Prendre une veste

Publié le par GOUPIL Stéphane

L'année 2007 est une année électorale.

A ce sujet, on ne peut pas passer sous silence une métaphore relative à ses périodes électorales : prendre ou ramasser une veste est une expression bien connue de tous les candidats.

Elle était déjà en usage au XIXe siècle : "M. Scribe ne pouvait se consoler de sa dernière veste", et résulte d'une joyeuse variation sur la formule plus ancienne d'être capot (1) aux cartes.

Le Père Peinard écrit le 3 octobre 1897 : "L'an dernier, au congrès de Londres, la veste remportée par les polititiens était si richement matelassée qu'elle leur tient encore chaud." Inconstance des métaphores : si la veste est vraiment très lourde on l'appelle à présent une déculottée !

Source :la puce à l'oreille - Claude Duneton

(1) adj. inv. XVIIe siècle. Étymologie obscure. JEUX DE CARTES. Se dit d'un joueur qui n'a réussi à faire aucune levée durant la partie. Faire quelqu'un capot, ne lui laisser faire aucune levée. Être capot, n'avoir fait aucune levée. Fig., fam. et vieilli. Être, demeurer capot, être, demeurer confus, interdit, penaud. Subst. Faire un capot, faire toutes les levées. Au jeu de piquet. Faire pic, repic et capot (vieilli).

 

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