NOTRE BUT

Passionné de génealogie et d'histoire, je souhaite partager mes recherches. Ce blog est le prolongement de l'arbre généalogique de la famille GOUPIL - PERIER avec comme de-cujus mes enfants :

http://gw1.geneanet.org/index.php3?b=sggoupil.

 

La pratique de la généalogie évolue : faire des arbres avec des noms et des dates reste assez limité ; en tant que généalogiste, je suis également curieux de notre histoire familiale. Pour donner une image, le corps humain est composé d'un squelette, mais aussi d'organes et de chair. En généalogie, c'est la même chose. Il est important de faire des recherches en vue de comprendre la vie quotidienne de nos ancêtres : quel métier exerce-t'il, pourquoi untel a migré dans une autre région, etc. 

 

Ce blog a pour but de publier simplement des articles sur des thèmes de recherches (généalogie, histoire), partager des dossiers, de façon à les rendre consultables par des internautes (généalogistes, historiens, amateurs ou professionnels). Vous avez la possibilité de les commenter.

N'hésitez-pas à me communiquer l'adresse de vos blog et ainsi créer un vrai réseau, et établir de vrais contacts entre des personnes qui partagent les mêmes passions que moi.

N'hésitez-pas également à vous inscrire à la newsletter (voir pavé de droite) et devenir ainsi un abonné afin de recevoir les nouveaux articles mis en ligne. 

 

 

"On peut reconnaître assez facilement l'histoire officielle d'un pays, la liste des rois, de ses ministres, de ses guerres, de ses traités, et cependant la véritable histoire n'est pas là, c'est dans les masses profondes des travailleurs de tout ordre que réside la vie réelle de la Nation" - Edouard Herriot (1er mai 1909).  

 

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livres lus

- Généalogie de L'Europe - ATLAS DE LA CIVILISATION OCCIDENTALE - Sous la direction de Pierre Lamaison - conseiller historique Pierre Vidal-Naquet, Hachette Livre, 1994 :

Autour de Pierre Lamaison, une équipe d'historiens et d'anthropologues de haut niveau offre au public une généalogie de l'Europe, de la préhistoire au XXe siècle. De conception inédite, cet atlas illustré de 450 documents en couleurs, propose, à travers 80 tableaux généalogiques associés à 160 cartes en couleurs, des clés pour comprendre des phénomènes de longue durée dispersés sur une aire géographique très vaste qui rendent compte de l'unité et la variété politiques et culturelles de l'Europe actuelle.


 - Physiologos Le bestiaire des bestiaires, traduit du grec, éd. Jérôme Millon : voir l'article => http://geneahist-goupil.over-blog.com/article-991736.html


Je vous conseille de lire le livre de Jean-Louis Brunaux : "Les gaulois" - collection "Guide Belles Lettres de Civilisations" publiés aux Editions Les Belles Lettres (2005)... suite - voir l'article => http://geneahist-goupil.over-blog.com/article-1275187.html

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Le 11 novembre 1918, un armistice est conclu entre les Alliés et l’Allemagne. Ecoutez les émissions de Canal Académie relatives à l’armistice 1918 et, plus généralement, à la Première Guerre Mondiale.


À écouter aujourd'hui sur Canal Académie : La Grande Guerre : toutes nos émissions
 

 

 

À écouter aujourd'hui sur Canal Académie en ce jour anniversaire de la chute du Mur de Berlin

Histoire "des deux Allemagne" de 1949 à 1990avec Georges-Henri Soutou, de l’Académie des sciences morales et politiques

L’anniversaire de la chute du Mur de Berlin occulte un autre anniversaire, celui de la création en 1949 des deux Républiques allemandes, la "fédérale" et la "démocratique". Pourtant, bien avant l’érection du Mur en 1961, les deux États vont très vite se situer au centre du conflit opposant les États-Unis et l’URSS. Fraichement élu à l’Académie des Sciences morales et politiques, Georges-Henri Soutou retrace pour nous l’histoire de ces "deux" Allemagne...

La chute du Mur de Berlin : 198Entretien avec Thierry de Montbrial, de l’Académie des sciences morales et politiques, de l’IFRI

Que représente le Mur de Berlin ? Si aujourd’hui le Mur a disparu physiquement, continue-t-il d’exister du moins dans les esprits ? Après 40 ans de séparation et 20 ans de réunification pour l’Allemagne, quelle révolution la chute du Mur de Berlin a-t-elle opéré ? Thierry de Montbrial revient sur cet événement majeur du XXe siècle.

 

L’ethnologue Claude Lévi-Strauss est mort le 1er novembre à l’âge de 100 ans.

Écoutez l’ensemble des émissions de Canal Académie consacré à l’immortel de l’Académie française, professeur honoraire au Collège de France Claude Lévi-Strauss.

 

Vers la fin de septembre 1449, les Anglais reçurent une seconde atteinte en Guyenne. Le comte de Foix, rallié au roi de France, s'empara de Mauléon, encore bien que cette place fût en la garde du roi de Navarre, son beau- père, confédéré de Henri VI (1).

Charles VII, du sein de sa demeure à Louviers, dirigeait la guerre et vaquait à l'administration civile du royaume. Soucieux de l'histoire et de la postérité, parce qu'il se sentait digne de paraître devant elles, il avait amené à sa suite J. Chartier, chantre de l'abbaye royale de Saint- Denis, chroniqueur officiel. Le judicieux Berry, annaliste militaire du règne; le noble poëte et historien R. Blondel, furent également chargés d'écrire le récit de cette mémorable entreprise (2).

Les conquêtes opérées depuis l'ouverture de la campagne
avaient eu notamment pour effet d'isoler Rouen, en interrompant ses diverses communications. Dans les premiers jours d'octobre, le roi résolut de marcher sur cette capitale et d'exécuter ainsi le principal mouvement concités.

 

Notice sur Robert Blondel, 1850, p. 57. Biographie Didot, article Aux- Épaules (Richard). Anselme Brezé. Bibliothèque de l'Ecole des chartes, t. VIII, p. 132 et suiv. Ms. Gaignieres 896, 1, fo 5. Etc., etc.

 

(1) Berry, p. 439. Chartier, p. 127. Ms. 6198, f» 50 v«. Etc.

(2) Itinéraire. Ordonnances, t. XIX, p, 69 à 71, Ms. Morean n° 252, fos 51 et suiv. Registre des marchandises remises en compagnie française des marchands hansés de Paris par divers marchands de Rouen, Elbeuf, Arras, etc.; Ms. Moreau 1062, au 8 octobre 1449. J. Chartier, notice, t. 1, p. x et suiv. Assertio Norrrtannie. Ms. lat. 6198; ouvrage original et riche de son propre fonds; inédit. Recouvrement de la Normandie, ou mieux Chronique générale de Normandie, par le héraut Berry; Ms. fr. 5028. Le recouvrement, qui termine l'ouvrage, a été inséré par fauteur dans sa belle Histoire ou Chronique de Charles VII. Ce même morceau (le recouvrement) parait avoir servi de modèle, ou source principale, aux différents auteurs, même bourguignons ou normands, qui ont traité le même récit.

 

Texte extrait du livre :

Titre : Histoire de Charles VII, roi de France, et de son époque, 1403-1461. 3. 1444-1461 / par M. Vallet de Viriville,...

Auteur : Vallet de Viriville, Auguste (1815-1868)

Éditeur : Vve Renouard (Paris)

Date d'édition : 1862-1865

Sujet : Charles VII (roi de France ; 1403-1461) -- Biographies



Source gallica.bnf.fr / Bibliothèque nationale de France


Pour bien suivre, et comprendre, la bataille de la Lys, consultez de toute urgence ce site très intéressant qui resitue celle-ci dans son contexte : l'histoire du front des Flandres.

Vous saurez tout sur les préparatifs de cette bataille, sur l’attaque du début avril 1918. Tout ceci est accompagné d’un glossaire et de documents. « Cette section Documents regroupe des extraits de journaux d'époques ou des mémoires d'officiers et de soldats détaillant les différentes phases de la bataille et la façon dont les soldats, britanniques la plupart du temps, ont vécu l'offensive allemande au jour le jour. Plus encore que les articles des journalistes ou les récits des soldats, les photos sont des témoignages poignants des difficiles conditions de combat de la Première Guerre Mondiale. »

Vous trouverez également une sélection de photos « issues majoritairement des archives de guerre anglo-saxonnes et présentant le quotidien des troupes pendant les combats d'avril 1918, dans le nord de la France. Quelques sections retracent aussi les évènements liées à l'entrée en guerre du Portugal auprès des alliés entre 1916 et 1918. »

Vous avez « envie d'aller plus loin dans la compréhension ou l'histoire de la Première Guerre Mondiale ? Vous trouverez dans la section Liens une sélection de sites, anglophones ou francophones, consacrés aux combats de 1914 à 1918 et aux musées qui couvrent cette période. »

« L’auteur travaille sur Internet depuis bientôt 10 ans et la création sur ce média est un besoin constant pour lui. Pourtant, cette fois, c'est un besoin plus haut qui l'a fait lancer ce site Web entièrement dédié à la bataille de la Lys. Pas celle de 1940, mais celle d'avril 1918, que les anglais appellent également 4th Ypres. Passée dans la mémoire collective derrière Verdun et le Chemin des Dames pour les français, et derrière Passchendaele et la Somme pour les britanniques, cette bataille constitue l'ultime tentative de la part des troupes allemandes d'affaiblir le front anglais et d'accéder aux ports de la Manche, Calais en particulier. »

Encore bravo pour tout le travail réalisé et tous mes encouragements pour l’enrichissement de ce site : http://www.bataille-de-la-lys.com/fr/index.html


"Le 28 avril 1791, sous le prétexte trompeur que les Capucins troublaient les consciences, en présentant les prêtres assermentés comme des excommuniés, des hérétiques et des apostats, et sous le prétexte futile qu'ils n'étaient point en nombre suffisant pour vivre en commun dans la maison duGrand-Andeli, les membres du district de la même ville leur enjoignirent de déguerpir et de se rendre, dans le plus bref délai, au couvent de Montaure, district de Louviers, pour y demeurer le reste de leurs jours. Ils obéirent.

Un arrêté de la commission administrative provisoire du département de l'Eure, daté du 1" octobre 1793, convertit le couvent en maison de détention, pour y renfermer les gens suspects. Lorque la délation ne fut plus à l'ordre du jour, les aristocrates, ces lépreux d'un autre genre, cessèrent d'être incarcérés, et la maison redevint solitaire. L'industrie y fit mouvoir pendant quelque temps ses métiers à filer du coton ; puis tout rentra dans le silence. Ce n'est plus aujourd'hui qu'une maison de plaisance, un cottage, où semble encore planer l'esprit de ses anciens habitants."

 

 

Extrait du livre, page 492

Histoire de la ville Andelis et de ses dépendances, Volume 1

 Par Brossard de Ruville, 1863

 

Pierre-François-Olive RAYER , né le 8 mars 1793 à Saint-Sylvain (Calvados), fit ses études médicales à Paris où il passa toute sa vie et où il mourut le 10 septembre 1867.

 

L’oeuvre scientifique de RAYER s’étend sur plusieurs domaines de la médecine. Son

apport le plus considérable concerne la dermatologie, l’anatomo-pathologie, la

pathologie infectieuse humaine et la chimie médicale. Mais, il a surtout contribué au

développement de l’uro-néphrologie moderne et il est considéré comme un de ses fondateurs...

Après une première carte blanche exceptionnelle du groupe ASTON VILLA la veille au soir, nous avons assisté à autre soirée exceptionnelle pour les 10 ans de l'Empreinte à Savigny le Temple : la carte blanche des Fatals Picards.

"Le fait d’avoir commencé la soirée avec la chanson « 
c’est l’histoire d’une meuf » a tout de suite placé le public dans une ambiance très festive, et par moments complètement déjantée. Paul Léger, le chanteur, prenait du plaisir à faire participer le public (très souvent !), et le public en prenait autant à les écouter. Il était bien présent et s’amusait énormément. Il a d’ailleurs beaucoup contribué à l’ambiance chaleureuse, amicale, surchauffée et souvent délirante de la soirée.

Jean-Marc Sauvagnargues, qui est à la batterie, semblait aussi beaucoup s’amuser. Côté chant, il nous a impressionnés avec sa reprise de Brassens. Le doigté d’Yves Giraud à la guitare est assez impressionnant. Laurent Honel (guitare) a interprété une chanson de Renaud, ce qui était très sympa. Il était drôle et sympathique..."

Voir la suite de cet article sur le site de l'Empreinte.

 
  •         Ce site participatif et pluraliste est dédié à un réflexion sur les enjeux régionaux  dans la perpective des élections 2010. Il a été impulsé par des universitaires, Normandie 2010 a vocation à élargir le débat sur l’avenir régional au-delà du cercle habituel des spécialistes. L’objectif est de permettre à différents acteurs de se rencontrer, d’échanger des opinions et des points de vue et de profiter des compétences de chacun. C’est pourquoi toute contribution portant sur des enjeux régionaux est la bienvenue, qu’elle vienne de chercheurs d’horizons disciplinaires variés, de techniciens ou de journalistes, d’élus ou de candidats, d’acteurs de la société civile en tous genres (associations, entrepreneurs, syndicats), d’élèves ou d’étudiants mais aussi de tout citoyen, résidant en Normandie ou vivant au dehors.
  • Les textes proposés s’organisent selon trois rubriques :


    Des articles, dont la présentation est donnée en partant des plus récents, et dont le texte complet est disponible au format pdf.
    - Des fiches de synthèse, également disponibles au format pdf 

    - Une rubrique «
     carte blanche », consacrée à des questions en
    ...

    [lire la suite...] 

C'est dans l'Eure, au bord de la route N13, que se trouve, tout prés d'Osmonville, le village de Sainte-Colombe-la-Commanderie, qui s'appelait autrefois Sainte-Colombe-la-Campagne.
Située au centre d'une vaste plaine agricole, le "plateau du Neubourg", la Commanderie de Renneville était, au Moyen Age, l'une des maisons Templières les plus prospères et les plus considérables de toute la Normandie.

Peu éloigné du Neubourg, cet établissement avait été fondé prés de l'ancienne voie romaine qui reliait Brionne à Louviers.
Gisant de Richard d'Harcourt En 1140, Richard, fils cadet de Robert 1er , baron d'Harcourt, fit batir la chapelle Saint-Etienne de Renneville, et la donna aux Templiers, avec le fief qu'il tenait par héritage. A sa mort, il fut enseveli dans cette chapelle. Un gisant l'y représentait,couché et revetu de sa cotte de mailles, les yeux fermés, les mains jointes, portant son épée et son bouclier. Sur la pierre tombale était gravée cette inscription: "Ci-git frére Richard de Harcourt, chevalier del commandement de la chevalerie del Temple, fondateur de la maison de Saint-Etienne".

Voir la suite de cet article sur le site
le mercure de Gaillon

Vous pouvez également consulter en complément l'article paru sur ce blog : 27 - Ste- Colombe-la-Commanderie
D'ici 2020, le Mont-Saint-Michel va retrouver son paysage maritime d'origine grâce à un vaste projet de réaménagement de son environnement proche. Voyage en images dans le futur.



Une île... Ce sera en 2020 le visage retrouvé du Mont Saint Michel après les travaux de réaménagements entamés en 2006. Aujourd'hui abîmé par les parkings et la route qui mène au Mont, le site est menacé. Découvrez en images les grands travaux en cours de réalisation et la future apparence de ce lieu de légende.
© Dietmar Feichtinger Architectes


Voir la suite de ce dossier "le grand chantier du Mont-St-Michel"

Elbeuf sur Seine, ville où j'ai résidé et où j'ai fais des études pendant plusieurs années, va être labellisée.
La signature officielle du label "Ville et Pays d'Art et d'Histoire"  aura lieu le 17 septembre prochain en présence de M. Didier Marie, de M. Régis Zaknoun, Vice-Président de l'Agglo d'Elbeuf sur Seine (76) et de M. Erlenbach, Directeur Régional des Affaires Culturelles. Son territoire prend une nouvelle dimension...

Voir la suite de cet article sur le site de l'agglo d'Elbeuf  :
www.agglo-elbeuf.fr
:

Voici un extrait de texte intéressant qui nous interroge sur les volontés réelles de conduite des grands de ce monde. Pour imposer ce chemin inéluctable vers la mondialisation (et un gouvernement mondial), gouverner par la peur est un bon moyen d’asservir les populations.

« L’Histoire nous apprend que l’humanité n’évolue significativement que lorsqu’elle a vraiment peur… » (Jacques Attali).

….

« Autrefois, dans toutes les religions, certains prêtres entretenaient la peur de l’au-delà dans l’esprit de leurs ouailles, afin de s’assurer le contrôle de leurs esprits. Aujourd’hui, on organise de nouvelles peurs. J’ai entendu des Juifs français me dire en état de transe : « Dans ce pays, vous préparez pour nous des wagons plombés », par allusion à la Shoah.

Depuis la fin de la guerre, sur un terrain propice en raison de la folie nazie, les Juifs ont été les premières victimes de l’utilisation de la peur, par une minorité d’autres Juifs, qui leur imposent par ce moyen leur politique. On appelle cela une mise en état de paranoïa.

La maladie, antichambre de la mort, dans une société où le prêtre cède souvent le pas au médecin, apparaît comme un autre moyen de manipulation.

Le 6 mai, Jacques Attali écrivait dans l’Express : « L’Histoire nous apprend que l’humanité n’évolue significativement que lorsqu’elle a vraiment peur... » En d’autres termes, quand les hommes cèdent à la terreur instillée par les nouveaux prêtres : les hommes politiques, philosophes et autres personnes « inspirées ».

Un peu plus loin, Attali dévoile ses batteries. Pour se préserver des pandémies, comme la « grippe du cochon », il appelle à « mettre en place une police mondiale, un stockage mondial et donc une fiscalité mondiale. On en viendra alors, beaucoup plus vite que ne l’aurait permis la seule raison économique, à mettre en place les bases d’un véritable gouvernement mondial ». Nous faire accepter un gouvernement mondial sous la pression de la peur ! Tout est dit."

Extrait de texte publié sur le site

LE TERRORISME

DEPUIS LE 11 SEPTEMBRE 2001
www.recherches-sur-le-terrorisme.com
Par

Des universitaires et journalistes indépendants et spécialistes de différents domaines touchant le terrorisme :

« Nos réflexions et analyses nous font craindre le pire pour une humanité qui risque de s'enfermer dans une spirale de violence incontrôlable. Afin de surmonter ce danger, il nous est apparu nécessaire de travailler à:

1/ Eradiquer les idéologies porteuses de violence ou suggérant le terrorisme comme moyen légitime de prise du pouvoir.

2/ Restaurer à l'échelle internationale la priorité du droit sur la force pour retirer toute justification au terrorisme quand il se pose en défenseur des plus faibles.

3/ Organiser une coopération internationale des structures étatiques pour lutter contre le terrorisme.

 

Il faut, pensons-nous, mettre le terrorisme et ses causes hors-la-loi. »

 

En ce début d’année 1939, tout me paraissait calme, paisible.

Fosco et Irma, d’un naturel économe, avaient réuni les fonds nécessaires à

l’achat d’un petit terrain près du fort de l’Est de Saint-Denis, à quelques

mètres d’un café-bal, « Les Petits Oiseaux », fréquenté par la jeunesse

d’alors ; petit quartier engageant avec ses rues aux noms de fleurs : muguet,

œillet… et ses petits pavillons coquets.

Fosco s’activait, le soir, aidé de Toni, à édifier cette maison qu’il quittera,

au terme de sa vie, en 1994.

L’avenir s’annonçait agréable, prometteur… pour moi. Il y avait bien eu

les années précédentes le « Front populaire », avec cette pénurie de travail,

notamment pour les étrangers. Il y avait bien, depuis quelque temps, des

rumeurs de guerre, mais sans fondement très précis, surtout pour moi,

enfant.

Voir la suite de ce texte :
http://www.comite-histoire.minefi.gouv.fr/editions_en_ligne/integrazione/maryse_faliguerho_-/downloadFile/attachedFile_1/p391-394.pdf?nocache=1147704987.98


source : chapitre 4, Maryse Faliguerho, Études et documents XI - CHEFF - 1999

Ce site est dédié aux églises, plus particulièrement modestes ou petites, mais aussi plus grandes, du département de la Manche. Il a débuté par des promenades et découvertes parfois dues au hasard. Puis s'est mué en projet plus abouti afin de faire découvrir ce patrimoine tant architectural qu'historique. Le seul parfois directement accessible dans les petits villages.
  C'est pour quoi, il s'intéressera aussi, au petit patrimoine comme les croix et calvaires ou les chapelles et les fontaines. Ainsi que plus tard aux monuments plus remarquables.

  S'y intégreront des itinéraires à thèmes, comme la route des églises romanes, ou celles des clochers défensifs par exemple. Cela se fera, au fil du temps, car, nombreuses sont les expressions architecturales que l'Histoire, en ce domaine, nous a laissé.
  Autant que faire se peut, je relaterai les découvertes, architecturales ou humaines dans la page "Carnet de promenade". Cette page, qui cumulera les promenades mérite d'être visitée, pour avoir un aperçu des "richesses" à découvrir dans une région ou sur un circuit.

  Laissez-vous donc guider, regardez les dernières pages mises en ligne ou naviguez au gré de votre curiosité.
  Cliquez (dans les pages arrondissements) sur les liens actifs. N'oubliez pas de survoler les photos ou images pour les agrandir.
   Et n'hésitez pas à me contacter.

Voici la présentation du site réalisée par son auteur : Claude Rayon qui voue une véritable passion aux églises rurales. Saluons son patient travail de recherche :

www.eglisesdelamanche.com

Avec le professeur François Bricaire, membre correspondant à l’Académie nationale de médecine
La grippe A est le fruit de recombinaisons entre des virus porcin, humain et aviaire. Le stockage de traitements antiviraux, de masques de protection, la prévision de vaccination de la population, la fermeture des écoles… et le terme de « pandémie » employé par l’OMS en juin 2009 pour qualifier l’expansion du virus met le public en alerte. Faut-il réellement s’inquiéter pour notre santé ? Écoutez l’avis du professeur François Bricaire, chef du service de Maladies infectieuses et tropicales, à la Pitié-Salpêtrière à Paris...

Voir la suite de cet article sur le site
Canal Académie.
L'identité de la créature minuscule semblable à un être humain minuscule, découvert sur l'île indonésienne de Flores en 2004, est devenue plus claire, et aussi plus étonnante, grâce à une nouvelle analyse faite par des scientifiques australiens et indonésiens.


Selon une équipe dirigée par Debbie Argue de l'Australian National University, non seulement l'Homo floresiensis, surnommé le Hobbit, n'est pas un homme moderne déformée, comme le décriait une poignée de critiques, mais serait la première créature semblable à un homme à sortir d'Afrique.

Voir la suite de cet article sur le site "
les découvertes archéologiques"















Voici un document poignant sur l’histoire du débarquement au jour le jour
 : Récit commencé le dimanche 4 juin 1944 dans la paroisse St Julien à Caen et terminé à Douvrendelle le 30 octobre 1944 (rédigé au fil des jours par Thérèse ROBINEAU). A lire sans délai, comme si vous étiez présent dans ces moments tragiques…. pour les civils de cette région.

Pour le lire, cliquer sur le lien suivant 

HISTOIRE DU DEBARQUEMENT JUIN-JUILLET 1944

CAEN St SYLVAIN DOUVRENDELLE

www.2gm-normandie.com/content/text/090529/M_2009_TE346_17.pdf



Source : document archivé par le Mémorial de Caen


Titre   Guide du touriste en Normandie. 3e édition revue et augmentée  
Auteur   Emile Tessier  
Publication   Paris ; Cournol : Lanée, [1864]. XXVIII pages 29-252


Les habitants de la Normandie se sont toujours distingués de leurs voisins, et par leur caractère et par leurs moeurs. A la fois forts et braves, livrés à l'industrie et au commerce, les Normands possèdent au plus haut degré cette sagesse prévoyante et caractéristique qui, en leur faisant pressentir les événements, leur permet d'en tirer parti, ou de se plier aux circonstances quand la nécessité l'exige. Bien loin d'avoir la faconde du Méridional ou la volubilité légère du Parisien, l'habitant des campagnes semble ne lâcher qu'à regret chacune de ses paroles, et préparer les mots suivants, en prolongeant certains sons outre mesure. On prétend même que l'affirmation et la négation brèves, vulgarisées par les syllabes oui et non, ne lui échappent jamais sans avoir été précédées de nombreux alentours et d'interminables périphrases.

     Un autre défaut, longtemps reproché aux Normands, et que nous ne chercherons pas à dissimuler, consistait dans le goût prononcé de la population pour les

[p. XVIII]

procès. Il fut même une époque où l'on aurait pu remplacer le salut d'usage par cette formule usitée à Madagascar : « Comment vont les procès ? - » Un homme se classait d'après le nombre de contestations qu'il entretenait avec un enthousiasme digne d'un meilleur sort. Celui qui n'avait qu'une affaire en justice jouissait d'une considération médiocre : se trouvait-il à la tête d'une demi-douzaine de feuilles de papier timbré, de suite il devenait un personnage. On le saluait de loin en se chuchotant à l'oreille : « attention, c'lui-là c'est un malin. » Pouvoir dire « j'allons à l'audience » ou bien « j'venons d'chez maître un tel » était le nec plus ultrà du bonheur. On annonçait moins fièrement la naissance d'un veau ou l'accouchement de sa femme. Mais ces plaisirs du bon vieux temps tendent à disparaître. Le type du chicanous n'existe plus. N'allez pourtant pas croire que le sang normand soit dégénéré ; oh ! que nenni point ! On aime encore les procès en Normandie, et beaucoup ; seulement on les aime d'un amour déjà platonique. Les charges de messieurs les avoués, huissiers et consorts, sont appelées à devenir de bien agréables sinécures. Il est même facile de prévoir le moment où,

     Le combat cessera faute de combattants.

     A côté de ce léger travers moral, plaçons une grande qualité physique. Je veux parler de la réputation

[p. XIX]

de beauté dont jouissent les femmes de certaines parties de la Normandie. La Cauchoise brille au premier rang ; puis vient le sexe féminin des environs de Caen et de Bayeux, qui a rencontré de fervents admirateurs. Toutefois, c'est surtout aux Granvillaises qu'on doit payer un juste tribut d'éloges : jamais sang plus brillant n'a coulé sous une peau d'un tissu plus délicat, et rien n'est plus gracieux que cet essaim de jeunes filles au profil pur, à la physionomie enjouée, assistant le dimanche à la messe paroissiale. Moins majestueuse que la Bayeusaine, la Granvillaise a plus de grâce féminine. En général, la femme normande brille à l'extérieur par la richesse de sa carnation, et au moral par l'intelligence plutôt encore que par la vivacité de l'esprit. Cependant, disons bien vite que les exceptions à cette règle sont loin d'être rares en Normandie.

     Les costumes des Normands étaient à la fois curieux et pittoresques ; mais, depuis quelques années, ils ont beaucoup perdu de leur cachet primitif. Ce n'est plus que dans le fond des campagnes que l'on retrouve encore ces vêtements pleins d'originalité, qui caractérisent si bien un pays. En Normandie, les hommes de la campagne portent habituellement une blaude, ou blouse, d'un bleu foncé lorsqu'elle est neuve, mais qui ne tarde pas, en vieillissant, à passer par toutes les teintes imaginables. Le dimanche et les jours de marché, ils la coulent par-dessus une redingote, dont ils

[p. XX]

ont soin de laisser dépasser les pans. Ceci est de la dernière élégance. Dans le sud du département de la Manche, on voit différents costumes très-curieux et bien dignes d'un autre âge. Par exemple, les Montois (habitants du Mont-Saint-Michel), s'affublent, pour venir à la ville, d'un manteau de laine grossière, et dissimulent dans ses plis les filets qui contiennent le produit de leur pêche. Les habitants de la Hague, au contraire, un désert perdu à l'extrême pointe de la presqu'île, endossent les jours de fête une chétive veste de droguet, à peine assez longue pour atteindre la ceinture d'un pantalon de même étoffe. Sur leur tête se balance coquettement un gracieux chapeau de cuir bouilli.

     Les femmes normandes se distinguent entre elles par la diversité de leurs coiffures. Au pays de Caux, le bonnet est d'une originalité piquante. Dans quelques parties de la Manche, il atteint une dimension extravagante, tandis que, du côté de Caen, il diminue de volume, et se compose d'un fond très-juste, entouré d'une espèce d'auréole que forme une large dentelle, ruchée à gros tuyaux, ensemble qui ne manque pas d'une certaine grâce. Mais avouons ici notre embarras, il nous reste à parler d'une affreuse coiffure dont, parmi certaines populations, les femmes surtout ont conservé l'habitude : le bonnet de coton,

     Puisqu'il faut l'appeler par son nom,

[p. XXI]

règne en maître à Bayeux, à Caen, et surtout à Falaise, pays qui lui a donné naissance. Tant pis pour les minois de ces contrées, le ridicule de la coiffure détruit l'effet de leurs charmes souvent réels.

     Pour la toilette, c'est encore aux Granvillaises qu'il faut décerner la palme de l'élégance. Leur bonnet, d'une coquetterie indescriptible, se trouve ordinairement abrité par une cape noire à capuchon, qui, entourant le corps, ne laisse apercevoir, la plupart du temps qu'un charmant visage et des yeux pleins de feu. On rencontre aussi, dans presque toute la Normandie, le tablier à pièce carrée couvrant la poitrine, et le fichu croisé sur le devant, tandis qu'une épingle le plisse en le tirant fortement par derrière. Il laisse voir ainsi le cou et quelquefois une partie des épaules. N'omettons pas non plus, dans le détail de la toilette des dames normandes, l'énorme chignon composé de faux cheveux, dont la grosseur était en rapport avec la fortune particulière de celle qui le portait. Heureusement que cette mode a fui notre pays, pour venir se réfugier à Paris, où elle a trouvé, notamment en certains quartiers, une si large hospitalité, que nous y voyons souvent les cheveux d'autrui servir, non plus à grossir la masse des cheveux naturels, mais, hélas ! à en cacher la perte.

     Le complément indispensable de la coquetterie villageoise consiste en un parapluie de proportions colossales. On en fait son compagnon fidèle, autant par

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goût que par nécessité. Le rouge vif est la couleur la mieux portée.

     Maintenant que nous avons passé en revue les costumes particuliers à la Normandie, parlons un peu des cérémonies qui accompagnent ou précèdent habituellement le mariage.

     C'est aux Assemblées de village que les jeunes gens lient ordinairement connaissance. Là, vêtus de leurs plus beaux habits, enhardis par quelques moques (mesure en terre) d'un cidrecapiteux, les garçons cherchent à provoquer, au moyen d'agaceries, pour le moins singulières, l'attention et le sourire des belles paysannes. Celles-ci, de leur côté, si le prétendant leur plaît, accueillent franchement ses avances, et un commerce, en tout bien tout honneur, mais plus intime, ne tarde pas à s'établir entre eux. Dès lors, les compliments à brûle-pourpoint, les longues causeries aux veillées, les chants pleins de bizarres allusions matrimoniales, et quelquefois aussi d'énergiques bourrades sont, pour la belle, autant de preuves de l'amour et de la constance de son galant. Bientôt les parents sont mis en rapport par des tiers, et, si le jeune gars (garçon), a de quoi, les amoureux ne tardent pas à devenir fiancés. On procède alors à l'accomplissement des formalités légales, et avant tout aux préparatifs gigantesques de la noce. Il s'agit, en effet, de traiter cent à deux cents invités, et d'accumuler les immenses provisions qui devront paraître sur la table pendant le festin. Notons

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ici que ce repas pantagruélique ne dure pas moins de douze à quinze heures d'horloge (expression consacrée), et que, dans certaines contrées, les plats de consistance sont souvent formés de moutons, veaux et boeufs entiers, sans compter les nombreux hors-d'oeuvre. Il y a loin de là, comme l'on voit, à la maigre cotelette du restaurant parisien.

     Le matin de la cérémonie, les invités, après un ample déjeuner, marchent deux à deux à la suite des mariés, et les accompagnent à la mairie, puis à l'église. Un joueur de violon ouvre ordinairement la marche, et par ses sons d'une mélodie douteuse, entretient la joie générale. Dans certaines contrées, les gens de la noce vont à cheval ; rien n'est plus curieux que de voir une trentaine de chevaux ou d'ânes, au besoin, portant un cavalier en selle et une cavalière en croupe, galoper à travers champs, et faire voltiger au vent les ailes immenses du bonnet normand. La double cérémonie du mariage, à la mairie et à l'église, est souvent caractérisée par une lutte assez vive, que l'usage de quelques endroits autorise entre les conjoints. Au moment où le mari passe l'anneau au doigt de sa femme, il essaie de le faire descendre le plus bas possible ; la femme, au contraire, s'efforce de ne pas le laisser glisser au-dessous de la seconde phalange ; et cela, non sans raison, car au vainqueur appartient la maîtrise dans le ménage.

     La coutume de détacher la jarretière de la mariée,

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à la fin du repas de noces, est encore fort répandue. Cet honneur, souvent enviable, revient de droit au plus jeune garçon. Lorsque le ruban convoité et longuement défendu par la jeune femme, est enfin enlevé aux acclamations bruyantes des convives, on le coupe par bouts, et chacun en orne sa boutonnière, galant chevalier de l'Ordre de la Jarretière.

     Mais c'est au moment du coucher que la grosse gaieté normande atteint de monstrueuses proportions. Il n'est point de farces que les assistants ne s'ingénient à faire aux mariés. Ainsi, on cache dans les draps des orties, des chardons, ou des crins de brosse coupés très-court. La mariée ne doit monter au lit que par la ruelle, après avoir distribué à ses compagnes sa couronne nuptiale. Lorsqu'elle est couchée, on ne tarde pas à entrer dans sa chambre ; on lui présente alors du pain rôti et du vin sucré. Quant au marié, on lui passe sur les lèvres le linge qui a servi à essuyer la vaisselle du festin.

     Dans certaines campagnes, le mariage était jadis accompagné de démonstrations assez burlesques. La veille, par exemple, on transportait en grande pompe le trousseau de la mariée, de sa maison à celle de l'époux. Le lendemain, tandis que le cortége de la noce s'avançait, guidé par des ménétriers, la demoiselle d'honneur, ou courtinière, distribuait des épingles aux spectateurs, et recevait en échange un baiser. Quelquefois, et notamment sur les bords de la Seine,

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la mariée prenait des habits de deuil ; mais sa physionomie heureuse laissait voir que l'événement, annoncé par ce sombre costume, lui était beaucoup plus agréable que pénible. Malheureusement, cette coutume traditionnelle et très-symbolique a depuis longtemps disparu.

     Parmi les maximes de sagesse à l'usage des jeunes filles qui, en Normandie, désirent se marier, nous mentionnerons l'obligation d'éviter de faire tourner la chance contre soi, en marchant sur la queue du chat, ou même en enjambant par-dessus le balai. Celles-ci surtout trouveront un mari dans l'année, qui auront reçu quelques fleurs de la couronne d'oranger d'une de leurs compagnes nouvellement mariée.

     La Normandie est la patrie par excellence des dictons populaires : chaque ville possède le sien, plus ou moins caractéristique. Ainsi on dit : les piaffeux d'Évreux ; les friands de Caudebec ; les champions de Caen. Sotteville, près de Rouen, et Sottevast, près de Cherbourg, ont le même dicton :

     Sotteville, sottes gens,
     Belles maisons, rien dedans ;
     Belles filles à marier,
     Rien à leur donner.

     On dit de Mortain : Plus de roches que de pain ; d'Alençon :

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     Petite ville, grand renom,
     Habit de velours et ventre de son ;

     De Domfront ;

     ..... Ville de malheur,
Arrivé à midi et pendu à une heure.

     Un autre proverbe plus général, et toujours très-vrai, fait dire au Bas-Normand :

     Une soupe aux choux
     Au médecin ôte cinq sous.

     Rien n'est plus curieux que les foires et les assemblées en Normandie. C'est là que l'on retrouve les anciens usages et les costumes originaux du paysan, qui disparaissent tous les jours. Dès le matin de ces réunions champêtres, les routes sont couvertes de voitures chargées de femmes et d'enfants, de boeufs, de moutons, de chevaux et d'animaux de toute sorte, qui se précipitent en tumulte dans un vaste champ préparé à l'avance, au milieu des cris et des jurons de leurs conducteurs. De longues tentes en grosse toile, pourvues d'abondantes provisions, et laissant voir d'énormes tonneaux de cidre à dépotayer, sont dressées sur les côtés du terrain réservé à la fête. Elles fourniront à la consommation des villageois, et retentiront bientôt du choc des verres, de chants nationaux, et des discussions frénétiques que le cidre, servi dans de

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vastes puchés (vases en terre), fait souvent naître, à la suite de libations trop copieuses et trop souvent répétées. Car le paysan normand, pour nous servir d'une expression du pays, boit sec, c'est-à-dire beaucoup. Dans ces assemblées tumultueuses, nos belles paysannes elles-mêmes tiennent tête à leur mari sous la tente, en trinquant fréquemment, et prouvent leur force physique, en se frayant, bon gré mal gré, un large chemin au travers de la cohue des promeneurs. A la fin de la journée, les sons d'un orchestre composé en général d'une clarinette, d'un tambour et d'une grosse caisse, attirent la jeunesse dans un verger, dont le sol, souvent humide, cède sous les pieds des danseurs, et occasionne des chutes parfois grotesques. Ce bal en plein air, éclairé par quelques lanternes de couleur suspendues aux arbres, termine habituellement la fête dans chaque village.

     Il nous reste maintenant à donner un échantillon de nos poésies primitives. Ce fragment, très-intelligible, se distingue par un cachet original, qui nous l'a fait préférer à tout autre.

     En Basse-Normandie,
     Au pays où j'étais,
N'y avait trois gentilshommes,
Tous trois amoureux de me (moi).
     Oh ! vertigué !
     Oh ! na ! ma fé !
Oh ! quioup ! quioup ! quioup ! oh ! quioup ! ma fé (ma foi) !
     Oh ! oh ! qu'ils ont d'amour pour me ;

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Qui n'dort, qui n'dort ! oh ! quioup ! quioup ! quioup !
     Qui n'dort, qui n'dort ! oh ! quioup ! ma fé !

     Ajoutons, pour finir, les deux derniers couplets d'une chanson jersiaise, empruntés à la Normandie inconnue de M. François-Victor Hugo. Ce jersiais-là, comme le fait remarquer l'auteur, n'est autre chose que du pur bas-normand, frappé au bon coin :

     Acht'eu, je crai, mai, que je d'vine
     La maladie qui tant la mine,
     Et si ou voulois prendre mon avis,
     Je pens' qu'ou s'ra bétôt guérie !
     - Ah ! s'ou le savois, vit' dites-le-mai,
     Car j'vos asseur' si nou trouvoit
     A me la r'mettre comme oull'toit d'vant,
     J'en bâdrais ben pus d'deux cents francs !

     - Oh ! consol'ous ! ah ! la ! la ! la !
     Man r'mède ne couôt' pas tant comme chla !

     - Et qu'est-che que ch'est ? - Ecoutez-mai ;
     Quan Jean s'ra r'venu de la mé,
     Qu'i li accatte un' bell' bague en or,
     (I' i' f'ra, ch'est un bouon sorte d'corps !)
     Pis qu'un biau matin à l'église,
     Bras d'ssus, bras d'ssous, i la condise,
     Et là, i n'a qu'à l'y couler
     Dévant l'ministr', chut bague au doigt.

     - Hô ! oh ! oh ! oh ! - Hah ! ha ! ha ! ha !
     Ou verrois qu'chla la guérira !

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Le cygne (alarc'h en breton) était un animal sacré pour les anciens celtes. Il représentait l'amour et la pureté. Nous savons également, grâce à Jules César, que la viande de cygne était tabou chez les anciens Bretons, et de nos jours encore, en maintes contrées de la Celtie, comme aux Hébrides par exemple, il est extrêmement mal vu d'en tuer un.
Dans la mythologie celtique, les êtres de l'Autre Monde emprunte la forme d'un cygne pour venir dans le nôtre et voyagnet le plus souvent par deux, reliés par une chaîne d'or ou d'argent. Cela se retrouve encore en de nombreux contes populaires bretons.
Le cimier de la statuette de la déesse celtique - dénomée "Brigitte" par les archéologues -datant du 1er siècle et découverte en Bretagne sur les pentes du Menez-C'homm en Dinéault, est orné d'un magnifique cygne.

  • Sa qualité d'oiseau blanc et noir en a fait également un symbole de la Bretagne, et surtout l'emblème de la liberté bretonne. Une des plus fameuses chansons bretonnes, recueillie au XIXe siècle, s'intitule An Alarc'h et raconte le retour triomphal du duc Jean IV en 1379 contrant la tentative d'annexion de la Bretagne par le roi de France.
  • On retrouve le cygne comme cimier des ducs de Bretagne, au XIVe siècle. Le cygne sera encore l'emblème de Claude, la fille de la duchesse Anne de Bretagne, à cette différence que le cygne est ici tranqpercé d'uneflèche, symbole de la libert" bretonne assassinée. En effet, c'est le mari de cette dernière, le roi de France François Ier, qui, violant les accords passés entre Anne de Bretagne et les souverains français, s'arrogeant des droits auwquels il ne pouvait en aucun cas prétendre, puis soudoyant ou intimidant les membres des états de Bretagne, leur fit signer l'acte d'Union de la Bretagne à la France en 1532. 


    Extrait du livre de Divi Kervella - Emblèmes & symboles des Bretons & des celtes 
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