La Trêve de Dieu

Publié le par GOUPIL Stéphane

Toute action militaire est interdite entre le mercredi soir et le lundi matin, ce qui a pour effet de limiter la guerre. En outre, d’autres périodes bénéficient également de sursis. Cela varie quelque peu d’une province à l’autre, mais globalement, il s’agit de l’Avent jusqu’à l’octave de l’Epiphanie, de Carême à l’octave de Pâques, des Rogations à l’octave de Pentecôte. Mais cette réglementation ne s’applique pas au duc, qui peut faire la guerre tout le temps. Les sanctions sont lourdes et dissuasives : 30 ans d’exil, 7 ans de pénitence publique…

C’est en 1041 que les évêques de Provence ont proclamé la première Trêve de Dieu.

Guillaume le Conquérant reprend l’idée à son compte.

On distingue Trêve de Dieu et Paix de Dieu. Ce dernier terme s’applique aux biens et aux personnes, et oblige à respecter les non-combattants ainsi que les biens des ecclésiastiques et des paysans.

Ainsi la Trêve de Dieu devient une institution normande, à part entière.



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