Les fabricants de rouennerie

Publié le par GOUPIL

Dans notre généalogie familiale, nous trouvons 6 fabricants de rouennerie à Rouen (76) dans le quartier St Gervais (suivant les données extraites des AD) :

 

-          Louis Adrien BOUCOURT en 1830

-          Charles Cyprien BOUCOURT en 1832

-          Marie Perpétue Julie BOUCOURT épouse ISABELLE en 1830

-          Jean Baptiste ISABELLE époux de Marie BOUCOURT en 1830

-          Jean Baptiste CHAUVEL en 1832

-          Laurent Thomas DUBOSC en 1832

 

ETYM. Rouen

 

Rouen est un port sur la Seine, comprenant jusqu’au Pont Boieldieu, un port maritime accessible pendant la marée aux navires d’un tirant d’eau de 7 m et un port fluvial en amont de ce port. IL permet les importations de cotons américains, de pétrole, de charbon, de vins…

 

Au début du 18e siècle, un riche marchand n’ayant pu vendre son stock de coton, alors utilisé pour la fabrication des mèches de chandelle, décide de faire filer et tisser cette fibre. Le succès du nouveau tissu est foudroyant.

 

Cette toile de coton, appelée Rouen (an) au début est fabriquée à Rouen, ou par imitation dans d’autres fabriques ; elle a été nommée ensuite comme rouannerie (1798) puis corrigée en rouennerie en 1800.

 

Le mot désignait des tissus de coton, comprenant du reste de nombreuses variétés mais qui, d’une manière générale, présentent de petits dessins en rayures ou en quadrillages, résultant de l’emploi d’une chaîne ourdie par effet effets de deux ou plusieurs couleurs tramée également en plusieurs couleurs analogues.

Les dessins ou effets de relief résultent de l’agencement de fils teints à l’indigo avant le tissage.

 

La « rouennerie » bat en brèche le tissus hollandais (« guinée »). Elle devient rapidement célèbre, de même que les « indiennes ».

 

L’essor du tissage et de la filature du coton, au début du 18e siècle, inaugura le développement industriel de Rouen.

En 1730, Rouen fabrique les premiers velours de cotons et croisés. La teinturerie progresse parallèlement à l’industrie textile que révolutionne l’introduction des machines. Des industries annexes comme l’apprêt, blanchiment, impression se développent.

A la même époque, certaines étoffes d’ameublement également fabriquées à Rouen, comme les droguets, les bergames, les serges, les siamoises, prirent le nom de « tapisserie de Rouen » : on en tapissait notamment, en effet, les mûrs des pièces d’habitation.

 

La ville de Rouen devient un grand centre de la filature et du tissage de coton, du lin, du chanvre, des fabriques de cotonnades et d’indiennes, et un marché pour les laines.

 

►► Son dérivé ROUENNIER, IERE              n. (1870) – Se disait de la personne qui fabrique (fabricant de rouennerie) ou vend de la rouennerie (marchand de rouennerie).

 

Sources :

-          La Grande Encyclopédie

-          Dictionnaire Encyclopédique  d’histoire « MOURE » éd. Bordas

-          Larousse du XX e siècle

-          Le Robert : historique de la langue française

-          Le Guide Vert – Michelin : Normandie Vallée de Seine

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