émile Littré, est un dictionnaire de langue française et voici ce qu'il relate :

L'ancien verbe paneter, faire le pain, du latin panis, pain ; provenç. Paneter, panetier ;

Maître : qualification donnée à des artisans qui emploient ou dirigent différents ouvriers, qui ont des ateliers, etc...

 

Vous pouvez consulter d'autres articles consacrés aux "métiers de nos ancêtres" comme :

- Aimé OZANNE, ouvrier aux mines de Littry (14)

- MORICET, père et fils, meunier à Percy (50)

- Michel LABARBE, vannier à Remilly sur Lozon (50)

- LES COPLO, cordier de père en fils dans le Cambrésis (59 et 62)

- FONTAINE Louis, marchand de bestiaux à Pleslin (22)

- MONGREDIEN Jacques, marneron

- Les FABRICANTS DE ROUENNERIE

- MESNIL Louis Casimir, sonneur journalier en l'église d'Amfreville la Campagne (27)

- Marie Rose GARNIER, carapaçonnière à St Sylvain (14)

 

Pierre SAVARY voit le jour avant 1767.
Il est le fils légitime de parents non connus.

Pierre SAVARY est en vie le 1 novembre 1787, il a 20 ans au moins.

Pierre SAVARY est en vie le 8 septembre 1791, il a 24 ans au moins.

Les autres informations connues sont :
- Branche : Ozanne

Il est le parrain de :

Jeanne MARIE qui est née le jeudi 8 septembre 1791 à Saint-Ébremond-de-Bonfossé (50465).
Elle est la fille légitime de Louis MARIE, journalier, âgé de 15 ans environ et de Marie DOUBLET, fileuse, âgée de 15 ans au moins.
Sont présents : Pierre SAVARY (Parrain) grand mère, Magdeleine PERRON (Marraine) grand mère.
00243 MARIE Jeanne AB 1791 - mairie de st ebremont - acte de baptême - (Photocopie) (source 1).
 
Les autres informations connues sont :
- Branche : Ozanne

Texte des sources

acte de baptême de Jeanne Marie

Aujourd'huy neuf è jour de septembre mil sept cent
quatre vingt onze, par nous curé de St Ebremond de
Bonfossé soussigné a été baptisée une fille née
d'hier, laquelle nous a été présentée par Magdelaine
Perron femme de Jean Baptiste Doublet de la parroisse
de Cerisy la salle, laquelle nous a déclaré l'enfant
être sorti des oeuvres de Marie Doublet sa fille demeu-
rant en qualité de servante chez Sr Delahaye
laboureur de cette parroisse et ledit enfant a été
nommé Jeanne Marie par Pierre Savary custos
de cette parroisse assisté de la Sre Magdeleine Perron
parrain et marraine tous deux avec les temoins

 

 

 

Pierre SAVARY était donc CUSTOS en l'église de Saint-Ébremond-de-Bonfossé (50465).

 

Autour du curé pouvaient graviter de nombreux assistants comme :

 

-         le vicaire qui était le plus proche des collaborateurs de l’homme d’église. Il le secondait dans la célébration du culte et l’administration des sacrements.

-         Le diacre, après avoir été sous-diacre, était habilité à baptiser, marier, prêcher lors des eucharisties et distribuer la communion.

Ces deux métiers faisaient parti de la hiérarchie des hommes d’église (par ordre décroissant dans la hiérarchie).

 

 

 

 

Les bedeaux (ou custos) qui étaient des hommes estimés dans leur paroisse et garant de la sécurité de l’église.

 

Leur mission « de police » leur valait parfois le nom de « sergent d’église », pour empreinter un langage militaire. Dans le même esprit, le vicaire se faisait appeler « lieutenant » et le curé « capitaine ».

 

Ce « chasse Dieu » (chasseur au service de Dieu) pouvait prendre parfois son rôle trop au sérieux et en jouer pour imposer, notamment vis-à-vis des enfants de chœur et de la chaisière.

 

C’était de toute manière une profession respectable et estimée.

 

 

Vous pouvez consulter d'autres articles consacrés aux "métiers de nos ancêtres" comme :

- Aimé OZANNE, ouvrier aux mines de Littry (14)

- MORICET, père et fils, meunier à Percy (50)

- Michel LABARBE, vannier à Remilly sur Lozon (50)

- LES COPLO, cordier de père en fils dans le Cambrésis (59 et 62)

- FONTAINE Louis, marchand de bestiaux à Pleslin (22)

- MONGREDIEN Jacques, marneron

- Les FABRICANTS DE ROUENNERIE

- MESNIL Louis Casimir, sonneur journalier en l'église d'Amfreville la Campagne (27)

- Marie Rose GARNIER, carapaçonnière à St Sylvain (14)

 

  

Parmi les autres professions gravitant autour du curé (exercées par des civils), il y avait les marguilliers (ou fabriciens) qui assuraient la gestion des revenus de la paroisse, et…

Dans le vocabulaire latin :

Il se disait autrefois, dans les Universités, de Certains officiers subalternes chargés de fonctions à peu près semblables. Le premier bedeau de l'université. Aujourd'hui on emploie, dans le même sens, le terme d'Appariteur.

 

CUSTOS, ODIS, m. gardien. En fait, cela signifie le gardien de l’église donc le bedeau.

BEDEAU. s. m. Bas officier d'une église, portant verge ou masse: il a pour fonction principale de marcher devant les ecclésiastiques, devant les quêteurs, etc., et de leur faire faire place. Un bedeau de Saint-Eustache. Le bedeau marche en tête des processions.

Suivant la définition du :

 

 

BEDEAU. s. m. (Page 1:177)

Dictionnaire de L'Académie française, 6th Edition (1832-5)

soussigné

magdelaine Perron
P Savary
Ph Savary
Delahaye
J Guesnon
 

Marie Rose GARNIER (branche Coplo - rameau Renart - notre sosa 173 Génération n°8) est née le dimanche 14 mai 1809 à ? Saint-Martin-des-Bois (14659).
Elle est la fille de François Denis GARNIER et de Marie Madelaine DUBOURG, dévideuse de fil, âgée de 28 ans.

Elle s'unit avec François Prosper HERVIEU, couvreur, le fils de François Nicolas HERVIEU et de Marie Jeanne FRONTIN.
Ce couple aura un enfant :
- Denis Auguste né en 1831.

Ils se marient le vendredi 26 février 1830 à ? Saint-Sylvain (14659).

Marie GARNIER est en vie le 15 août 1831, elle a 22 ans.

Le 15 août 1831 naît son fils Denis. Marie est âgée de 22 ans.

Son père François meurt le 19 décembre 1845, Marie est âgée de 36 ans.

Sa mère Marie meurt le 24 août 1865, Marie est âgée de 56 ans.

Marie R. GARNIER est décédée le lundi 27 août 1877, à l'âge de 68 ans, à Saint-Sylvain (14659).
00173 GARNIER Marie dc 1977 - AD 14 - acte de deces - (Numérisation).

 

Marie sera caparaçonnière.

Ce métier « caparaçonnier (ère) » était pratiqué depuis le Moyen Age (XVe siècle)

 

La caparaçonnière est une fabricante de caparaçons,

 

Le CAPARAÇON, au XVe siècle, caparasson, emprunté de l’espagnol caparazon, est une riche couverture d’étoffe pour le cheval qui couvre le poitrail et le dos de l’animal. Les chevaliers déployaient un grand luxe dans le caparaçon, il était armorié, accompagné de fourrures, bordé de franges et de crépines. On retendait sur les bardes du destrier, sur l’armure du cheval de bataille, etc.

Dans la « Vies des grand capitaines français du moyen âge » - Éditeur: J. Lecoffre – Auteur : Alexandre Mazas (1845) – page 253, … les feudataires mettaient beaucoup de soin à caparaçonner leurs chevaux, c’est là qu’ils déployaient toute leur magnificence…

 

A la Renaissance, la recherche esthétique prend le pas sur l'utilité et l'on voit naître de somptueuses pièces gravées, damasquinées d'or, niellées. Elles ne sont pas conçues pour la guerre, seulement pour les joutes des tournois ou comme pièces de collection (voir en exemple la photographie de la plaque de caparaçon du cheval d'Henri II).

Au XIXe siècle, le caparaçon est une toile destinée à protéger les chevaux des intempéries ou des insectes, dont on couvrait les chevaux de course et, dans une moindre mesure, de trait. (Source : « les métiers de nos ancêtres, D. Chatry).

Vous pouvez également consulter d'autres articles consacrés aux métiers exercés par nos ancêtres comme par exemple :

Fabrique et fabricien

MESNIL Louis Casimir, sonneur journalier

Les fabricants de rouennerie

MONGREDIEN Jacques - marneron

et d'autres encore dans le pavé de droite "catégorie : GENEALOGIE : les métiers de nos ancêtres" 

Nous avons dans notre généalogie un ancêtre qui a été fabricien VAULTIER Barthélémy, sieur de Vaux à Remilly sur Lozon - 50, Manche - (voir l'article qui avait été publié : http://geneahist-goupil.over-blog.com/article-225791.html).

Depuis le XIIIe siècle, les laïcs étaient autorisés de participer à la gestion des biens ecclésiastiques. En 1676, Vaultier Barthélémy est appelé avec d'autres notables pour l'examen des comptes de la paroisse. En 1695, il était trésorier de la fabrique qui était un organisme composé de fabriciens; Cette institution avait pour but de gérer le temporel de la paroisse (biens, revenus, fondations, ...).  

C'est dans les paroisses la même chose que le marguillier. Voir l'encyclopédie Diderot et d'Alembert pour l'éthymologie des mots : fabricien, fabrique et marguillier :

- http://perso.wanadoo.fr/pierre.collenot/Issards_fr/outils/encycl_02.htm#f

- http://perso.wanadoo.fr/pierre.collenot/Issards_fr/outils/encycl_03.htm#m

Je vous conseille d'aller visiter le site suivant : http://www.gaudium-et-spes.net/droit/fabrique.html

Il a été créé par l'abbé Marcoux qui nous guide dans la compréhension des évolutions des fabriques et le cadre de vie que constituait la paroisse d'autrefois.

Voir également les articles publiés dans la catégorie "Les métiers de nos ancêtres" :

- Le sonneur : http://geneahist-goupil.over-blog.com/article-367470.html

- Les fabricants de rouennerie : http://geneahist-goupil.over-blog.com/article-359540.html

- Le vannier : http://geneahist-goupil.over-blog.com/article-271549.html

- Les fabricants dans le textile : http://geneahist-goupil.over-blog.com/article-271512.html

- Les cordiers : http://geneahist-goupil.over-blog.com/article-242511.html

- Le marchand de bestiaux : http://geneahist-goupil.over-blog.com/article-228866.html

- Le marneron : http://geneahist-goupil.over-blog.com/article-225802.html

- L'ouvrier aux mines : http://geneahist-goupil.over-blog.com/article-222490.html

- Les meuniers : http://geneahist-goupil.over-blog.com/article-216593.html

U

n de nos ancêtres (branche Goupil), MESNIL Louis Casimir (1814-1888), exerçaient en l’église d’  Amfreville la Campagne (27) le métier de sonneur journalier. Clocheux, sonneur, carillonneur, sacriste… Autant de terme qui nous ramène dans les campagnes d’autrefois et servent à désigner le SONNEUR  DE CLOCHES .

 

Malgré la révolution qui ordonne que les clochers des églises (décret du 3 ventôse an III – 21 février 1795) soient rasés, les cloches continuent de carillonner.

Finalement, la loi du 18 germinal an X (8 avril 1802) – promulgation des organiques du Concordat – autorise officiellement les sonneries de cloches : Dorénavant, celles-ci doivent être réglées par l’évêque en concertation avec le préfet. En dehors de celles fixées, aucune sonnerie ne pourra avoir lieu sans autorisation de la police locale.

Les sonneries locales vont ponctuer la vie de nos aïeux. Croyants ou non organisent leur journée en fonction de trois angélus quotidiens :

Notre clocheux Louis MESNIL donne le départ de la journée, dans les champs ; le charretier ne détèle pas avant celui de midi ; on ne rentre « à la soupe », qu’après celui du soir… Le tocsin assemble les habitants d’Amfreville la Campagne sur la place du village. Tous règlent montre et horloges sur les sonneries du clocher. Que le temps soient au cléricalisme ou à l’anticléricalisme, notre sonneur se trouve souvent pris entre deux feux et doit user de diplomatie.

Mais notre ancêtre ne passait pas sa vie à carillonner, ce travail était certainement complémentaire à une activité agricole.   

 

Bien que situées dans les clochers, les cloches demeurent propriété de la commune. Entretien quotidien ou exceptionnel (chaque demi-siècle, une cloche de volée doit être virée d’un quart de tour, afin d’empêcher que le battant ne la détériore en un seul point et ne finisse par l’ébrécher), restauration, remplacements, sont souvent prétexte à chicanes et tracasseries administratives.

 

Les types de sonneries

 

1 : (Angélus) Les jours de travail, le matin, à midi et le soir, la cloche sera tintée trois coups, à trois distances égales : on la sonnera à la volée, ou on la tintera pendant cinq minutes. Cette sonnerie aura lieu avec la plus petite des cloches. Les angélus des fêtes majeures, et du soir des veilles des fêtes, pourront  être sonnés avec toutes les cloches.

2 : Les messes basses seront annoncées par le tintement de douze coups de la plus petite des cloches.

3 : Les grandes messes des dimanches et des jours fériés seront annoncées, une heure auparavant, par une cloche qui sera sonnée à la volée pendant cinq minutes.

4 : Les vêpres seront annoncées comme la grand-messe.

5 : Une cloche sera seulement tintée pour annoncer les Saluts des dimanches, jours fériés de l’Eglise, jeudis, et ceux de fondation qui sont approuvés par l’évêque : cette sonnerie ne durera pas plus de cinq minutes. Pendant la procession du Saint-Sacrement, on sonnera à la volée le nombre de cloches répondant à la solennité.

6°: administration du Saint-Viatique aux malades sera indiquée en tirant dix-huit coups de cloches.

7°: Les prières pour les agonisants seront annoncées par le tintement lent et prolongé de la cloche qui durera cinq minutes

8°: (Glas) Le trépas des fidèles sera annoncé par six tintements de la cloche, qui sera ensuite sonnée à la volée pendant dix minutes au plus.

9 : Une demi heure avant la célébration des funérailles, la cloche sera volée pendant dix minutes. L’heure de départ pour la levée du corps sera indiquée par la volée de cloches pendant six minutes ; elle finira par six tintements.

10 : Le catéchisme sera annoncé par le tintement d’une cloche, qui durera plus de cinq minutes.

11 : Les processions autres que celles de la messe seront annoncées par le son des cloches comme les grands-messes, en observant pour le nombre de degré de solennité.

12 : Les baptêmes seront annoncés par la volée d’une cloche pendant cinq minutes.

13 : Les matines, si elles ont lieu, seront annoncées comme les vêpres ; les cloches seront en volée au Te Deum selon le degré de solennité.

14 : ( Couvre feu ) il est expressément défendu de sonner après le coucher du soleil ou avant le lever, à peine d’amende de simple police.

15 : Le maire ou l’adjoint pourra, en cas d’incendie, requérir de sonner pour la réunion des citoyens.

16 : On ne pourra sonner pendant les orages, sous peine d’amende de simple police.

17 : Les maires et les adjoints, ainsi que le commissaire de police, seront chargés de veiller de l’exécution du présent règlement.

18 : Le présent sera imprimé pour être, à la diligence des maires, lu, publié et affiché dans toutes les communes

 


Dans notre généalogie familiale, nous trouvons 6 fabricants de rouennerie à Rouen (76) dans le quartier St Gervais (suivant les données extraites des AD) :

 

-          Louis Adrien BOUCOURT en 1830

-          Charles Cyprien BOUCOURT en 1832

-          Marie Perpétue Julie BOUCOURT épouse ISABELLE en 1830

-          Jean Baptiste ISABELLE époux de Marie BOUCOURT en 1830

-          Jean Baptiste CHAUVEL en 1832

-          Laurent Thomas DUBOSC en 1832

 

ETYM. Rouen

 

Rouen est un port sur la Seine, comprenant jusqu’au Pont Boieldieu, un port maritime accessible pendant la marée aux navires d’un tirant d’eau de 7 m et un port fluvial en amont de ce port. IL permet les importations de cotons américains, de pétrole, de charbon, de vins…

 

Au début du 18e siècle, un riche marchand n’ayant pu vendre son stock de coton, alors utilisé pour la fabrication des mèches de chandelle, décide de faire filer et tisser cette fibre. Le succès du nouveau tissu est foudroyant.

 

Cette toile de coton, appelée Rouen (an) au début est fabriquée à Rouen, ou par imitation dans d’autres fabriques ; elle a été nommée ensuite comme rouannerie (1798) puis corrigée en rouennerie en 1800.

 

Le mot désignait des tissus de coton, comprenant du reste de nombreuses variétés mais qui, d’une manière générale, présentent de petits dessins en rayures ou en quadrillages, résultant de l’emploi d’une chaîne ourdie par effet effets de deux ou plusieurs couleurs tramée également en plusieurs couleurs analogues.

Les dessins ou effets de relief résultent de l’agencement de fils teints à l’indigo avant le tissage.

 

La « rouennerie » bat en brèche le tissus hollandais (« guinée »). Elle devient rapidement célèbre, de même que les « indiennes ».

 

L’essor du tissage et de la filature du coton, au début du 18e siècle, inaugura le développement industriel de Rouen.

En 1730, Rouen fabrique les premiers velours de cotons et croisés. La teinturerie progresse parallèlement à l’industrie textile que révolutionne l’introduction des machines. Des industries annexes comme l’apprêt, blanchiment, impression se développent.

A la même époque, certaines étoffes d’ameublement également fabriquées à Rouen, comme les droguets, les bergames, les serges, les siamoises, prirent le nom de « tapisserie de Rouen » : on en tapissait notamment, en effet, les mûrs des pièces d’habitation.

 

La ville de Rouen devient un grand centre de la filature et du tissage de coton, du lin, du chanvre, des fabriques de cotonnades et d’indiennes, et un marché pour les laines.

 

►► Son dérivé ROUENNIER, IERE              n. (1870) – Se disait de la personne qui fabrique (fabricant de rouennerie) ou vend de la rouennerie (marchand de rouennerie).

 

Sources :

-          La Grande Encyclopédie

-          Dictionnaire Encyclopédique  d’histoire « MOURE » éd. Bordas

-          Larousse du XX e siècle

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