Le baptême en Normandie

Publié le par Stéphane GOUPIL

« Le baptême en Normandie »

Pour éviter tous risques, le baptême est célébré deux à trois jours après la naissance, sauf dans le pays de Bray, Lorsque le baptême était plus tardif, pour protéger l’enfant, on l’ondoyait. La marraine emmenait l'enfant à l'église à pied ou en carriole, parfois c'est la commère, qui en tête du cortège, conduisait le nouveau-né à l'église.

L'enfant est porté sur les fonts baptismaux, dans certain cas, par plusieurs parrains et marraines, soit par une fille deux marraines et un parrain, et inversement pour le garçon. C'est à la marraine que revenait le soin d'acheter la robe de baptême, bleue pour un garçon, rose pour une fille. Les dragées étaient achetées par le parrain, pour un garçon, et par la marraine, pour une fille.

Le prêtre administrait le baptême et posait le chrémet (chrémeau) sur la tête de l'enfant. Le garçon le conservait neuf jours et la fille seulement trois, sous peine de l'exposer à des règles douloureuses. L'enfant reçoit un prénom, ce qui lui donne un céleste protecteur. L'acte de baptême est alors enregistré avec les signatures à la sacristie, on offrait une boîte de dragées au prêtre ainsi qu'une somme d'argent. Le sonneur envoyait les cloches, la grosse pour les garçons, et la petite pour les filles. Lorsqu'il s'agissait d'un enfant naturel, « d'un petit poussin des haies », le baptême se faisait sans sonnerie de cloches, et le plus souvent il se déroulait à la nuit tombante. Pour le baptême d'un enfant légitime, la durée de branle du bande des cloches était fonction de la générosité du sonneur. Parfois le branle pouvait durer plus d'une heure. Dans certaines régions, le parrain et la marraine tirent ensemble la corde de la cloche, pour éviter la surdité à leur filleul. Ailleurs, le parrain seul tire la cloche, et alors, il est dit que l'enfant chantera bien. A la sortie de l'église, le parrain lançait des piécettes et des dragées aux enfants qui attendaient. Après la cérémonie religieuse suivait un bon repas.      

Source : « Hommes et traditions populaires en Normandie . » C. GRISEL

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