NOTRE BUT

Passionné de génealogie et d'histoire, je souhaite partager mes recherches. Ce blog est le prolongement de l'arbre généalogique de la famille GOUPIL - PERIER avec comme de-cujus mes enfants :

http://gw1.geneanet.org/index.php3?b=sggoupil.

 

La pratique de la généalogie évolue : faire des arbres avec des noms et des dates reste assez limité ; en tant que généalogiste, je suis également curieux de notre histoire familiale. Pour donner une image, le corps humain est composé d'un squelette, mais aussi d'organes et de chair. En généalogie, c'est la même chose. Il est important de faire des recherches en vue de comprendre la vie quotidienne de nos ancêtres : quel métier exerce-t'il, pourquoi untel a migré dans une autre région, etc. 

 

Ce blog a pour but de publier simplement des articles sur des thèmes de recherches (généalogie, histoire), partager des dossiers, de façon à les rendre consultables par des internautes (généalogistes, historiens, amateurs ou professionnels). Vous avez la possibilité de les commenter.

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"On peut reconnaître assez facilement l'histoire officielle d'un pays, la liste des rois, de ses ministres, de ses guerres, de ses traités, et cependant la véritable histoire n'est pas là, c'est dans les masses profondes des travailleurs de tout ordre que réside la vie réelle de la Nation" - Edouard Herriot (1er mai 1909).  

 

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- Généalogie de L'Europe - ATLAS DE LA CIVILISATION OCCIDENTALE - Sous la direction de Pierre Lamaison - conseiller historique Pierre Vidal-Naquet, Hachette Livre, 1994 :

Autour de Pierre Lamaison, une équipe d'historiens et d'anthropologues de haut niveau offre au public une généalogie de l'Europe, de la préhistoire au XXe siècle. De conception inédite, cet atlas illustré de 450 documents en couleurs, propose, à travers 80 tableaux généalogiques associés à 160 cartes en couleurs, des clés pour comprendre des phénomènes de longue durée dispersés sur une aire géographique très vaste qui rendent compte de l'unité et la variété politiques et culturelles de l'Europe actuelle.


 - Physiologos Le bestiaire des bestiaires, traduit du grec, éd. Jérôme Millon : voir l'article => http://geneahist-goupil.over-blog.com/article-991736.html


Je vous conseille de lire le livre de Jean-Louis Brunaux : "Les gaulois" - collection "Guide Belles Lettres de Civilisations" publiés aux Editions Les Belles Lettres (2005)... suite - voir l'article => http://geneahist-goupil.over-blog.com/article-1275187.html

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HISTOIRE : Personnages célèbres

 

L’ethnologue Claude Lévi-Strauss est mort le 1er novembre à l’âge de 100 ans.

Écoutez l’ensemble des émissions de Canal Académie consacré à l’immortel de l’Académie française, professeur honoraire au Collège de France Claude Lévi-Strauss.

Pierre-François-Olive RAYER , né le 8 mars 1793 à Saint-Sylvain (Calvados), fit ses études médicales à Paris où il passa toute sa vie et où il mourut le 10 septembre 1867.

 

L’oeuvre scientifique de RAYER s’étend sur plusieurs domaines de la médecine. Son

apport le plus considérable concerne la dermatologie, l’anatomo-pathologie, la

pathologie infectieuse humaine et la chimie médicale. Mais, il a surtout contribué au

développement de l’uro-néphrologie moderne et il est considéré comme un de ses fondateurs...

J'avais déjà publié un article sur Olivier BASSELIN

É
crivain français normand [Vire déb. xve s.]. [/color]


La tradition en fait l'inventeur des Vaux de Vire [v. 1430 - 1440], chansons à boire rendues populaires par la tradition orale, puis remaniées et publiées par Jean Le Houx, à la fin du xvie s. Poésie gaie, de forme très libre, tour à tour bachique, satirique et patriotique [Basselin y exprima sa haine de l'Anglais], le Vau de Vire subsista jusqu'au 13e s. comme genre populaire s'opposant à la romance. Le Houx.

VOIR LA SUITE....

Afin de compléter cet article, voici un lien "google livre" (livre entier en plus !!) de Vaux-de-vire d'Oliver Basselin et de Jean Le Houx (Par Jean Le Houx, Olivier Basselin, P. L. Jacob, Augustin Asselin, Louis François)


suivis d'un choix d'anciens Vaux-de-vire et d'anciennes chansons normandes, tirés des manuscrits et des imprimés(Par Jean Le Houx, Olivier Basselin, P. L. Jacob, Augustin Asselin, Louis François Dubois, Frédéric Pluguet, Julien Travers, Charles Nodier)

Publié par A. Delahays, 1858
Copie de l'exemplaire la New York Public Library
Numérisé le 19 mar 2007
288 pages

Bonne lecture,
Steph

 

Canal Académie est la radio des cinq académies de l’Institut de France. C’est la première radio académique francophone sur Internet.



Les thématiques de Canal Académie

Cette semaine, Canal Académie propose toute une série de portraits de personnages historiques tels que Louis XIII, Delacroix, Nehru, Mauriac, Renan, Mitterrand, etc.

Consultez également les thématiques précédentes :

 Québec
 Océans navigateurs et aventuriers
 Claude Lévi-Strauss

Les Académiciens des beaux-arts s’exposent

 Le peintre Zao Wou Ki expose jusqu’au 24 août l’ensemble de ses œuvres gravées à la Bibliothèque nationale de France (site Tolbiac).

 Le sculpteur Jean Cortot et le peintre Vladimir Velickovic participent à l’exposition "Paris-Peinture" organisée par la Fondation Théocharakis à l’Institut Français d’Athènes, jusqu’au 12 octobre 2008.
Écoutez à cette occasion les émissions consacrées au peintre Velickovic

Visitez les musées et fondations de l’Institut de France :

 La villa Kérylos à Beaulieu-sur-Mer constitue un hommage à l’héritage hellénique et aux esprits qui, pour les Anciens, peuplaient la terre et les eaux.

 La Fondation Éphrussi de Rothschild vous ouvre ses portes à Saint-Jean-Cap-Ferrat. Vous y découvrirez des porcelaines de Sèvres et de Vincennes, des œuvres de Fragonard, des toiles de maîtres, des meubles Louis XVI…

 Visitez le manoir de Kerazan à Loctudy, en Bretagne. Légué à l’Institut de France en 1928, il se compose d’un manoir, entouré d’un parc de cinq hectares !

L’Académie des sciences et l’état de la recherche en France

L’Académie des sciences a remis officiellement le 9 juillet à Valérie Pécresse, ministre de l’Enseignement supérieur et de la secherche, ses recommandations en matière d’attractivité des carrières dans la recherche.

Lundi 21 juillet, réunion du Parlement français à Versailles pour voter le projet de réforme des institutions.

À cette occasion, écoutez Roland Drago détailler l’amendement Henri Wallon, de 1875, établissant les fonctions du président de la République.

Je rajoute ce lien en lien permanent dans le blog dans les LIENS (voir dans ce pavé situé à gauche de l'écran)

Parmi les thèmes intéressants, vous trouverez un article sur L’expédition de La Pérouse, 1785-1788



Catherine Gaziello évoque le grand explorateur que Louis XVI avait envoyé découvrir le monde avec l’élite scientifique de l’époque... [58 minutes]

 

Ecouter :

Voir l'article de Canal Académie.
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Ce que vous ALLEZ ENTENDRE est LE PLUS ANCIEN ENREGISTREMENT SONORE au monde : 10 secondes d'"Au clair de la lune" enregistrées en 1860 et décryptées. Portez une oreille attentive car le son n'est pas excellent, mais il faut remettre cela dans le contexte de l'époque.

       E-L Scott de Martinville

"L'enregistrement d' « Au clair de la lune », réalisé par un inventeur parisien en 1860, soit 17 ans avant l'invention du phonographe par Edison, peut désormais être écouté grâce à des chercheurs californiens. Le Français Edouard-Léon Scott de Martinville avait enregistré la célèbre chanson populaire en 1860 grâce au « phonautographe ». Cette invention consistait à retranscrire des ondes sonores sur une feuille de papier noircie par la fumée d'une lampe à huile, mais ne permettait pas de les réécouter..."


La suite de l'article...


Vous pouvez consulter d'autres articles dans cette même catégorie "les personnages célèbres"
La famille Bacon, mise en scène satiriquement dans le Roman de Renart, occupe une place très importante dans l’histoire du Molay (14).

 

Le seigneur Guillaume Bacon accompagne Guillaume le Conquérant en Angleterre. Guillaume Bacon,deuxième du nom, part avec le duc Robert Courte Heuse à la première croisade en 1096. Roger Bacon fonde en 1148 la commanderie des Templiers de Beaugy ; Quelques autres membres de cette famille font des donations aux monastères de la région. Depuis leur château  situé sur le coteau, à proximité de la chapelle Saint-Nicolas, ils dirigent le pays. Il existe alors au Molay une haute justice d’où ressortissent les paroisses de Saon, du Breuil et de Saonnet. L’un des hommes du seigneur de Balleroy, Charles-Auguste de la Cour, découvre du charbon à Littry en grattant la terre à la recherche de minerai de fer.

Autres personnages de la famille : Jeanne Bacon , la châtelaine du  Molley

Voir en complément : OZANNE Aimé, ouvrier aux mines


François-Emmanuel Sevestre, curé de Radepont, s'est fait une grande réputation par ses poésies latines et françaises, ainsi que par ses vers de circonstance et de société. Né à Montore (Montaure dans le 27), diocèse d'Evreux, en 1716, mort le 22 juin 1788.

[Source : le Précis analytique des travaux de l'Académie Royale des Sciences, Belles-lettres et Arts de Rouen pendant l'année 1834, p 274]


Juge-Vétéran & Doyen de l'Immaculée Conception en cette ville de Rouen, Diocèse de Rouen. Plusieurs Pièces de Poësies Latines & Françoises, couronnées par cette Académies & imprimées dans ses Recueils. Pièces en l'honneur de feu Monseigneur le Dauphin & du Monarque bien-aimé, 176* , in-4. Ode au Roi (Louis XV) pour le jour de Saint-Louis. Tableau des Cérémonies faites au Sacre de Louis XVI, 1776, Ouvrage dédié au Chapitre de Reims, in-4. Stances au Roi sur l'arrivée du Roi du Danemarck en France, 1768.

[Source : supplément à la France contenant I. les académies établies à Paris & dans les différentes villes... p 199 et également dans Les siècles littéraires de la France, ou NOUVEAU DICTIONNAIRE historique, critique et bibliographique, de tous les écrivains français, morts et vivans, jusqu'à la fin du XVIIIe. siècleV]


Il cultiva sans cesse les muses ; des allégories latines, des odes alcaïques, des hymnes de diddérens mètres lui firent une grande réputation de talent. A la poésie latine il joignit la poésie française, surtout lorsqu'il se vit fixé à Radepont. Parmi les vers de société qu'il a composés, on distingue ceux qu'il adressait à l'abbesse de Fontaine-Guérard, dont le monastère était voisin de sa paroisse, et à d'autres personnes de qualité : il sut se concilier l'amitié de ses confrères durant sa vie, et tous se firent un devoir de payer un juste tribut d'éloges à sa mémoire.

[source : Ephémérides normandes, ou, Recueil chronologique, historique et monumentale sur la Normandie – Par Grégoire Jacques Lange ]

En complém chapelle.gif ent, le site de Bonnemare (près de Radepont) nous rapporte  qu'en tant que curé il devait célébrer dans la chapelle dédié à St Christophe (classé Monuments Historiques) et sa charpente « à la Philibert Delorme », près du château de Bonnemare, quatre messes par semaine en conséquence d'une fondation par laquelle les seigneurs de Bonnemare faisaient don à ce curé de dîmes d'un revenu de 40 à 50 livres à prendre sur la seigneurerie de Bonnemare ainsi que sur un fief de la paroisse de Senneville appartenant aux religieux des Deux-Amants.

Cette fondation a donné lieu à une série de procès entre les curés de Radepont et les seigneurs de Bonnemare qui a commencé le 25 septembre 1488 pour se terminer, après de nombreuses péripéties, le 23 Pluviose An 13 !

En particulier, le Sieur Cromelin de Villette, seigneur de Bonnemare de 1729 à 1747 et qui était de religion protestante, prétendant exiger du curé, pour l'ennuyer, qu'il vienne célébrer les quatre messes dues. Ce dernier ne pût s'en libérer qu'en faisant frapper la chapelle d'interdit en 1729, interdit finalement levé le 14 septembre 1745.

 

--glise-de-Montaure.jpg L'abbé Anatole Toussaint (1863-1946), curé de Bois-Jerome et de Giverny (de 1889 à 1910), et de Montaure (de 1910 à 1942) était un érudit botaniste qui dressa la liste des plantes rares des Andelys et publia, avec M. J.B. Hoschedé, le Catalogue complet des plantes de Vernon ...

En 1898, Il est noté dans les membres de la Société des Amis des sciences naturelles de Rouen qui publiait des bulletins scientifiques.

Un tableau représentant l'abbé Toussaint a été peint par un élève de Monet, ami de l'ancien curé de Montaure. Il fait parti des trésors de l'église de Montaure du XIe siècle, une des plus anciennes de la région. L'église possède d'autres trésors comme le plan cruciforme, la tour carrée romane, la nef sans bas-côtés, le transept saillant et le chœur à chevet plat... Voici pour l'architecture.
La chaire à prêcher, le chemin de croix et le retable du maître-autel sont ses principaux trésors.
Ce dernier dépeint une scène biblique de la crucifixion au centre, et la statue de la Vierge à l'enfant Jésus sur la gauche est répertoriée aux Monuments Historiques. Il faut encore parler de la présentation des habits des frères de la charité, des trois vitraux rénovés.
Enfin, mi-trésor mi-légende: la source, qui aurait des « vertus guérissantes », dans la crypte située sous l'église.

Sources :

  • Compte rendu des travaux publié en 1912, imp . L. Gy

  • Article du Paris Normandie du 22 septembre 2007 intitulé "Là-haut sur le Mont d'Or" 

Vous pouvez également consulter d'autres articles publiés sur Montaure (27) :

- BROCANTE SURREALISTE
- Montaure - Août 1944
- Le chêne Leguay, en bordure de la route de Louviers à Elbeuf

"Lorsque l'Assemblée constituante organisa et baptisa nos quatre-vintg-six départements, elle voulut appeler le Calvados le département de l'Orne-Inférieure ; c'était géographique mais peu pittoresque. Un aimable bas-bleu * de Bayeux (il y en a toujours eu dans cette ville, de très-bleus et très aimables), Mlle Delaunay, soeur d'un député, rappelle le souvenir de l'Armada et les malheurs du "Calvados" ; un galant général, Félix de Wimpfen, mit, non pas son épée, mais son vote au service de Mlle Delaunay, et le mot d'Orne-Inférieure disparut pour faire place à celui de Calvados qui sonne mieux. Si maintenant on nous demande d'où vient le nom de Calvados, nous serons bien forcés d'avouer qu'on ne le trouve pas dans le dictionnaire espagnol à l'état de substantif, peut-être faudrait-il lire, avec les anciennes cartes du British Museum, Calvados pour çalvador, qui veut dire Le Sauveur, nom très convenable pour un vaisseau des flottes d'un monarque aussi dévôt que Philippe II."

(Louis Enault, De Paris à Caen, 1856)

* Un bas-bleu, dit le Robert, désigne une femme pédante, "à prétention littéraire". Enault l'emploie avec un sens différent, plus aimable, s'applicant à une femme cultivée. Quant à Wimpfen (1744-1814), il participa à la guerre d'Amérique avec La Fayette et Rochembeau. Député de la noblesse de Caen aux Etats généraux de 1789, il commande, en 1793, l'armée de Cherbourg, et prend le parti des Girondins. décrété d'accusation, il doit se cacher pour échapper au sort de ses amis. Napoléon en fera un baron d'Empire.

Jacques DAVIEL était un chirurgien et oculiste. Il a été baptisé le 11 Août 1696 en l'église St André à la Barre en Ouche, au sud de Bernay dans le département de l'Eure,dans le diocèse d'Evreux.                                                            

Il est le fils d'un notaire Pierre Daviel, 2ème du nom, tabellion royal dans ce bourg et d'Elizabeth Nicolas son épouse. A 15 ans, il est apprenti chirurgien dans la capitale. Il étudia à Paris, puis en 1719 se rendit à Marseille à l'occasion de la peste et fut abrégé au corps des maîtres chirurgiens de cette ville; là, il fit pendant vingt ans des cours d'anatomie et de chirurgie. Dès 1728 il s'occupa spécialement des maladies des yeux et ne tarda pas à acquérir une grande célébrité. En 1736, il est nommé chirurgien des galères puis démonstrateur d'anatomie et de chirurgie à Marseille en 1738. Il est reçu dans plusieurs cours d'Europe. Il devient membre de l'Académie royale de chirurgie. Sa carrière connaît son apogée le 21 Avril 1745 grâce à cette intervention de génie : l'extraction du cristallin. En 1746 il alla se fixer à Paris, où il fut autorisé à opérer aux Invalides, puis en 1749 fut nommé chirurgien-oculiste du roi Louis XV. Il a présenté sa nouvelle technique en 1752 : "sur une nouvelle méthode de guérir la cataracte par l'extraction du cristallin". Sur 306 opérations, 282 ont obtenu un succès. Plusieurs cours de l'Europe le mandèrent et voulurent le retenir. Daviel doit être considéré comme l'inventeur du procédé d'extraction de la cataracte, dont il a le premier formulé exactement les règles. il est décédé à Genève le 30 septembre 1762.

Son fils Jacques-Henri, également chirurgien, meurt en 1758.

Son petit-cousin Alfred DAVIEL, avocat, magistrat, est, en 1851, ministre de la Justice puis, en 1854, sénateur de l'Empire et premier président honoraire de la Cour d'appel de Rouen. Il a laissé des études, notamment sur la coutume de Normandie.

André DAVIEL, petit-neveu d'Alfred, est plus connu sous son pseudonyme Jacques HÉBERTOT. Metteur en scène, poète, dramaturge et journaliste, directeur du Théâtre des Champs-Elysées, de la Comédie des Champs-Elysées, du Théâtre des Arts rebaptisé Théâtre Hébertot. Parmi ses œuvres : Poèmes normands, La terre qui chante, Polyphème victorieux.

Extrait de la généalogie par Michèle COSSÉ et Jean-Pierre RAUX ©
biographie par Jean-Pierre RAUX ©

On a de lui : Lettres sur les maladies des yeux (Paris, 1748, in-12); Lettres [...] sur les avantages de l'opération de la cataracte par extraction (Paris, 1756, in-12); Mémoire sur une nouvelle méthode de guérir la cataracte par extraction (Mémoires de l'Académie de chirurgie, t. II). (Dr L. Hn).

En complément de ce portrait condensé, il est souhaitable de visiter le site http://colleges.ac-rouen.fr/daviel/jacques_daviel1.htm#1

Vous pouvez également consulter :

Un manuscrit inédit de Jacques Daviel

Par le Médecin Général Inspecteur Louis André

Communication à la Société Francophone d'Histoire de l'Ophtalmologie
le 8 mai 2004 à Paris France

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-  Julien Réhel, pionnier breton ancêtre des Réhel et des Rail d'Amérique

- Victor Thibout de la Fresnaye - du caoutchouc dans les vêtements

- Sur les traces de Louis Braille à Coupvray (77)

- Albert Vaguet, Elbeuvien et chanteur d'opéra

- Jehan de Verrazane, grand explorateur du XVIe siècle

- St Ouen, évêque de Rouen du VIIe siècle

- Olivier Basselin, écrivain français normand

- Alain Chartier, écrivain et diplomate français normand

- Viridorix, un Vercingétorix résistant avant l'heure !

 

 

  1. Alfred Dreyfus naît en 1859 à Mulhouse d’une vieille famille juive alsacienne. Après l’annexion de l’Alsace-Lorraine par l’Allemagne en 1871, son père Raphaël choisit la nationalité française pour toute la famille…

Arrêté le 15 octobre 1894 par le commandant Paty de Clam, Alfred Dreyfus est accusé d’être l’auteur d’un document dérobé à l’ambassade d’Allemagne, annonçant la livraison de documents concernant la défense nationale. Désigné comme coupable, Alfred Dreyfus fut condamné le 22 décembre 1894, dégradé au cours d’une cérémonie publique puis déporté au bagne de l’Ile du Diable en Guyane française…

A ce moment là, le pays politiquement ancré à droite est divisé en deux, les dreyfusards politiquement de gauche qui défendent l’innocence de Dreyfus et les anti-dreyfusards généralement de droite qui l’accablent.

 

Voici un extrait du site de la vie d’Alfred Dreyfus : de son enfance à l’affaire Dreyfus. N’hésitez pas à le visiter, si vous voulez tout connaître sur cette affaire

Afin de compléter l’étude sur les REHEL, je vous propose un portrait de Julien REHEL qui, à priori, n’est pas un ancêtre direct mais peut-être un collatéral de ma lignée bretonne.

Julien Réhel est un pionnier breton ancêtre des Réhel et Rail d'Amérique :

Première mention au Canada

 

 

1743

 

 

 

 Une rue porte son nom dans la ville étudiante de Rimouski, province du Québec au Canada.

« Julien RÉHEL, premier arrivé au Canada, fils d'Yves et Jeanne Fouré de Mégrit, petit village dans le département des Côtes d'Armor (anc.Côtes-du-Nord) de la région de la Bretagne.

Ce Julien est né à Mégrit le 5 et baptisé le 6 janvier 1715. Il est l'ancêtre de tous les RÉHEL et RAIL (nom dérivé par la population anglophone dans la gaspésie) de la branche de la Gaspésie, de la branche de Rimouski (tous des Réhel, pas de Rail), du Québec et de l'Amérique du Nord.

Il épouse vers 1740 une amérindienne d'origine micmacque, Marie  Madeleine ALEXANDRE; cette dernière meurt le 3 janvier 1743 à Saint-Roch-des-Aulnaies en donnant naissance à un enfant qui succombe également (1ier janvier1743).

Le 24 mai 1743, Julien Réhel épouse en secondes noces à La Pocatière, Marie-Madeleine PELLETIER, veuve de Jean-Bernard BOIS. Elle a déjà 3 fils; elle donnera 5 autres enfants à Julien Réhel. En 1751, Julien Réhel s'installe à Rimouski.

Une des fils de Julien, qui se prénomme également Julien (sera lieutenant de milice et un des pionniers de Rimouski) épouse Marie-Louis CÔTÉ en 1774, dont il aura 9 enfants, dont 2 fils: Melchior et François. Julien (fils) décède en 1825 âgé de 80 ans. Son frère Antoine (donc fils de Julien père) s'installe à Cap d'Espoir en Gaspésie et aura une très nombreuse progéniture avec son épouse, Geneviève BOURGET (Louis et Marie-Louise CHOUINARD).

Antoine aura 9 enfants:

1.. Geneviève, m. à Percé 08-08-1795 à Charles QUIRION (Ignace et Marguerite POULIOT)

2.. Marthe, m. à Percé 21-10-1799 à Jean-Baptiste COLLIN, veuf de Marie CHOUINARD)

3.. Antoine, m. à Percé 24-08-1815 à Marie PAGET (Jean-Baptiste et Elisabeth BÉRIAULT)

4.. Thomas, m. à Douglastown 01-09-1814 à Catherine ROONEY (Lawrence et Margaret HEFFY)

5.. Louis, m. à Percé 04-10-1814 à Rose CHICOINE (Jean-Baptiste et Véronique LAFLAMME)

6.. Théotiste, m. à Percé 15-09-1814 à Jacques HENLY (Jacques et Catherine CHICOINE)

7.. Charles, m. à Percé 10-05-1821 à Elisabeth PAGÉ (Jean-Baptiste et Elisabeth BÉRIAULT)

8.. Louise, m. à Grande-Rivière 20-05-1802 à Silvestre COLLIN (Jacques et Geneviève CHOUINARD)

9.. Silvestre, m. à Percé le 29-11-1822 à Julienne CHICOINE (Jean-Baptiste et Véronique LAFLAMME) ».

Source: Elaine Réhel

erehel@globetrotter.qc.ca

 

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- Victor Thibout de la Fresnaye - du caoutchouc dans les vêtements

- Sur les traces de Louis Braille à Coupvray (77)

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- Jehan de Verrazane, grand explorateur du XVIe siècle

- St Ouen, évêque de Rouen du VIIe siècle

- Olivier Basselin, écrivain français normand

- Alain Chartier, écrivain et diplomate français normand

- Viridorix, un Vercingétorix résistant avant l'heure !

Issu d’une très ancienne famille normande, Victor Thibout de la Fresnaye vit le jour le 26 juin 1805 à Martigny-sur-l’Ante (Calvados). Docteur en médecine comme beaucoup d’autres, il fut cependant le premier à s’intéresser aux bienfaits du caoutchouc dans la fibre textile…

Le 4 mai 1830, il fut reçu docteur en médecine en soutenant une thèse sur l’emploi du caoutchouc comme élastique dans la confection de divers bandages… En effet, les élastiques en fils métalliques couramment utilisés à l’époque s’oxydaient, se rompaient, perçaient l’enveloppe, perdaient de leur élasticité et finissaient même par blesser les parties sous-jacentes… Puis Thibout s’intéressa alors au confort féminin. Il imagina une nouvelle enveloppe qui se substituait au corset à baleines…La fabrication était lancée, le docteur devenant en quelque sorte l’inventeur du soutien-gorge moderne !...En 1860, il fut choisi comme président de la Société de médecine normande, mais s’éteignit le 2 avril 1861, à Caen(14). Une rue porte son nom dans cette ville depuis 1954. »

 

 

Extrait du texte de Christophe Poulain (descendant de Victor Thibout de la Fresnaye) – Nos Ancêtres. Vie et métiers. n°20

 

 

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http://geneahist-goupil.over-blog.com/article-2125694.html

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http://geneahist-goupil.over-blog.com/article-801464.html

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La famille Goupil a profité de la nuit des musées, le 20 mai 2006, pour aller sur les traces de Braille à Coupvray (77).

Louis Braille naît le 4 janvier 1809 dans la maison familiale de Coupvray, en Seine et Marne.

 

 

 

Devenu aveugle à 5 ans des suites d’un accident, il se blesse à un œil avec un outil dans l’atelier de son père qui exerce la profession de bourrelier, il intègre néanmoins à 6 ans l’école primaire de Coupvray où il se révèle un élève « attentif, réfléchi et d’une intelligence supérieure ».

 

A 10 ans, il entre à l’Institut Royale des Jeunes Aveugles, où il sera successivement un brillant élève dans toutes les matières puis un professeur unanimement respecté et admiré.

Il apprend à lire avec les méthodes mises au point par Valentin Haüs et teste en 1821 la sonographie de Charles Barbier de la Serre. Insatisfait des ces systèmes, il travaille sans relâche et met au point en 1825 son procédé de lecture et d’écriture pour les aveugles qui prendra son patronyme le braille.

Il meurt de la tuberculose le 6 janvier 1852, à 43 ans, et est enterré à Coupvray.

Le 22 juin, en hommage à ce bienfaiteur de l’humanité, son corps est transféré solennellement au Panthéon.

 

Le système braille, adapté à toutes les langues de la Terre, est aujourd’hui pour les aveugles l’écriture unique et universelle.

sources : Musée Louis Braille à Coupvray

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Albert VAGUET est un chanteur d'opéra français né le 15 juin 1865 à Elbeuf (Seine Maritime).

Il est le premier enfant d'Edouard Désiré Vaguet (tondeur) et d'Armentine Fréret (tisserande) qui s'étaient mariés le 16 février 1863 à la mairie d'Elbeuf. Baptisé le 17 Juin 1865 en l'église Saint Etienne d'Elbeuf, son parrain est Tranquille Fréret, son grand père maternel, et sa marraine une de ses tantes, Célestine Fréret. Albert Vaguet monte pour la première fois le 29 octobre sur la scène du Palais Garnier dans le rôle de Faust de Charles Gounod, qu'il jouera plus de 300 fois. Il interprétera de nombreux rôles parmis les pièces L'Or du Rhin, Les Maîtres chanteurs de Nuremberg de Richard Wagner, Gwendoline d'Emmanuel Chabrier, Déidamie d'Edouard Noël, Thaïs de Jules Massenet, Otello de Giuseppe Verdi etc.

Les parents d'Albert auront 5 autres enfants :
- Maria Angélina née le 02 décembre 1866, décédée le 5 septembre 1868,
- Marie Victorine née le 23 mars 1868, décédée le 8 septembre 1868,
- Marie Léontine et Alphonsine Albertine, jumelles nées le 09 mai 1870, et
- Joseph Henri né le 28 Juin 1871.

Sa mère décède à Elbeuf en 1875.

Les immeubles où vécut la famille Vaguet à Elbeuf ont été détruits, seule subsiste peut-être, au 27 de la rue de Rouen, la maison qu'habitèrent les grands-parents d'Albert Vaguet. Rien à Elbeuf ne perpétue le souvenir d'Albert Vaguet.

On ne sait pas grand chose de ses débuts. Le 12 février 1885, un journaliste du Journal d'Elbeuf remarque un "chantre doté d'une belle voix" qui interpréta plusieurs morceaux lors du baptême des cloches de Saint-Etienne d'Elbeuf. Mais ce reporter ne précise pas l'identité de ce chanteur - peut être était-ce Albert Vaguet.
 

Il entre au Conservatoire de musique de Paris en 1886. En 1887, alors qu'il fait son service militaire dans le 119e Régiment d'Infanterie d'Evreux, il se produit lors d'une exposition au Havre où il est surnommé le Ténor militaire par la presse locale.

Il avait alors exercé les métiers de cureur et de journalier.

C'est à l'occasion de Déidamie en 1893 qu'il rencontre Albertine Marie Chrétien, plus connue sous son nom de scène Alba Chrétien, née à Paris le 8 mars 1872. Ils se marient le 30 juin 1894 à Paris, à la mairie du 8ème arrondissement.

Ils chanteront à la Société des Concerts du Conservatoire de Paris et à l'Opéra jusqu'en 1903 pour Albert et 1904 pour Alba.

Il ne resterait rien du talent d'Albert Vaguet si, en 1878, l'Américain Thomas Edison n'avait imaginé et construit une machine destinée à enregistrer et reproduire les sons : le phonographe.

C'est vers 1902 que la compagnie Pathé Frères édita les premiers enregistrements sur cylindre d'Albert Vaguet. Ce fut le début d'une carrière phonographique qui allait durer 26 ans et au cours de laquelle 333 faces furent publiées.

Quelques enregistrements d'Albert Vaguet furent distribués en Angleterre, aux Etats-Unis et en Espagne par les filiales locales de Pathé.

Voici quelques titres enregistrés par Albert Vaguet et qui ont fait l'objet d'une réédition en France :

Galathée,
L'air « Quand j'étais rois de Béotie », extrait d'Orphée aux Enfers, de Jacques Offenbach (1907). le temps des Cerises (1909), 

Ses enregistrements originaux ont été délaissés par les mélomanes, à cela plusieurs raisons ; le temps qui a engendré l'oubli (du moins du grand public) ; la mauvaise qualité de la prise de son (réalisée pour la majeure partie avec le système « acoustique », le seul connu à l'époque), le mode de gravure utilisé (la gravure verticale des disques à saphir en a interdit la lecture sur un appareil à reproduction électrique dès leur apparition sur le marché à la fin des années 1920).

J'ai pourtant vécu mes dix premières années de ma vie à Elbeuf, j'y ai effectué mes études jusqu'au baccalauréat au Lycée Ferdinant Buisson, proche de l'église Saint Etienne et je n'avais jamais entendu parler de ce personnage qui n'est pas mis suffisamment en avant dans cette bonne ville d'Elbeuf. Dans le même rubrique les personnages célèbres :

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Giovanni da Verrazano (1486-1528) est l’un des plus grands explorateurs du XVIe siècle, mais son nom est tombé un peu dans l’oubli en Normandie mais pas aux U.S.A. ni au Canada !
Ce navigateur florentin s’installe en Normandie. Preuve d’intégration, Verrazano fait franciser son nom en Jehan de Verrazane

Suite de l’article du 6 mars 2006 dans le journal en ligne de Sébastien Bailly : Le Rouennais.com http://bailly.blogs.com/le_rouennais/

 

Voir également dans la même catégorie :

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Souvenir personnel : J’ai pratiqué l’athlétisme… il y a quelques années de cela. Je m’entraînais sur la piste d’athlétisme faisant parti du complexe d’entraînement du club de Louviers (27) : Complexe Sportif Maxime Marchand / Stade Carrington. J’ai même réalisé ma meilleure performance en catégorie Juniors à savoir 11 seconde sur 100 m plat.

Mais qui était Maxime Marchand ?

Maxime Marchand - né en février 1911 dans l'Eure, d'un père menuisier, assassiné à El Biar le 15 mars 1962. Il était alors Inspecteur d'Académie, chef du Service des centres sociaux d'Algérie (créés en 1955 par Germaine Tillion)]

Voici le dernier texte qu’il a publié sur le « comportement de la jeunesse » :

"Bah ! penserez-vous. Cela n'est pas si tragique. Les jeunes savent trouver des plaisirs qui leur font oublier les contraintes de cette âpre concurrence". Ne le croyez pas si vite. La vie moderne ne leur permet pas de satisfaire facilement leur besoin d'évasion. En effet, si nous examinons l'influence qu'exerce sur eux une civilisation chaque jour de plus en plus transformée sous l'effet des progrès matériels et mécaniques, ce ne sera guère rassurant, car cette civilisation a eu pour conséquence de multiplier à l'infini les besoins des jeunes sans pour autant leur donner les moyens de les satisfaire.

C'est le monde des autos ultra-rapides, des avions, de la télévision, des caméras... C'est un monde qui nous fait vivre à l'âge de la vitesse et des incessants voyages sur une planète maintenant rétrécie comme un petit village. C'est exaltant... mais combien décevant aussi lorsque, faute de moyens, les jeunes sont réduits au rôle de spectateurs à la longue figure.

Ils voient certains adultes riches ou certains jeunes privilégiés s'offrir ces merveilleux engins qui donnent l'impression de supprimer l'espace. Ils les jalousent, ou bien, comportement plus grave encore, ils sont prêts à tout pour jouir au maximum de la civilisation matérielle et de ses merveilles. C'est à ce déséquilibre entre les besoins et les moyens que j'attribue la progression constante de la délinquance juvénile. La presse relate chaque jour les pitoyables exploits de certains de nos Blousons noirs. Encore passe-t-elle sous silence les innombrables petits larcins, semblables à celui d'un de ces héros des Tricheurs qui resquillait des disques par plaisir, ou à celui de l'héroïne, prête à tout, pour se mettre au volant d'une Jaguar.

Partout, dans le monde entier, trop de jeunes pris d'une frénésie de jouissances matérielles partent à l'assaut de ce qu'ils ne possèdent pas et qui leur permettra de goûter aux plaisirs de la civilisation matérielle. Ainsi naissent les associations de jeunes gangsters. Toutes les nations du monde portent en leur flanc cette horrible lèpre. Aux U.S.A., de 1952 à 1957, à New York, 115 200 individus de moins de vingt ans ont été arrêtés pour vol et assassinat, Christiane Fournier nous l'a signalé dans une enquête de Carrefour intitulée : "Nos enfants sont-ils des monstres ?". Les Teddy-boys d'Angleterre en pantalons tuyaux de poêle, les "houligans" de Tchécoslovaquie, les bandes d'enfants de Russie, les amateurs de surboums de certains quartiers de Paris, tous rêvent de voitures, de randonnées ou de vie luxueuse acquises à bon compte. C'est sans doute notre époque qui veut cela. Les jeunes d'autrefois apparaissaient plus vertueux ou moins remuants. Mais c'était souvent une vertu sans mérite, une vertu forcée. Les jeunes d'autrefois vivaient sous le signe de la carriole à cheval ou de la bicyclette, sous le signe de la fête au village ou de la promenade au bois. C'étaient des besoins très modestes qu'on pouvait satisfaire facilement sans enfreindre trop profondément ni les conventions sociales, ni les règles morales.

Je me sens glisser vers des conclusions très sombres et très pessimistes. Si le monde continue à se développer à son rythme actuel, en augmentant géométriquement le nombre des jeunes tout en élargissant le champ des activités et des besoins de chacun de ces jeunes, les prochaines générations iront de difficultés en difficultés vers d'inévitables catastrophes, à échéance plus ou moins lointaine.

Il faut être optimiste malgré tout et proposer des solutions qui permettront à l'espèce humaine de se sauver. Bien sûr, notre action est très limitée.

Il n'est pas question de modifier la psychologie de l'adolescent qui est un fait, et dont la modification ne paraît d'ailleurs pas souhaitable en raison des lumières que nous y avons décelées.

Nous ne pouvons agir que sur l'aspect sociologique de cette jeunesse en changeant le milieu qui détermine son comportement. A nous de créer un milieu plus habitable, plus harmonieux, plus noble, plus exaltant et pourquoi ne pas le dire, un milieu un peu moins encombré. A nous aussi de faire admettre à nos jeunes une nouvelle hiérarchie des plaisirs. Ceux que leur donnent aujourd'hui la vitesse, l'image, le bruit, la publicité tapageuse, l'agitation trépidante et désordonnée ne sont pas forcément les meilleurs et les plus durables. Cela n'est pas nouveau. Platon, qui apparaîtrait probablement à de nombreux jeunes comme un "Son et Lumière" bien poussiéreux, l'avait déjà dit au jeune Alcibiade. Que tous les Alcibiade d'aujourd'hui veuillent bien se souvenir du conseil et y trouver des raisons de devenir plus heureux !

 

 

[© Maxime Marchand, in l'Éducation nationale, n° 12, 22 mars 1962, pp. 16-18].

 

 

Notes

 

1. La même livraison de l'Éducation nationale (n° 12, 22 mars 1962) comprenait aussi un texte en hommage à ceux qui venaient d'être fusillés, texte dû à la plume de Germaine Tillion (l'ancien matricule 24 588 de Ravensbrück, une exemplaire conscience morale). Ce texte, qu'on ne peut lire aujourd'hui sans formuler, à l'intérieur de soi, quelques objections, est le suivant :

 

Trois Algériens et trois Français...


Les signatures échangées à Évian le 18 mars 1962, ne mettent pas un point final aux relations de la France et de l'Algérie - même pas des points de suspension : devant l'évidence des liens qui unissent les deux pays, les négociateurs ont cherché les formules qui permettront de multiplier dans l'avenir les accords librement examinés et librement consentis.
La longue et cruelle guerre qui s'achève met fin à une relation anormale (et dangereuse pour les deux partenaires) qui était la "relation coloniale". Cette relation empoisonnée, l'évolution du monde, la nécessaire généralisation de l'instruction, la rendaient un peu plus explosive chaque jour.
Par une juste rétribution, ce qui restera de la France en Afrique sera ce qui a été "donné". J'entends : sans calculs, par amour - c'est-à-dire l'instruction (véhicule de notre langue), des références aux heures sombres vécues en commun, à nos savants, à nos écrivains, à nos artistes...
Cette œuvre admirable et indestructible est celle des instituteurs et de tous les enseignants qui, à l'intérieur d'une grande tradition de respect des consciences, ont travaillé pour le bien des enfants qu'on leur confiait, sans autre ambition qu'un meilleur avenir pour ces enfants.



Ce n'est pas un hasard si, trois jours avant la fin officielle de l'horrible guerre, six membres de l'Éducation nationale ont été froidement, délibérément assassinés : trois Algériens qui aimaient la France, trois Français qui aimaient l'Algérie...
Ces hommes avaient élevé plusieurs générations d'enfants algériens, et cela leur donnait l'autorité nécessaire pour s'interposer entre les foules exaspérées par des provocations calculées.
C'est pour cela qu'on les a tués.

 

2. Lors de la cérémonie d'ensevelissement des suppliciés, le ministre de l'Éducation nationale d'alors, M. Lucien Paye, venu, à la suite du "sanglant holocauste de jeudi", leur adresser "un suprême et douloureux adieu" de la part de la Nation, devait entre autres déclarer : "Que ces hommes soient tombés au champ d'honneur de leur travail, surpris par traîtrise pendant qu'ils délibéraient des problèmes d'enseignement et d'action sociale ; que la lâcheté des tueurs se soit attaquée à l'œuvre la plus sacrée, et que ces tueurs se réclament d'une organisation qui se dit française, c'est là ce qui nous accable de honte".

3. Le Ministère de l'Éducation nationale avait décidé que, dans chaque établissement et dans chaque école, une minute de silence serait observée à la mémoire des suppliciés d'El-Biar. L'exécution de cet ordre fut refusée, de façon marginale, mais très violemment, ce qui entraîna que plusieurs élèves furent traduits devant les Conseils de discipline de leurs établissements. En particulier à Paris (18 sur 20 élèves d'une Prépa à Saint-Cyr, 40 élèves d'une Prépa à Navale, 6 élèves de Philosophie du Lycée Janson de Sailly), à Tarbes (où deux élèves furent exclus), et dans l'Académie de Montpellier.

Je peux vous indiqué également un livre :

MARCHAND Maxime, JOIN Serge, Le Destin tragique de Maxime Marchand et l’Algérie, Saint-Nazaire, Serge Jouin, 1986, 138 p

 

 

Saint Ouen

Ouen (Audoenus) s’appelait d’abord Dadon. Il naquit dans une famille aristocratique qui possédait de vastes domaines dans les diocèses de Meaux et Soissons. Son père Authaire avait reçu l’Irlandais Colomban, chassé de Luxeuil. Dadon fut élevé au palais royal et devint un familier de Dagobert. A la mort de ce dernier, il obliqua de la carrière de cour vers la cléricature, comme plusieurs de ses amis, par ex., Didier et Eloi, évêques de Cahors et Noyon. Il est consacré évêque de Rouen, le 13 mai 641, le dimanche des Rogations. Conseiller écouté de la reine Bathilde, il semble avoir pris plus tard le parti d’Ebroïn contre saint Léger. Il fit aussi beaucoup pour le développement du monachisme fondant avec ses frères Rebais (près de Meaux) qu’il confia à saint Aile, envoyant Germer à Pental, aidant Wandrille et Philibert à établir Fontenelle, Fécamp, Jumièges, Montivilliers et Pavilly. Il mourut à Clichy en 684 au retour d’un voyage à Cologne. On se préoccupa très tôt d’organiser son culte puisque l’on procéda à la première élévation de son corps à l’ascension, le 5 mai 688.

 

Sa popularité lui valut plusieurs fêtes dont on peut se demander si elles ne correspondent pas à un programme de christianisation de plusieurs points sensibles du calendrier. On fêtait en effet son ordination et sa première élévation au début mai, mais une seconde translation le 1er février à une autre période cardinale du férial celtique. Même sa fête principale, le 24 août ne semble pas entièrement le fruit du hasard. Elle correspond en effet avec la fin de la canicule. Surtout, on note qu’elle répond à la fête d’un autre des plus célèbres évêques de Rouen, Prétexta, honoré le 24 février, pour découper l’année en deux moitiés égales. Pour Ouen on sait que mort à Clichy, il a été enterré à Rouen ce qui laissait quelque latitude. Mais Prétexta est assurément mort assassiné dans son église le 14 avril 586. Et le 24 février est une date remarquable de l’année, celle où l’on intercalait le jour supplémentaire des années bissextiles. Cette situation hors du temps normal lui conférait un pouvoir de séparation tout particulier.

 

Si l’on rajoute que le premier évêque de Rouen, saint Mellon, était fêté le 22 octobre et Romain le prédécesseur de Ouen, le 23 octobre, et que Victrice le plus célèbre de Rouen avec Ouen, l’était le 7 août, l’on s’aperçoit que les quatre périodes fondamentales du calendrier celtique ont accueilli les fêtes les plus célèbres pontifes rouennais. Un autre système de relations en rapport avec la période caniculaire associait aussi saint Ouen à ses principaux collaborateurs masculins, honorés deux à deux de manière quasi-symétrique par rapport à la date du 24 août : Wandrille, le 22 juillet, Germer le 24 septembre, Philibert le 20 août, Aile le 30.

 

 

Source : Le Bulletin de la société de Mythologie Française – trimestriel – Juin 2005 2e trim. n°219

 

 

A voir dans la rubrique « personnages célèbres » :

 

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