Les grands chevaux au temps jadis

Publié le par GOUPIL Stéphane

Au temps jadis, les chevaux étaient un peu comme les automobiles à notre époque : tous n'avaient pas la même taille et la même fonction. En gros, il en existait de 3 sortes : les chevaux de parade, ou de voyage, les palefrois "por chevauchier  à l'aise du cors", qui étaient aussi les montures des dames ; les roncins, bêtes porteuses d'armes et de bagages, aussi appelés somiers (de somme), qui servaient également aux écuyers et "gens de moindre importance" ; enfin les destriers, étaient ainsi nommés parce que l'écuyer les conduisait de la main droite (la dextre) quand ils allaient "à vide".

Les chevaux de combats, de belle race et de haute taille - plus le cheval est grand, mieux on domine son adversaire - étaient appelés les grands chevaux.

L'expression monter sur ses grands chevaux vient de là. C'était le signe de la bataille : " Atant guerpissent [abandonnent] les palefrois, si sont es destriés montés" (XIIIe siècle). Naturellement ce n'est pas une action que l'on entreprend l'esprit calme et serein, il y faut de la fougue et de l'arrogance. "On dit aussi - dit Furetière - qu'un homme monte sur ses grands chevaux ; pour dire qu'il parle en colère & d'un ton hautain."

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