F-E Sevestre, curé de Radepont

Publié le par GOUPIL Stéphane


François-Emmanuel Sevestre, curé de Radepont, s'est fait une grande réputation par ses poésies latines et françaises, ainsi que par ses vers de circonstance et de société. Né à Montore (Montaure dans le 27), diocèse d'Evreux, en 1716, mort le 22 juin 1788.

[Source : le Précis analytique des travaux de l'Académie Royale des Sciences, Belles-lettres et Arts de Rouen pendant l'année 1834, p 274]


Juge-Vétéran & Doyen de l'Immaculée Conception en cette ville de Rouen, Diocèse de Rouen. Plusieurs Pièces de Poësies Latines & Françoises, couronnées par cette Académies & imprimées dans ses Recueils. Pièces en l'honneur de feu Monseigneur le Dauphin & du Monarque bien-aimé, 176* , in-4. Ode au Roi (Louis XV) pour le jour de Saint-Louis. Tableau des Cérémonies faites au Sacre de Louis XVI, 1776, Ouvrage dédié au Chapitre de Reims, in-4. Stances au Roi sur l'arrivée du Roi du Danemarck en France, 1768.

[Source : supplément à la France contenant I. les académies établies à Paris & dans les différentes villes... p 199 et également dans Les siècles littéraires de la France, ou NOUVEAU DICTIONNAIRE historique, critique et bibliographique, de tous les écrivains français, morts et vivans, jusqu'à la fin du XVIIIe. siècleV]


Il cultiva sans cesse les muses ; des allégories latines, des odes alcaïques, des hymnes de diddérens mètres lui firent une grande réputation de talent. A la poésie latine il joignit la poésie française, surtout lorsqu'il se vit fixé à Radepont. Parmi les vers de société qu'il a composés, on distingue ceux qu'il adressait à l'abbesse de Fontaine-Guérard, dont le monastère était voisin de sa paroisse, et à d'autres personnes de qualité : il sut se concilier l'amitié de ses confrères durant sa vie, et tous se firent un devoir de payer un juste tribut d'éloges à sa mémoire.

[source : Ephémérides normandes, ou, Recueil chronologique, historique et monumentale sur la Normandie – Par Grégoire Jacques Lange ]

En complémchapelle.gifent, le site de Bonnemare (près de Radepont) nous rapporte  qu'en tant que curé il devait célébrer dans la chapelle dédié à St Christophe (classé Monuments Historiques) et sa charpente « à la Philibert Delorme », près du château de Bonnemare, quatre messes par semaine en conséquence d'une fondation par laquelle les seigneurs de Bonnemare faisaient don à ce curé de dîmes d'un revenu de 40 à 50 livres à prendre sur la seigneurerie de Bonnemare ainsi que sur un fief de la paroisse de Senneville appartenant aux religieux des Deux-Amants.

Cette fondation a donné lieu à une série de procès entre les curés de Radepont et les seigneurs de Bonnemare qui a commencé le 25 septembre 1488 pour se terminer, après de nombreuses péripéties, le 23 Pluviose An 13 !

En particulier, le Sieur Cromelin de Villette, seigneur de Bonnemare de 1729 à 1747 et qui était de religion protestante, prétendant exiger du curé, pour l'ennuyer, qu'il vienne célébrer les quatre messes dues. Ce dernier ne pût s'en libérer qu'en faisant frapper la chapelle d'interdit en 1729, interdit finalement levé le 14 septembre 1745.

 

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