l'expansion normande dans le Nouveau Monde au XVIIe siècle

Publié le par GOUPIL

Je donne quelques infos sur l'expansion normande dans le Nouveau Monde au XVIIe siècle, suite à une question que l'on m'a posé.

 

Le Nouveau Monde attirent les Normands. On voit peu d'expéditions où ils ne soient mêlés ; et ils se distinguent.

Ce sont des marins normands qui, dans celle de 1603 à 1608, accompagnent le Saintongeais Champlain, avec Chauvin, de Dieppe, et François de Pont Gravé ; ils prennent part à la fondation de Québec. Hébert, de Dieppe, est considéré comme le premier colon français du Canada. Sur les routes maritimes s'en vont des vaisseaux battant pavillon des ports de Normandie.

La colonisation n'est pas seulement économique, mais aussi - et au moins autant - religieuse et sociale. Des Récollets s'installent à Québec dès 1615 ; la même année s'embarquent des Jésuites. Parmi ces missionnaires, le Canada comptera ses premiers martyrs : le père Nicolas Viel récollet du diocèse de Coutances, est tué par les Hurons, près de Montréal, en 1625.

 

Plus tard, Colbert favorise l'expansion coloniale. Comme précédemment, la région du Perche envoie des émigrants vers la Nouvelle-France (Canada) qui prospère, et dont la population quadruple en vingt ans. C'est la principale source des Canadiens d'aujourd'hui.

Robert Cavelier, sieur de la Salle (1640-1687), Rouennais, fait un premier voyage (1668) puis une expédition au Canada (1678) qu'il parcourt, traverse la région des Lacs. IL atteint la vallée du Mississipi en 1682 ; mais de continuelles discussions avec ses compagnons entravent ses projets. Il revient en France, puis repart (1684), entre dans le golfe des Antilles, ne voit pas l'embouchure du fleuve ; il est abandonné avec une petite partie de sa troupe. Ayant erré deux ans dans la région qu'il nomme, en l'honneur du roi, la Louisiane, il remonte enfin vers le nord ; mais ceux qu'il emmenait l'assassinent (1687).

Deux ans plus tard, le Moyne d'Iberville (1662-1705), né à Montréal, de famille normande, découvre enfin un des bras du delta ; son frère, Le Moyne de Bienville, fonde la station qui sera la Nouvelle-Orléans en 1717.

 

Source : La Normandie Historique - Histoire de la Normandie des origines à nos jours - Editions de "Scripta" de Hermann Quéru (1948)

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claude dulac 23/01/2006 01:49

NO 1499
 


 

1680 : Le vieux magasin du Roi (Québec) : Magasin de 8 toises de long sur 3 et demie de haut
 


 

Le Monde illustré, vol. 13 no 638. p. 196 (25 juillet 1896)
 


 

Gravure
 


 

Accompagné d'un texte en pages 196-197 et en page 243 du numéro du 15 août 1896 -- On y précise que ce bâtiment était situé à peu près où s'élève aujourd'hui l'église de Notre-Dame des Victoires, à
la Basse-Ville
de Québec
http://www4.bnquebec.ca/illustrations/htm/i4046.htm
Le magasin :une ère nouvelle (1633-1688)
 

Champlain revient à Québec en 1633. Il réside au fort Saint-Louis, qui devient le siège de l'administration coloniale. Au pied du cap, l'ancienne habitation, alors transformée en magasin, demeure le centre de l'activité commerciale. Lors de la mort de Champlain, le 25 décembre 1635, Québec compte environ 300 habitants. La colonie laurentienne a enfin pris forme; l'oeuvre de Champlain a porté ses fruits. Le magasin appartient alors à
la Compagnie
des Cent-Associés. Il change de mains en 1645, lorsque
la Communauté
des Habitants prend la colonie en charge. En 1663, il devient le « Magasin du roi » quand les Cent-Associés doivent remettre à Louis XIV leur seigneurie de
la Nouvelle-France. Vingt-cinq
ans plus tard, il est démoli. http://www.civilization.ca/vmnf/expos/champlain/bat2d_fr.html
 

ChamplainLe première chose que nous fîmes fut le magasin.» Une grande galerie est érigéesur les ... Carte de
la Nouvelle-France
par Champlain · La ville de Québec ...www.republiquelibre.org/cousture/CHAMP.HTM
 

Famille marchande de Quebec: Joseph-Michel Cadet,1719-1781 ...Les hommes d'affaires de
la Nouvelle-France
, des XVIIe et XVIIIe siècles, ...fournit des viandes et d'autres denrées au magasin du roi de Québec, ...wwwens.uqac.ca/~a2cote/prod.sc.online3.acote.html - 25k
 

La ruelle du Magasin-du-RoiUne ravissante ruelle à marches qui se trouve au bout de la rue du Petit-Champlain, à la croisée du boulevard Champlain. Vous y verrez un petit parc triangulaire pavé de madriers et aménagé de bancs publics. Cette ruelle conduisait au magasin du Roi ou entrepôt gouvernemental, qui brûla dans un incendie en 1950. La ruelle longe, au numéro 72, la pittoresque maison Grant à la façade arrondie. Alexander Grant y tenait une épicerie réputée.
 

http://www.quartier-petit-champlain.qc.ca/quartier_histoire.asp
 

goupil stephane 13/01/2006 20:23

Bravo, ce texte est très intéressant et complète parfaitement l'article. J'ai juste un commentaire à apporter quant au paragraphe suivant :

"Les Cent-Associés, le 14 avril 1655, ratifièrent la concession faite à Bonhomme en 1646. Nos apprenons aussi que Nicolas, de

la Côte Sainte-Geneviève, possède depuis le 15 mars un emplacement de 15 toises de front, voisin de sa première propriété. Il l'avait acheté de Robert Caron. Il y avait dessus une maison de 18 pieds de longueur sur 15 de largeur. Le 30 janvier 1656, le propriétaire revend ce terrain et la maison à

la Fabriquede Québec pour la somme de 400 livres. Pourquoi? Nicolas doit 400 livres au magasin de Québec et aussi 150 livres à Caron. Cependant, à l'occasion de ce marché, le vendeur s'est réservé 6 toises de front ou environ 36 pieds français."
Je pense que la Fabrique en question est l'institution qui gère les biens de la paroisse de Québec : voir mon article sur les fabriques et les fabriciens http://geneahist-goupil.over-blog.com/article-1224959.html
Je vous remercie encore et encourage d'autres personnes à ne pas hésiter à faire des commentaires sur les articles parus.
Stéphane GOUPIL

claude dulac 04/01/2006 22:27

Voici un texte intéressant sur la famille Bonhomme dit dulac ou Beaupré qui émigra en Nouvelle-France
""
BONHOMME  dit BEAUPRÉ ou dit DULAC  
 

Nicolas BONHOMME dit BEAUPRE   Catherine GOUGET
 

- III -
 

Noël BONHOMME dit BEAUPRÉ   Félicité Hamel
 

________________________________________
 

  - I -
 

Après le long temps au cours duquel les Français furent chassés de
la Nouvelle-France
par les frères Kirke, peu à peu, le pays se repeupla. En 1635, au moment du décès de Samuel de Champlain, à Québec, le peuplement du pays par les Français était en bonne voie. Nicolas Marsolet, qui avait de bonnes raisons pour en pas vouloir rencontrer le Père de
la Nouvelle-France
, rentra à Québec pour y fonder une famille. En 1636, Charles Huault de Montmagny, successeur de Champlain, nouveau gouverneur général de la colonie, débarque à Québec. Le lendemain, 12 juin, les familles de Pierre Le Gardeur de Repentigny et de Michel Le Neuf du Hérisson arrivaient à Tadoussac. L'année suivante, madame de
La Peltrie
, stimulée par les lettres expédiées à Paris par le Père Lejeune, songe à participer concrètement au peuplement du pays, en assurant la présence de religieuses et par l'envoi de jeunes filles choisies. En 1637, puisant à la même source, celle du Journal des Jésuites, Noël Brûlart de Sillery expédie en Nouvelle-France une vingtaine d'ouvriers dont la tâche sera de jeter les bases de la mission qui deviendra Saint-Joseph de Sillery. Pour s'assurer que les travaux soient effectués avec diligence et à la convenance des missionnaires, le donateur, qui ne verra jamais
la Nouvelle-France
, demande au père Lejeune «d'avoir l'oeil sur les ouvriers envoyés pour la construction du bâtiment et le défrichement des terres».
 

En reconstituant la généalogie des familles Bonhomme, Beaupré et Dulac, on est amené à explorer les premières années de la reprise de la colonisation de
la Nouvelle-France. Pourquoi
? Simplement à cause de deux auteurs qui situent l'arrivée de Nicolas Bonhomme avant 1640. Archange Godbout, écrit, dans un travail sur la famille Berthiaume, que Bonhomme est «arrivé à Québec à l'été de 1637». Ce propos d'un généalogiste réputé pour n'affirmer que des faits vérifiés, est confirmé par Benjamin Sulte. Avant 1640, rien d'autre que des hypothèses. Doit-on relier la présence de Nicolas Bonhomme aux Trois-Rivières, en 1640, au fait que Jacques Hertel, propriétaire d'une vaste étendue de terre à cet endroit soit originaire de Fécamp, ville natale de Bonhomme? Et doit-on attribuer au hasard le fait que Jean Godefroy de Lintot, compagnon de Hertel, ait vu le jour à Lintot, village voisin de Fécamp?
 

Au XIVe siècle, on appelait un paysan un bonhomme. Est-ce qu'un ascendant de l'ancêtre Nicolas possédait en sus une belle prairie, un beau pré? Existent aussi les patronymes Després, Dupré.
 

Nicolas BONHOMME dit BEAUPRÉ
 






n: ??/??/1603  Lieu: Ste-Croix de Fécamp, Rouen  d: 07/08/1683  Lieu: Québec 
 

 Père: Nicolas BONHOMME dit BEAUPRE   Mère: Marie GAYON 
 

c: En 1667, à Côte St-Jean et St-François, près de Québec, en 1681, à Côte St-Michel à Sillery 
 

m: Not. Piraube 02/09/1640 Catherine GOUGET (Léonard & Catherine Dufrançois, de Thury-Harcourt, Bayeux en Normandie) d 9 L'Ancienne-Lorette s 10-04-1679 Québec à 72 ans
 






 
 

Nicolas Bonhomme naquit entre 1603 et 1611, selon les recensements français en Nouvelle-France. La date de naissance est incertaine. En 1666, il se donne 63 ans; l'année suivante, il prétend avoir 56 ans et au troisième recensement, celui de 1681, il croit être âgé de 74 ans. Il n'a, constatera-t-on au fil des années, qu'un métier, celui de laboureur. Le fils de Nicolas et de Marie Gayon avait vu le jour à Sainte-Croix de Fécamp, chef-lieu de canton du département actuel de
la Seine-Maritime
, en Normandie. Je ne peux donner plus de précision sur Sainte-Croix, probablement une petite église. À Fécamp, il y a une rivière du même nom qui se jette dans
La Manche. De
Fécamp, port de pêche à la morue, archevêché de Rouen, nous est aussi venu Jacques Hertel, sieur de LaFrenière. Nicolas Hertel, le père de Jacques, vécut probablement à Trois-Rivières de 1637 à 1639.
 

Premier séjour
 

En quelle année Nicolas Bonhomme dit Beaupré, vint-il en Nouvelle-France? Arrivé à Québec en l'été de 1637, affirme le généalogiste Archange Godbout. Nicolas était-il parmi la vingtaine d'ouvriers expédiés en Nouvelle-France par Noël Brûlart de Sillery? Quoi qu'il en soit, le nom de l'ancêtre apparaît officiellement à Trois-Rivières, le 2 septembre 1640, dans un contrat de mariage passé sous seing privé. L'inscription de l'acte religieux dans un registre a été perdu.
 

Quelle est alors cette future épouse vivant dans l'habitation de Trois-Rivières? L'épousée était Catherine Gouget, fille de Léonard et de Catherine DuFrançois, originaire de Thury-Harcourt, village poitevin d'où venaient les frères Legardeur, Pierre et Charles. Les témoins nommés au contrat sont les normands Nicolas Marsolet, Jean Nicolet, sa femme Marguerite Couillard, et de Jean Godefroy, sieur de Lintot.
 

Le couple Gouget-Bonhomme s'en vint passer l'hiver à Québec puisque, le 7 janvier 1641, il rencontre le notaire Martial Piraube pour lui demander d'insinuer sa convention matrimoniale. Nicolas Bonhomme venait peut-être de terminer un engagement d'une durée de 3 ans; dans ce pays neuf, il voulait voler de ses propres ailes.
 

Dimanche, 24 novembre 1641, le père de famille présente son premier enfant à baptiser au jésuite Jacques de Laplace, missionnaire arrivant de Miscou en Acadie. Celui-ci baptisa la bambine sous le prénom de Marie-Madeleine, devant son parrain Pierre Legardeur de Repentigny et sa marraine Marie Barbier, femme de Marsolet. La petite ne survécut pas; elle fut inhumée à Québec, le 23 mars 1642.
 


La Rochelle

 

C'est probablement à l'ouverture de la navigation, cette année-là, que le couple prend la décision de rentrer en France et rien n'indique, comme on a pu l'affirmer, que Bonhomme se soit alors consacré au recrutement. Une affirmation faite par Guillaume Bonhomme, des années plus tard, alors qu'il dira être né à
La Rochelle
, est le seul indice de la présence de ses parents dans cette ville entre 1643 et 1646. C'est en France, au cours de la même période, que les Bonhomme saluent la naissance d'Ignace.
 

À l'été ou l'automne de 1645, la famille Bonhomme composée du père, de la mère et de deux jeunes enfants, était de retour.
 

Québec
 

Au printemps de 1646, le 12 mai, Nicolas Bonhomme obtint une concession de terre, sur
la Grande-Allée
de Québec, par Charles-Jacques Huaut de Montmagny, gouverneur. Cet emplacement de 20 toises de front sur la rue Saint-Louis avec une profondeur de 126 pieds s'étendait jusqu'au chemin de 3 toises. À l'exception de quelques événements familiaux, tout semble baigner dans le silence jusqu'au 2 mars 1652, jour où Nicolas déclare avoir reçu 80 livres tournois de Noël Morin, à la suite d'un litige où Charles Sevestre, Jacques Maheu et Louis Sédillot étaient également impliqués.
 

Les Cent-Associés, le 14 avril 1655, ratifièrent la concession faite à Bonhomme en 1646. Nos apprenons aussi que Nicolas, de
la Côte Sainte-Geneviève
, possède depuis le 15 mars un emplacement de 15 toises de front, voisin de sa première propriété. Il l'avait acheté de Robert Caron. Il y avait dessus une maison de 18 pieds de longueur sur 15 de largeur. Le 30 janvier 1656, le propriétaire revend ce terrain et la maison à
la Fabrique
de Québec pour la somme de 400 livres. Pourquoi? Nicolas doit 400 livres au magasin de Québec et aussi 150 livres à Caron. Cependant, à l'occasion de ce marché, le vendeur s'est réservé 6 toises de front ou environ 36 pieds français.
 

Que va devenir la famille Bonhomme? Après 18 ans, elle vendit sa propriété de la haute ville, 20 toises en longueur et profondeur jusqu'à l'enclos des Ursulines. Nicolas Marsolet s'en porta acquéreur pour le prix de 200 livres, le 12 octobre 1664. Cependant, au recensement de 1667, les Bonhomme vivent toujours à
la Côte Sainte-Geneviève
où ils possèdent 5 bêtes à cornes et 40 arpents en culture. Thomas Gondouin, un normand de 18 ans, est leur domestique. Jean Larchevêque et Jean Jouineau sont leurs prospères voisins.
 

Lors d'une déclaration d'obligation de 50 livres à Pierre Normand, le 18 octobre 1668, le notaire Rageot affirme que les Bonhomme demeurent en la coste St Jean, donc probablement au même endroit que l'année précédente. Du reste, le 23 décembre 1667 au matin, Nicolas Bonhomme s'est présenté devant le procureur fiscal et des membres de
la Compagnie
des Indes Occidentales. Il déclara alors ses avoirs terrains: 40 arpents à
la Côte Sainte-Geneviève
obtenus de l'ancienne compagnie le 29 mars 1649, puis auparavant de Montmagny le 12 mai 1646. Cette terre, dit-il, presque toute défrichée, possède une maison avec chambre, cave et grenier, une étable.
 

Par la même occasion, l'ancêtre affirme posséder 20 autres arpents carrés sous le coteau Sainte-Geneviève et obtenus en ... juillet 1651 et ratifiés le 5 juillet 1656; enfin, environ 30 arpents entre Claude Larchevêque et Poirier concédés le 20 janvier 1646.
 

Ainsi apparaît la description un peu compliquée des biens fonciers de la famille Bonhomme, à la fin de décembre 1667.
 

À la retraite
 

L'ancêtre sentait le poids des ans peser sur ses épaules. Le 28 février 1672, il concède 40 arpents de terre en superficie a prendre sur trois de front sur lad rivière St Charles en la coste Ste Genevieve. Fageot paiera les arrérages des cens et rentes depuis le 1er octobre 1670. De plus, l'acquéreur donnera, le 1er janvier de chaque année, 40 sols et 2 chapons vifs. C'est tout ce que nous pouvons trouver dans ce document.
 

En ce fut la vie paisible, solitaire peut-être, la retraite. En 1681, Nicolas Bonhomme, 74 ans, est recensé à
la Côte Saint-Michel
, dans la seigneurie de Sillery. Il possède une vache et vingt arpents en culture. Le garçon Ignace Bonhomme, son voisin, déclare une fusil, huit bêtes à cornes, quinze arpents en valeur.
 

La relève
 

Qui sont-ils et qui deviendront-ils? La réponse a été fournie par les travaux d'Archange Godbout, complétés récemment par Cécile Dulac-Pearson. La famille de Nicolas Bonhomme et de Catherine Gouget se compose de sept membres:
 

1. Marie-Madeleine b 24/11/1641 Québec p-m Pierre Legardeur de Repentigny & Marie Barbier, d 23/3/1642 Québec
 

2. Guillaume n ~ 1643 à
La Rochelle
d 12 s 14/3/1710 Ste-Foy m 1664 Françoise HUCHÉ (Jacques & Marie Danetz, de St-Eustache, Paris, d 12 s 13/5/1699 Ste-Foy) 12 enfants; lieutenant de milice en 1693, capitaine de milice de la côte St-Michel à Ste-Foy 1706-1709, concession de la seigneurie de Bonhomme - ou Bélair, derrière St-Augustin - 24/11/1682; en juillet 1664, les deux beaux-frères Guillaume Bonhomme et Jacques Berthiaume faisaient la pêche à l'anguille dans la seigneurie de Lauzon, en face de la rivière du Cap-Rouge
 

3. Ignace dit Beaupré n ~ 1644 à
La Rochelle
d 21 s 22/04/1711 Ste-Foy m Québec 12/01/1671 Agnès MORIN (Noël & Hélène Desportes, v Nicolas Gaudry de qui elle avait eu 8 enfants, d 30 s 31/8/1687) 9 enfants; en 1681, Ignace possédait l'un des 36 chevaux recensés dans la région de Québec
 

1. Marie-Catherine n 23 b 24/11/1671 Québec m 1693 Louis MOREAU (Mathurin & Marie Girard, fermier) 11 enfants 2. Anne-Félicité n 7 b 8/10/1673 Québec m 1697 Louis LEFEBVRE dit ANGERS (Simon & Charlotte de Poitiers, d 17 Hôtel-Dieu Québec s 21/8/1699 Neuville) 2 enfants, rem 1702 Etienne HAYOT (Jean & Louise Pelletier) 8 enfants 3. Anne-Agnès n côte St-Michel b 21/6/1675 Québec d 27 s 28/8/1703 L'Ancienne-Lorette m 1697 Pierre DION (Jacques & Jeanne Renaud, rem 1705 Geneviève Fauteux qui lui donna 6 enfants, rem 1718 Ursule Lessard qui lui donna encore 6 enfants) 5 enfants 4. Marie-Catherine n 12 côte St-Michel b 13/6/1677 Québec m 1695 François PROVOST ou PREVOST (François & Marguerite Gaillard, d 4 s 5/6/1711 Ste-Foy) 12 enfants, rem 1714 Pierre PARIS dit FORTIN (Pierre & Michelle Charland, engagé de l'Ouest 14/4/1724 au 5/7/1728) 4 enfants 5. Ignace n 17 côte St-Michel b 18/101678 Québec 6. Jean n côte St-Michel b 26/10/1680 Québec d 26 s 27/12/1702 Ste-Foy 7. Charles-Ignace n 28 côte St-Michel b 29/9/1682 Québec m Montréal 9/11/1705 Thérèse GOULET (René & Catherine Leroux) 11 enfants  
 

1. Ignace n b 9/3/1706 St-François I.J. 2. Thérèse b 8/8/1708 St-François I.J. m(1) Laval 18/01/1734 Jean-Baptiste DELAGE (...) m(2) Terrebonne 26/02/1759 Pierre ROBIN (...)  3. Joseph n vers 1711 s 31/7/1718 St-François I.J. à 7 ans 4. Geneviève n 23 b 24/2/1713 St-François I.J. m Lachenaie 31/01/1741 Laurent GUILBAULT (...) 5. Catherine n 28 Terrebonne b 29/3/1716 St-François I.J. m Terrebonne 19/08/1737 Jean-Baptiste PARIS (...) 10 enfants.
 

6. Marie-Josèphe n 27/4 b 1/5/1718 St-François I.J. m Terrebonne 13/11/1741 Joseph PARENT (...) 7. Marguerite n 20 b 21/2/1720 St-François I.J. m Terrebonne 18/01/1745 François Parent (...) 8. Véronique n Lachenaie b 30/3/1722 St-François I.J. m Terrebonne 26/04/1745 François FILIATRAULT dit SAINT-LOUIS (Louis & Marie-Madeleine Labelle) 9. Angélique n ~ 1723 m Terrebonne 20/07/1762 Jean-Baptiste VISCONTE (...) 9. Pierre n Terrebonne n 24 b 25/1/1724 Lachenaie 10. Pierre-Noël b 26/5/1726 Terrebonne 11. Ignace b 9/5/1728 Terrebonne m Terrebonne 2/02/1761 Thérèse Marie MIGNERON (...)  
 

8. Noël [DBC III 73-74] n côte St-Michel b 13/11/1684 Québec d s 29/05/1755 L'Ancienne-Lorette m L'Ancienne-Lorette 2/05/1709 Félicité HAMEL (Jean & Anne-Félicité Levasseur) 10 enfants; arpenteur royal (commission 15/12/1718)
 

9.  Marie-Madeleine b 29/10/1685 Québec m 1710 Joseph MORACHE (Joseph & Jeanne Aubert, d 30/8/1717 Hôtel-Dieu Québec) 5 enfants
 

rem 31/7/1691 Anne POIRIER ( Vincent & Françoise Pinguet, v Jacques Gaudry dit Bourbonnière qui lui avait donné 7 enfants, d 31/1 s 1/2/1704 Ste-Foy) 3 enfants
 

10. Geneviève-Anne n 13 Ste-Foy b 14/3/1693 Québec d s 30/12/1702 Ste-Foy
 

11. Marie-Madeleine n 7 Ste-Foy b 8/2/1695 Québec d 14/2/1712 Hôtel-Dieu Québec (de côte St-Michel)
 

12. Charles-Ignace n ... m Détroit 1724 Marie-Thérèse HAGUENIER (Louis & Marie-Thérése Massé) > 4 enfants nés à Détroit
 

4. Marie n 14 b 15/2/1648 Québec d > 15/3/1714 Ste-Foy m 1661 Jean NAULT dit SAINT-CRESPIN (Jacques & Perrine Clavier, de
La Trinité
de Machecoul, Nantes en Bretagne, d 1 s 2/5/1699 Ste-Foy) sans postérité; sage-femme à Côte Saint-Jean et St-François près de Québec
 

5. Pierre n 22 b 23/4/1650 Québec p-m Pierre Delaunay qui fut tué par les Iroquois en novembre 1654, d 2 s 4/1/1670 Québec à 19 ans
 

6. Nicolas dit Beaupré n 5 b 9/2/1653 Québec p-m Jean LeSueur de Saint-Sauveur, prêtre originaire de Thury-Harcourt, s 17/3/1711 L'Ancienne-Lorette m 14/01/1676 Marie-Thérèse LEVASSEUR #0451 (Jean & Marguerite Richard, sage-femme) 13 enfants, établie à l'Ancienne-Lorette; dans le minutier des notaires, le prénom du fils Nicolas prêtant à confusion avec celui de son père, Gilles Rageot les distingue, le 12 novembre 1673 et le 23 octobre 1674, en écrivant Nicolas Lejeune
 

1. Marie b 31/10/1677 L'Ancienne-Lorette d < 1681 2. Nicolas dit Beaupré n vers 1680 d < inventaire 13/8/1715 Québec m 11/08/1705 Thérèse VOYER (Jacques & Jeanne Routhier, s 4/4/1711 L'Ancienne-Lorette) 3 enfants, rem Québec 19/09/1712 Marie-Catherine JORIAN (André & Barbe Albert, rem 1716 Charles Deblé) 2 enfants 3. Ignace n 24 b 25/8/1681 L'Ancienne-Lorette d ~ 1755 L'Ancienne-Lorette m Ste-Foy 27/01/1713 Madeleine MOREAU (Michel & Marie-Madeleine Belleau) 7 enfants 4. Louis-François n ~ 1683 L'Ancienne-Lorette d ~ 1735 m Repentigny 1705 Jeanne DALPÉ-DELPECHES (...) > 2 enfants 5. Jeanne-Catherine n 8 b 10/2/1685 L'Ancienne-Lorette d 28 s 29/01/1749 L'Ancienne-Lorette m 18/02/1705 Mathurin MEUNIER (Mathurin & Françoise Fafard, v Marie-Madeleine Meneux qui lui avait fait 10 enfants) 11 enfants 6. Thérèse n vers 1686 ou 1689 L'Ancienne-Lorette m 18/11/1709 Michel MOISAN (Pierre & Barbe Roteau) 12 enfants 7. Charles-Joseph n b 4/3/1690 L'Ancienne-Lorette; engagé 26/6/1719 mau 8/9/1721 Détroit, voyageur 8. Anne-Félicité n 13 b 15/11/1693 L'Ancienne-Lorette d 14 s 16/01/1741 L'Ancienne-Lorette m L'Ancienne-Lorette 6/08/1714 Etienne MOISAN (Pierre & Barbe Roteau) 12 enfants 9. Michel n 26 b 27/2/1696 Québec d 20 L'Ancienne-Lorette s 21/6/1728 Québec m 1720 Marie-Louise ROUTHIER (Charles & Brigitte Lavoir, rem 1729 Guillaume Taphorin) 5 enfants 10. Marguerite n 18 b 21/12/1697 L'Ancienne-Lorette s 21-12-1697 L'Ancienne-Lorette m L'Ancienne-Lorette 4/01/1720 Joseph MEUNIER (Mathurin & Marie-Madeleine Meneux) 10 enfants 11. Marie-Anne n 9 b 16/3/1700 L'Ancienne-Lorette d 17 s 18/8/1703 L'Ancienne-Lorette 12. Jeanne-Marguerite n b 9/6/1702 L'Ancienne-Lorette d 8/04/1752 L'Ancienne-Lorette m L'Ancienne-Lorette 27/12/1722 Jean-Baptiste MORIN (Pierre & Marie-Madeleine Lépinay) 13 enfants 13. Pierre n 17 b 19/8/1705 L'Ancienne-Lorette 14. Marie-Anne n ~ 1706 L'Ancienne-Lorette d 27 s 29/10/1745 Québec  m L'Ancienne-Lorette 26/12/1722 Charles MEUNIER (Mathurin & Marie-Madeleine Meneux, d 9 s 10/11/1723 L'Ancienne-Lorette) un fils, rem L'Ancienne-Lorette 17/08/1726 Pierre BEZEAU (Pierre & Marie-Charlotte Routhier) 5 enfants
 

7. Catherine n 21 b 22/9/1655 Québec d entre 24/11/1711 et 18/4/1712 Ste-Foy m Sillery 6/11/1667 Jacques BERTHIAUME (Pierre & Jacqueline Brion, b 27/9/1633 à St-Bénin, commune de Thury-Harcourt, Bayeux en Normandie, d 8 s 9/7/1717 Ste-Foy) 8 enfants, établie aux alentours de Sillery; Nicolas, son père, n'ayant pu lui donner quelque bien lors de son mariage, le 15 août 1678, affirme devant notaire que sa fille aura droit à sa juste part d'héritage après sa mort
 

 
 

À la troisième génération Bonhomme dit Beaupré, 45 personnes pouvaient se lever et répondre: présent! Présentes!
 

À la frontière
 

Avant de laisser son pays pour passer dans un autre, il y a toujours un poste frontière, une halte importante à faire. Dans sa vie des hommes, on appelle ça la mort ou la passage d'une vie à une autre meilleure. Avec grand sérieux, tous les humains émigrent et accomplissent ce rite. La première à quitte le soleil de
la Nouvelle-France
fut Catherine Gouget. Elle mourut le 9 avril 1679, à la maison de son fils Nicolas, établi à L'Ancienne-Lorette, semble-t-il. Les funérailles furent célébrées le lendemain, un jeudi, à l'église Notre-Dame de Québec, par le curé Henri de Bernières.
 

L'ancêtre Nicolas, s'éteignit le 7 août 1683, à la demeure de sa fille Marie, vivant à Sillery. C'est également à la cathédrale de Québec que l'abbé de Bernières présida l'absoute, le jour suivant, un samedi. Le registre rapporte les présences suivantes: Jean Nault, Ignace et Nicolas Bonhomme, Jacques Berthiaume.
 

Rien n'est plus nécessaire que ce sentiment des ancêtres, que cette conscience d'une continuité historique, écrivait le cardinal Joseph Mindszenty. Il faut que les enfants puissent raconter le dur labeur et les mérites de leurs pères. Lorsque le sens de la tradition se perd, c'est l'âme de la famille qui disparaît. Ceci est vrai non seulement pour les ressortissants Bonhomme dit Beaupré, mais pour tous les fils et les filles issus de
la Nouvelle-France.
 

Dans la coulée des descendants, il y en a de toutes les professions, de tous les métiers. Le premier professionnel de taille se loge à la troisième génération. Noël Beaupré, fils d'Ignace et d'Agnès Morin, naquit à l'Ancienne-Lorette le 13 novembre 1684. Le 15 décembre 1718, il recevait sa commission d'arpenteur et de mesureur, de l'intendant Michel Bégon. Ses travaux bien faits sont connus à
la Côte
de Beaupré, à l'île d'Orléans et surtout dans
la Beauce. Noël
rédigea environ 900 actes et procès-verbaux.
 

Fils de Delphis Bonhomme et de Léocadie Vigeux, Joseph naquit à Saint-Camille, comté de Wolfe, le 29 janvier 1889. Il fut ordonné prêtre Oblat, le 18 mai 1918, par Mgr Ovide Charlebois. Nommé titulaire de Tulana le 26 avril 1933, le cardinal Villeneuve le consacra évêque le 28 juin suivant, à Notre-Dame de Hull. Mgr Joseph Bonhomme exerça son zèle comme vicaire apostolique du Basutoland, en Afrique du Sud.
 

Au Canada(1), on se souvient encore du fameux géant Louis Beaupré, originaire de Gravelbourg, Saskatchewan. Haut de 8 pieds 2 pouces et demi, il attira les foules au parc Sohmer, fut montré dans des cirques et souvent engagé par des taverniers de la métropole à titre d'attraction. Il est mort en 1911, à l'âge de 33 ans. Son squelette fait l'étonnement des visiteurs au musée d'anatomie de l'université de Montréal. Madame Norbert Légaré, de Montréal, affirme que le géant Beaupré, fils de Gaspard et de Florestine Piché, est né à Bunck, diocèse de Régina, le 9 janvier 1881.
 

___________________ Nos Ancêtres, volume 16 Nos Racines, fascicule 124 
 


- III -
 

Noël BONHOMME dit BEAUPRÉ
 

Arpenteur, né à Lorette (Ancienne-Lorette près de Québec) le 13 novembre 1684 et baptisé le même jour à Québec, fils d'Ignace Bonhomme dit Beaupré, et d'Agnès Morin; il épousa à l'Ancienne-Lorette le 29 mai 1709 Félicité Hamel; décédé le 29 mai 1755 à L'Ancienne-Lorette.
 

1.+Anne-Félicité Beaupré n 19/09/1710 L'Ancienne-Lorette d 13/06/1733 L'Ancienne-Lorette m  L'Ancienne-Lorette 30/10/1731 François Louis FLUET (Louis & Marguerite-Agnès Chevalier) > 2 enfants
 

2.+Marie-Louise Beaupré n 23/01/1712 L'Ancienne-Lorette d 11/04/1785 m L'Ancienne-Lorette 30/10/1731 Nicolas BONHOMME (Nicolas & Thérèse Voyer, n 19/07/1706)
 

3. Jean-Nicolas Bonhomme-Beaupré n 10 b 12/10/1713 L'Ancienne-Lorette d 16/04/1793 L'Ancienne-Lorette
 

4.+Noël Beaupré n 9/06/1716 L'Ancienne-Lorette d 22/04/1793 L'Ancienne-Lorette m L'Ancienne-Lorette 5/02/1742 Marie-Thérèse MOISAN (Michel & Thérèse Bonhomme) 13 enfants
 

5. Joseph-Marie Bonhomme-Beaupré n 25/03/1719 L'Ancienne-Lorette d 25/12/1727 L'Ancienne-Lorette
 

6.+François-Régis Bonhomme-Beaupré n 30/01/1721 L'Ancienne-Lorette m L'Ancienne-Lorette 21/02/1746 Louise-Agathe ALAIN (...) 7 enfants
 

7.+Louis-Claude Beaupré n ~ 1723 L'Ancienne-Lorette d ~ 1775 m
La Pocatière
25/08/1749 Geneviève MARTIN (...) 11 enfants
 

8.+Jean-Baptiste Bonhomme-Beaupré n 16/05/1724 L'Ancienne-Lorette d 19/12/1775 Ste-Foy m L'Ancienne-Lorette 5/03/1753 Geneviève Anne LEFEBVRE (...) 6 enfants
 

9. Marie-Charlotte Bonhomme-Beaupré n 22/04/1726 L'Ancienne-Lorette
 

10.+Charles Bonhomme-Beaupré n 1 b 2/08/1727 L'Ancienne-Lorette m L'Ancienne-Lorette 3/08/1753 Charlotte Marie GRENIER (...) 10 enfants
 

11. Marie-Thérèse Bonhomme-Beaupré n 7/09/1729 L'Ancienne-Lorette m L'Ancienne-Lorette 20/10/1753 David DAUPHRESNE (...)
 

12. Joseph-Marie Bonhomme-Beaupré n 16/09/1731 L'Ancienne-Lorette d 8/08/1732 L'Ancienne-Lorette
 

Il est bien difficile de connaître la formation professionnelle de Noël Beaupré puisque nous n'avons pas retrouvé son certificat de capacité décerné normalement par l'hydrographe du roi ou le professeur d'hydrographie aux étudiants ayant suivi avec succès les cours de mathématique ou encore par un arpenteur reconnu aux candidats ayant complété un bon apprentissage. Quoi qu'il en soit, Noël Beaupré obtint le 15 décembre 1718, de l'intendant Michel Bégon, une commission d'arpenteur et de mesureur; Beaupré était alors âgé de 34 ans. Bien qu'à partir du 4 juin 1731 et jusqu'à la fin de sa vie il s'intitulât dans ses actes arpenteur royal, aucune nomination officielle ne semble être venue confirmer ce titre.
 

Le rôle des arpenteurs, clairement défini dans la commission qu'ils recevaient de l'intendant, consistait à «faire tout essort d'arpentage et mesurage d'en dresser des procès verbaux ... comme il se pratique dans la prévôté et vicomté de Paris aux droits Et Emoluments y attribués». Les arpenteurs devaient poser des bornes bien visibles et ne se servir que de boussoles, aimants et autres instruments dûment vérifiés par l'hydrographe du roi. Noël Beaupré spécifiait dans ses procès-verbaux qu'il utilisait pour ses bornes des pierres, des tessons de terrine, ou des briques de mâchefer. En plus de mesurer les terres nouvellement concédées, souvent les arpenteurs, grâce à leurs travaux de bornage et à leurs procès-verbaux, mettaient un point final aux nombreuses poursuites au sujet des limites des terres, entre voisins, même entre seigneurs et surtout entre les hérit