Intro - Les êtres fantastiques et êtres merveilleux dans la culture traditionnelle

Publié le par GOUPIL

Le diable, les fées, les personnages fantastiques effrayaient une population pauvre et démunie. Ces êtres insaisissables, multiformes, peuplaient la nature, se cachaient derrière les rochers, dans les bois. Ils inquiétaient, tourmentaient le voyageur égaré.

Divers conteurs dans le passé ont perpétué cette tradition orale. Certains ont fait référence, à travers leurs écrits, à cette culture traditionnelle. A la fin du XVIIIe siècle, le poète rouergat Claude Peyrot évoquait, dans sa longue élégie de L’Hiver, les êtres de peur, sorcières (voir l'article : http://geneahist-goupil.over-blog.com/article-397183.html), loups-garous (voir l'article : http://geneahist-goupil.over-blog.com/article-477529.html), revenants qui se manifestaient la nuit ou dans la brume et menaçaient les demeures paysannes.

Les veillées d’hiver, étaient le lieu essentiel de transmission des contes et légendes, tous comme les points de rencontre traditionnels : fontaine de la place publique, « goûter » de fin d’après-midi où les femmes alimentaient la chronique villageoise, bergeries, écuries où les hommes s’enquéraient du travail des voisins…

Plus près de nous, les rares livres qui circulaient, les almanachs leur fournissaient le calendrier annuel, la liste des foires et des fêtes, quelques conseils agronomiques mais aussi des récits en Français propres à divertir jeunes et anciens pendant les longues soirées d’hiver. Les manuels de catéchisme, les missels de paroisse, les images saintes fortifiaient leur éducation morale et religieuse, se substituant aux anciens livres de colportage comme Les Trois Chemins de l’éternité ou Le Miroir du Pêcheur 

 

 

 

 

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