Les violons des bals après la tourmente révolutionnaire et durant les guerres de l'empire

Publié le par GOUPIL Stéphane

Dans la rubrique « Anecdote de l’histoire » :  

Après la tourmente révolutionnaire et durant les guerres de l’empire, Paris est pris d’une rage de danse et de plaisir. Mille huit cents bals ouvrent tous les soirs leurs portes.

A Frascati, l’un des plus célèbres, on flirte, on boit, et on joue.

A Frascati, on rencontrait fréquemment de ces coquettes jouant au dieu Mars ;

c'étaient les derniers beaux jours de ce lieu de réunion ; on y voyait encore, selon l'expression d'alors, comme un fleuve de beautés humaines couler à travers les galeries d'antiquités grecques et romaines, se répandre sous les portiques dans les demi-salons, dans les petits appartements, puis serpenter et se replier, dans les contre-allées et se perdre dans les kiosques où l'œil ne les suivait plus. La grande glace du fond du jardin répétait l'infini, dans un prisme merveilleux de couleurs, cette houle de têtes enrurbanées et voilées, ces couples amoureusement enlacés qui se renouvelaient à chaque instant, tête contre tête, tandis qu'au loin attablées, les nymphes assoiffées se faisaient servir en plein air les crèmes variées, les tutti frutti et les glaces de toutes formes dont elles étaient alors si friandes.

 

 

   coquette
 
Les « nymphes » qui les hantent séduisent l’étranger et déniaisent le provincial. Pour les plus raffinés, des jardins s’ouvrent, dont celui de Tivoli (rue Saint-Lazare). Outre les plaisirs de la promenade des jardins publics traditionnels, les Tivoli proposaient des attractions diverses et permettaient aux promeneurs de se désaltérer dans des cafés. L'entrée était payante.
Les attractions, proposées pour adultes et enfants, remportaient un grand succès, notamment avec l'apparition des montagnes russes en 1804.
 

 

Les premières Montagnes Russes, An VII (1799)

 

On y donne des fêtes champêtres, des feux d’artifice, et « quantité de nouveaux jeux consacrés aux plaisirs des dames. » Parmi ces plaisirs, le principal est une nouvelle danse venue d’Allemagne, la valse. « Les attitudes de cette danse sont très gracieuses, note un touriste britannique, mais ne s’accommoderaient pas avec la réserve des femmes anglaises.»

 

 

 

Sources : Pierre Ripert – Les anecdotes de l’Histoire de France – maxi poche histoire

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